Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

10/05/2013

  

BENIN - Lettre ouverte à son Excellence Boni YAYI: Au nom de ceux qui souffrent du non-développement économique du Bénin et du septentrion plus particulièrement

 

 

"Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire." (Confucius)

Un jour, j'ai rencontré la misère, croyez-moi elle est horrible, atroce, ignoble. c'est un bourreau pernicieux à tout point de vue qu'aucun homme ne mérite. Je ne veux pas de ce bourreau dans mon pays. C'est toute la raison d'être de ce projet là où il a été érigé; autrement, il l'aurait été à Cotonou où l'enrichissement personnel aurait été alors mon seul et unique but. Ce n'est pas le cas. Cette misère, j'ai pu quelque peu la combattre; je n'en suis pas pour autant à l'abri. Néanmoins, je peux dire avec certitude qu'elle n'est pas une fatalité. Ce combat sans merci contre la pauvreté, chacun de nous au Bénin et partout en Afrique, peut le mener avec la seule arme fatale qu'elle craint, le travail. Chaque Béninois à dans ses mains la pierre qui construira notre développement. Il suffirait que l'Autorité et ceux qui nous gouvernent au-delà des mots, encouragent à l' apporter.  
Cette démarche en votre direction peut être balayée d'un revers de main, c'est le risque que je prends volontiers. Cependant, sachez que publier cette lettre ouverte pour les uns, défendre ce type de projet pour les autres quelque soit son initiateur, c'est défendre quelque part la démocratie et la liberté d'entreprendre pour tous. C'est cela aussi qui fera reculer la pauvreté dans notre Pays.

" Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte" (Confucius)

 

 

 

Joseph SADELER Vendredi 10 mai 2013

 

PROMOTEUR DU SITE

 

SOBETI- PARAKOU

 

Lettre ouverte à son Excellence Boni YAYI

 

Président de la République

 

Chef de l’Etat

 

Chef du Gouvernement

 

Au nom de ceux qui souffrent du non-développement économique du Bénin et du septentrion plus particulièrement.

 

Monsieur le Président de la République, en vos titres et qualités,

 

Toutes choses ont leur temps, et tout passe sous le ciel dans les délais qui lui ont été fixés. Il y a un temps pour détruire, et un temps pour bâtir; un temps pour se taire, et un temps pour parler. (Ecclésiaste, chap.3)

 

C'est dire combien, Monsieur le Président de la République, il est des moments où les circonstances ne vous laissent pas le choix. Je ne pense pas que la formule de la lettre ouverte soit la plus appropriée, mais quel autre moyen reste-t-il à un citoyen béninois outrageusement lésé et de surcroit contraint à l'exil, quand la porte du dernier recours que vous représentez pour nous tous lui reste fermée; à Cotonou comme à Paris. Les demandes officielles d'audience de 2006 à janvier 2013 sont là pour en témoigner si besoin.

 

Vous comprendrez j'en suis persuadé, Monsieur le Président, que quand on est viscéralement attaché comme je le suis aussi à notre terre béninoise, je ne puisse rester éternellement comme insensible et surtout silencieux face à son actuelle situation socioéconomique. Je me garderai bien, de la qualifier pour des raisons évidentes de mauvaises interprétations, toujours faciles pour vos détracteurs comme pour les miens. Il y a autour de vous des personnes qui n'agissent pas dans le sens de votre crédibilité et encore moins de celle du Bénin.

 

Me référant à la lettre ouverte d'un de nos honorables compatriotes, il m'est difficile de garder plus longtemps le mutisme d'observateur auquel j'ai été confiné. La dite lettre ouverte intitulée: "LE NON DEMARRAGE DES TRAVAUX DU PORT SEC DE PARAKOU: Rachidi Gbadamassi dénonce la passivité des entreprises adjudicataires. " a été publiée sur internet par le quotidien "Le Matinal" dans son édition du 20 février 2013. Á plus d'un titre ceci m'interpelle.

 

C'est évident! Cette lettre publique ne va pas manquer d'ulcérer ceux qui, jusqu'ici ont eu intérêt à ériger entre vous et ma personne cette barrière que je considère artificielle, rien ne m'opposant à vous. Au contraire, si vous saviez... Toutefois, si par bonheur ma démarche parvenait à contribuer à sortir le Bénin des erreurs, qu'on vous fait commettre, alors, elle n'aura pas été inutile dans la mesure où notre pays, dans les trois années qui nous séparent encore des prochaines élections présidentielles, aura des chances de connaître avec vous un essor plus sensible. C'est une conviction. En effet, Monsieur le Président, vouloir développer l'économie nationale selon la coloration politique, religieuse ou ethnique des Béninois, comme la plupart de nos compatriotes en ont avec moi l'impression, je dis bien l'impression, est une grande erreur, quand on a pour objectif principal d'accroître la productivité nationale. Aucun pays développé connu n'y est parvenu par ce moyen. Tous ceux qui l'ont tenté se sont toujours aperçu bien souvent trop tard, qu'ils n'ont passé le plus clair de leur temps qu'à gérer peu ou prou, les menaces plus ou moins réelles de conflits sociaux. Conflits sociaux qui n'existeraient pas, si toutes les composantes de la nation se sentaient les mêmes chances de s'en sortir. Á savoir, être en mesure de manger trois fois par jour. C'est une condition sine qua non au succès de toute tentative d'élan vers la prospérité. Le peuple béninois n'est pas dupe, il n'y a donc rien d'humiliant à lui dire ce qui est vrai. Que l'on soit technocrate ou non, la tâche est immense et exige de tous des efforts sans lesquels le développement restera pour longtemps encore inatteignable. Il saute aux yeux que beaucoup plus que de volonté, l'État manque de moyens et ne peut tout faire partout en même temps. Il est donc temps de faire largement appel au génie créateur de tous les béninois. Nos compatriotes sont capables de prodiges. Laissez-les investir et s'investir sans cette espèce d'exclusive silencieuse. Ce n'est pas forcément votre fait. Telle une chape invisible elle plombe, in fine, notre PIB. Cela n'a jamais été aussi perceptible au Bénin.

 

 

La lettre ouverte citée plus haut et en pièce jointe, m'offre donc l'opportunité d'attirer publiquement votre attention sur l'exemple de ce qu'il serait salutaire d'éviter pour notre économie. Étant victime, c'est en expérimenté que je vous écris les réalités vécues qui suivent.

 

 

Sachez qu'en raison des menaces qui ont précédé et suivi la récente usurpation de mon site dénommé SOBETI à Parakou, mon intégrité physique n'est plus garantie au Bénin, mon propre pays. Aussi, c'est en ma triple qualité de Béninois, de Parakois et de Promoteur de la première initiative privée de ce type, dans cette ville de Parakou, que je vous adresse de la France, cet appel. Rien ne sera dit ici que je ne puisse prouver. Je joins les photos des actes que posent dans le septentrion ceux qui seraient d'après leurs dires vos proches. Tout a été fait en mon absence sans mon accord, persuadés qu'étaient les auteurs que je ne remettrai pas les pieds dans mon pays. Je précise que ce projet existait bien avant que ce secteur économique ne fasse, il y a six ans, l'objet d'une ouverture à adjudication. Était-il raisonnable d'en écarter celui qui, le premier, a montré volonté et capacité à faire avancer concrètement les choses? Celui-là pouvait-il investir autant d'argent sans vouloir d'abord le bien de sa région? Les Béninois jugeront.

 

 

En 2001, après avoir convaincu la circonscription urbaine de Parakou, de l'intérêt qu'aurait la mairie à me permettre d'apporter ma contribution au développement de cette région qui est aussi la mienne, j'ai sollicité et obtenu de toutes les autorités compétentes, l'autorisation de construire à quatre kilomètres du rond point H. MAGA, à droite en venant de Cotonou, le terre-plein de dédouanement appelé "SOBETI". Ce dernier, en véritable prélude, n'avait pas d'autres objectifs que de soulager en priorité le septentrion du chômage, tout en justifiant la construction à court terme par qui le pourra et/ou le voudra, du port sec bien plus vaste qui se serait de lui-même naturellement imposé. Cette évidence échappait à tous; y compris au maire qu'était devenu peu de temps après M. Gbadamassi, jusqu'à ce que j'eus concrétisé l'idée sur fonds propres. Chacun entretenait au détriment de nos nombreux sans-emplois, la belle et douce illusion qu'un philanthrope, délaissant sa région, sortirait de nulle part pour venir développer la nôtre en nos lieu et place. Il n'était pourtant pas besoin d'être particulièrement doué pour se rendre compte que Parakou constituait à plus d'un titre en agriculture comme en transit, le pôle d'attraction idéal pour créer et proposer des emplois durables aux populations désœuvrées.

 

 

Cette âme soudaine de visionnaire que se découvre l'auteur dans sa lettre ouverte précitée a de quoi étonner; lui qui n'a jamais démontré depuis la mairie qu'il a occupée, une quelconque intuition juste de l'avenir du septentrion, en matière de développement économique. Qu'on laisse donc cette qualité à ceux qui ont anticipé en montrant par des actes tangibles, plus de dix années avant tous, la direction qu'il fallait prendre. Il y a là, Monsieur le Président, un crime de lèse-majesté à mon égard. J'estime mériter dans ce secteur économique à Parakou, une réhabilitation que je revendique. Ceci d' autant plus qu'elle ne va pas manquer, vous pouvez le croire, d'appeler bien d'autres projets dans bien d'autres secteurs d'activités. La lutte contre l'insécurité juridique passe aussi par là.

 

 

Ce compatriote, honorable député, ne peut pas avoir fait montre devant les Parakois et tous les Béninois qui auraient pu trouver du travail, d'une mésestime aussi destructrice pour le socioéconomique de notre région pour se proclamer à présent, être celui qui a le mieux à cœur la création d'emplois au nord en faisant siennes, toutes les argumentations auxquelles il était resté hermétiquement sourd quand il était maire de Parakou. C'est injuste. Je ne crois pas qu'il puisse affirmer, devant l'Éternel et les Béninois, qu'il n'a jamais vu ou entendu parler de cette unité de production de richesses immédiatement visible en rentrant ou en sortant de Parakou

 

Combien de fois ne lui avais-je pas dit en face les rares fois où nous nous sommes rencontrés ou fait dire par son chef de cabinet dans son bureau au quartier st Jean à Cotonou ce qui suit ?

 

" Commençons d'abord par développer Parakou par nous-mêmes, et les investisseurs suivront. Personne ne viendra mettre son argent là où les autochtones nantis, ne donnent pas l'exemple en montrant qu'ils croient eux-mêmes aux potentiels économiques de leur ville".

 

 

Alors, face à cet énorme gâchis d'opportunités diverses, qui devrait se plaindre?

 

Ne vous paraît-il pas étrange, Monsieur le Président de la République, que la non-ouverture d'un tel projet de développement n'ait jamais éveillé la curiosité d'aucune autorité sociopolitique du septentrion jusqu'à ce jour? Pourquoi, est-ce seulement maintenant qu'on s'aperçoit autour de vous que Parakou se meurt du manque d'activités? Pourquoi est-ce seulement maintenant qu'on trouve qu'il faut faire quelque chose urgemment pour le septentrion? Est-ce d'aujourd'hui que notre région connaît des conditions de vie très, très compliquées? Dans ces conditions, était-on obligé de façon unilatérale, d'effacer mon enseigne SOBETI pour la remplacer par une autre appelée BADIF et Fils ?

 

 

Que cela ne vous échappe point, ni aux Béninois que je prends à témoin.

 

1°-On ne voulait pas à Parakou, pour de mauvaises raisons politiciennes, que le neveu du père de l'indépendance, celui-là même qui le représentait un peu partout hors du Bénin, de 1981 (année de sa libération de la prison politique), à 2000 (année de son décès) participe de façon aussi pertinente à la croissance économique du septentrion, sinon du Bénin.

 

 

2°-Après tous les blocages et informations fallacieuses qu'a connu cet outil de développement bâti sur fonds propres fin 2002, c'est ce site SOBETI qui semble faire une fois encore et toujours, l'objet de convoitise. Précisément, si le sort des populations du septentrion était en réalité la préoccupation première, si l'essentiel était réellement que ceux qui en ont besoin trouvent du travail peu importe le Béninois capable d'en générer, au lieu de se hasarder à surfer sur les projets dont les financements ne paraissent pas, aussi simples, n'aurait-il pas été plus sage, plus crédible, plus judicieux, enfin plus patriotique de répondre au plus urgent en faisant fonctionner ce qui a le grand mérite d'exister physiquement avec l'agrément requis?

 

 

Monsieur le Président, ce terre-plein abrite un gisement important d'emplois. Mon appartenance corps et âme à la nation béninoise me confère aussi en temps que citoyen une responsabilité sociétale. Je veux ici l'assumer en réclamant au nom du septentrion son ouverture. J'affirme que transitaires et déclarants en douanes, chauffeurs, mécaniciens, électriciens autos, soudeurs, peintres, vendeurs divers, ainsi que tous ceux qui, nationaux ou étrangers, évoluent dans les différents secteurs de l’agriculture et du BTP y trouveront à faire. Cela ne saurait en aucune façon aller contre l'érection si les conditions en sont réunies, d'un port aérien ou/et maritime.

 

 

La construction d'un port sec est la meilleure chose qui puisse arriver à la ville de Parakou. Cependant, pour que l'exploitation d'une telle unité de production de richesses y soit durablement capable des bons rendements que notre nation sera dès lors, en droit d'en attendre, il faudra nécessairement que sa gestion soit rigoureuse, en étroite liaison avec les services douaniers et s'organise de façon différente de celle de Cotonou en matière des ressources humaines, des conditions d'accès, de stockage, d'empotage et dépotage, de sécurité avec pour chaque service les mesures d'accompagnement les plus attractives. Ceci afin d'amener les pays de l'hinterland à préférer le port de notre capitale, à ceux de ses concurrents immédiats du Golfe de Guinée. Agir autrement, serait déplacer à Parakou toutes ces tares et lourdeurs administratives qui finissent toujours par mettre à terme, hors jeux le port de Cotonou bien qu'idéalement situé géographiquement.

 

 

Á l'heure de la mondialisation où la crédibilité des points importants de débarquement de marchandises du monde, est devenue un gage de croissance, il serait temps que mon pays joue mieux sa carte maîtresse dans ce secteur. Notre État, si son véritable souhait était comme je le crois, de voir s'exprimer fortement dans l'intérêt national l'esprit d'entreprise, en dehors de la position d'arbitre vigilent qui lui revient, doit se rendre compte enfin qu'il ne pourra pas se substituer avec la même réussite à l'animateur économique efficace qu'est le secteur privé. Ce dernier reste et demeure plus que jamais l'atout majeur sur lequel il devra tôt ou tard, bon gré mal gré compter sur la difficile route du développement. Il ne devrait pas le décevoir en ne faisant que la promotion jusqu'ici, des plus abstraits sur ces questions.

 

 

Dans la conjoncture de plus en plus défavorable où patauge le Bénin, quand bien même à présent les mots ne suffiraient manifestement plus pour apaiser et maintenir les chercheurs d'emplois dans l'espérance, ce ne sont pas non plus les propos à formes ultimatives fussent-ils d' "honorables", qui forceront les investisseurs hésitants à bouger davantage; ce sera l'effet contraire.

 

 

Le terre-plein de Parakou est là, construit avec les infrastructures nécessaires et règlementaires. Son ouverture serait un signe fort de lutte contre la pauvreté. C'est ce qu'attendent ceux pour qui je me sens le devoir moral d'intervenir. Ils n'ont pas autre ambition que de seulement, survivre en attendant mieux. Ce dossier sera ce que vous voudrez! Le peuple béninois et l'histoire apprécieront.

 

 

Monsieur le Président, ne vous y trompez surtout pas. Acceptez que je vous le dise sans ambages; dans l'état actuel des choses, la seule puissance capable après Dieu de vous protéger envers et contre tous sur notre terre commune du Bénin, est l'affection du peuple. Il n'y aura pas pour vous désormais, deux façons de la garder. La seule et unique est de lui assurer son pain quotidien. C'est avant toutes les autres considérations, son premier besoin. Car, oui! Monsieur le Président, votre peuple dans sa grande majorité a faim et souffre. Sa misère prend de l'ampleur, au point où pour toutes les générations confondues l'avenir est devenu un immense point d'interrogation. C'est déstabilisateur à la longue. Ne laissez pas notre peuple sortir de "La Vie est un Long Fleuve Tranquille" pour envahir la rue où il préfère de loin vaquer à ses occupations. Il en est encore temps, dans la mesure où il se rend compte de lui-même aujourd'hui beaucoup mieux qu'hier, que l'argent n'a été fait nulle part au monde pour être donné mais pour être gagné par le travail, à la sueur de son front. Ne l'en privez pas davantage en laissant étouffer les initiatives les plus créatrices d'emplois. Celle que je porte, publiquement ici, à la connaissance de votre autorité en est une en puissance.

 

Vous avez entre vos mains le destin d'un Bénin extraordinaire avec un capital humain dedans comme dehors, ingénieux. Si vous voulez voir créer des emplois tous azimuts dans ce pays, il serait bienfaisant de changer de cap. Mettez l'entreprise privée au cœur du développement. Ressuscitez un climat de confiance. Faites revenir en toute quiétude ceux qui y ont investi et ont été forcés de le quitter à votre insu ou non, sous votre régime ou pas. Vous verrez si dans les douze mois, le Bénin ne commencerait pas par présenter un autre visage.

 

Monsieur le Président, merci, d'avoir eu la patience de me lire jusqu'au bout. Veuillez trouver ici, l'expression de ma très grande considération.

 

 

Joseph SADELER

 

 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :