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BENIN - Marché entre le régime de Boni Yayi et le SG du PRD: MOUKARAM BADAROU DG/SOGEMA OU PREFET DE L’OUEME ?

 

 

11 juil, 2011 | Par Hubert 

 

 

 

La lecture de la lettre de démission de l’ex-secrétaire général du Parti du renouveau démocratique (PRD) fait croire immédiatement que c’est sur des bases de principe que sa décision de démission a été prise. Mais depuis quelques jours, le peuple en sait un peu plus sur réelles motivations de cette démission. Les filles et fils du Bénin se rendent à l’évidence que c’est suite à un marché qu’il aurait conclu avec le régime en place qu’il a décidé de tourner dos au parti politique qui l’a fait et lui tout donné.

 

Aujourd’hui, cela est limpide comme l’eau de la fontaine. Moukaram Badarou, précédemment secrétaire général du PRD de Me Adrien Houngbédji n’est pas parti de ce parti de façon désintéressée. Comme tous les politiciens, il a pris des contacts avec certains barons du régime en place avant de prendre sa décision. En effet, la contrepartie de sa démission serait sa nomination à la tête de la Sogéma sous le couvert de la Renaissance du Bénin (RB). Une fois informée, certains  responsables de ce parti ont commencé par bouder leur hiérarchie et exigent que cette direction revienne  à un  Renaissant de souche. Ce qui confirme bien les rumeurs qui font état de ce que l’actuel président de la Renaissance du Bénin (RB) avait contribué à son ‘’débauchage’’. Face à cette difficulté, l’ex secrétaire général du PRD aurait demandé sa nomination à la tête de préfecture des départements de l’Ouémé-Plateau. Ce poste lui donnerait les moyens adéquats pour anéantir le PRD dans son propre fief où il ne pèse en réalité qu’une partie de sa famille. Mais là encore, les choses ne sont pas faciles. Non seulement le lobby de l’ancien maire de Porto-Novo, Bernard Dossou, ne voit pas cela d’un bon œil mais on note déjà des grincements de dents au sein de la mouvance présidentielle de cette division territoriale. De même, un richissime homme d’affaire proche de l’ancien maire a même marqué son opposition au cours d’une discussion privée.

A l’heure actuelle, les deux propositions sont sur la table du chef de l’Etat qui hésite encore. De source proche du palais de la République, Yayi se demande s’il doit prendre le risque d’aller contre sa déclaration du 29 janvier au stade de l’amitié. En fait, ce jour-là, Boni Yayi acceptait d’être candidat à la présidence de la République. Dans sa profession de foi, il a déclaré « Les réformes que je propose font obligation d’introduire des modifications dans la Constitution visant à doter notre pays d’un code électoral pour donner un ensemble cohérent et structuré aux lois électorales afin d’éviter non seulement la transhumance politique… C’est un devoir de salubrité publique et de préservation de la paix que de répondre à l’urgence de la « refondation… ». Plus loin, le chef de l’Etat a promis de renforcer le système partisan « notamment la charte des partis, le financement des partis, le statut de l’opposition ». Face à la situation, un conseiller qu’il a nouvellement noté lui aurait dit clairement de ne jamais prendre ce risque alors que ceux qui ont véritablement mouillé le maillot pour son élection ne sont pas encore récompensés.

Les polémiques suscitées par les débauchages de la RB de l’Union fait la nation (UN) sont toujours vives et le chef de l’Etat ne voudrait pas en rajouter. Il ne souhaite pas braquer davantage une partie de la population contre ses réformes notamment la Refondation qu’il tient à cœur. Actuellement, Moukaram Badarou de son côté serait en train de multiplier des rencontres pour mettre la pression sur le régime afin d’obtenir l’un ou l’autre des postes. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il aurait effectué un déplacement discret dans la ville de Porto-Novo le weekend dernier. La balle se trouve dans le camp de Yayi qui seul prendra la décision qui s’impose  en conformité avec sa conviction, ses objectifs politiques, la Refondation. De toute façon, le chef de l’Etat à intérêt à faire attention avec cet homme politique qui a ravalé ses vomissures et qui lui avait attribué la note de 03/20 au cours de son premier mandat. Des attaques politiques que les militants de la mouvance présidentielle n’ont pas encore digérées. Affaire à suivre …

 

Prince BOCO



 
 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise

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