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NAGO, « Une vie de boy » !?

 

 

La situation de Nago au Parlement depuis son élection au perchoir n’est pas loin, à bien regarder, d’une vie de boy de l’écrivain camerounais Ferdinand Oyono. L’on se souvient de Toundi qui n’avait pour seul propos que « Oui patron » même quand ce dernier n’avait exprimé aucun désir.

 

Le 03 mai 2010, le premier point sur les 54 inscrits à l’ordre du jour de l’actuelle session ordinaire de l’Assemblée est abordé en plénière. Il s’agit de la présentation du rapport d’activités du Président de l‘Assemblée Nationale Mathurin Coffi Nago. La tension est perceptible dans l’air et l’issue pratiquement certaine et naturelle. Au finish, 46 députés votent contre et 35 pour. 6ème rapport d’activités, 5ème rejet. Nago est –il damné ou condamné ? Le 5 novembre 2007, 83 députés, parmi lesquels les fraîchement élus et les routiniers du Palais des Gouverneurs, votent à l’unanimité le premier rapport de Nago. La forme et le fond ont, semble-t-il, convaincu tous les Honorables. Bras dessus bras dessous, on sable le champagne et fait des projets pour un mariage et une histoire d’amour qu’on souhaite durable. Derrière les accords de législature qui ne doivent pas tenir sur un fil mais sur de l’acier, on commence à se livrer une bataille qui échappe au commun des Béninois. Le président Mathurin Nago, qui a été élu dans un contexte bien connu, a manqué de comprendre le sens de cette collaboration et de cette complicité. Très vite, la majorité parlementaire dégagée à travers les tractations et autres compromis voire compromissions s’est révélée factice et provisoire. Surtout que les inconditionnels du changement Fcbe ont commencé par bomber gaillardement le torse et à se prendre pour des dieux et des extraterrestres qui atterrissaient sur une planète vierge où tout se fait pour la ‘’première fois’’ sous la bénédiction et l’exceptionnelle génie de leur Prince. ‘’La vielle classe’’ est vouée aux gémonies. Elle est celle qui, aux yeux des « changemangeurs », a fossoyé le pays et l’a entraîné là où il se trouve. Ils sont les seuls à voir et à en apporter des exemples. Faux combat, faux débat. Mathurin Nago s’en fait également le chantre au niveau de son institution. Pensant avoir remporté une guerre alors qu’il s’agit d’une simple guéguerre, -la bataille et la vraie guerre étant pour l’avenir- le professeur député s’emploie à confondre la proie et l’ombre. De plus en plus, il pense que son institution n’est qu’un appendice de l’exécutif. De la pensée, il passe aux actes. L’Assemblée nationale devient un ministère des lois tout simplement. Conseils et consignes venant tout droit de la Marina. Mais comme par damnation, le climat au niveau de l’exécutif n’est pas des plus reluisants. L’enthousiasme qui avait animé tout le peuple et les ministres au départ, (Boni Yayi ayant été élu à 75 %) commence à s’estomper. Les travers du régime Yayi sont mis à nu. La confiance se perd et l’heure est à la suspicion. Le Prince lui –même n’a pas respecté et ne respecte plus sa parole ni ses engagements. La corruption décriée reprend de plus belle, la gestion financière prend un sérieux coup. Et c’est vers ce Maître (Boni Yayi) que l’élève (Mathurin Nago) va prendre les cours. Et ce qui devrait arriver arriva. Véritable damnation !

 

Le canard de la semaine



Tag(s) : #Politique Béninoise
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