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Chronique du jour

Politique du chaos contre le Sheraton


La République placée sous perfusion du changement compte à la petite semaine ses absurdités. C’est à l’hôtel Sheraton que se joue une nouvelle conspiration contre le développement. L’affaire se taille insidieusement une ampleur qui contraste avec la doctrine de l’émergence. La tension monte avec la perversion qui prend les échelles. L’ambiance de travail est viciée et à l’horizon pointent les nuages d’incertitude. Comble de désastre social : l’hôtel vit dans l’attente d’une grève massive de 72h pour compter du mardi 11 au jeudi 13 mai 2010. Le spectre du blocage et de l’asphyxie gagne en dimension.

 

A l’origine des perturbations dans cet important centre, la volonté de l’Etat de combattre les promoteurs privés et de ruiner toute initiative porteuse de progrès. La société acquéreur de l’hôtel est dans la mire des gouvernants. Les salves nocives sont pensées puis élaborées pour provoquer l’impasse et pousser les nouveaux patrons de l’hôtel à prendre la poudre d’escampette. Pour jeter la société Bmb, acquéreur de Sheraton dans une nuée de problèmes et la contraindre à abdiquer, nos princes du changement ont recours à une cruelle stratégie visant à injecter le mal dans les veines de l’hôtel en suscitant par leur attitude la révolte des travailleurs. La méthode dantesque est axée sur le blocage du dossier de demande d’investissement de Bmb alors que cette société est bénéficiaire d’un prêt de six milliards (6.000.000.000) FCFA à la Boad pour la rénovation de l’hôtel. Depuis huit mois, Bmb tourne en rond sous les artifices d’un gouvernement qui fait la fine bouche et avorte la modernisation de l’hôtel.

 

Malgré la vétusté de Sheraton, on joue à décourager les investisseurs privés. Et pourtant, la cession à Bmb a donné du souffle et ranimé un hôtel alors condamné à s’écrouler financièrement. Avant l’achat salvateur en 2003, le Sheraton traînait depuis sa création en 1982 un lourd passif. Il saignait l’Etat qui a fini par couler dans la fatalité en se déchargeant du pénible fardeau d’un hôtel improductif. L’entrée en scène de Bmb a mué l’ornement en instrument de développement. L’Etat y puise douze (12) milliards d’impôt en moyenne par an. Les affres du licenciement ont trouvé de remède. Mais pourquoi refuse -t-on de donner les papiers administratifs à la société Bmb soucieuse de la rénovation de l’hôtel ? Sous prétexte fallacieux de la Cen-sad, des faveurs ont été accordées à des gens revigorés par le soutien occulte de parrains aux objectifs inavoués. L’opium induit de la manipulation pousse des travailleurs à brandir de revendications inimaginables comme le retour de l’hôtel dans le patrimoine de l’Etat. Cette réaction primitive qui consiste à accuser l’employeur tombe dans l’indécence.

 

On sait que l’amnésie est un mal qui conduit à agir sans pudeur. La gestion du dossier fumant de l’hôtel Croix du sud sonne encore comme l’un des ratés historiques. Les dénonciations aveugles sous l’effet de la manipulation ont amené certains à faire le procès de Mci, société de coton. Le délire est patent et la confusion, vite arrivée. Mais les digressions ont le mérite de révéler la nature du combat à l’hôtel Sheraton. On veut la peau de Martin Rodriguez, homme d’affaires patron de Mci et promoteur de Bmb. Cette seule obsession entraîne l’excitation négative et le blocage des travaux de rénovation. Et puis, les manœuvres politiques se chargent de la mort de l’heureux projet de la modernisation de l’hôtel. Hélas.



7-05-2010, Sulpice O. GBAGUIDI


Tag(s) : #Politique Béninoise
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