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BENIN: Pour fêter Noël, Eugène Dossoumou et son frère, le roi Boni 1er, organisent le rackect du peuple béninois

 

18 déc, 2011 | Par Hubert

  

  

 

(25 Francs prélevés illégalement sur chaque abonné Gsm)

  

Si on s’en tient au communiqué du Conseil des ministres N°43-44-45/PR/SGG/Com du 07 décembre 2011, on note l’autorisation de l’organisation de la 2ème édition de la quinzaine de Solidarité Nationale au Bénin, du 24 novembre au 08 décembre 2011. Ce qui suppose qu’un tel évènement est censé se tenir déjà. Mais à la surprise générale, ce n’est que le 12 décembre dernier que le secrétaire général du gouvernement, Eugène Dossoumou, à travers la communication N°1185/11, a donné carte blanche aux opérateurs Gsm de prélever 25 FCFA sur les abonnés via le ministre de la Communication et l’Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunication, alors même que ceux-ci ne sont pas informés.

Au Bénin, aucun égard n’est accordé aux consommateurs. Plusieurs situations permettent de faire de telles affirmations. Si on prend seulement le cas lié à l’organisation de la 2ème édition de la quinzaine de Solidarité Nationale au Bénin, du 24 novembre au 08 décembre 2011, beaucoup de lacunes sont observées et permettent de dire que le nid de la corruption a de beaux jours devant lui.

  

De la confusion autour des dates

  

Le relevé du Conseil des ministres N°43-44-45/PR/SGG/Com est signé par le secrétaire général du gouvernement, Eugène Dossoumou, le 14 décembre 2011 alors qu’au même moment, il est mentionné que le conseil des ministres s’est réuni le 7 décembre. Mieux, il est mentionné que le conseil des ministres a par ailleurs autorisé « l’organisation de la 2ème édition de la quinzaine de Solidarité Nationale au Bénin, du 24 novembre au 08 décembre 2011 ». Cela suppose que le gouvernement autorise une manifestation qui s’est déjà déroulée. Le comble, c’est qu’une communication N°1185/11 signée du même secrétaire général du gouvernement instruit plusieurs ministres aux fins de jouer chacun en ce qui concerne sa partition pour la réussite de cette manifestation. Là où le bât blesse dans ce dossier, c’est que l’acte pris pour donner les instructions aux ministres a été signé le 12 décembre 2011. Quatre jours après la fin de la 2ème édition de la quinzaine de Solidarité Nationale au Bénin, du 24 novembre au 08 décembre

2011. Toute une confusion autour des actes pris et leurs dates.

 

De la volonté manifeste de gruger les abonnés Gsm ?

 

Une lecture de la communication N°1185/11 permet de se rendre compte que l’incidence financière de l’événement qui doit être organisé par le ministère de la Famille, des affaires sociales, des handicapés et des personnes du 3e âge, sur le budget national est de 11.890.000 de nos francs. Mais, il a été demandé au ministre de la communication d’instruire l’Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunication (Atrpt) à faire prélever pendant la quinzaine à titre de participation à la solidarité, la somme de 25 francs CFA sur chaque abonné des réseaux Gsm opérant au Bénin.

 

Voilà qui est clair comme de l’eau de roche. Le SG Eugène Dossoumon donne carte blanche aux opérateurs Gsm de prélever 25 francs sur chaque abonné via le ministre de la Communication et l’Artpt. Si on prend les chiffres communiqués par les opérateurs Gsm eux-mêmes, on peut dire que Mtn a 2 millions d’abonnés, Moov : 1 million, Glo : 1 million et Libercom et Bell Bénin font également 1 million. Ce qui fait au total 5 millions d’abonnés aux réseaux Gsm au Bénin. Et les 25 francs CFA des 05 millions consommateurs font 125 millions. Au regard de ce qui précède, on peut se demander au nom de quoi, un Sg de gouvernement peut autoriser les opérateurs Gsm à prélever 25f chez les abonnés sans les informer au préalable. Mieux, comment peut-on quantifier les fonds prélevés ? Et sur quelle période ? De quel moyen disposent le gouvernement et l’Atrpt pour cette quantification ? Comment s’assurer que les opérateurs Gsm ne vont pas dépasser le taux à eux fixés et dans le délai ? Toute chose qui permet de dire que c’est une porte ouverte à la corruption.

 

 

100F à prélever sur chaque véhicule d’occasion pendant 15 jours

 

 

On demande également à la Sobemap dans cette nébuleuse de prélever des taxes de solidarité d’un montant de 100fCfa sur chaque véhicule d’occasion sorti du Port pendant la période de la quinzaine. Si on s’accorde sur le fait que le flux mensuel de véhicules d’occasion est de 25 000 au port, on peut dire qu’au minimum pendant la période de la quinzaine 10.000 véhicules d’occasion devraient êtres taxés. Ce qui fait au total 10 millions de francs au minimum. Qu’est ce qu’on fera avec tous ces fonds ? Pourquoi le Sg ne donne-t-il pas le montant global de cette opération de quinzaine de solidarité ?

 

Que fait le Premier Ministre ?

 

Le chef de l’Etat, docteur Boni Yayi a fait de la lutte contre la corruption, son cheval de bataille. Mais au même moment, certains de ses ministres et collaborateurs posent des actes qui ne sont pas en phase avec cette vision. Sinon comment comprendre qu’un secrétaire général du gouvernement, fut-il Eugène Dossoumou, puisse instruire aux fins de prélever des fonds sur les crédits des abonnés sans que des garde-fous ne soient posés. Les actes pris dans ce dossier posent nombre de problèmes. Dans l’ordre normal des choses c’est le Premier ministre, qui est sans portefeuille, qui doit veiller à ce que chaque maillon de la chaine gouvernementale joue sa partition comme cela se doit. En principe, c’est Pascal Koupaki qui doit aider le chef de l’Etat dans ce sens. C’est à se demander quel rôle il joue vraiment pour faciliter la tâche au chef de l’Etat.

 

Enfin, de quelle solidarité parle-t-on ?

 

Toujours dans le document du Sg du gouvernement, il demande aux trois ministres qui interviennent dans le domaine de l’éducation de faire collecter des fonds auprès des étudiants, élèves et écoliers. Comment peut-on parler de gratuité de l’école et au même moment demander aux apprenants et aux parents de cotiser pour soutenir des actions d’une certaine solidarité nationale ? De quelle solidarité parle-t- on et pour qui ? C’est dans ce pays qu’on nous a dits que des milliers de salles de classes sont construites pour les élèves. C’est dans ce même Bénin que des écoliers apprennent encore sous des arbres au Nord. Et c’est toujours sous nos cieux que des élèves meurent faute d’une classe de classe digne de ce nom. Alors pourquoi, ces apprenants ne vont-ils pas bénéficier de la solidarité nationale si l’éducation constitue le pilier du développement et ces âmes innocentes, la relève de demain ? A qui les millions de nos francs collectés sans aucun contrôle vont-ils profiter ? Comment un gouvernement peut-il mettre sur la table 11.890.000 F et demander que les autres contribuent à hauteur de plusieurs centaines de millions ? Des interrogations auxquelles Eugène Dossoumon doit répondre étant donné que c’est lui qui a signé ces différents actes y afférents. De toutes les manières, si c’est cela la refondation, donc il y a problème. Affaire à suivre…

 

Eros NOUWOKPO

 

Claude AISSI

16 décembre, 2011 13 h 55 min

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Gnimagnon Adjahi Christine 16 décembre, 2011 19 h 07 min :



 
 
 

Tout ceci est beau et fait fait rêver tout béninois doué de bon sens. Cependant, il faut que l’état se donne le pouvoir de faire respecter l’ordre et les décisions qu’il prend pour que les infrastructures et autres réformes realisées ou à réaliser atteingnent leurs objectifs.
J’ai vécu par exemple et avec beaucoup de pincements au coeur la réalité de la traversée de notre territoire par les camions et autocars de transport en commun, il y a juste six jours. On enregistre au moins trente (30) postes ou barrières de police ou de gendarme et même des barrières érigées par des associations de villagois pour la sécurité, où les chauffeurs payent 1000f ou 2000f entre la frontière avec le Burkina (Porga) et Cotonou. Alors que ces postes auraient été supprimés par le gouvernement. Aucun contrôle n’est effectué en effet à ces postes, mais simplement l’apprenti du chauffeur descend et va remettre l’aregnt et après la barrierre s’ouvre et la route reprend. Pour la première fois j’ai vécu cela avec amertume puisque j’étais assis à l’avant non loin du conducteur.
Que fait l’état pour une application réelle des décisions qu’il prend? Je pense qu’il ne suffit pas des annonces, il faut de réelles actions pour les impacts escomptés pour chaque décision soient réalité.
Moi je vi au Burkina et de par mes activités professionnelles je traverse le Burkina tous les jous et dans tous les sens. Il n’y plus de poste fixe de controle sur les routes à l’intérieur du pays depuis au moins trois ans. Il y a quelques contrôles inopinés organisés par la brigade de (l’ONASER) l’Office NAtional de la SEcurité Routière qui est une brigade mixte composée de gendarmes et de policiers. On ne peut d’avance savoir oùet quand on peut faire être l’objet d’un contrôle.
Je pense sincèrement que l’état ne fait pas assez pour le suivi de la mise en application des décisions qu’il prend. A ce rythme, aucune réforme ne sera couronnée de succès réel et se serait domage pour nous tous en particulier nous qui croyons en la volonté du gouvernement de faire changer les choses. L’état doit avoir le courage de bouscouler les choses car c’est difficile de faire changer les habitudes.

 

 

Je partage entièrement les observations de M. AISSI; Je viens de passer trois mois au Bénin et j’ai donc eu le temps de faire beaucoup de déplacements. Les chauffeurs sont vraiment arnaqués toute la journée; les « contrôleurs fantoches » arrivent bien à s’en mettre plein les poches pour honorer l’argent du marché comme on dit couramment chez nous; il n’y a jamais de reçus pour les contraventions. Où allons-nous avec le Bénin? C’est inadmissible ce genre de contrôle pour s’enrichir alors que les véhicules en circulation laissent à désirer; il y a beaucoup d’épaves et la sécurité routière est absente. Il m’est arrivée de descendre trois fois de l’épave pour aider à la pousser pour que la voiture redémarre sur le trajet Bohicon Cotonou; il a fallu 5 heures pour arriver à Cotonou. A ce train là les investisseurs réfléchiront par deux fois pour venir chez nous. Le gouvernement ne peut plus rester aveugle, il faut ouvrir les yeux sur les réalités du pays; le Bénin mérite mieux.

 

 

Source: L'Autre fraternité

Tag(s) : #Politique Béninoise

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