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 18/04/2013

 

 

BENIN :Pourquoi les frères Tchabès du Président Boni YAYI sont-ils devenus des alcooliques et mangeurs de la viande de chien par oisiveté ???

 

 

Par Benoît ILLASSA

 

 

Ce que vous allez lire n’est pas un songe sorti de mes entrailles. Il est inconnu de mon univers. Toutefois, il s’agit d’un récit inédit auquel, humainement, je ne saurais être indifférent, ni insensible. En effet, pour tous ceux qui l’ignoraient encore, j’ai la fierté d’émarger à la culture des Tchabès.

 

Au fil de mon exil et tout au long de mes retours successifs au bercail pour me ressourcer, j’ai vu basculer cette culture, la mienne, mais qui n’est plus aujourd’hui tout à fait la même. J’en suis profondément meurtri. Le récit que vous allez lire n’est pas de moi. Il est le cri du tréfonds du cœur des gens que j’aime et qui n’en peuvent plus.

 

Comment cette culture, historiquement héroïque et riche, a pu tomber si bas dans les fadaises de la République après sept ans du pouvoir sans partage de YAYI Boni qui émarge à cette même culture que moi ? Certains y trouveront là le sens profond de mon engagement politique qui est le nœud profond de mes divergences métaphysiques avec le Président béninois.

 

C’est donc, le cœur fendu et meurtri, les larmes aux yeux, que je vous invite à lire ce récit qui traduit la décadence des populations béninoises face à un avenir de plus en plus incertain et de plus en plus noir. Comment alors comprendre que, dans ce même pays qui est le nôtre, des gens continuent de manipuler leurs concitoyens pour dresser le tapis rouge à une dictature certaine qui n’a même plus l’outrage de cacher ses velléités ?

 

IB

 

  

BONNE LECTURE ET PRENEZ-EN DE LA GRAINE

 

 

« Le sodabi et le tchoukoutou accompagnés de la grillade de la viande de chien
semblent être devenus les plus grandes attractions culinaires de nos
jeunes sœurs et frères dans toutes nos localités. »

 

« Le fléau de l'alcoolisme prend des proportions inquiétantes chez nous!
Hommes, Femmes, Enfants, Paysans, Élèves, Enseignants, ... tout le
monde s'y adonne et les conséquences sont déjà dommageables pour notre
société, et risquent de devenir désastreuses pour les générations
futures.

 


Une scène pitoyable qui m'a récemment fait réagir: une jeune dame qui,
penchant vers l'avant le cou de sa progéniture innocente portée au
dos, lui faisait déguster la brûlante saveur du liquide transparent (le sodabi),
reliquat de sa propre consommation en une fraîche matinée de dimanche.

 


Impassible, la méchante dame m’explique qu'elle offrait le
« sodabi » à son bébé pour calmer son agitation.
Le sodabi et le tchoukoutou, accompagnés de la grillade de la viande de chien
semblent être devenus les plus grandes attractions culinaires de nos
jeunes sœurs et frères dans toutes nos localités.

 


Des marchés ou zones de marchés s'y sont d'ailleurs spécialisés et
l'expansion de la consommation des boissons dures devient banale,
inexorable et fatale.

 


J'ai découvert, par hasard, que certains jeunes diluaient les petits
sachets de café dans leur verre de sodabi afin d'en accentuer l'effet de puissance.

 


Les faibles résultats aux examens, la baisse de la production
agricole, le développement de la criminalité, les actes crapuleux,
l'incivisme, l'insubordination aux personnes âgées, les troubles à
l'ordre public, l'accroissement du nombre des accidents de la
circulation, etc..., sont quel que unes des nombreuses conséquences de
ce fléau sur notre jeunesse.
Que faire?

 


Le sujet abordé par notre frère faisait partie de mes préoccupations et toutes les fois que j'ai eu l'occasion de faire un tour sur la terre de nos aïeuls Le sujet me brûle le cœur. A première vue, je remets tout cela sur la perte des valeurs ancestrales héritées de nos parents, autrement dit, la perte de nos valeurs culturelles .Ceux qui s'adonnent à ces pratiques que nous tous décrions aujourd'hui sont-ils tous responsables pour autant ? Je ne le pense pas car chacun de nous a en leur sein un frère, une sœur, des cousins, des tantes et j'en passe. Le mal est très profond et nous avons intérêt à le prendre par le bon bout pour ne pas assister d'ici à là à un naufrage collectif. Nous avons avec nous des sociologues et des anthropologues qui ne s'occupent, entre autres, que de l'étude scientifique des faits sociaux humains. S'ils peuvent nous aider, ce serait tant mieux .Chacun de nous côtoie ce mal dans sa famille et nous pratiquons la politique de l'autruche. Le ver est dans le fruit, levons nous pour le combattre en rang serré, car il y va de l'avenir de notre région TCHABè .Le débat est ouvert et merci pour toutes vos contributions

 

 

J'ai lu avec beaucoup d'attention votre cri de cœur sur l'alcoolisme et ses conséquences désastreuses. Votre question « Que Faire ? » trouve sa réponse dans la démission des parents qui se refusent de prendre soins de leurs enfants. L'enfant qui, déjà très tôt, à moins de 14ans commence à faire face aux réalités de la vie active et se retrouve sans repère. Il est appelé parfois sans être orphelin à assumer les devoirs parentaux. Aussi, à cet âge, sans être majeur est confronté aux vicissitudes de la vie, il ne bénéficie d'aucune assistance d'un membre de sa famille et se sent quelquefois abandonner. Or, à cet âge, tout au moins jusqu'à la puberté, l'enfant devrait bénéficier de l'attention de ses parents qui doivent veiller à son éducation et contrôler sa compagnie. Ce qui manque à la jeunesse de notre communauté pour la plupart du temps.

 

Si vous écoutez certains parmi eux qui sont consciencieux, ils vous diront les difficultés auxquelles ils sont réellement confrontés. Cela pourrait susciter un autre débat, c'est à dire est-ce une raison pour se livrer à l'alcoolisme ou au tabagisme, ou que sais-je encore ? Les réponses aux différentes questions dépendront de la prise de conscience des parents qui doivent veiller sur la morale et l'éducation de leurs enfants. Un enfant qui naît est une responsabilité qu'il faut assumer entièrement. Malheureusement, chemin faisant, ils abandonnent. Et ces parents sont surpris de l'échec cruel de leurs enfants face à ceux qui ont réussi. Ils accusent alors à tort Dieu et, très souvent, ils sont champions dans les envoûtements et la mesquinerie. Ils deviennent arrogants et méchants envers tout le monde à la limite.

 

Au vu de tout cela, il faut convier surtout la population à un examen de conscience et lui inculquer le sens de la responsabilité. Je pense que les politiciens n'ont rien à avoir dans ce fléau. Ils ne font qu’exploiter la situation pour atteindre leurs objectifs.

 

Le phénomène que vient de soulever le modérateur est aussi alarmant, inquiétant et critique qu'il faille en faire un diagnostic et trouver des solutions durables pour la sauvegarde de notre jeunesse. Moi je m'attarde ici sur la jeunesse parce que c'est la couche la plus concernée. L'éducation de nos jeunes frères et sœurs ou enfants prend de plus en plus un grand coup à cause de l'alcool. Je ne veux pas trop orienter mon intervention mais je vous demande de faire une petite enquête à travers nos lieux de savoir. Ce qui m'intéresse le plus c'est la grande interrogation. Que faire?
La réponse à cette question interpelle chacun de nous. Le constat est très simple. Si chacun de nous peut prendre l'engagement de ne plus faire intervenir cette boisson dans n'importe quelle manifestation qu'il organise, surtout au village. Ce serait un début de la solution.

 


A commencer par les rencontres politiques qui sont souvent soldées par l'octroi de ce produit dit "otti adura" qui attirent une certaine catégorie de personnes à participer à ces rencontres. Si nous décidons de faire l'opération « campagne électorale sans l'alcool », surtout pour les prochaines élections communales dont les tractations ont déjà commencé, cela serait un grand début de la lutte contre ce fléau.

 


Les différentes cérémonies que nous rentrons faire au village doivent se passer désormais sans aucune goutte de l'alcool quoiqu'en soit le prix à payer si nous savons les résistances auxquelles on pourrait faire face à la maison. A tout ceci, on pourrait ajouter des opérations de sensibilisation dans les localités par divers moyens. Ainsi, on pourra contribuer à racheter beaucoup d’âmes à la folie désirée. L’expérience de vie de nos peuples en dépend aussi. Nous n'avons pas plus de palmiers que la région d’Abomey, Agonli et autres sources d'approvisionnement de cette boisson et pourtant le phénomène n'est pas aussi criard chez eux. »

 

 
 
 
Tag(s) : #Les TCHABE : le dynamisme

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