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30/08/2013

 

BENIN – PRISON CIVILE DE PARAKOU : YAYI BONI HUMILIE SON OTAGE, Johannes DAGNON

 


Par Benoît ILLASSA

 


Malgré l’ordonnance du Juge Angelo HOUSSOU et l’arrêt rendu par le Président Nicolas BIAOU, le roi Boni 1er maintien son otage en prison dans des conditions scandaleuses pour un prévenu blanchi aussi bien en première instance qu’en appel.

En effet, les geôliers de Johannes DAGNON lui font porter une camisole de prisonnier de droit commun à la prison civile de Parakou. Ce qui est contraire aux droits de l’Homme et à toutes les conventions internationales dont le Bénin est pourtant signataire. Comment faire porter une camisole à un prisonnier politique dont on a privé de liberté par le seul fait du prince et qui, de surcroît n’a été condamné à aucune peine privative de liberté ?


Le gendarme préposé à l’accueil aura l’outrecuidance de nous dire que les visites de Johannes DAGNON sont strictement règlementées. De ce fait, il reçoit son épouse et ses visiteurs a à peine 50 cm du gendarme. Aucune intimité donc pour l’homme dont le seul tort est d’être le cousin d’un ancien ami célèbre du roi Boni 1er. Or en droit, les peines sont individuelles. Mais, nous sommes ici sous les tropiques dans un régime hypertrophié.


Selon nos sources, malgré le pourvoi en cassation, le dossier n’a toujours pas été transmis à la Cour suprême. Seul YAYI BONI a intérêt à bloquer le dossier par son bras armé, le Procureur Général. Ce qui constitue une violation de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. En effet, le préambule de cette Constitution proclame la détermination du peuple béninois de« créer un Etat de droit et de démocratie pluraliste, dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promu comme la condition nécessaire au développement véritable et harmonieux de chaque Béninois tant dans sa dimension temporelle, culturelle que spirituelle ».


Au lieu de chercher à tripatouiller la Constitution pour s’éterniser au pouvoir contre l’avis de la majorité de son peuple, que le roi Boni 1er commence d’abord par respecter la Constitution du 11 décembre  1990, fruit d’un large consensus national. On chercher toujours à savoir où se cachait l’intrus pendant la Conférence Nationale Historique des Forces Vives de la Nation.

Comme l’ont déjà dit plusieurs éminentes personnalités avant nous, dont le clergé catholique, nous demandons la libération de tous les otages de Boni YAYI, dont notre compatriote Johannes DAGNON.


Comme l’a dit Voltaire, « il vaut mieux mille coupables en liberté qu’un innocent en prison ».

 

 

IB

 
  
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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