Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié le 26 juillet 2010

 

 

Quel sera le sort des églises et autres biens religieux construits ou achetés par les dirigeants d’Icc-services ? C’est la question que se posent de nombreux observateurs de l’actualité nationale depuis la mise en place de la commission d’enquête judiciaire chargée d’inventorier les biens des responsables de la structure de placement en faillite et de procéder à leur vente en vue du remboursement des milliers de personnes spoliées dans cette sulfureuse affaire.

 

Ainsi, si la commission conduite par Justin Gbenameto a déjà procédé à la réquisition de plus de soixante (70) véhicules haut de gamme appartenant jusque là à Guy Akplogan, Ludovic Dohou, Emile Tégbenou…ainsi que de nombreux autres biens, le sort reservé aux lieux de cultes construits par ces derniers demeure inconnue. Procédera t-on à leur vente aux enchères ou fera t-on exception de ces biens ?

A en croire certaines informations, la Commission a déjà procédé à la réquisition de l’église du christianisme céleste d’Abomey-Calavi appartenant au Président directeur général (Pdg) d’Icc-services, Guy Akplogan et à celle de Malanwi dans la localité d’Adjarra dont le propriétaire est le sieur Emile Tégbéssou, infrastructures religieuses qui sont depuis lors interdites d’accès aux fidèles de ces églises et gardés par les forces de l’ordre déployés à cette fin.

 

Malgré cet état de fait, des doutes persistent quant au traitement réservé à ces édifices dont le caractère religieux pourrait constituer, selon certains analystes, une entrave pour leur vente aux enchères. Pour eux en effet, malgré la volonté du gouvernement à œuvrer pour permettre aux épargnants grugés d’entrer dans leurs fonds, il se résoudra à favoriser l’acquisition de ces édifices par l’église du Christianisme céleste.

 

Pour d’autres par contre, fruits des épargnes spoliées aux populations béninoises, les églises construites par les responsables d’Icc-services subiront le même sort que les autres biens déjà saisis dans le cadre de l’enquête en cours. Dès lors, pour eux, le caractère religieux de ces édifices ne constitue pas un obstacle pour leur cession en vue du remboursement des victimes d’Icc-services.

 

Somme toute, les regards sont tournés vers le président Justin Gbenameto et les siens pour apporter des réponses aux interrogations de l’opinion publique.  

 

La traque et ses fruits

 

La traque aux biens des dirigeants de Investment corporating and compulsory (Icc-services) se poursuit. Ainsi, à la faveur d’une sortie médiatique le week-end écoulé, le président de la commission d’enquête judiciaire, Justin Gbenameto a fait part des avancées dans la saisine des biens de Guy Akplogan, Ludovic Dohou, Emile Tégbénou et consorts. ainsi, selon ses propos, ce sont plus de 70 véhicules haut de gamme qui ont déjà été saisi contre plusieurs biens immeubles telles que des résidences appartenant aux responsables de la structure de placement d’argent en faillite.

Se prononçant sur le prêt supposé de cinq (05) milliards de francs d’Icc-services au gouvernement, le président de la Commission d’enquête judiciaire estime qu’il s’agit « d’un pur montage » d’autant, plus qu’au terme des différentes investigations menées à cet effet n’ont abouti qu’au constat de l’inexistence d’un quelconque contrat liant l’Etat Béninois à Icc-services.

 

A l’occasion, Justin Gbenameto, face à la fluctuation des montants engloutis dans cette affaire, a noté qu’entre les 15 milliards de francs avancés par les responsables d’Icc-services et les 50 à 100 milliards avancés par le gouvernement, le recensement en cours permettra, selon lui, de dire avec précision le montant.

 

Jean-Claude DOSSA

L'Evènement Précis

Tag(s) : #Actualités Béninoises

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :