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12/11/2013


BENIN - Scandale au Ministère de la décentralisation : Le Projet des Services Décentralisés Conduits par les Communes (PSDCC) risque de connaître un triste sort


 

Par Nassirou OROU SIDI


 

Le Projet de Services Décentralises Conduits par les Communes PSDCC risque de connaître un triste sort si les autorités en charge de la représentation nationale de la banque mondiale ne prennent garde. Le drame qui se joue actuellement à cet effet ne garantit pas une bonne exécution du projet en ce qui concerne le recrutement des agents appelés dans le cadre du projet Animateurs de Développement Communautaire ADC.


De quoi s’agit-il ?

Le PSDCC est le prolongement du PNDCC Projet Nationale d’appui au Développement Conduit par les COMMUNAUTES dont l’exécution a pris fin en avril 2012. Les ADC qui avaient servi sur le terrain ont souffert le martyr à cause des conditions peu favorables dont ils avaient bénéficiées. Malgré les conditions peu meilleures ils ont pu conduire le projet à bon port grâce au dynamisme du secrétaire exécutif d’alors Franck TIGRI avec l’appui de l’AGEFIB. Il avait promis aux agents ayant exécuté le PNDCC qu’ils seront reconduits pour le PSDCC dans le respect des directives du bailleur qu’est la Banque Mondiale et aussi dans le but de garantir une efficacité au projet. 


Ainsi dans le journal LE MATINAL N°4098 du mercredi 8 mai et enregistré sous le N° SMI04/13/MDGLAAT/PSDCC/SSDCC/SE/SPM, il a été procédé à un appel à candidature en vue du recrutement de 77 consultants individuels pour l’exécution du nouveau projet qui avait déjà connu un énorme retard dans les tracasseries et autres magouilles au niveau de la sélection du staff. Finalement le nouveau secrétaire exécutif a été retenu en la personne de Germain OUIN OURO.

 

Jusqu’à la dernière minute, les anciens animateurs savaient dans leur grande majorité qu’ils seraient retenus pour conduire le nouveau quand on jette un regard sur les conditions requises et les termes de référence pour éligible. Mais à la publication des résultats auxquels ont postulés tous les anciens animateurs, grande a été leur surprise de constater que la plupart d’entre eux sinon la totalité n’a pas été retenue. En lieu et place des agents bien qualifiés et dotés de solides expériences dans le domaine et donc mieux placés pour exécuter le projet aux cotés des populations, les responsables du projet ont préféré des parents, des amis, des partisans politiques sans qualification requise. Parmi eux, il y en a qui n’ont jamais eu de contact avec le terrain et qui ne maitrisent donc pas les réalités du milieu.


Mieux, ils ont procédé à des rédactions de faux CV afin de tromper la vigilance du Bailleurs. Avant la phase de publication des résultats les responsables du projet ont même appelé clandestinement certains postulants à qui ils ont demandé des compléments de pièces, ce qui est contraire aux termes de référence et aux directives en la matière. Toute chose qui n’est pas de nature à garantir une bonne exécution du projet. Les quelques-uns des anciens qui ont été retenus ont pris des engagements vis-à-vis du staff. Il faudra verser de gros sous une fois retenu.

 

Il s’agit là d’actes de corruption que ne tolère pas la Banque Mondiale. Il faut rappeler que le délai de 90 jours de validité des offres des candidats n’a pas été respecté à cause des tracasseries et magouilles qui remontent même à des personnalités insoupçonnées qui devraient placer tel ou tel parent. Lors de leur séance de négociation des contrats tenue au centre du Bénin, à Bohicon, le spécialiste en formation et gestion à la base, le nommé TOGOU Ousmane, a passé tout son temps à incriminer les anciens ADC, les traitant de magouilleurs, de détourneurs des fonds des pauvres populations, les accusant de se transformer en entrepreneurs sur le terrain.

 

Toute chose qui n’est nullement vrai puisque si le projet a été reconduit c’est grâce au dynamisme de ces anciens agents de terrains qui ont travaillé contre vents et marrées pour faire aboutir les bons résultats obtenus par le projet. Pire, ce monsieur se fait passer pour une personne incontournable et intouchable en matière de développement conduit par les communautaires. Il défi quiconque oserait le dénoncer auprès des bailleurs d’obtenir gain de cause parce qu’il serait le monsieur intouchable dont les paroles sont prises comme paroles d’évangile à la Banque Mondiale. Il se fait même passer pour le dauphin d’une grande personnalité de la Banque Mondiale et que, s’il était évincé du système, tous les projets financés par la Banque Mondiale au Bénin seraient bloqués. 
Voilà pour ce qui concerne les faits. Il urge que les autorités à divers niveaux se saisissent du dossier si non c’est le projet tout entier qui est voué à l’échec.


Tous les anciens non retenus sont prêts à répondre aux appels des bailleurs afin de sauver le projet. Les faits peuvent être vérifiés partout. Il s’agit d’un acte patriotique pour sauver le projet si non les milliards débloqués par la Banque Mondiale vont être dilapidés et se volatiliser dans l’air et le développement recherché dans ce cadre sera largué. Tous les organismes en charge de la lutte contre la corruption doivent se saisir du dossier pour sauver les pauvres populations. D’ici quelques jours les nouvelles recrues vont procéder à la signature de leur contrat. Il urge de sauver ce qui peut l’être.

 


A cause de ces tracasseries et magouilles, le Bénin peine à démarrer le projet alors qu’ailleurs les autres pays ont déjà commencé et font des réalisations sur le terrain. Pourquoi c’est toujours le Bénin qui doit étonner négativement ?



 
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise