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14 juin 2010

 

Spectacle des rois autour de Yayi Boni: Un tourbillon dans un verre d’eau

 

 

(Cette comédie royale peut elle réellement empêché l’alternance en 2011?)

 

Depuis l’avènement du changement jusqu’à ce jour, le Bénin est confronté à une crise éthique qui ne cesse de s’aggraver. Cette crise devenue par la suite identitaire et managériale est devenue encore plus complexe à moins dix mois des élections présidentielles. Le gouvernement actuel est dans l’impasse, et, par son imposture et son mépris avéré des lois de la République, s’est totalement disqualifié pour sortir le Bénin de l’ornière dans laquelle il l’a plongé. Son bilan se révèle plus que catastrophique comme l’attestent les divers indicateurs de développement.

 

La pauvreté, l’injustice et l’arbitraire, la confiscation des libertés individuelles et collectives, et surtout l’accaparement des richesses du pays par un groupe d’individus au détriment au du bien être collectif, sont sa marque d’excellence. La crétinisation de nos têtes couronnées, la manipulation des rois à des fins exclusivement politiques sont les outils essentiels de ce pouvoir. Au moment ou la majorité des béninois croupit sous le poids de la misère, les membres du clan au pouvoir et leurs affiliés mènent un train de vie pharaonique qui frise l’arrogance et le mépris pour le peuple qu’ils sont censés diriger. Le nombre de jeunes condamnés au métier de taxi moto communément appelés Zémidjan a connu un taux très élevé. L’état de délabrement des hôpitaux et des centres de santé , le manque cruel des équipements et des matériels indispensables , les faibles moyens d’accès aux médicaments, font que nos hôpitaux ressemblent plutôt à des antichambre de la mort qu’à des lieux de soins. Nonobstant la volonté et la détermination de quelques médecins et agents de santé dévoués, qui bravent les mauvaises conditions de travail et de vie familiale, nos hôpitaux et nos centre de santé n’arrivent pas à remplir convenablement leurs missions. Tout porte à croire que le pouvoir du Docteur Boni Yayi œuvre à maintenir cet état de pauvreté afin de rendre les gens vulnérables pour pouvoir les instrumentaliser, les déshumaniser en violation totale des droits de l’homme. Sinon, à quoi peut on assimiler l’immixtion sans cesse des rois dans la chose politique? Cet abêtissement du conglomérat des gardiens de nos traditions mérite d’être sanctionné. Yayi a réussi là ou KEREKOU a échoué. Le Général, n’a pas réussi à faire marcher les rois à sa cause. Ce n’est peut être pas un échec, c’est une force. Comment peut on aller à cette extrémité parce qu’on veut simplement le pouvoir? Le niveau de chômage n’est pas connu, faute d’études dans le domaine permettant de cerner la situation réelle. Néanmoins, la réalité est que 95 jeunes sur 100 qui sortent des universités ou des écoles professionnelles sont condamnés aux chômages de longue durée. Les initiatives de créations d’emploi sont très rares et la situation socio économique du pays ne permet plus aux entreprises d’engager les jeunes diplômes, faute de marché pour développer leur activité. Les rares concours d’entrée à la fonction publique sont plutôt des occasions pour les tenants du pouvoir de gratifier les partisans de leurs partis ou les membres de leur famille et ne tiennent compte d’aucun critère de mérite et de compétence avérée? Aucune de ces anomalies n’a empêché la saga des rois. C’est vraiment dommage et l’histoire le retiendra. Les entreprises privées qui doivent, participer à la création d’emploi et la résorption du chômage sont soumises à des mesures draconiennes dictées par l’amateurisme et la cupidité des hommes du pouvoir. L’Etat hypothèque les chances de l’initiative privée par une série de mesures discriminatoires, manque de transparence conduisant au favoritisme dans l’attribution des marchés publics, environnement juridique dissuasif ne sécurisant pas les investissements, coûts rédhibitoires des services: énergies, communications….Telle est hélas la triste réalité de détresse quotidienne de l’immense majorité des béninois. Continuant de compter sur la bonne foi de nos têtes couronnées, on peut croire qu’ils ne le savaient pas. Pour un véritable béninois, leur saga n’est qu’un tourbillon dans un ver d’eau. Ce n’est pas parce qu’on veut manger la chaire du mouton qu’il faut appeler mouton, ‘’tonton’’. Nos rois ont simplement péché. La repentance est encore possible.

 

Ilarion KINGNON



 

Tag(s) : #Politique Béninoise

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