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31/08/2014

 


BENIN : Une entreprise béninoise a importé frauduleusement des œufs polonais avariés et dangereux pour la santé suite à la faillite du producteur polonais

 



Par Benoît ILLASSA


 

« Le profit de l’un est le dommage de l’autre. » MONTAIGNE

 

Malgré l’intégrité d’une majorité d’acteurs de l’industrie alimentaire et leur engagement en faveur de la protection et de la confiance des consommateurs, la question de la fraude alimentaire suscite encore des problèmes au Bénin, à l’heure de la fièvre EBOLA, à cause de la cupidité de certains commerçants véreux appelés pompeusement hommes d’affaires.


Il y a environ un mois, un grand producteur polonais de gallinacés dépose le bilan suite à la faillite de son entreprise. Il est contraint d’abattre son cheptel composé de quatre millions de poules pondeuses. Un malin béninois saute sur l’occasion et obtient, pour presque zéro FCFA, la cargaison des œufs polonais pour les déverser sur le marché béninois et engranger un profit colossal au mépris de la santé de ses compatriotes.


Ce sont des œufs qui, avant même leur départ de Pologne, avaient déjà plusieurs jours d’âge. Ils ont ensuite traversé l’océan pendant au moins 21 jours avant d’échouer au Port de Cotonou. Par conséquent, dès leur arrivée à Cotonou, ces œufs étaient déjà impropres à la consommation. Mais, contre toute attente, ces œufs déversés dans Cotonou sont estampillés avec une date limite de consommation (DLC) de Janvier 2015 !!!


Selon nos enquêtes, les œufs avariés portent le CODE 3 (pondus en batterie et en cages), PL (Pologne pour pays de production) et DLC (Date Limite de Consommation : Janvier 2015). Il s’agit ni plus ni moins que d’un acte criminel de la part d’un opérateur économique, avec la complicité des autorités béninoises, qui privilégie le profit à n’importe quel prix au détriment de la santé des populations béninoises.


Le gouvernement béninois doit prendre ses responsabilités en faisant détruire tous les œufs importés de Pologne frauduleusement et qui portent comme DLC, JANVIER 2015. Agir autrement c’est exposer le peuple béninois à un danger imminent et se retrouver en situation de non-assistance à personne en danger de mort !!!



 

VOICI CE QUE DISENT LES DEUX PLUS IMPORTANTES ASSOCIATIONS DES CONSOMMATEURS FRANCAISES : UFC QUE CHOISIR ET 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS




 

Les œufs, jusqu’à 4 semaines maximum


En grande surface, les œufs vendus sous la mention « frais » peuvent se consommer jusqu’à 28 jours après la ponte. « L’œuf est un produit qui respire, stérile à la base. S’il n’y a pas eu de contamination par fêlure, l’œuf peut être consommé bien au-delà de sa date de fraîcheur», explique Marie Millet, nutritionniste.


La date limite peut être dépassée jusqu’à 4 semaines maximum, seulement si la coquille est intacte et s’il a été conservé dans de bonnes conditions (à 4°C et surtout en ne les lavant pas !). 
Les œufs peuvent en effet véhiculer une bactérie, la salmonellose, qui provoque fièvre, diarrhées, douleurs abdominales et vomissements.


Si l’œuf est « vieux », mieux vaut le consommer en l’utilisant dans des préparations cuites (gâteaux…), ou dur plutôt qu’à la coque. Par contre, à éviter pour une mayonnaise qui demande une extrême fraîcheur.


Attention : si vous voyez une fêlure sur la coquille, jetez-le.

 


IB

 



MOTION DE PROTESTATION CONTRE L’IMPORTATION DES OEUFS DE TABLE AU BENIN


 

 

Cotonou, le 29 août 2014


MOTION DE PROTESTATION CONTRE L’IMPORTATION DES OEUFS DE TABLE AU BENIN


De : Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB)


A : Direction de l’Elevage



Ampliations :
Présidence de la République
Assemblée Nationale
Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP)
Ministère du Développement de l’Analyse Economique et de la Prospective (MDAEP)
Ministère de l’Economie et des Finances
Ministère de l’Industrie, du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises
Ministère de la Micro Finance de l’Emploi des Jeunes et des Femmes
Fonds National de Micro Finance
Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin (CNAB)
Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin



Monsieur le Directeur de l’Elevage,


Depuis quelques jours, une société de la place répondant au nom de « JLR », a entrepris d’importer des oeufs de table réfrigérés de l’Occident au Bénin. Cette importation a bénéficié de l’autorisation de la structure que vous avez l’honneur de diriger, autorisation portant référence N° 045/14/AG/SAG du 18 juillet 2014.
Les professionnels de l’aviculture, regroupés au sein de l’Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB), viennent par la présente motion de protestation, porter à votre connaissance ce qui suit.
Considérant le mémorandum conclu en juillet 2005 qui met fin à l’importation des oeufs de table, dans le but de promouvoir de manière durable la production avicole moderne au Bénin.
Considérant que les différentes parties signataires dudit mémorandum à savoir : les Aviculteurs, les Importateurs et la Direction de l’Elevage agissant au nom de l’Etat, avaient pris des engagements fermes allant dans le sens de la véritable promotion de la filière avicole moderne. Au nombre de ces engagements :
o Les Importateurs devraient se convertir en producteurs d’oeufs ;
o Les Producteurs devraient élever leur niveau de production ;
o La Direction de l’Elevage devrait veiller à la mise en oeuvre des différentes recommandations.
Considérant que dans cet optique et pour joindre l’acte à la parole, le gouvernement béninois, à travers le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche
3 (MAEP), avait mis en place dès 2006 un Programme d’Appui au Développement de l’Aviculture Moderne (PADAM) piloté par la Direction de l’Elevage.
Considérant que les acteurs de leur côté ont lancé la dynamique d’organisation et de structuration de la filière à partir de 2007 en collaboration avec le PADAM. Toutes choses qui ont d’ailleurs amené le gouvernement à inscrire la filière avicole (oeufs et viandes) parmi les treize (13) filières agricoles dites porteuses du Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA).
Considérant que de 2007 à ce jour, les acteurs ont gagné le pari de l’organisation et de la structuration en mettant en place et en faisant fonctionner les différentes Organisations Professionnelles d’une part, d’autre part en créant et animant la deuxième faitière du secteur agricole après le coton, faitière dénommée Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB) depuis le 08 octobre 2011.
Considérant que l’accès au crédit, quoiqu’insuffisant, est devenu une réalité dans le cadre du PADAM dans son volet crédit, les partenariats avec d’autres institutions financières et les pourparlers en cours avec le Fonds National de Micro Finance (FNM).
Considérant que de nouveaux opérateurs sont rentrés dans l’activité, des professionnels de l’aviculture ont amorcé l’ère de la mécanisation et de l’industrialisation, bon nombre d’aviculteurs ont densifié leurs productions, beaucoup de formations et autres renforcements des capacités ont été faits, des partenariats avec des actions de transfert de technologies et de recherche ont été initiés (cas du Centre Pilote Agricole des Chinois de Sèmè), des arrêtés ministériels de réglementation ont même été pris, des pourparlers sont en cours pour la mise en place d’un fonds spécial de développement de
4 l’aviculture (dans ses deux modes moderne et traditionnel).
Considérant que toutes ces actions ont permis de booster la production des oeufs entre autres productions avicoles et de faire une projection pour les trois (03) prochaines années. Pour preuve, le cheptel national des pondeuses est passé de 550 000 têtes en 2007 à 800 000 têtes en 2010 et à près de 1 500 000 têtes en février 2014.
Considérant que dans la perspective de renforcer ces acquis et de mieux développer l’aviculture dans tous ses compartiments, une table ronde des acteurs et autres intervenants, a été organisée les 15 et 16 novembre 2013 et a permis de retenir les axes stratégiques pour les actions de développement sur les 05 aux 10 prochaines années.
Considérant le nombre non négligeable d’emplois créés et en création (3 500 emplois directs et 7 000 indirects en 2013, ce qui sera doublé d’ici à 03 ans au vu des projections faites).
Considérant que, c’est dans ce contexte de relance et d’espoir de développement de notre aviculture que, pour des intérêts inavoués, un importateur, cosignataire du mémorandum et PDG de ladite société « JLR », vient de reprendre l’activité importatrice des oeufs réfrigérés de l’Occident avec l’autorisation incomprise de la Direction de l’Elevage.
Considérant que la Direction de l’Elevage est cosignataire du mémorandum conclu en juillet 2007, qu’elle a durant toutes ces dernières années qui se sont écoulées contribué fortement à l’organisation et la structuration de la filière, et qu’elle a même institutionnalisé le Dialogue entre elle et les acteurs.
5 Considérant la sérieuse mévente des oeufs de table connue ces quatre (04) derniers mois, mévente qui a amené l’IAB à décider d’une étude pour mieux cerner le marché et dégager les stratégies de commercialisation qui conviennent.
Nous, professionnels de la filière avicole moderne du Bénin à savoir : Aviculteurs, Fabricants et Distributeurs d’aliments de bétail, Fournisseurs de poussins d’un jour, Prestataires de services vétérinaires, Importateurs de médicaments vétérinaires, Vendeuses / Vendeurs des oeufs de table et des volailles, autres Intervenants et Consommateurs, venons par la présente motion :
Ø Protester énergiquement contre l’importation inopportune et dangereuse des oeufs de table ;
Ø Dénoncer l’acte déstabilisateur / destructeur de la filière avicole moderne posé par la Direction de l’Elevage en signant une autorisation d’importation des oeufs de table ;
Ø Demander la destruction sans délai du stock de ces oeufs déjà présent sur le territoire béninois, notamment au Port Autonome de Cotonou ;
Ø Demander l’arrêt immédiat de l’importation des oeufs de table réfrigérés au Bénin ;
Ø Demander au Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), de prendre ses responsabilités ;
Ø Exiger du gouvernement la prise d’un acte administratif d’interdiction de l’importation des oeufs de table au Bénin en vue de renforcer le mémorandum d’entente signé depuis 2005.
6 En tout état de cause, nous rendons responsables les autorités politico administratives des déconvenues qu’engendrerait la non satisfaction de ces revendications. Les professionnels de l’aviculture du Bénin sont mobilisés et engagés à poursuivre les mouvements de lutte contre ces importations qui ne feraient que désorganiser une filière qu’ils ont pris une décennie à organiser et à structurer.
Nous lançons un vibrant appel à tous les acteurs du secteur agricole, les Partenaires Techniques et Financiers et tous les développeurs soucieux de l’émergence de notre économie nationale, de la lutte pour l’autosuffisance alimentaire et contre la malnutrition, à se joindre à nous et à soutenir notre juste et noble cause.
Vive le secteur agricole béninois,
Vive le sous-secteur élevage du Bénin,
Vive la filière avicole béninoise,
Et que la lutte continue.


Le Secrétaire Général,


Constant KENOUKON



 
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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