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BENIN: Voici la liste des jeunes du FNPEEJ cadeautés par le roi Boni 1er pour réaliser son K.O. frauduleux

  

 

Voici la liste des débiteurs du Fonds national de promotion de l'entreprise et de l'emploi des jeunes (Fnpeej). Cliquez sur le lien pour voir les noms et savoir si l'un de vos parents et/ou proches n'y figurent. C'est en quelque sorte la prime au K.O. frauduleux et audacieux de mars dernier. (I.B.)

 

Lien: 


 

http://goo.gl/iGwid

 

 

 

Non remboursement des fonds du Fnpeej : La responsabilité du gouvernement et des gestionnaires des fonds engagée

 

 

20 septembre 2011 par  

 

 

Depuis hier lundi 19 septembre 2011, la preuve que le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej) est un gouffre financier a été rendue publique par des voix autorisées. Au total, 81,16% des bénéficiaires, soit 487 jeunes sur 600, sont débiteurs du fonds. Un fiasco qu’il faut en principe sanctionner.

 

Enfin, le pot au rose est mis à découvert. Le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej) géré comme une mine pourvoyeuses de millions pour les jeunes est en faillite. Le résultat est totalement alarmant parce que 81,16% des bénéficiaires sont débiteurs. Ils restent devoir des milliards au fonds. Au 1er septembre 2011, selon le communiqué du Fnpeej, des bénéficiaires ont reçu des crédits allant jusqu’à 30 millions de francs Cfa et sont en retard de 19 millions de remboursement. Dans la réalité, il importe de demander à partir de quels critères les fonds avaient été octroyés et selon quelles garanties. En son temps, beaucoup dénonçait la dilapidation des fonds pour des besoins électoralistes. Mais toute critique à cette époque était considérée comme des déballages d’oiseaux de mauvaise augure ou d’acte d’opposants au pouvoir. Pourtant, selon certains bénéficiaires, à la veille de la présidentielle et des législatives de 2011, personne ne leur demandait plus de compte. Car, beaucoup parmi eux étaient souvent mobilisés pour des meetings géants et des activités politiques de tout genre. Ils croyaient alors qu’on pouvait leur laisser le temps de se remettre et de reprendre les activités. Mais hélas ! Cinq mois après les élections, les gestionnaires du Fnpeej ont mis le couteau sur leur gorge. La menace de publier leurs noms a été mise à exécution. Voilà l’image qu’on a laissée aux jeunes à qui les fonds de l’Etat ont été distribués. Si l’objectif d’octroi de fonds était noble, on constate que des mesures préventives n’avaient pas été prises en ce qui concerne la garantie de remboursement. Aujourd’hui où certains jeunes se sont mépris à puiser dans ce qu’on leur a octroyé pour mener des activités politiques, croyant que l’on pouvait confondre les crédits, ils sont désormais face à la réalité. L’essentiel est que l’on puisse les voir pour apprécier leurs capacités à rembourser. Car, le risque lié à ceci est que l’on pousse certains jeunes à fuir le pays à cause de deux, trois ou 10 millions de francs Cfa qu’ils seront incapables de rembourser. A partir de ce moment, d’autres problèmes seront créés. Et si l’on se met à poursuivre les parents des débiteurs qui n’étaient pas partie prenante des accords, cela entrainera de grands problèmes sociaux.

 

La responsabilité de l’Etat

 

Dans cette affaire, la responsabilité de l’Etat est totale parce que des mesures ne semblent pas avoir été prises pour suivre la gestion des fonds. Lorsque sur 23 millions un bénéficiaire reste devoir 13 millions, que sur 2.700.000f Cfa un autre doit plus de 2 millions et qu’un autre doit plus de 9 millions sur 17 millions, il y a là un grave problème. La catastrophe est que les débiteurs font 81% des bénéficiaires. Cela veut dire que seuls 19% des bénéficiaires du Fnpeej sont en règle. Or, en sont temps, toutes les émissions sur le Fnpeej laissaient croire que les jeunes remboursaient presque à 100%. C’est donc une véritable catastrophe financière qui couvait au Fnpeej. Le ministre Madougou doit pouvoir répondre de cette catastrophe financière. On comprend pourquoi le Chef de l’Etat a fini par dire, il y a quelques semaines, devant les jeunes au palais, que le Fnpeej n’a pas comblé les attentes. C’est certainement les menaces subséquentes qui ont fait porter les noms des jeunes débiteurs sur la place publique. L’essentiel n’étant pas de connaitre les débiteurs, il faut que les responsables qui ont octroyé les fonds s’engagent à recouvrer l’argent restant. Il ne faudra surtout pas prendre l’argent de l’Etat pour fermer ce gouffre financier si jamais l’argent avait été pris auprès des banques. Les députés au parlement, en leur qualité de contrôleurs de l’action gouvernementale, doivent se saisir du dossier pour voir clair et ne pas permettre que l’argent de l’Etat se perde dans ce gouffre.

 

 

Joseph Tamégnon prêche dans le désert

 

 

Le tout nouveau conseiller technique à l’économie du Chef de l’Etat, M. Joseph Tamégnon, était, il y a quelques jours, l’invité d’un forum organisé par des jeunes au Centre international des conférences de Cotonou. Au cours de son intervention, l’ancien Directeur général de la Sogema et ex-porte parole du Maire de Cotonou a plaidé pour la promotion des produits locaux et surtout pour la création des conditions pour que le secteur privé prenne le relais du développement économique de notre pays par la valorisation de ses produits. Ce discours n’est malheureusement pas nouveau. Et pour certains observateurs, cette première sortie de M. Joseph Tamégnon ressemble beaucoup plus à un prêche dans le désert. Le moment choisi par le conseiller technique à l’économie du Chef de l’Etat pour effectuer sa sortie médiatique est mal venu. La jeunesse béninoise n’est pas prête pour se prendre en charge. Et le gouvernement en est pour une large part. La faillite qui frappe actuellement le Fnpeej est en tout cas là pour nous édifier. A travers ce projet piloté par le ministère en charge de la Microfinance, de l’emploi des jeunes et des femmes, des milliards de F Cfa ont été pratiquement jetés par la fenêtre. Parce que le gouvernement était dans la logique de la mobilisation de potentiels électeurs, il a distribué des crédits à des jeunes qui avaient des projets fictifs et ce, sans garantie aucune. Le comble est que les jeunes qui avaient de projets sérieux et qui ne voulaient que d’un petit coup de pouce pour traduire dans les faits la valorisation de nos produits locaux pour un vrai décollage économique de notre pays n’ont pas retenu l’attention des gestionnaires du Fnpeej parce qu’ils n’étaient pas politiquement parrainés. Le Fnpeef a été un grand désordre. Avec ce projet la jeunesse a été chosifiée. Les crédits ont été attribués sans critère, pratiquement à la tête du client. Pour son projet d’élevage et de commercialisation de Lapin, un bénéficiaire a reçu 2.109.900F Cfa. Pour le même projet un autre groupe de jeunes a reçu 15.100.000F Cfa. Dans ces conditions, il sera bien difficile à Joseph Tamégnon de convaincre qui que ce soit tant que des critères scientifiques ne seront définies pour permettre aux jeunes sérieux d’avoir accès aux crédits. L’heure n’est vraiment plus aux discours creux. Mais aux actions concrètes. Le développement du Bénin ne pourra pas se faire dans les salles de conférences du Cic ou dans les lambris dorés du Palais de la Marina, mais sur le terrain. Dans ce pays, on a acheté des tracteurs et mis à la disposition des populations sans avoir cherché à savoir de quel type de tracteurs elles ont vraiment besoin. Le résultat aujourd’hui est que ces tracteurs acquis à prix d’or sont laissés à la merci des intempéries. Ce n’est pas cela le développement.

 

Affissou Anonrin et Guy Constant Ehoumi


 
 
 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise