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Menaces sur la démocratie et l’Etat de droit : YAYI DOIT METTRE FIN A LA LEPI DE TOUS LES DANGERS

 

21 avr, 2010 | Par lautrefrat 

 

 

Le ton monte de plus en plus, autour de la question de l’organisation du Recensement électoral national approfondi (Réna) et de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Au moment où la Mission de recensement national approfondi (Mirena) lance la phase du recensement porte à porte qui doit démarrer ce jour même sur l’ensemble du territoire national, l’Union fait la Nation et la coalition ABT 2011 appellent leurs militants à boycotter les opérations.

 

La déclaration rendue publique par l’Union fait la Nation le dimanche dernier, en dit d’ailleurs assez long, sur la détermination de l’opposition à ne pas s’associer à l’organisation de ce recensement car, dit-elle, de fausses notes criardes sont apparues dans la mise au point de la cartographie censitaire. Aussi appelle t’elle, ses militants à boycotter ledit recensement qui de son point de vue, n’aboutira qu’à une Lépi taillée sur mesure et en faveur du régime au pouvoir. L’Union fait la Nation tout en tenant responsable, le président Boni Yayi des déconvenues qu’engendrerait cette lépi, invite les partenaires au développement à ne pas apporter leurs cautions à l’établissement d’une lépi non consensuelle.

 

Du côté de la coalition ABT qui soutient la candidature de l’actuel président de la Banque ouest africaine de développement, les observations sont pratiquement les mêmes. La coalition ABT dénonce les manœuvres du gouvernement qui fonce tête basse, pour réaliser la lépi de tous les dangers.

Dans le navire du processus qui doit permettre à notre pays de disposer d’une Lépi mise à rudes épreuves par les positions fermes de l’opposition dont quatre ont déjà claqué la porte de la Cps, il n’y a donc que les hommes du changement qui continuent de croire dur comme fer, à sa réalisation pour les élections de 2011. Et ceci, au moment où tout le monde s’accorde à reconnaître, que le processus est effectivement mal parti. Une situation qui à n’en point douter, ne présage pas d’une issue favorable pour le processus lui-même, mais donne des raisons sérieuses et évidentes aux populations, de craindre le pire au cours des prochaines consultations électorales .

On avait présenté les élections de 2006 comme celles de tous les dangers mais rien n’y fit car, le Général Kérékou avait refusé de céder à la sirène de ceux qui l’invitaient à réviser la constitution pour s’éterniser aux affaires. La suite, tout le monde le sait avec l’avènement au Palais de la Marina, de Thomas Boni Yayi qui a damné le pion à Me Adrien Houngbédji. A quelques mois de 2011 et alors que les chances de réalisation d’une lépi fiable sont très minces, Boni Yayi a le devoir de sauver la Nation en mettant tout simplement fin à cette Lépi qui aiguise les passions et met la Nation au carrefour d’éventuelles dérives préjudiciables pour la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays. Car à la réalité, nous devons de reconnaître, qu’une Lépi mal ficelée est plus dangereuse pour la nation que des élections sans Lépi.

 

Romaric Adjamonsi

Tag(s) : #Politique Béninoise
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