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Michel LANGA

 

COMPTE-RENDU  DU  FORUM  SUR  LA  PAIX  EN  REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA)


Organisé par l’Association des Amis de la République Centrafricaine (ARC),

Le samedi 28 juin 2014 à la Maison des Associations, 22 Rue de la Saïda, 75015 Paris

Le FORUM est ouvert à 10 h 40 par un mot de bienvenue de Monsieur  Michel LANGA, président de l’ARC. D’abord, il souhaite que les échanges et les réflexions de ce forum soient riches et contribuent à ramener la paix en RCA. Ensuite, il demande aux différents intervenants d’autoriser l’Association à publier et diffuser leurs exposés. Enfin, il demande d’observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes des guerres en RCA.

A son tour, le modérateur, Monsieur  Nicolas ABENA, journaliste, assure la distribution  de la parole aux intervenants sur les différents points du programme :

PAIX ET CARAVANE DE LA PAIX 

A - Médiation et facilitation, quelle voie  pour la Paix en RCA ?
Par Monsieur Emmanuel DUPUY, Président de l’I.P.S.E. (Institut Prospective et Sécurité en Europe).

Monsieur Emmanuel DUPUY remercie le Président de l’A.R.C. d’associer l’I.P.S.E. aux médiateurs alternatifs de la crise centrafricaine à côté des médiateurs institutionnels. Son intervention comprend deux parties :

  1. Le constat

1.1 La crise centrafricaine qui persiste malgré les interventions militaires africaine et française
      renvoie à la responsabilité collective,

1.2 La crise n’est ni interethnique, ni interreligieuse, mais elle est politique et attend une
       solution politique,

1.3 Le premier objectif est politique, ce sont les élections,

1.4 Le deuxième objectif est la reconstruction de l’Etat, de l’administration et de l’armée
       nationale.

1.5 Les précautions à prendre : éviter que les forces militaires et les investissements
        importants du FMI n’induisent la perte de souveraineté du pays.

  1. La France est mobilisée sur 5 chantiers 

2.1 La sécurité par le programme DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion).

2.2 La RSS  (Réforme du Système de Sécurité : reconstruire l’Armée).

2.3 La Reconstruction de l’Etat par une gouvernance responsable, inclusive et participative (incluant la Société civile et de la Diaspora) reposant sur 3 piliers : des institutions solides et crédibles, la légitimité des autorités législatives et exécutives, la refondation judiciaire par la mise en place d’une Justice transitionnelle et d’une Commission vérité-réconciliation pour permettre le Vivre ensemble,

2.4 La Relance de l’économie pour nourrir les populations et payer les fonctionnaires,

2.5 La lutte contre l’impunité et la corruption, la répartition équitable des richesses du pays.

En conclusion, l’agenda de la Communauté internationale consiste à faire de la RCA un laboratoire d’un nouveau modèle de coopération internationale.

B - La réflexion sur la problématique de la paix
Par Monsieur Gabriel NZAMBILA, Sénateur de la République du Congo.

L’intervention de Monsieur le Sénateur est centrée sur les deux points suivants :

Un manque d’anticipation de la guerre.

Les méfaits de cette guerre (destruction et régression du pays).

Pour Monsieur NZAMBILA, le destin de la RCA est d’abord entre les mains des Centrafricains. Il recommande des approches pacifiques des voies et moyens de sortie de crise pour toutes les communautés. L’objectif est de ramener la concorde en RCA. Il est nécessaire pour chacun de prendre sa part de responsabilité, quelle que soit son appartenance politique, religieuse ou ethnique pour arrêter la guerre : envoyer un message de Paix et de réconciliation nationale et poser les bases d’une Nation réconciliée par des actes concrets.

Calendrierdes engagements suivis d’actes concrets sur le terrain pour la Paix en RCA :

 1. Concertation entre les centrafricains au Forum de l’ARC pour la Paix et rédaction de la
     Charte pour la Paix et le suivi en RCA.

 2. Vulgarisation de la Charte en RCA.

 3. Caravane de la Paix en RCA en s’inspirant de l’exemple de la République du Congo en
     1959, lorsque Messieurs Youlou et Opango ont fait le tour d’honneur ensemble pour
     arrêter un conflit grandissant.

SECURITE ET DEFENSE
Par le Général Francis BROSSARD, Consultant, Expert près de l’ONU.

Ami de l’Afrique, fort de ses multiples missions dans plusieurs pays d’Afrique, le Général précise que l’importance de la défense et de la sécurité en Afrique dans un pays en situation sécuritaire difficile est le but final. Le schéma à suivre est le suivant : 

  1.  Définir le but final national et afficher sa détermination

Ce but peut être de faire revenir la sécurité et de la maintenir. Puis de recenser les grands acteurs : le gouvernement, la coopération avec les organisations internationales (ONU, UE, UA) et les aides ciblées : la France, la Belgique, les Etats-Unis, l’Angleterre, etc…

  1. La RSS (Réforme du Secteur de Sécurité) dans un pays en crise et en post-crise.

Recenser les moyens nécessaires pour faire revenir la paix :

2.1  Les OMP (opération de maintien de la Paix),

2.2  La RSS : un outil remarquable qui demande du temps, mais son maniement est délicat,
2.3  Le DDR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion),

2.4  La lutte contre la prolifération des armes légères,

 2.5 La lutte contre les trafics,

 2.6 L’instauration d’un Etat de droit, la justice et la bonne gouvernance qui garantissent les
        intérêts de tous.

 

  1. Le mode opératoire

Par où commencer ? Il n’existe pas de baguette magique, la solution est locale et par les locaux, sur tous les fronts en même temps, après un audit validé par le Gouvernement. Aller rapidement sur le terrain, lancer la réforme des forces armées (formation, entraînement, vision capacitaire au niveau de l’état opérationnel, cibler les menaces par une analyse capacitaire), avoir un corpus juridique. Bref, avoir une stratégie détaillée, adaptée et rapide bénéficiant d’un accompagnement.

  1. Les conditions d’efficacité 

4.1 Afficher sa détermination,

4.2 Réaliser une bonne analyse de l’état des lieux sans complaisance,

4.3 Disposer de forces opérationnelles efficaces,

4.4 Réfléchir et voir ce qui a réussi ailleurs et s’en inspirer,

4.5 Réintégrer les anciens opposants et rebelles, bien piloter et maîtriser le processus.

 

III - L’ETAT DE DROIT
Par Monsieur Victor TOPANOU, Maître de conférences en sciences politiques, Ancien Ministre de la Justice du Bénin

L’intervention de Monsieur  Victor TOPANOU est centrée sur l’Etat de droit en RCA et la responsabilité des élites politiques centrafricaines.

Il définit l’Etat de Droit comme un Etat qui respecte les droits de l’Homme et l’Etat comme un Etat contractualiste, issu d’un contrat social, selon Thomas Hobbes, John Locke et Jean-Jacques Rousseau. Cet Etat repose sur la Constitution qui assure la sécurité des individus. Cette définition écarte l’origine divine du pouvoir. Pour garantir l’Etat, il faut une armée pour assurer la sécurité des frontières, une Police et/ou une Gendarmerie pour la sécurité intérieure et il faut aussi une Loi.

Ces définitions montrent que, comme dans beaucoup de pays d’Afrique, il n’existe pas d’Etat, ni d’Armée, ni de Police ni de Loi en République Centrafricaine. La responsabilité sur cette situation est locale et incombe aux élites. Elle interpelle les élites centrafricaines sur leur capacité à s’asseoir autour d’une table et à dialoguer.

Le débat qui suit soulève des questions sur la responsabilité locale, la responsabilité sous régionale, régionale et internationale, et sur les résolutions de l’ONU qui ne sont pas appliquées entièrement.

Le Sénateur Gabriel NZAMBILA, attribue une certaine responsabilité sous régionale  à une alerte insuffisante et à l’insuffisance des moyens, mais il insiste sur la responsabilité locale.

Monsieur  Emmanuel DUPUY explique que la France est toujours présente quelle que soit la situation. C’est aux Etats africains de s’approprier les aides qui leur sont fournies et de mieux les coordonner.

Le Général Francis BROSSARD propose le contrôle démocratique des forces armées africaines comme le font les Anglais et les Suisses. Il pense qu’il existe de bons éléments dans les armées africaines. Mais l’efficacité d’une armée est une alchimie, un puzzle à savoir construire. Les résolutions de l’ONU ne sont pas appliquées à la lettre à cause de la lenteur et de la complexité du processus de création d’une force de maintien de la Paix.

IV – RECONCILIATION ET REPARATIONS

A – Le cas de la Côte d’Ivoire
Par Monsieur Norbert NAVARRO, Journaliste à R.F.I. 

Monsieur Navarro estime que la réconciliation définie comme « le rétablissement de l’entente entre des personnes brouillées », exige la sincérité des parties protagonistes et ne s’opère pas par des jeux Intervilles. Trois facteurs expliquent les difficultés de réconciliation en Côte d’Ivoire :

1. Le manque  de sincérité entre les protagonistes,

2. La mésentente entre les Etats de la région,

3. L’influence de la France. Le contrôle démocratique  de l’armée est difficile, il n’est même
    pas possible en France.

Au final, la réconciliation est une question complexe. En ce qui concerne la RCA, la réponse ne dépend pas seulement des centrafricains, mais aussi des Etats régionaux et de la Communauté internationale (l’Afrique du Sud, la France, les Etats-Unis, …).

B - Le cas de la République Centrafricaine  
Par Maître Marie-Edith DOUZIMA, Avocate au Barreau de Centrafrique et Consultante à la Cour Pénale Internationale.

Selon Maître DOUZIMA, les échecs des négociations successives obligent à prendre le mal par les racines. Les causes de la crise sont : le mode de gouvernance, le mode d’accession au pouvoir, le maintien au pouvoir par les armes et la culture de l’impunité.

Les solutions pour la réparation doivent être centrafricaines :

1. D’abord connaître la vérité,

2. Que le fautif reconnaisse le mal causé, se repente et  manifeste la volonté de ne plus
     recommencer,

3. Pas d’amnistie.

En conclusion, pour Maître DOUZIMA, tout le monde est responsable et il n’y a pas de paix sans justice.

C - Les Conditions d’une paix durable dans les pays multiethniques
Par Monsieur  Nestor BIDADANURE.

S’inspirant de son expérience au Burundi, au Rwanda et en Afrique du Sud, Monsieur Nestor   BIDADANURE est optimiste : « Le meilleur est devant nous ». Mais sous deux conditions : une analyse et un projet pour la paix.

1. La recherche de la paix durable en RCA nécessite une stratégie claire.

2. Pour cela, il est nécessaire d’impliquer tout le monde et ne pas évoquer que les extrémistes (les anti-balaka et la Seleka). Ce n’est pas la multiplicité des ethnies et des religions qui sont la cause des conflits. C’est l’idéologie manipulée sur un terrain de pauvreté qui jette l’huile sur le feu.

 3. Le défi est de ne pas léguer à la génération future les mêmes problèmes que nous avons vécus. Savoir que les interventions extérieures sont toujours là bien avant nous et apprendre à les gérer.

En conclusion, il subsiste une note d’espoir. Comme le dit l’adage anglais « c’est impossible jusqu’à ce que vous l’ayez fait ».

IV – SOCIETE CIVILE ET ACTION HUMANITAIRE

A - La culture et le sango pour « le Vivre-Ensemble »
Par Monsieur Vincent MAMBACHAKA, Directeur de l’Espace Linga Téré à Bangui.

Monsieur Vincent MAMBACHAKA revendique un langage de vérité. Selon lui:

1. Toutes les minorités,  à l’instar des peulhs de la RCA, n’ont jamais été associées à la
     gestion du pouvoir.

 2. Il faut se regarder dans les yeux pour parler de la réconciliation et donner la place à toutes
     les minorités dans le nouvel Etat à mettre en place.

3. La légitimité aujourd’hui passe par les armes, d’où l’existence de la Seleka et des anti-
     balaka.

 

Les solutions proposées :

Reverser l’argent des opérations Sangaris et de la Misca aux jeunes pour leur fournir du travail et ainsi supprimer le réservoir de la Seleka et des anti-balaka,

Travailler à l’éducation et à la culture des valeurs ancestrales,

Organiser les Assises nationales à Bangui, au lieu d’un Forum à Brazzaville, pour signer un Pacte républicain,

Pas d’élections avant la constitution et la définition de l’identité centrafricaine.

 

B - Le viol des femmes comme « arme de guerre »
Par Madame Edwige DONDRA, Présidente de « Femmes en danger ».

Selon Madame DONDRA, quatre mille (4000) femmes sont victimes de viol de masse en RCA et subissent des conséquences graves : mutilations physiques, MST, grossesses non désirées, chocs psychiques et mort sociale.

Les statistiques de l’O.N.U. estiment à six mille (6000) le nombre d’enfants soldats en RCA. Les enfants sont les cibles des groupes armés parce ce qu’ils coûtent moins cher et sont facilement influençables.

Que faire ?

Apporter des aides médicales, un soutien psychologique et le soutien de la communauté aux femmes.

 

Après une interruption à 14h30 pour le déjeuner, le Forum reprend à 15h30 avec comme modérateur Monsieur Victor BISSENGUE

 

V – JEUNESSE ET EDUCATION

Le texte de Monsieur AGBA OTIKPO Mêzodè, Ancien Ministre de l’Education Nationale de la RCA est lu par le porte-parole de l’A.R.C. Monsieur Jean-Claude YOMBOT.

 Le Ministre constate :

1. L’Education Nationale de la RCA s’est effondrée (effectif, démobilisation, manque de matériel,…). Il s’est installé une culture de déresponsabilisation et de l’assistanat, une perte de réflexion.

2. Une reconquête du savoir par la lecture et l’écriture s’impose.

3. Les priorités sont : la réhabilitation des équipements, la remise à niveau des enseignants, des actions de base d’instruction et de l’activité périscolaire culturelle et civique, sans oublier le projet de jeunesse pionnière nationale.

 

VI - LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Par Monsieur  Jean-Pierre REDJEKRA, Président de la Ligue pour l’Education, les Sciences et la Culture en RCA.

Monsieur  REDJEKRAconsacre son exposé sur :

1. Le rôle central de la formation initiale en déplorant l’absence de l’éducation nationale
    depuis 2 ans et insiste sur la formation des enseignants et la réhabilitation de leurs statuts.
2. L’absence de vision sur la formation professionnelle en RCA, d’où la facilité pour les
    enfants à prendre les armes.
3. Les enjeux sont d’ordre politique (il faut définir les besoins et les moyens), d’ordre
    économique et social (définir les secteurs prioritaires comme le projet d’un lycée des
    métiers des mines et un lycée de métiers de l’eau et de l’Energie.)

4. S’inspirer du modèle des autres pays comme ceux de l’Afrique de l’Ouest et pratiquer dans
    la région une spécialisation par pays.

5. La condition première est le rétablissement de l’Etat de droit avec l’aide des contributions
    extérieures (BAD, FMI, etc…).

 

Deux contributions supplémentaires ont enrichi le forum.

 A - La diaspora émergente de la RCA
Par Monsieur Bertrand  KEMBA, ancien coordonnateur de la diaspora centrafricaine.

En s’inspirant de l’initiative de 2010 d’une organisation en commissions thématiques d’un forum aux investissements en RCA, Monsieur Bertrand  KEMBA propose :  

1. D’accompagner le processus de DDR avec des projets concrets des entreprises,

2. De créer un fonds d’investissement pour créer des emplois,

3. De réorienter une partie des fonds destinés aux missions militaires vers ces projets.

 

Concrètement, il s’agit de :

1. De recenser toutes les associations centrafricaines en France,

2. De rassembler toutes ces associations par un FORUM plus grand,

3. De réfléchir à l’organisation des partis politiques en les limitant à six,

4. De lancer à la rentrée en septembre, un message sans exclusion en RCA sur cette initiative.

 

B - La santé

Par Monsieur Clément ATCHE, Président des Professionnels béninois de Santé en France en l’absence du Docteur Désiré ESSOMBA.

 

Monsieur Clément  ATCHE inscrit sa contribution dans la sagesse africaine qui dit « quand le feu brûle chez le voisin, fais quelque chose sinon le feu peut arriver chez toi ». En cas de guerre, le système de santé est détruit et demande des solutions immédiates : les ONG peuvent constituer des stocks (médicaments, matériel de pansement, matériels médicaux et chirurgicaux) et les acheminer en RCA; informer le gouvernement qui peut toujours écouter ; la contribution des voisins est un complément à l’action des nationaux.

Le débat est animé par le Modérateur, Monsieur  Victor BISSENGUE  

Monsieur Séverin AMAVI s’interroge dans son intervention sur la place de la laïcité en RCA. D’autres interventions exigent de repenser totalement l’Education Nationale et de faire une place à l’école de la Deuxième Chance. Certains s’interrogent sur les auteurs de l’instrumentalisation des populations et le facteur externe.

Dans sa réponse, Maître Marie-Edith DOUZIMA qualifie les oppositions entre musulmans et chrétiens de manipulations et d’instrumentalisation par les politiques et la presse, sous- tendues par une idéologie.

Monsieur  REDJEKRA insiste sur la formation professionnelle pour occuper les jeunes et donner un sens à leurs occupations. Par l’apprentissage des connaissances pratiques basiques, par exemple sur un site internet.

Madame Nelly GOUANDJIA, présidente de l’association AS du Cœur, femme très engagée, demande à quoi va servir ce forum de plus et réclame des actions concrètes et crédibles.

Monsieur  Bedel BAOUNA pense que la RCA ressemble à un cadavre, elle n’a pas besoin d’élection mais plutôt d’un homme fort pour la ressusciter.

Monsieur  Benoît ILLASSA conseille :

De créer le Haut Conseil des Centrafricains de l’étranger,

D’envoyer une délégation de la diaspora de chaque pays de l’Occident à Bangui,

De s’adresser à l’Ambassade pour le  recensement des associations.

Madame Denise YAKAZANGBA, Présidente du REFAD s’étonne de l’importance attribuée au processus DDR au détriment du sort des femmes.  Elle s’interroge : après la création du Haut Conseil de la Diaspora, que va-t-on faire des réflexions déjà faites ? Enfin elle propose de ne pas laisser les soldats libres de tout mouvement mais de les cantonner dans des camps avant de les désarmer.

Les réponses des intervenants :

1. Il est souhaitable de créer un Comité d’un grand rassemblement des associations pour une contribution efficace en RCA,

2. La crise étant politique, la diaspora peut mettre l’accent sur l’unité, appeler à arrêter la division et agir pour l’unité,

 3. Eviter une colère aveugle et avoir une colère lucide, exhumer les haines enfouies et penser à la RCA de demain pour tous,

 4. L’objet de ce forum est de rassembler tous les éléments contribuant à concrétiser la Paix : adopter la Charte à faire signer par tous les partis politiques.

Ensuite organiser une Caravane de la Paix réunissant toutes les parties à Bangui pour reconstruire le pays grâce à une véritable réconciliation.

Le Président Michel LANGA annonce la tenue de la première Université d’été des Amis de la République Centrafricaine le samedi 27 septembre 2014 à Villeneuve-Saint-Georges (94190), Gymnase Léo Lagrange, Avenue Léo Lagrange  de 9 h 00 à 20 h 00.

Puis on passe à la présentation et à la lecture par le Porte-parole de la Charte de la Paix (projection assurée par Monsieur  John DECKON COVI) enrichie des contributions des participants.

Le texte final, enrichi par différents apports est approuvé par tous les participants au forum. Il comprend les éléments suivants :

1. Une citation de la Charte africaine des droits de l’Homme ou  Charte du Mandé,

2. Une citation du préambule de l’Acte Constitutif de l’UNESCO : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être  élevées les défenses de la paix »,

3. Une allusion à la jeunesse, à la femme, à l’éducation et à la citoyenneté,

4. Une allusion à la diaspora.

Cette Charte est voulue impersonnelle et s’adresse à toutes les sensibilités. Ecrite en français, elle sera traduite en sango et en d’autres langues.

Le Président de l’A.R.C. présente :

les membres du Bureau :

Monsieur Michel LANGA, Président

Monsieur Roger N’GBAMA, Secrétaire

Les membres du Conseil d’administration :

Monsieur  Raymond Max SIOPATHIS, 1er Vice-président

Monsieur  Serge-Aimé SINGHA, 2ème Vice-président

les membres du Comité d’organisation du Forum :

 Madame et Monsieur GOUANDJIA

Madame Pascaline KINGUELEOUA

Monsieur Jean-Claude YOMBOT: Porte-Parole

Monsieur Nicolas ABENA, Monsieur Antoine AKAKPO

Monsieur Victor BISSENGUE, Monsieur KUDAWOO James

Monsieur Gabriel NZAMBILA, Monsieur Richard DOSSANTOS

Il les remercie pour leur implication à la réussite de l’événement, puis il procède à la clôture du forum à 18h00 en entonnant « la Renaissance », l’hymne national de la République Centrafricaine.

P.S : Les thèmes ci-après qui n’ont pas été abordés à ce forum seront traités à l’Université d’été des Amis de la RCA le samedi 27 septembre 2014 :

Elections & Partis Politiques

Santé

Economie

Et d’autres thèmes à choisir.

En annexe figurent la liste des participants au forum ainsi que celle des intervenants et membres du Comité d’organisation excusés.

Fait à Paris, le 28 juin 2014

Le Secrétaire du Forum                                                           Le Président du Forum

N’GBAMA  Roger                                                                      LANGA Michel

 

 

Tag(s) : #Politique Africaine

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