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ENIN: Valentin Djènontin, Eugène Dossoumou, et Amos Elègbè étaient, hier lundi 17 septembre 2012, les invités de la télévision ‘’Canal 3’’.

  

Mardi 18 septembre 2012

 

 

Suite aux récents développements de l’actualité nationale: Le pouvoir s’explique et justifie les dernières décisions

 

 


Le ministre de l’Economie maritime, Valentin Djènontin, le Secrétaire général du gouvernement, Eugène Dossoumou, et le Conseiller spécial du Chef de l’Etat, Amos Elègbè, étaient, hier lundi 17 septembre 2012, les invités de l’émission ‘’Débat’’ de la télévision ‘’Canal 3’’. Ils se sont prononcés sur les sujets brûlants de l’actualité. Ils ont donné des explications sur le sulfureux dossier du port sec de Tori, les réformes, la corruption et le dialogue politique. Ceci a permis de situer les responsabilités des uns et des autres sur chaque dossier.



Le ministre de l’Economie maritime et des réformes portuaires, Valentin Djènontin, est revenu sur l’affaire du port sec de Tori. Il a situé les niveaux de responsabilités dans l’évolution du dossier. D’entrée, il a souligné que la construction des ports secs dont celui de Tori, fait partie des réformes du gouvernement du Président Yayi Boni. Selon lui, ces mesures sont prises pour désengorger le port de Cotonou et améliorer ses performances. Par rapport à la polémique autour de la construction du port sec de Tori, le ministre Djènontin a salué la volonté et la détermination du Chef de l’Etat de voir le dossier aboutir. « Le Président Yayi Boni suit l’évolution du dossier… », a-t-il fait savoir. Ensuite, il a souligné que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires en son temps pour conduire à bon port ledit dossier. Selon lui, c’est depuis décembre 2011 que le décret 2011/793 a été pris en Conseil des ministres sur la base d’une communication pour autoriser l’entreprise Hemos-Ciat à réaliser le port de Tori. Après cette étape, il a ajouté que l’Agent judiciaire du trésor (Ajt) a fait ses observations et relevé des insuffisances sur le document en janvier 2012. « Le Chef de l’Etat a demandé une deuxième lecture de la communication. Un comité a été mis en place pour le travail…. », a-t-il déclaré. C’est à ce niveau, selon ses propos, que des problèmes ont commencé par se poser. Pour le ministre de l’Economie maritime, ce sont les cadres qui sont à la base de cette situation.

Les explications du Sg du gouvernement

 


Sur l’émission hier, le Secrétaire général a situé les limites de sa responsabilité dans l’affaire du port sec de Tori Bossito. Au cours des ses explications, il a précisé que le Secrétariat général ne constitue que la porte d’entrée de la séance du Conseil des ministres et qu’au regard de ses attributions, il n’est concerné ni par le montage, encore moins la mise en œuvre pratique d’un dossier, fut-il celui du port sec de Tori Bossito. A l’entendre, un Comité composé du Directeur de Cabinet et du Directeur général du Port autonome de Cotonou a été constitué et une première communication est parvenue au Chef de l’Etat. Un premier décret a été pris et prévoit au regard de certaines incohérences, la prise d’un autre décret pour parfaire le travail. Le Comité a été une fois encore instruit pour produire dans un délai réduit, tout le document pour son introduction auprès de la Banque ouest africaine de développement (Boad) pour le financement. Entre-temps, l’Agence judiciaire du trésor a été saisie et a fait ses observations sur le travail réalisé par ce Comité. La célérité qu’on attendait dans la conduite du dossier ne se manifestait toujours pas obtenue et le Chef de l’Etat a personnellement instruit le Secrétaire général de la Présidence, Edouard Ouin Ouro pour mettre les pressions nécessaires. Mais la lenteur tant décriée n’a pour autant pas disparue. C’est alors que des informations faisant état d’actes de corruption sont parvenues au Chef de l’Etat. Ce dernier a aussitôt interpellé le Secrétaire général du gouvernement qui avoue sa méconnaissance du dossier. « Un matin, le Chef de l’Etat m’a demandé où se trouvait le dossier sur le port sec. Je lui avais répondu que je n’étais pas au courant, ce qu’il n’a pas cru. Et pour m’assurer, je lui ai dit de consulter mes services. En moins de dix minutes, tous mes services m’ont assuré que le dossier n’est pas parvenu au niveau du Secrétariat général. J’ai appelé le Chef de l’Etat pour lui notifier que je n’étais pas au courant », a-t-il poursuivi.

« Les excuses du Dg Port »

 


Dans la même journée, le Directeur général du port autonome de Cotonou, Joseph Ahanhanzo a appelé le Secrétaire général pour présenter ses excuses. « Le Directeur général du Port autonome de Cotonou (Pac) m’a appelé dans l’après-midi pour s’excuser pour le fait qu’il ait dit au Chef de l’Etat que le dossier se trouve à mon niveau, alors que je ne l’ai pas reçu. Il m’a alors promis me l’envoyer à la fin de la journée, ce qui a été fait », a-t-il déclaré. Le dossier a donc été introduit. Mais il s’est fait qu’au cours du Conseil des ministres qui a eu lieu quelques jours après, la communication n’a pas été programmée. « Cela n’a pas été programmé, parce que j’attendais les instructions pour que la question soit examinée au cours d’un Conseil extraordinaire des ministres. Mais avant la fin du Conseil, le Ministre de l’Economie maritime s’est rapproché du Chef de l’Etat qui m’a instruit pour que cela soit présenté. Mais après ma présentation, le Chef de l’Etat a demandé des observations sur la communication, mais personne n’a réagi. Ni le ministre encore moins le Secrétaire général de la Présidence n’ont dit qu’en janvier 2012 l’Ajt a fait des observations sur le dossier. Il aura fallu du temps pour le découvrir. C’est de là que sont parties les différentes implications qui ont suivi », a-t-il expliqué. Après avoir situé les responsabilités, il était apparu la nécessité pour le gouvernement de rebattre les cartes et de partir sur de bonnes bases en épurant le dossier de ses insuffisances. C’est alors que par Conseil extraordinaire des ministres en date du 2 septembre 2012, la décision a été prise d’enlever ce dossier de l’arcane du Cabinet de l’Economie maritime et de la Direction générale du Port et de le confier à un Comité de juristes de droit privé, de droit public, maritime et d’autres experts spécialistes en gestion maritime. Ce comité a deux semaines ou trois pour produire au regard des différents documents et des observations de l’Ajt, son rapport qui sera validé par le Conseil des ministres. Au regard de l’importance du dossier et vu son intérêt dans la mise en place de l’épine dorsale, principal pôle de croissance, il y a selon les invités d’hier, un intérêt national particulier à œuvrer pour son aboutissement. « Si nous avons le financement aujourd’hui pour le port sec de Parakou, rien ne nous arrêtera. Ce n’est pas qu’on privilégie un port au détriment d’autres. C’est une question de milliards et à Tori, ces milliards sont en train d’être mobilisés. C’est pour cela qu’il ne faut pas que nous les perdions », a clarifié le Conseiller spécial du Chef de l’Etat, Amos Elègbè.

« Le projet de création de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption avance »

 
Pour le Secrétaire général du gouvernement, le Comité mis sur pied dans le cadre de la création de l’autorité nationale de lutte contre la corruption, a déjà produit un certain nombre de projets de décrets relatif a la nomination des membres, à leur titre et qualité respectifs, à la composition des structures qui la composeront et autres. La sensibilité du sujet et les garde- fous que cela nécessite sont à l’en croire, les raisons de la lenteur observée. « Il faut y aller avec beaucoup de soins pour ne pas faire des erreurs. Nous avions déjà envoyé les lois et projets de decret à la Cour suprême qui a envoyé ses observations au Comité présidé par Joseph Gnonlonfoun. Ensemble, nous allons passer en revue point par point les observations de la Cour. C’est un travail méticuleux qui demande beaucoup de temps », a-t-il fait savoir.

LM
Journal LE MATINAL 18/09/12

 
Tag(s) : #Politique Béninoise