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Note de lecture : 
 
Le Front National devient le Premier parti politique de France lors de ce scrutin européen à un seul tour avec 25% des voix, soit un quart de l’électorat français. De trois députés européens sortants, le parti raciste et anti-immigré rafle la mise avec 24 députés au parlement de Strasbourg.
L’humaniste que je suis regrette de voir le parti socialiste jouer avec le feu chaque fois qu’il est aux affaires. C’est ainsi que, par opportuniste, en instaurant la proportionnelle intégrale en 1986, François Mitterrand enverra 35 députés frontistes  à l’Assemblée Nationale de France.
La cause est désormais entendue. Dans huit ans, Marine Le Pen risque de devenir la première femme présidente de la France. Un double symbole. Première femme présidente dans un pays misogyne où il a fallu une loi pour instaurer la parité en politique et où les femmes ont dû attendre 1945 pour obtenir le droit de vote (soit longtemps après les pays comme les USA, l’Australie, la Finlande, l’Afrique du sud (femmes blanches uniquement), le Brésil ou Cuba…).
Symbolique aussi de voir une raciste diriger le pays des lumières, la patrie des droits de l’Homme et la fille aînée de l’Eglise !!! Voilà un cauchemar en perspective pour tous les amis de la France.
Mais à quelque chose malheur est peut-être bon pour les africains. L’arrivée au pouvoir en France des frontistes coupera à coup sûr le cordon ombilical qui lie la patrie de Molière à ses anciennes colonies et règlera définitivement la récurrente question des céphalopodes de la françafrique.  
Enfin, il appartiendra aux africains d’assurer la sécurité intérieure et extérieure de leurs pays et construire des infrastructures sanitaires car, à moins d’être naïf, chacun connaît les engagements politiques du Front National. Ce sont ces engagements qui viennent d’être plébiscités par un quart des électeurs français, même si tous ne sont pas fondamentalement racistes.
 
IB
 
 

France - Européennes : Le FN en tête, le PS en déroute 
 

le 25 mai 2014 à 08h18 , mis à jour le 25 mai 2014 à 20h49. 
 
 
Le FN est arrivé en tête avec 25,4% des voix selon les premières estimations de TNS Sofres-Sopra Group Le PS enregistre une très lourde défaite ne recueillant que 14,5%. Toute la soirée, suivez notre édition spéciale sur MYTF1News, découvrez les premières estimations dès 20h et les résultats dans votre région dès 23h. 
 
En France 46 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner les 74 nouveaux députés européens français qui rejoindront le prochain parlement, composé au total de 751 membres. Le Front national est arrivé en tête des élections européennes en France avec un score historique, l'UMP, en deuxième position, sauve tout juste les meubles, tandis que le Parti socialiste au pouvoir sombre.
 
 
>>> Un séisme politique. Pour la première fois dans une élection nationale, le FN arrive en tête. Le parti de Marine Le Pen devrait obtenir 24 sièges au Parlement européen (il en avait seulement 3).
 
>>> Des bureaux de vote ouverts plus tard. Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 8h en France métropolitaine. Selon les villes, ils fermeront entre 18h et 20h. Afin d'accroitre quelque peu la participation, toujours faible à ce scrutin, plus de 400 communes ont repoussé l'heure de fermeture de leurs bureaux.
 
>>> Polémique sur les bulletins. En milieu d'après-midi, le Front national mais aussi le parti de Corinne Lepage Cap 21 ont dénoncé l'absence de leurs bulletins de vote ou la présence de mauvais bulletins de vote dans certains bureaux. 
 
Les premières estimations sont données à partir de 20h, mais les premiers résultats ne seront pas connus avant 23h, heure de fermeture du dernier bureau de vote... en Italie, dernier pays à fermer ses bureaux.
 
La gauche laminée, le PS au plus bas 


Le Monde.fr | 25.05.2014 à 20h39 
 
 
Rien n'y a fait. Ni l'activisme de Manuel Valls, qui aura multiplié les meetings ces deux dernières semaines. Ni la forte implication, contrairement à ce qui s'était pratiqué pendant celle des municipales, de ses ministres dans la campagne européenne, censée mobiliser « le cœur de l'électorat PS » qui avait tant fait défaut à l'occasion de ce précédent scrutin. Ni même les mesures fiscales en faveur des plus modestes annoncées par le gouvernement ces derniers jours. Et encore moins la stratégie du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, aux yeux duquel la mise en avant de l'Allemand Martin Schulz, candidat à la présidence de la Commission européenne, afin de donnerun visage à un possible changement, était susceptible de mobiliser les sympathisants socialistes.
Le Parti socialiste, flanqué du PRG, a reçu, dimanche 25 mai, sa deuxième gifle électorale en moins de deux mois, obtenant 14,7 % des suffrages selon une estimation IPSOS Steria pour Le Monde. Il atterrit en troisième position, plus de dix points derrière le vainqueur du scrutin, le Front national, qui comptabilise 25 % des voix. Et près de six longueurs derrière l'UMP, qui rassemble 20,3 % des voix. Les socialistes sont donc parvenus à faire encore moins bien que leur score déplorable de 2009, quand ils avaient, quelques mois après leur sinistre congrès de Reims, obtenu 16,48 %. A l'époque, ils avaient pâtis, outre de leurs guerres intestines, de la percée des écologistes conduits par Dany Cohn-Bendit, qui les avaient talonnés de peu avec 16,28 %. Ils ne pourront pas, cette fois, se camoufler derrière cette explication, puisque le score des listes EELV est presque divisé par deux, à 8,7 %.
Donnée inquiétante
Où sont passés les électeurs de gauche ? La question va, dans les jours et semaines qui viennent, largement mobiliser les états majors. Avec un Front de gauche à 6,6 % et une liste Nouvelle Donne qui atteint les 3,1 %, le total gauche s'avère famélique, qui plafonne à 33,1 %. Deux ans après son élection, pourFrançois Hollande, cette donnée est particulièrement inquiétante. D'autant que le président, fin connaisseur de sa carte électorale, pourra apprécier à leur juste valeur la faiblesse des scores obtenus par certaines figures du parti, comme Vincent Peillon, qui plafonne à 12 % dans le Sud-Est. Ou dans des bastions socialistes historiques, comme le Nord-Ouest, où Gilles Pargneaux ne fait guère mieux (12,1%). Même l'emblématique syndicaliste Edouard Martin peine à s'extirper de cet étiage, qui atterrit à 12,6 % dans l'Est.
Malgré les scores un peu moins déplorables des listes conduites par Isabelle Thomas dans l'Ouest (15,9 %), Jean-Paul Denanot dans le Massif central –Centre (15,9%) ou encore Virgine Rozière dans le Sud Ouest (17,2 %), l'exécutif socialiste a donc ce soir peu de motif de satisfaction politique. Certes, sa déroute, contrairement à celle essuyée aux municipales, est facialement estompée par la victoire du parti d'extrême droite quie relègue en deuxième position  l'UMP.
Mais cette deuxième déroute consécutive des socialistes au pouvoir, qui ramène leur assiste électorale au niveau des européennes de 1994, qui avaient vu Michel Rocard sauter comme sur une mine de son poste de premier secrétaire, est annonciatrice de nouveaux remous, au parti socialiste comme dans la majorité. En début de soirée, Christian Paul, député PS de la Nièvre et figure de la protestation du groupe socialiste contre le programme de stabilité, écrivait sur son compte twitter« En France contre le FN, changer d'équipe ne suffit pas. La responsabilité du président sera de proposer une nouvelle politique. »
Vendredi, après les avoir incité pendant plusieurs semaines à menercampagne, Matignon avait demandé à nombre de ministres de décommanderleurs participations aux plateaux télévisés du dimanche soir, afin d'éviter que les figures de l'exécutif n'incarnent trop la défaite. Il s'agissait là d'une sage précaution.
§  David Revault d'Allonnes 
Journaliste au Monde
 
 
 
Tag(s) : #POLITIQUE FRANCAISE

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