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Boni Yayi-Aboumon doit se trouver en urgence de nouveaux amis en France

  

 

Politiques 27/02/2011 à 20h09

  

 

Claude Guéant et Gérard Longuet sont nommés, respectivement, à l'Intérieur et à la Défense. Patrick Ollier sauve sa tête. Le point sur le remaniement au gouvernement.

 

Par LAURE EQUY

Cinq minutes depuis l’Elysée pour invoquer la formidable redistribution des cartes qui agite le monde arabe... et lâcher Alliot-Marie. «Ces révolutions arabes ouvrent une ère nouvelles dans nos relations avec ces pays dont nous sommes si proches [...]. Ce changement historique, nous ne devons pas en avoir peur», a plaidé Nicolas Sarkozy dans son allocution, avant, fait rarissime – pas de secrétaire général de l’Elysée sur le perron, et pour cause... – de présenter en personne sa nouvelle équipe.

Difficile pour autant de justifier ce débarquement-remaniement – le dixième depuis 2007 – autrement que par les bourdes en série de sa ministre des Affaires étrangères (de sa proposition de coopération policière au régime Ben Ali aux mensonges sur son séjour tunisien), débarquée ce dimanche soir, et plus globalement les loupés de la politique étrangère de l’Elysée: tardif lâchage du dictateur tunisien, congratulations à Moubarak pour sa décision «courageuse» de quitter le pouvoir, crise diplomatique avec le Mexique sur fond de dossier Cassez.

 

Alors qu’en novembre, lors du précédent remaniement, la droite vantait déjà un casting resserré autour de cadors – dont MAM, jusqu’alors valeur sûre... – censés muscler le jeu dans la dernière ligne droite du quinquennat, Nicolas Sarkozy ressort encore ses jokers. Au premier rang desquels Alain Juppé, qui récupère sans surprise le Quai d’Orsay. Le point sur ce remaniement qui touche plusieurs postes régaliens.

 

Juppé, le nouvel homme fort

 

Lui qui avait si mal démarré ce quinquennat... En juin 2007, l’ex-Premier ministre perdait du même coup les législatives dans son fief de Bordeaux et son poste de ministre d’Etat à l’Environnement. Beau retour en grâce pour Juppé, réintégré dès novembre au gouvernement, qui troque son ministère de la Défense pour le Quai d’Orsay. Portefeuille dont il a déjà été chargé de 1993 à 1995, dans le gouvernement Balladur. En novembre, il était pressenti pour le poste mais avait posé ses conditions : pas de comptes à rendre au duo de l’Elysée, Jean-David Levitte, conseiller diplomatique, et Claude Guéant. La sortie de route de MAM et le malaise général de la diplomatie lui ont-ils permis de faire valoir ses exigences?

 

Ces derniers jours, il a donné de la voix sur l’international, souhaitant «de tout coeur que Kadhafi vive ses derniers moments de chef d’Etat», mais aussi sur la politique intérieure, osant critiquer le débat, voulu par Sarkozy, sur la place de l’islam, pour lequel il préconise un «recadrage». Mais avait mollement défendu sa collègue Alliot-Marie, notant qu’il appartenait «aux autorités compétentes de l’Etat d’en tirer les conséquences si elles le souhaitent».

 

Alliot Marie, le crash

 

Appelée depuis des semaines à la démission par la gauche, lâchée par l’UMP, personne – conseillers de l’Elysée, ministres, voire «poids lourds» du gouvernement, dixit l’AFP – ne misant plus un copec, ces trois derniers jours, sur son avenir au gouvernement, MAM s’est pourtant accrochée jusqu’au bout. «Peu importe ce qui se passera quand j’atterrirai à Paris, je suis 100% mobilisée en tant que ministre des Affaires étrangères», tentait-elle encore samedi, au Koweit, avant de présenter sa démission dimanche. Carbonisée, s’enfonçant dans une version mensongère de son séjour tunisien, avec virées dans le jet privé de l’ami homme d’affaires, Aziz Miled, elle ne s’était pas rendue, la semaine dernière, en Tunisie. Et n’accompagnait pas Sarkozy, vendredi en Turquie. Lequel, pour sauver un tant soit peu sa présidence du G20, devait se séparer de sa ministre discréditée, qui trébuche après avoir occupé tous les postes régaliens – Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères.

 

Guéant, l'homme du Président à Beauvau

 

«Il m'a accompagné depuis neuf ans dans toutes les responsabilités que j'ai exercées»,

a souligné ce soir Sarkozy. Ancien préfet, ex-patron de la police nationale, Claude Guéant connaît très bien la Place Beauvau pour y avoir été directeur de cabinet, lorsque Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Le poste est convoité depuis longtemps par l’homme de confiance du Président, qui a été son secrétaire général depuis 2007. Ce haut-fonctionnaire plutôt secret avait, surtout au début du quinquennat, court-circuité bon nombre de ministres, Matignon au premier chef, en intervenant régulièrement dans les médias, à la demande du Président. Brice Hortefeux, autre fidèle de Sarkozy, pourrait, lui, rejoindre l'Elysée, comme conseil spécial, afin de préparer la campagne de 2012.

 

Longuet, le retour en grâce

 

Oublié du dernier remaniement, le patron des sénateurs UMP n’avait pas caché sa «déception», déplorant tout haut le peu de «formes de politesse» de Sarkozy à son égard. Il fait son entrée au gouvernement, trois mois et demi plus tard pour remplacer Juppé, comme pouvait le laisser pressentir sa présence, au côté du président de la République, vendredi à Ankara. «Ministre? Je le verrais bien à la Défense. Ce serait une belle vengeance», avait prédit à propos de son ami, François Léotard (Libération du 10 juin 2010). Figure de la droite libérale, Gérard Longuet est resté longtemps hors jeu depuis sa mise en examen, en 1994, dans l’affaire du financement du Parti républicain, pour laquelle l’ancien ministre de l’Industrie d’Edouard Balladur bénéficie d’un non lieu en mars 2010.

 

Ollier sauve sa tête

 

Le ministre des Relations avec le Parlement sauve sa tête... après avoir vigoureusement démenti sa promesse de quitter le gouvernement avec sa compagne MAM si elle devait démissionner.

 

Aussi du voyage en Tunisie à Noël, il a été épinglé par la presse pour ses liens privilégiés avec Kadhafi. Mais Sarkozy pouvait difficilement lui en tenir rigueur, qui avait lui-même reçu avec les honneurs le dictateur libyen fin 2007.

 

Libération

 

 



 
 

Hortefeux, le seul béninois du gouvernement et l'ami du roi Boni 1er, viré par le king Sarko !!!

 

 

Tag(s) : #POLITIQUE FRANCAISE

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