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IBK: Les Maliens se questionnent, et pour cause ! 
  

Son Excellence Monsieur IBK (Ibrahim Boubacar KÉÏTA) finira-t-il son mandat en 2018 ? En liberté ? En bonne santé ? 

Pourquoi IBK – le Président élu du Mali en juillet/août 2013 sur insistance de Monsieur François HOLLANDE, persiste-t-il à ne s’entourer que de ses parents, alliés matrimoniaux et proches immédiats ? 

Pourquoi le jeune fils d’IBK est-il imposé député, puis désigné à la tête de la très stratégique cellule de l’Assemblée nationale dite "Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la protection civile" du Mali, encore sous occupation ?

Pourquoi le beau-père de l’Honorable fiston présidentiel est-il désigné Président de cette même Assemblée Nationale devenant familiale ? 

Pourquoi IBK se refuse-t-il à un remaniement  du gouvernement quand bien même toutes les conditions l’exigeant sont réunies, y compris la mise en place des onze (11) "Commissions permanentes" et politiciennes de l’Assemblée Nationale ? 

Enfin, que se partage la bande des IBK (Monsieur Nankouma KÉÏTA - Secrétaire politique du parti d’IBK - le RPM  et son fils Djiby KÉÏTA – homme d’affaires informel très bien introduit, le nommé Karim KÉÏTA-fils d’IBK et son beau-père Issaka SIDIBÉ – Président de l’Assemblée Nationale malienne), le commandeur en chef du RPM (Bocari TÉRÉTA – omnipotent Secrétaire Général dudit parti), Monsieur Sidi Mohamed KAGNASSI (Homme d’affaires sulfureux installé en Suisse, nommé Conseiller spécial d’IBK le 7 janvier 2014)  et la pègre internationale basée en Corse ? 
  

Comme les Maliens, les Français aussi s’interrogent, mais autrement sur d’autres détails : 


« Deux juges et des dizaines d'enquêteurs sont [aux] trousses [de M. TOMI] depuis de longs mois. Pour eux, pas de doutes possibles : l'homme d'affaires corse Michel TOMI, 66 ans, à la tête d'un empire industriel en Afrique, serait le dernier "parrain des parrains" français. L'affaire inquiète jusqu'à l'Élysée, elle risque même de provoquer de forts remous dans les milieux diplomatiques, avec la mise en cause pour corruption du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, dit "IBK" » 
  

Méditons et trouvons ! 
  
Pour rappel, c’est IBK, en sa qualité de Premier ministre nommé en 1993, qui, en moins de deux ans, a installé les juteux PMU-Mali et Casino de Bamako.   

De très vraisemblables débuts de réponses se retrouvent dans une série d’articles dont celui-ci de Gérard DAVET et Fabrice LHOMME, tous deux journalistes du Monde 
  

« Avril 2012. Par un bel après-midi printanier, un homme en costume azur sort du restaurant parisien huppé La Maison de la truffe, escorté par ses gorilles. C'est IBK. Il serre dans ses bras un Michel TOMI en petite forme. Atteint d'une sclérose en plaques, il se déplace en fauteuil roulant. Son lieutenant, Jean-Luc CODACCIONI, dit « Johnny », est également présent. Les trois hommes ne sont pas seuls : les policiers, en planque, mitraillent la scène au téléobjectif. M. TOMI sait entretenir ses amitiés. Il fournit des vêtements de marque au futur président malien, paie ses séjours à l'hôtel parisien La Réserve, met à sa disposition des avions pour sa campagne présidentielle – M. TOMI possède deux compagnies aériennes, Afrijet et Gabon Airlines. 
 
En décembre 2013, en marge d'un sommet africain qui se tient à Paris, IBK effectue un déplacement privé à Marseille, où il est pris en main par les hommes de M. TOMI. Celui-ci multiplie les séjours dans la cité phocéenne : il se rend deux fois par mois à l'hôpital de la Timone. Plus récemment, du 8 au 10 février, M. TOMI héberge son ami, tous frais payés, dans une suite du palace parisien le Royal Monceau. Il lui procure aussi des véhicules haut de gamme. Il s'occupe même de sa sécurité. » 


« Selon les informations du Monde, depuis le 25 juillet 2013, date de l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Paris pour "blanchiment aggravé en bande organisée", "abus de biens sociaux" et "faux en écriture privée", les juges Serge TOURNAIRE et Hervé ROBERT enquêtent en toute discrétion sur Michel TOMI, son groupe industriel Kabi, mais également sur ses réseaux politiques.

L'homme est soupçonné de blanchir en France une partie de l'argent gagné en Afrique. Et de financer des présidents africains. 

Plusieurs chefs d'État seraient impliqués dans le "système Tomi" : IBK, donc, mais aussi le président gabonais, Ali BONGO, et les présidents tchadien ou camerounais. »
 

  

Par Gérard DAVET et Fabrice LHOMME, journalistes au Monde 


Suite : http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/28/la-justice-sur-la-piste-du-parrain-des-parrains_4391336_3224.html 

Tag(s) : #Politique Africaine

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