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Publié le 11 août 2011

 

 

Les nouveaux «lions» africains de la croissance



Aux côtés des dragons et des tigres asiatiques, des jaguars de l’Amérique du sud et des BRICS, les économies émergentes mondiales comptent aujourd’hui avec deux lions africains. Composés du Ghana et de l’Ethiopie, ces deux lions affichent les taux de croissance les plus importants d’Afrique.

  

D’après les dernières prédictions de la Banque Africaine et de Développement (BAD) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour 2011, le Ghana affiche un taux de plus de 12% et l’Ethiopie de plus de 10%.

  

Le Ghana, champion de la croissance pour 2011

L’ancien prestigieux royaume ashanti va doubler la croissance de son produit intérieur brut (PIB) en seulement un an, passant de +5,9% en 2010 à +12% en 2011 grâce au pétrole. La Banque mondiale est même encore plus optimiste, tablant sur un PIB en hausse de 13,4%. En comparaison, la croissance du PIB de l’Afrique de l’Ouest pour 2011 est de 5,9% et celle de l’ensemble du continent de seulement 3,7%.

Le Ghana est en pleine phase de décollage: entre 1993 et 2006, la taille de son économie a triplé grâce à la stabilité sociale et l’enracinement croissant de la démocratie dans le pays qui ont permis de créer les conditions idoines pour attirer les investissements. De plus, avec le démarrage de la production de pétrole à grande échelle en décembre 2010, le pays lance une réelle politique de diversification de son économie. Bref, les pétrodollars coulent à flot. Mais la chance du Ghana, c’est que le pays n’a pas attendu l’«or noir» pour enclencher son décollage économique.

  

Le pays est ainsi le deuxième producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud, et le deuxième exportateur mondial de cacao, derrière son voisin ivoirien. Pour le Ghana, le pétrole est un moteur de plus à son économie —mais pas l’unique. Le président Barack Obama ne s’y est pas trompé: il avait réservé au Ghana en juillet 2009 son premier voyage en Afrique subsaharienne.

 

L’Ethiopie, la renaissance d’un Etat en Afrique de l’Est

 

Bien qu’aujourd’hui la situation nutritionnelle demeure encore grave pour des millions d’habitants, l’Ethiopie est en plein changement. Addis Abeba est devenue le siège de l’Union Africaine et compte d’importantes infrastructures comme l’aéroport international, véritable hub régional. Le pays est le premier producteur de café du continent. En 2011, le pays a réalisé un chiffre d'affaires de 842 millions de dollars sur la base des 196.000 tonnes de café exportées sur le marché mondial au cours de l’année fiscale 2010/2011.

 

Principal partenaire commercial du pays, la Chine est actuellement la principale destination des exportations éthiopiennes, position à laquelle elle a supplanté l’Allemagne. C’est également la première source d’importations pour l’Éthiopie, alors que c’était auparavant l’Arabie saoudite.

 

Les échanges (importations et exportations) entre les deux pays ont été multipliés par dix en moins de huit ans, passant de 100 millions de dollars en 2002 à plus de 700 millions en 2006 (les exportations éthiopiennes dépassant alors les 120 millions), et à plus d'un milliard de dollars en 2009/2010. A Addis Abeba, la «ChinAfrique» est désormais une réalité, et tant pis pour les Occidentaux trop frileux.


Les Chinois sont présents dans de nombreux secteurs, du bâtiment aux routes, mais aussi dans les télécommunications et la production d’électricité.

Ce dernier secteur est stratégique pour permettre à un pays de décoller économiquement, et la pénurie d’électricité, en Afrique, constitue un des principaux freins à la croissance.

 

Mais l’Ethiopie cherche aujourd’hui à diversifier ses partenaires économiques et en mai dernier, c’est avec le géant indien que le pays a signé plusieurs accords de coopération.

 

Source: AfriqueAvenir



 
 
 
 
Tag(s) : #Politique Africaine

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