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LIBERATION Le 10 juillet 2009

 

M. Françafrique: portrait de Robert Bourgi. 

  

  

Cet avocat de 64 ans s’inscrit dans la continuité de Jacques Foccart, au moment où vacillent les relations privilégiées entre Paris et son pré carré africain.

 

Par THOMAS HOFNUNG

  

Mon premier est un musulman chiite qui mange du porc, boit du vin et qui a fait baptiser ses trois enfants. Mon deuxième est né et a grandi au Sénégal dans une famille d’immigrés libanais, avant de faire ses études de droit et de s’installer en France. Mon troisième est un avocat qui n’a jamais plaidé, un go-between de profession qui navigue dans les eaux troubles de la «Françafrique». Mon quatrième est un homme qui dit «servir son pays et son président, Nicolas Sarkozy», mais qui est généreusement rémunéré par des chefs d’Etat étrangers - africains - pour ses bons et loyaux services. Et mon tout est… Robert Bourgi, 64 ans, l’ultime héritier de Jacques Foccart, bras droit du général de Gaulle qui, jusqu’à son dernier souffle, a défendu le pré carré français en Afrique. On pourrait ajouter à ce concentré de contradictions et d’identités plurielles cet autre paradoxe : Robert Bourgi est une éminence de moins en moins grise qui ne dédaigne pas les sunlights. Au risque de se brûler ? Il semble avoir décidé de jeter par-dessus bord l’une des règles édictées par son mentor, Jacques Foccart :

«En Afrique, reste dans l’ombre, tu n’attraperas pas de coups de soleil.»

Jusqu’à récemment, Robert Bourgi recevait discrètement, dans son bureau au rez-de-chaussée d’une avenue cossue du XVIe arrondissement de Paris, où trône un buste de Bonaparte encadré par une flopée de photos et de portraits du général de Gaulle, ses deux héros. Vilipendé par tous ceux qui s’étranglent devant cette Françafrique qui ne veut pas mourir, il a choisi, depuis quelques mois, d’apparaître plus souvent en public. Comme pour mieux narguer ses détracteurs. Ou craint-il, après le décès du hérault de la Françafrique, Omar Bongo, que ses jours soient comptés?

   

Il ne faut pas se tromper. Rond et madré, parsemant ses propos d’anecdotes souvent drôles et de piques bien senties, Bourgi n’est pas un pied-tendre. Avec Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, qu’il gratifie de «pivot de la politique étrangère» française, il forme un tandem de choc. En mars 2008, à la demande du président du Gabon, il a obtenu la tête du secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, qui réclamait la mort de la Françafrique, et joue depuis les sorciers auprès de son successeur, Alain Joyandet, un novice sur le continent noir. Bernard Kouchner, lui, est mis devant le fait accompli quand Guéant et Bourgi s’entretiennent, à Paris, avec des dirigeants africains qui sentent le souffre ou le putsch. Ce fut le cas, récemment, avec le nouvel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, installé par l’armée après le renversement du président Marc Ravalomanana. Ou encore avec le général Aziz, qui a pris le pouvoir en Mauritanie il y a un an et cherche le soutien de Paris. Le duo est aussi à la manœuvre dans le dossier libano-syrien, Bourgi disposant, là encore, d’entrées précieuses.

Son Eminence affirme en revanche travailler en bonne intelligence avec la cellule chargée des questions africaines à l’Elysée, dirigée par un homme qui milite pour la rupture avec le passé, Bruno Joubert. La réalité est plus complexe. Les deux parties se consultent, mais se regardent en chiens de faïence… Ainsi en a décidé le Président, qui cultive l’art d’avoir deux fers au feu. Quand un coup d’Etat se produit, Paris condamne fermement, puis envoie discrètement Robert Bourgi pour garder le contact et ne pas insulter l’avenir. Schématiquement, la «cellule Afrique» gère les gros dossiers : le Darfour, l’Afrique des Grands lacs, la Somalie. Bourgi, de son côté, joue les missi dominici et maintient le fil avec les dirigeants «amis». Normal pour celui qui donne du «tonton» au président du Sénégal, Abdoulaye Wade, et appelait «papa» feu Omar Bongo.

Bourgi savoure sa revanche. Longtemps proche de Jacques Chirac, dont il fut le conseiller dans les années 80, puis de Dominique de Villepin, il est passé avec armes et contacts dans le camp de Sarkozy en septembre 2005, lorsque «DDV» lui a signifié que, trop sulfureux, ils devaient cesser de se voir en prévision de la présidentielle. Sarko, relate-t-il avec gourmandise, l’accueille alors à bras ouverts : «Ils t’ont fait la même chose qu’à moi, dit-il, faisant allusion à l’affaire Clearstream, mais je les niquerai !» C’est chose faite en mai 2007. Le jour de son intronisation, Bourgi est à l’Elysée, dans le carré réservé à la famille. Quelques mois plus tard, c’est la consécration : il est fait chevalier de la Légion d’honneur par le chef de l’Etat, qui le qualifie de «grand connaisseur de l’âme africaine».

 

Et pour cause, Robert Bourgi EST africain. «Je suis le seul à Paris qui peut dire à un ministre africain sans qu’il en prenne ombrage : "Tu m’emmerdes, sale nègre !"» Né à Dakar, il y retourne «toutes les six semaines» et parle couramment le wolof. Il ajoute: «C’est mon pays natal, je parle couramment le wolof, ainsi que l’arabe.» Son père, un paysan du Sud-Liban, a émigré au Sénégal en 1918. Ayant fait fortune dans le négoce, Mahmoud revient au Liban pour prendre femme : ce sera la fille d’un notable local, le maire de Tyr. Ils auront 13 enfants. Robert a perdu son frère jumeau - «monozygote», précise-t-il - quand il avait deux ans. Curiosité familiale : l’un de ses frères, l’universitaire Albert Bourgi, pourfend sans relâche la Françafrique sur les plateaux télé.

  

A la Libération, leur père est repéré par «Monsieur Foccart», comme le désigne respectueusement Robert Bourgi. Foccart cherche des relais locaux, et Mahmoud devient son homme de confiance à Dakar. Le fils sera formé à bonne école… Au cours de ses études au Sénégal, Robert fréquente ceux qui vont bientôt compter dans le pré carré francophone après les indépendances. Coopérant au Bénin, puis en Mauritanie dans les années 70, il devient prof de droit à Abidjan, où il rencontre Laurent Gbagbo, l’actuel président de Côte-d’Ivoire, qu’il tente de rabibocher avec Paris. Sans succès, pour l’instant. Dans les années 80, il intègre le clan des Africains de Chirac : conseiller du maire de Paris, puis du ministre de la Coopération, Michel Aurillac. Une expérience qui, dit-il, le vaccine contre la «technostructure» et l’incite à se mettre à son compte.

Avant sa mort, en 1997, Foccart l’aurait désigné comme son successeur, assure-t-il. Son plus grand titre de noblesse. «Je ne suis pas diplomate et ne dois rien à l’Etat français, mais tant que je peux aider à contrer les Américains, les Chinois, les Indiens en Afrique, je le ferai!», proclame ce fan de tennis, qui ne manque jamais une finale de Wimbledon.

  

Ses détracteurs lui reprochent de mélanger les genres : «Ce mercenaire de la Françafrique cherche à légitimer les putschistes pour mieux s’enrichir.» Son épais carnet d’adresses est, de fait, un précieux sésame pour les hommes d’affaires qui débarquent sur le continent dans son sillage. Bourgi est aussi le conseil d’entreprises, la britannique Imperial Tobacco par exemple, qui cherchent à s’implanter en Afrique. Tout à coup, le téléphone sonne : «Allo Karim [Wade, le fils du président sénégalais, ndlr] ? Oui, pas de problème : j’ai l’accord de Brice [Hortefeux, ndlr] pour le déjeuner.» Sourire aux lèvres, il glisse : «Vous voyez à quoi je sers…»

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert Bourgui en 7 dates

  

Avril 1945:

Naissance à Dakar.

1983:

Devient conseiller de Chirac pour les questions africaines.

1986-1988:

Conseiller du ministre de la Coopération, Michel Aurillac.

Mars 1997

: Mort de son mentor, Jacques Foccart.

Septembre 2005

: Rompt avec les chiraquiens et rallie le camp de Sarkozy.

Septembre 2007

: Fait Chevalier de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.

Juin 2009:

Assiste à Librevile aux funérailles de «papa Bongo».

 

Robert Bourgi, vétéran de la Françafrique

  

LEMONDE"| 29.08.09

 

Sa Maserati est garée à trois pas de ses bureaux, dans le 16e arrondissement de Paris. Lorsque Robert Bourgi se rend en Afrique, c'est presque toujours dans un avion privé affrété par une grande entreprise intéressée par son carnet d'adresses au Gabon, au Congo-Brazzaville, en Côte d'Ivoire ou par un chef d'Etat africain auquel il vend la promesse de contacts politiques de haut niveau en France. Cet entregent est manifestement la source de cette vie confortable, bien plus que son statut officiel d'avocat, lui qui avoue en riant : "C'est ma femme, Catherine, qui traite les dossiers et plaide. Moi, j'apporte les affaires. D'ailleurs, je n'ai passé la robe que le jour de ma prestation de serment."

 

A table, il est volubile, amusant, grand amateur de chablis bien qu'il s'affirme "musulman chiite" et plus encore de femmes "sauf des Africaines avec lesquelles (il n'a) même jamais dansé". Du vivant d'Omar Bongo, il régnait sur l'Hôtel Meurice, le palace parisien où le président gabonais recevait lors de ses séjours en France. Les hommes d'affaires de toutes sortes faisaient antichambre. Pas lui. Bongo était tout à la fois son client, peut-être son ami, et en tout cas le parrain de la petite fille qu'il a eue, tardivement, d'une liaison adultérine assumée, y compris par son épouse- Bourgi étant lui-même le parrain de l'un des fils de Bongo.

 

Robert Bourgi a toujours appelé Omar Bongo, à l'africaine, "papa". Le secrétaire d'Etat français chargé de la coopération, Alain Joyandet, se souvient de l'avoir vu entrer sans frapper dans la suite du président pour s'introduire sans façon au milieu de leur conversation.

 

Autant dire que la mort du chef d'Etat gabonais et l'élection présidentielle du dimanche 30 août sont un enjeu majeur pour celui qui se targue d'être le fils spirituel de Jacques Foccart - grand ordonnateur du gaullisme en Afrique et des réseaux qui s'assurèrent après les indépendances de la soumission des anciennes colonies africaines aux intérêts de la France.

C'est Robert Bourgi qui a laissé filtrer, le 7 juin, d'un coup de fil au Point, la nouvelle de la mort d'Omar Bongo. "Ce soir-là, il était mort cliniquement. Je ne sais même pas s'il n'était pas parti avant", glisse-t-il tranquillement. Quelques heures plus tard, malgré les démentis farouches de l'Etat gabonais, l'AFP confirmait la mort du doyen de la Françafrique, citant "une source proche du gouvernement français", qui, à en croire Bourgi, n'était autre que... lui-même.

 

Existe-t-il plus haut attribut du pouvoir que de décider de l'heure de la mort d'autrui ? Ce fut, en tout cas, la façon la plus efficace de signifier au plus haut sommet des Etats français et gabonais un message clair : il faudrait compter avec lui pour gérer la succession.

 

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, le franc-tireur Robert Bourgi est partie prenante de la politique africaine de l'Etat. Dans la galaxie foisonnante des intermédiaires et des communicants qui vendent leur influence aux dirigeants africains, il occupe une place à part. "Je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy", insiste-t-il.

 

Cet été, il a mis toute son énergie au service de l'élection de son poulain, Ali Ben Bongo, fils et héritier du président défunt qu'il présente comme "le meilleur défenseur des intérêts français dans tous les domaines". Mais son candidat est aussi son client : "Si Ali Bongo n'est pas élu, Bourgi perd l'un de ses derniers gros marchés", résume un haut diplomate.

 

D'où vient que ce sexagénaire chaleureux, né à Dakar dans une famille de grands commerçants libanais et "initié à l'Afrique par M. Foccart", ait gardé tant d'influence à droite, notamment auprès d'un Nicolas Sarkozy qui, lors de sa campagne, promettait d'en finir avec ces réseaux parallèles à la diplomatie ?

 

D'un sens aigu de la psychologie du pouvoir. D'un charme à la fois viril et désuet. D'un goût affirmé de la discrétion. Et d'un très solide réseau. Car Robert Bourgi, fils d'un riche importateur de textile, a su faire fructifier ses connaissances. Son père a noué des relations d'affaires avec Jacques Foccart. Le conseiller de De Gaulle, puis de Georges Pompidou, dirige alors une société d'import-export de tissu, la Safiex, "en relation d'affaires avec papa, un richissime importateur de textile" à Dakar.

 

Mahmoud Bourgi, gaulliste de la première heure, est l'un des premiers inscrits au Rassemblement du peuple français (RPF). Son fils écrit donc à Foccart, lorsque, après des études de droit en France, il cherche une situation. Sa thèse de doctorat d'Etat a porté sur "Le général de Gaulle et l'Afrique noire". Il enseigne le droit comme coopérant à Cotonou, Nouackchott puis Abidjan. Il rêve de mieux.

 

A la faculté d'Abidjan, il a rencontré Laurent Gbagbo, alors professeur d'histoire, qui deviendra en 2000 président de la Côte d'Ivoire. Jacques Foccart n'a pas de successeur. Mais il introduit Bourgi auprès de Jacques Chirac. et surtout, en 1978, auprès de l'homme-clé de l'Afrique de l'époque, l'inventeur du concept de Françafrique, le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Les relations avec le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, puis avec Omar Bongo suivront.

 

Avec tous, Robert Bourgi copie ce mélange de déférence apparente et de familiarité propre à Foccart et y ajoute son humour et sa chaleur orientale. En France, il s'est immiscé avec le même entregent dans les milieux politiques, auprès de Jacques Chirac, de Charles Pasqua - avec lequel il se fâchera - et de Nicolas Sarkozy, rencontré en 1983 au siège du RPR, "un gamin brillantissime", dit-il.

 

En 1997, la mort de Jacques Foccart menace soudain de le fragiliser. Il va jouer son coup de maître. Le jour de l'enterrement, alors qu'il pleure comme un enfant la mort de ce "second père", Chirac le prend dans ses bras et le convie à passer le soir même à l'Elysée. Il y a là son secrétaire général Dominique de Villepin. Et Jacques Chirac adoube Robert Bourgi : "Vous allez travailler ensemble, Dominique et vous. Si je ne suis pas disponible, c'est lui qui vous recevra." Désormais, Bourgi initiera Villepin à l'Afrique.

 

Cela ne va pas sans résistance. Le Quai d'Orsay est révulsé par les méthodes de Bourgi. Le conseiller officiel pour l'Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse, affirme que le président lui a répondu, alors qu'il lui demandait que faire des demandes de rendez-vous de Bourgi :

"Vous ne le prenez pas au téléphone, vous ne le recevez jamais à la présidence. S'il a des choses à dire, qu'il les dise au ministère des affaires étrangères."

Il n'empêche, Robert Bourgi rencontre Dominique de Villepin une fois par mois. Il lâchera cependant le protégé de Jacques Chirac le jour où il comprendra que celui-ci n'a aucune chance de l'emporter à la présidentielle. "Bourgi a ramené à Sarkozy la ration d'aide financière prévue pour Villepin de la part de Bongo et de Sassou", assure aujourd'hui un chiraquien.

 

Son rôle auprès de Nicolas Sarkozy ? "Du trafic d'influence", pestent les diplomates qui assurent qu'il crée de faux conflits entre la France et les chefs d'Etat africains afin de monnayer sa capacité à les réconcilier. "Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français, explique-t-il tranquillement.

Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici. Mais je ne me déplace jamais sans informer Sarko et Guéant."

Le secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, ne l'ignore pas. "Il ne fait pas la politique de la France en Afrique, affirme-t-il, mais il exprime parfois des choses que nous ne pourrions pas dire." Claude Guéant explique qu'il "aime bien bavarder avec lui des réalités africaines". "Il perçoit l'importance des phénomènes tribaux, des croyances, argumente le secrétaire général de l'Elysée. Mais nous ne lui confions aucune mission. Et s'il prétend avoir vendu aux pouvoirs publics sa préférence personnelle, il va au-delà de son rôle." Bruno Joubert, le conseiller Afrique du chef de l'Etat, voudrait pour sa part ne lui voir jouer qu'un rôle d'informateur sur la vie privée des chefs d'Etat africains, comme lors de l'hospitalisation d'Omar Bongo, que la France n'a pas apprise par les canaux diplomatiques officiels.

 

Robert Bourgi tourne cela autrement : "Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo, explique-t-il en souriant. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra."

 

Il a en tout cas su se faire adouber symboliquement par le nouveau président français en figurant dans le cercle réservé à la famille, lors de la cérémonie d'investiture, le 16 mai 2007. Puis se faire remettre la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy, le 27 septembre 2007. Obtenir, au nom d'Omar Bongo, le renvoi du ministre de la coopération Jean-Marie Bockel, coupable d'avoir déclaré mettre fin à la Françafrique. "Il a gravi un à un une échelle qui a accrédité l'idée de sa surpuissance et augmenté le nombre de dirigeants prêts à payer ses services", reconnaît l'écrivain Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal. Il appartient aujourd'hui au premier cercle des donateurs de l'UMP, ceux qui peuvent donner au maximum 7 500 euros et apporter les contributions de leurs amis.

 

Sur le plan politique, la puissance de Robert Bourgi est cependant plus fluctuante qu'il le laisse croire. Il ne monnaie plus son entregent que dans cinq ou six pays sur les cinquante-trois que compte l'Afrique. Mais nombre de diplomates craignent que son influence auprès de Nicolas Sarkozy reflète l'idée que le président se fait de l'Afrique, celle d'"un continent qu'on ne tient que par les barbouzes".

 

Raphaëlle Bacqué et Philippe Bernard

Article paru dans l'édition du 31.08.09

 



 
Tag(s) : #POLITIQUE FRANCAISE

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