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Petit manuel obscène de la sexualité en Afrique
 
 
 
On savait l’institution du mariage en crise dans les pays occidentaux. Mais plutôt que de remettre au goût du jour le mariage « de plusieurs » (polygamie), art noble en Afrique, on se résout en Europe à la facilité du « mariage pour tous ». Cela s’appelle l’évolution des mœurs, l’actualisation d’une institution qu’on croyait en voie de disparition : on n’arrête pas le progrès !

Les Africains n’aiment pas les hommes, ils préfèrent les enfants. Au Cameroun, l’homosexualité est par exemple condamnée mais la pédophilie non. D’ailleurs, les scandales de pédophilie quand ils existent servent couramment à désigner les frasques homosexuelles. De sorte que l’attirance envers les enfants n’est pas une infraction pénale et n’est punissable que sous une acception morale ou quand sa qualification peut s’apparenter à l’inceste par exemple.

 

La loi pénale camerounaise encourage celui qui a abusé d’une mineure à l’épouser pour échapper à des poursuites pénales. La nubilité au regard des textes est de 15 ans (article 52 de l’ordonnance n° 81/02 du 29 juin 1981 portant organisation état civil), mais dans certaines régions, dès neuf ans, dès l’apparition de certains caractères sexuels, les jeunes filles sont taillables et exploitables à merci. Dans un pays où la majorité civile est de 20 ans, la majorité sexuelle doit être de 7 ans ! Et quel que soit l’âge, au sens de la loi, le mariage émancipe les jeunes filles.

 

Aussi des « cous pliés » et des « bras cassés » fraient-ils librement avec des filles à peine pubères auxquelles le mariage est permis dès l’âge neuf ans, au moins coutumièrement. La question se pose de l’extensibilité de la notion d’orientation sexuelle dans les traités internationaux. L’orientation sexuelle est de plus en plus vue comme un aboutissement des préférences sexuelles, on ne nait pas « pédé », on le devient.

 

En ce cas, l’orientation sexuelle ne peut plus uniquement désigner le sexe du partenaire, mais peut également évoquer son âge (pédophilie). Il s’est trouvé des scientifiques pour dire que la pédophilie ne se guérissait pas, de là les options de castration chimique un temps envisagées par Nicolas Sarkozy en 2007. L’homosexualité a elle aussi connu cette étape existentielle. Ont-elles le même destin ?

L’Afrique, en important progressivement les lois homocompatibles, va-t-elle exporter ses considérations sur la sexualité infantile ou prépubère ? Les organisations internationales se battent contre le travail des enfants, la sexualité des enfants ne les intéresse que sous le prisme des viols de mineurs qui sont précisément des délits mineurs dans les pays comme le Cameroun.

 

Si à ces considérations, on ajoute le fait que « pédé », qui sert à désigner les homosexuels, pourrait très bien servir à désigner les pédophiles, on se demande à quelle sorte d’escalade nous assistons ces jours. En effet la pédérastie, étymologiquement et originellement, désigne l’amour des enfants. Il s’agissait dans la Grèce ancienne à la fois de relations homosexuelles et pédophiles… La pédophilie n’est donc pas un genre à part et a indubitablement une parenté de valeurs avec l’homosexualité. Certaines jeunes camerounaises ne sont pas émancipées par le mariage, mais de fait par la rue et par l’autorité parentale qui les y envoie. Elles se prostituent de plus en plus jeunes dans certaines contrées.

 

Encore un petit effort des lobbies homophiles et l’Afrique sera bientôt le continent de toutes les libertés sexuelles.

 

Le sexe aux temps du Sida

 

Quand au Cameroun, on veut, au terme d’une soirée arrosée, « embarquer » une jeune fille dont on ne sait toujours pas si elle est une fille de joie ou une fille en joie, il y a une formule bien pratique pour briser l’ambigüité, elle convient à la fois aux prostituées et aux autres : « je crois que je t’aime déjà, on fait comment ? » Si la jeune fille s’émeut et répond : « vite, comme ça » ? N’argumentez pas, c’est un acquis, classez là comme tel et agissez en conséquence : elle vous « aime » elle aussi, mais ne sait pas encore mettre de prix sur cet amour.

 

Cette réponse naïve signe le statut de votre interlocutrice. S’il s’agit en revanche d’une pro, et que vous lui déclariez votre flamme en demandant : « on fait comment » ? La réponse sera plutôt : « comme comment » ? Cette question qui est une réponse possible à votre question souligne de manière rhétorique l’évidence de tous les sous-entendus que véhicule votre préoccupation. « Comme comment » signifiant en l’occurrence « comme tu sais »… D’ailleurs, les plus « grillées », les plus « rôdées », les vraies « bordelles », avec un regard de chaudasse, en mettant scandaleusement votre main la moins en évidence dans leur entrecuisse (et parfois plus loin), vous répondront carrément par : « c’est comment, tu trembles ? »

Ce disant, elles vous invitent à ne pas craindre pour votre argent : si vous dépensez sans compter, elles sauront se donner généreusement. Fondamentalement, les Africaines sont des impudiques, toutes les artistes à succès sont des auteures de contenus explicites et de paroles grivoises. A côté, Madonna c’est de la petite bière ; et Khia, la rappeuse de « suck my dick », n’est qu’une enfant de chœur dont les « lyrics » sont d’ailleurs censurés dans les principales chaînes du câble américaines.

 

Alors la distinction fille de joie /fille en joie, dans certains milieux, n’est pas toujours évidente… De toute manière, le tarif il est le même, putain ou pas, il faudra bien « faroter » en se séparant, au petit matin ou avant.

 

Enfin, ne lui proposez pas de « faire sans » (faire l’amour sans préservatif), car elle accédera probablement à votre idée folle. Et fera montre d’un altruisme infini, en vous disant qu’elle a fait son dernier test de sida une semaine auparavant. Il ne viendra jamais à l’esprit de ces filles joyeuses que vous puissiez être malade ou porteur sain d’une infection amoureusement transmissible. Elles ne donnent pas cher de leur santé et se comportent en martyres de l’amour, en djihadistes du plaisir, en sacrifiées, en kamikazes, qui ne se préoccupent que de vous-même. C’est dû à une sorte de manque de professionnalisme des prostituées africaines qui allient toujours travail et plaisir personnel. Le plaisir personnel, selon une mythologie qui prospère ici, même s’il dure, n’est pas complet avec du latex. Ceci explique cela.

 

Au cas où vous feriez durer le plaisir jusqu’à l’aube, ne faites que ça. Au pire, ne dormez que d’un œil, ce sont aussi des professionnelles du chapardage. C’est bien connu les commerçants ne visent jamais que leur intérêt immédiat. Les commerçantes aussi, quand même il ne s’agit que de leurs charmes, ne s’embarrassent pas d’un grand luxe de scrupules. Mais ces comportements délictueux arrivent surtout si le prix convenu ou implicitement promis est particulièrement bas. Le mieux, c’est toujours de passer pour un « njoteur » (un profiteur) après coup : promettez monts et merveilles et ne lui donnez que ce qu’elle vaut (5.000 FCFA).

 

Si vous êtes grand seigneur, si elle vous a narré toute la misère de sa famille, vous pouvez toujours lui donner dix mille francs. Quant à votre promesse de FCFA 20.000, faites la considérer que vous avez défalqué les « frais généraux » de la veille sur son dû. Car pendant que vous buviez et festoyiez, elle a sans doute invité à votre table un cousin, une amie, une collègue qui étaient comme par hasard de passage. Ces invités surprises se sont plus à commander des Heineken à FCFA 1000 quand habituellement ils ne consomment que des 33 Export à 500. C’est l’amour que vous avez fait, pas la guerre : une fille qui vaut 5.000 ne va pas vous en coûter 50.000 TTC.

 
 
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