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17/11/2013

 


R.C.A. – « Les Amis de la Centrafrique » ont rencontré à Paris, Claude LENGA, le ministre centrafricain des Droits de l’Homme

 


Par Benoît ILLASSA

 


« Le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie ». Didier VAN CAUWELAERT   



L’Association, « Les Amis de la République Centrafricaine » (A.R.C.), a désormais une existence légale. En effet, son enregistrement à la Préfecture a été publié au Journal officiel N° 45 – 1068 du 09 novembre 2013. Elle est présidée par l’avocat d’origine centrafricaine, Me Michel LANGA, avocat au barreau de Paris.


L’A.R.C. est en réalité une association Franco-Panafricaine. En effet, on retrouve en son sein, outre des centrafricains, des français de souche (comme dirait l’autre), des béninois, des camerounais, des sénégalais, des togolais, des congolais des deux rives du fleuve, etc. La liste n’est pas exhaustive et reste ouverte à toutes les bonnes volontés qui ont à cœur le règlement pacifique du drame qui se joue dans cette République sœur de la Centrafrique.

L’objet de l’association  « Les Amis de la République Centrafricaine » en dit long sur l’immensité des actions à mener et témoigne du sérieux de ses membres :


« Alerter l’opinion publique et les organes officiels nationaux et internationaux sur la situation actuelle et à venir de la République centrafricaine ; élaborer des propositions en vue de réconcilier les différents courants de pensées en Centrafrique ; lutter contre les guerres ethniques et les prises de pouvoir illicites ; restaurer l’Etat de droit et les Institutions en République centrafricaine ; engager toute action humanitaire visant à assurer la protection de la population ; lutter contre l’analphabétisme, l’illettrisme, la malnutrition, les prostitutions et les violences faites aux femmes et aux enfants ; assister les associations et les organismes dans leurs démarches vis-à-vis des populations civiles ».


C’est pour la réalisation de ces objectifs que les membres de l’association ont rencontré à Paris, le 14/11/2013, Claude LENGA, ministre des Droits de l’Homme, chargé de la Coordination de l’Action Humanitaire. Juriste et Professeur de droit des universités, Claude LENGA est l’un des 34 membres du Gouvernement d’Union Nationale et de Transition centrafricain formé le 12 juin 2013 à Bangui.


Claude LENGA a informé son auditoire qu’il revenait de Genève où il a rencontré la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies pour présenter la situation de son pays. A Paris, il a déjà rencontré Amnesty International, CCFD-Terre solidaire, etc.


Le ministre a lancé un vibrant appel à toute la diaspora africaine pour qu’elle apporte son expertise à la reconstruction de la Centrafrique  et aider à la préparation d’élections libres, transparentes et crédibles. Répondant aux nombreuses questions de l’assistance, il partage l’avis qu’il faille régler une fois pour de bon la question de l’impunité. Car dira-t-il,  depuis son indépendance, la RCA ne punit jamais les fauteurs de troubles. Ce qui est un encouragement pour toutes les rebellions qui n’hésitent pas à prendre les armes en lieu et place d’un dialogue fécond.


L’un des participants fera remarquer que, autrefois Nation, la RCA est devenu aujourd’hui un pays de tribu et de religion. C’est ainsi qu’il attribue la crise actuelle à la volonté des « musulmans » qui réclament le pouvoir parce que le pays aurait toujours été dirigé par les « chrétiens ». Claude LENGA dira que l’actuel Président de la transition, Michel DJOTODIA, est contre toute guerre de religion en RCA avant de faire une confidence :


C’est le Président congolais, Denis SASSOU-NGUESSO, qui a payé les deux derniers mois de salaires des fonctionnaires centrafricains.


Enfin, il a reconnu que, proche de l’ancienne majorité présidentielle de BOZIZE, il a très vite pris ses distances avec celui-ci, notamment à cause de ses dérives dictatoriales illustrées par les dernières élections législatives. Par conséquent, il est dans l’actuel gouvernement à cause des accords de Libreville et il compte bien s’appuyer sur « Les Amis de la République Centrafricaine » pour libérer la Centrafrique de tous ses démons.


Tous les membres de l’association se sont déclarés prêts à accompagner la transition. Mieux, ils ont décidé de mobiliser tous leurs réseaux en occident et en Afrique pour limiter les souffrances du peuple centrafricain. D’ores et déjà,  « Les Amis de la République Centrafricaine » ont décidé d’être observateurs lors des prochaines élections en RCA.


Le mot de la fin est revenu au Président, Me Michel LANGA, qui dira :


« Quand la case de ton voisin brûle, hâtes-toi de l’aider à éteindre le feu de peur que celui-ci ne s’attaque à la tienne ».

 


CONTACT

 

« Les Amis de la République Centrafricaine » (A.R.C.) 


06  Villa BELLIARD


75018 PARIS


Site internet : http://www.amisdecentrafrique.org

 

 

 

DERNIERES BERVES SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 


Selon l’Agence France Presse du 14 novembre 2013, l’actrice américaine, Mia FARROW, ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, a lancé un appel jeudi à la Communauté Internationale pour qu’elle vienne en aide à la République centrafricaine, un pays au bord de la faillite.


 Dans une conférence de presse à l’ONU à Genève, au retour de son dernier séjour en RCA, Mme FARROW a expliqué que la population de la Centrafrique était le “peuple le plus abandonné sur la terre”. Selon l’actrice, “les germes d’un génocide” sont à l’œuvre dans le pays, et la situation humanitaire y est catastrophique. 


Quelque 35.000 personnes se sont réfugiées à Bossangoa (ouest), a-t-elle dit, et “personne ne protège la population civile”, constamment menacée par des groupes armés qui font régner la terreur dans cette région d’où est originaire l’ex-président François Bozizé, renversé le 24 mars par les rebelles de la coalition Séléka. Selon Mme FARROW, le pays est menacé des mêmes drames que la Somalie ou le Rwanda. 
                                                        

Centrafrique: Michel Djotodia remet des armes aux forces de sécurité

 

Par RFI


En Centrafrique, face à la recrudescence des actes de violence de ces derniers jours dans la capitale Bangui, le président de la transition Michel Djotodia, a remis hier, samedi 16 novembre, des armes aux éléments de la police et de la gendarmerie. Elles vont leur permettre d’intervenir désormais dans les opérations de maintien de l’ordre dans le pays, comme l'a souhaité Michel Djotodia, lors d’une réunion de sécurité mercredi. Alexandre Ferdinand N' Guendet, le président du Conseil national de transition, s'est inquiété dans un communiqué de la situation sécuritaire.

L’armement remis par Michel Djotodia à la police et à la gendarmerie centrafricaine consiste en 60 armes d’assaut de marque AK47, six pistolets automatiques ainsi que des munitions. Une dotation en deçà des besoins des éléments de maintien de l’ordre, d’après Josué Binoua, ministre de la Sécurité publique. Mais celui-ci pense que le geste représente un pas vers la pacification du pays : «Les populations de l’arrière-pays vivent légitimement un sentiment d’abandon, comme si l’Etat n’existait pas et cet armement va nous permettre de nous redéployer, dès la semaine prochaine déjà, dans quelques provinces de notre pays, pour dissiper ce sentiment d’abandon que vit nos populations de l’arrière-pays».


Sans sécurité pas de transition politique


Pour Serge Mucceti, ambassadeur de France qui a pris part à la cérémonie de remise de cet armement, le gouvernement centrafricain doit aller plus loin, dans le cadre de la sécurisation du pays, car s’il n’y a pas de sécurité, il n’y aura pas de transition apaisée. «La sécurité, insiste-t-il, c’est une priorité absolue pour pouvoir remettre le pays sur le rail de développement, pour pouvoir conduire la transition dans de bonnes conditions jusqu’à son terme».


Le message du diplomate français semble être entendu par le président de la transition centrafricaine, Michel Djotodia. Il a demandé aux éléments des forces de maintien de l’ordre d'utiliser ces armes à bon escient : « Je demande à la police et à la gendarmerie d’en faire bon usage dans les opérations de patrouille et intervention en conformité avec les principes directeurs des Nations unies sur l’usage des armes à feu », a rappelé le président.

Cette remise d'armes se fait alors que les violences n’ont toujours pas baissé d’intensité à Bangui. Une nouvelle fois, vendredi soir, un ex-soldat des anciennes forces armées a été abattu par des hommes identifiés comme d'anciens rebelles de la Seleka.


 

IB

 

 


 
  
 
  
  
Tag(s) : #ACTIVITES MILITANTES

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