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23/11/2011

  

  

RACISME: LE DOYEN O.B.Q. ECRIT AU PRÉSIDENT ABDOU DIOUF, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE

 

 

  

 

Par Olympe BHÊLY-QUENUM

 

 

Monsieur le Président et bien cher Ami,

 

Nous nous connaissons de longue date; en France où je réside depuis 1948 perdurent des agissements dont la négraille est victime; j’aurais pu y attirer déjà votre attention de Secrétaire général de l’OIF, mais les faits - fussent-ils de caractère raciste - relevaient des compétences de l’Administration judiciaire française et, subodorant notre réponse, je m’abstenais.

 

C’est moins parce que Monsieur Abdoul SOGUI DIAW est Sénégalais qu’Africain francophone «en situation régulière depuis dix ans en France» que j’en appelle aujourd’hui à vous-même; d’autre part, enseignant, il «est un prof. d’anglais bien noté».

 www.obhelyquenum.com

C’est dans une rue d’Uzès qu’un Français bon teint m’a montré Libération en disant: «vous qui êtes écrivain et ancien prof, vous devriez lire ça.»

 

Le quotidien acheté, la lecture des faits ainsi que la situation faite à Abdoul SOGUI DIAW m’ayant indigné, profondément révulsé, c’est sans nuance que je les qualifie de racisme caractérisé en posant la question que voici: jusqu’à quand, en France, l’Administration continuera-t-elle de traiter ainsi les nègres francophones sans qui l’ancrage et l’expansion du français s’étioleront davantage autant dans nos pays qu’ailleurs ?

 

Je dis bien ailleurs: il y a soixante ans que je vais assez souvent en Grèce; j’y étais du 26 octobre au 8 novembre 2011. Doyen de l’AICL (Association internationale de la critique littéraire), j’assistai à son colloque international qui se tenait à Lesbos, avant d’aller à Lefkada, Ithaque, et à Athènes où comme dans certaines grandes îles, les Chinois s’initient vite à la langue grecque et la pratiquent; au colloque de l’AICL, la langue française aurait été inexistante sans une Israélienne, professeur à Haïfa, une Russe, professeur en France, deux Japonais, professeurs d’université à Tokyo, une Suisse Alémanique , mes deux amis grecs polyglottes, ma femme et l’Africain francophone que je suis.

 

C’est à cause du service qu’une légion d’Africains francophones qui ne rampent ni dans les arcanes de la Politique africaine de la France, ni dans les couloirs de la presse de l’Hexagone que, fraternellement, je sollicite votre propre intervention dans le cas d’ Abdoul SOGUI DIAW

 

Je vous prie de croire, bien cher Ami, à l’assurance de ma vieille Amitié et à mon admiration.

 

Olympe BHÊLY-QUENUM.

 

 



 
 
 

Cf. Libération n°9494, lundi 21 novembre 2011

Tag(s) : #POLITIQUE FRANCAISE

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