Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

RDC: DROIT DE REPONSE DE Me Michel LANGA (Avocat au barreau de Paris) à l'Ambassadeur ILEKA ATOKI

  

Paris, le 13 juin 2012

  

J’ai pris connaissance des propos de Monsieur ILEKA ATOKI, Ambassadeur de la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO en France, dans son droit de réponse paru dans la version Internet de l’hebdomadaire « Jeune Afrique » du 24 mai 2012.

La réalité, hélas, est implacable selon les faits :

1- Mes prestations, fussent-elles réduites à une collaboration « ponctuelle » sur « des dossiers précis », sont réelles. Monsieur l’Ambassadeur ne les conteste d’ailleurs pas. Dont Acte.

 

2 - Le litige ne porte pas sur le principe de la créance, qui n’est pas remise en cause, car elle est certaine, liquide et exigible De surcroît, celle-ci a été confirmée par la décision du Bâtonnier en date du 24/01/2012 (pièce no 1) et de deux notes de frais et honoraires impayés à ce jour (pièce no 6).

 

Voici les extraits de la décision de Monsieur le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du 24 janvier 2012 :

 

« Fixe à la somme de 25.638,70€ (Vingt-cinq mille six cent trente huit euros soixante dix centimes), le montant total des honoraires restant dus à Maître Michel LANGA par la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ;

 

DIT en conséquence que la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO devra verser à Maître LANGA la somme de 25.638,70 avec intérêts au taux légal à compter du 21 juin 2011 date de la saisine du Bâtonnier ainsi que les frais d’Huissier de Justice, en cas de signification de la présente décision ».(pièce n°1).

 

Cette décision notifiée aux parties le 26 janvier 2012 est devenue définitive, puisque la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO n’a pas interjeté appel de la décision entreprise.

 

Ayant pris connaissance de la décision du Bâtonnier de PARIS et de mon courrier du 24 janvier 2012 avec ses annexes (pièce no 2) suspendant ma collaboration avec l’Ambassade de la République Démocratique du Congo pour non-paiement de mes frais et honoraires, Monsieur l’Ambassadeur me répond en ces termes par courrier du 27 janvier 2012 (pièce no 3) :

 

«Maître,

 

J’accuse bonne réception de votre lettre mieux référencée à l’objet et vous en remercie. En effet, je prends note de son contenu et marque mon accord pour l’apurement rapide de vos honoraires et divers frais.

 

Veuillez croire, Maître, en l’expression de ma parfaite considération » (pièce n°3).

 

Pourtant, à ce jour, et malgré mes diligences, la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO n’a toujours pas honoré ses engagements antérieurs (pièce no 4).

 

De surcroît, elle se permet de solliciter les services de mon Cabinet (pièce no 5), sans pour autant s’acquitter des honoraires dont elle est débitrice (pièces no 4, 6).

 

Que signifient ces mots de l’Ambassadeur ILEKA ATOKI ? Je cite : « de la nécessité de l’établissement de la réalité de sa créance » !

 

Pour conclure, j’invite l’Ambassadeur ILEKA ATOKI à m’adresser les sommes qui me sont redevables. La continuité de l’Etat devrait avoir un sens, même pour les diplomates.

 

Tel est mon droit de réponse à Monsieur ILEKA ATOKI que je vous remercie de bien vouloir publier dans les mêmes conditions.

 

Maître Michel LANGA

Avocat à la Cour

 

Tag(s) : #Politique Africaine

Partager cet article

Repost 0