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RFI émet de nouveau au Bénin après 14 heures de suspension

COTONOU (AFP) - 03.08.2010

Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d'environ 14 heures et l'audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d'environ 14 heures et l'audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l'AFP.

  

Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d'environ 14 heures et l'audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le signal FM de la radio avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à sa couverture d'accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d'escroquerie, avait indiqué à l'AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji.

La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée.

 

Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT).

Aucun responsable officiel n'a répondu aux appels de l'AFP depuis la matinée pour expliquer la mesure.

 

Les accusations des députés contre M. Yayi avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l'indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d'Etat africains.

 

"Le président de la HAAC Théophile Nata m'a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m'exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondammant l'information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin", avait expliqué Raïssa Gbédji à l'issue de l'entretien.

Elle avait précisé que les autorités ne lui avaient pas "notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail".

 

50 des 83 députés béninois ont demandé au président du parlement que M. Yayi soit traduit devant la Haute cour de justice pour "forfaiture et parjure".

 

Selon ces élus, le chef de l'Etat aurait "favorisé les activités de ICC Services", une société béninoise de placement d'argent qui aurait détourné l'épargne des souscripteurs.

Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l'Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d'appel de Cotonou.

 

Il a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d'enquête, l'un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d'arrêt de Cotonou.

 

Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l'administration en place.

 

© 2010 AFP

 



 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise