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Situation politique béninoise: Ce qui se dit du régime Yayi à l’extérieur

 

11 juillet 2011 par richard

 

Le Bénin ces dernières semaines fait la «Une» de la presse internationale. C’est le cas de « La lettre du continent » qui, dans son n° 615 parle du régime Yayi II, de l’opposition et surtout de la détermination du chef de l’Etat à appliquer le modèle politique togolais au Bénin. Dans le numéro 614, le Bénin a été négativement à l’honneur avec le dossier Cen-Sad, une nébuleuse que les Béninois n’oublieront peut-être jamais. Des domaines de l’Etat ont été attribués à vil prix à des proches du pouvoir qui les ont revendus très chers. Le journal a cité les noms de deux femmes connues au Bénin pour leur implication dans ce dossier. L’époux de l’une de ces femmes est d’ailleurs ambassadeur du Bénin dans un pays du Proche-Orient. Un dossier qui finira par refaire surface tôt ou tard.
Nous proposons à nos lecteurs l’article paru dans le n° 615 en attendant la publication de celui relatif au scandale des villas Cen-Sad les jours à venir.

 

Boni Yayi II torpille son opposition

Inspiré par le modèle togolais avec l’Ufc de Gilchrist Olympio, le président béninois Thomas Boni Yayi tente de neutraliser ses opposants en cadeautant à tout-va.

 


Grand perdant de la présidentielle de mars 2011, Adrien Houngbédji le candidat de la coalition des partis de l’opposition, l’Union fait la Nation (UN), voit ses anciens soutiens se rallier au pouvoir de Thomas Boni Yayi, à commencer par son emblématique directeur de cabinet, Joël Aïvo. Dès 2009, ce dernier a été approché par Réchyath Madougou, actuelle ministre de la microfinance très proche du palais de la Marina. Présenté comme le dauphin politique d’Adrien Houngbédji, Joël Aïvo n’a cessé d’être invisible durant la campagne électorale de son supposé candidat. Cette position s’est précisée après le scrutin. Joël Aïvo se démarquant ouvertement de la stratégie de contestation des résultats affichée par Adrien Houngbédji. Au cours d’un petit-déjeuner organisé, au lendemain de la présidentielle, par l’ambassadeur de France Hervé Besancenot, Joël Aïvo a même confié avoir été sollicité pour entrer au gouvernement comme ministre de la justice. Autres opposants friands de «transhumance», les «Soglo» ont vite fait de rejoindre la  sphère du pouvoir. Le maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo Glèlè, membre de la Renaissance du Bénin (RB), le parti de l’ancien président et actuel maire de Cotonou Nicéphore Soglo, occupe le poste de ministre de l’urbanisme dans l’actuel gouvernement. Pour ramener le parti RB dans son cercle, le président Boni Yayi a proposé dès sa victoire, un deal à Léhady Soglo, fils de Nicéphore Soglo et nouveau président du mouvement. Il laisse la mairie de Cotonou à son père en échange de son soutien à l’action gouvernementale. Thomas Boni Yayi peut donc dormir sur ses deux oreilles.

 

 

Source : La lettre du Continent, N°615 du 7 juillet 2011



 
  
 
Tag(s) : #Politique Béninoise

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