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9 août 2010

 
Suspension des émissions de Rfi les 1er et 2 août 2010: Yayi a fait de la mauvaise pub du Bénin dans le monde

Les émissions de Rfi ont été temporairement suspendues les 1er et 2 août 2010 à la surprise générale. Une situation qui a suscité non seulement une vive indignation de la part des associations des professionnels des médias, mais aussi laissé croire que le régime du changement veut restreindre les libertés dans notre pays. Cet acte du gouvernement béninois a suscité également un peu partout dans le monde des réactions qui montrent que pour une fois l’image du Bénin en matière de liberté de presse a pris un coup.

 

Le gouvernement a fait de la très mauvaise publicité au Bénin ! C’est ce que traduisent les commentaires faits un peu partout dans le monde sur les chaînes étrangères. Des commentaires qui de façon subtile montrent que le Bénin en matière de liberté de presse a totalement régressé. En effet, à la lecture de ces différents commentaires, on ne peut s’empêcher de se demander à nouveau pourquoi le gouvernement en est arrivé à un tel acte. Jusque là, aucune réponse, ce qui traduit l’embarras des auteurs. De la vraie mauvaise publicité pour notre pays.

  

Revue de presse internationale

 

FRANCE

 

Libération – Le Benin ébranlé par un Madoff local

 

Libération.fr - RFI suspendue au Bénin (03.08.10)

 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue mardi peu après minuit. Et, Raïssa Gbéji, la correspondante de la radio sur place, a été auditionné le même jour, pendant plus de deux heures. Interrogée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), la journaliste explique : « Le président de la HAAC, Théophile Nata, m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le weekend écoulé, la mise en accusation du président de la République, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin. » 50 des 83 députés siégeant au parlement béninois ont demandé la mise en accusation du président Boni Yayi pour « forfaiture et parjure » dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent. Ces élus, issus de l’opposition et d’une dissidence de la mouvance présidentielle, ont demandé dans une correspondance adressée vendredi au président du parlement, que le chef de l’Etat soit traduit devant la Haute cour de justice. Selon eux, Boni Yayi aurait « favorisé les activités de ICC Services », une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs.

 

Enquête

 

Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général auprès de la Cour d’appel de Cotonou. Il reprochait à son ministre d’avoir « offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d’avoir signé un permis de port d’arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière », selon une source à la présidence. Le président a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou. La correspondante de RFI a précisé que les autorités béninoises ne lui avaient pas « notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail » et qu’elle ne « savait pas pour combien de temps les émissions de la station seraient interrompues ». Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages, Boni Yayi, un ancien banquier, avait fondé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.

 

AFP – RFI émet de nouveau au Bénin après 14 heures de suspension (03.08.10) COTONOU —

 

Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d’environ 14 heures et l’audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l’AFP. Le signal FM de la radio avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à sa couverture d’accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d’escroquerie, avait indiqué à l’AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji. La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée. Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT). Aucun responsable officiel n’a répondu aux appels de l’AFP depuis la matinée pour expliquer la mesure. Les accusations des députés contre M. Yayi avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains. « Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin », avait expliqué Raïssa Gbédji à l’issue de l’entretien. Elle avait précisé que les autorités ne lui avaient pas « notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail ». 50 des 83 députés béninois ont demandé au président du parlement que M. Yayi soit traduit devant la Haute cour de justice pour « forfaiture et parjure ». Selon ces élus, le chef de l’Etat aurait « favorisé les activités de ICC Services », une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs. Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou. Il a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou. Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.

 

Le Figaro.fr – RFI interrompue au Bénin (03.08.10)

 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue, a constaté un journaliste de l’AFP, et sa correspondante était auditionnée mardi par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.

Le signal FM de cette radio a été coupé peu après minuit (23H00 GMT), une mesure pour laquelle aucune explication officielle n’avait encore été fournie. La correspondante de RFI au Bénin, Raïssa Gbédji, était auditionnée par l’instance de régulation des médias dans la matinée, selon des sources concordantes.

Lundi, RFI a traité dans ses journaux la demande de mise en accusation du président béninois Boni Yayi pour « forfaiture et parjure » formulée par une majorité de députés du parlement béninois, dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent.

LesEchos.fr – RFI interrompue au Bénin, la correspondante auditionnée (03.08.10)

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin est interrompue depuis mardi peu après minuit, a constaté l’AFP, et sa correspondante était auditionnée dans la matinée par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.

OuestFrance.fr – RFI interrompue au Bénin, la correspondante auditionnée (03.08.10)

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue et sa correspondante auditionnée mardi suite à la couverture d’accusations portées contre le président Boni Yayi, a indiqué la journaliste. Ces accusations formulées par une majorité de députés avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains. Le signal FM de RFI a été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) et Raïssa Gbédji, sa correspondante au Bénin, a été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). « Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin », a expliqué la journaliste à l’issue de l’entretien. Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.

 

L’Alsace.fr – Bénin : RFI interrompue, la correspondante auditionnée (03.08.10)

 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue et sa correspondante auditionnée aujourd’hui suite à la couverture d’accusations portées contre le président Boni Yayi, a indiqué la journaliste. Ces accusations formulées par une majorité de députés avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains. Le signal FM de RFI a été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) et Raïssa Gbédji, sa correspondante au Bénin, a été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). « Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin », a expliqué la journaliste à l’issue de l’entretien. 50 des 83 députés siégeant au parlement ont demandé la mise en accusation du président béninois Boni Yayi pour « forfaiture et parjure » dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent. Ces élus, issus de l’opposition et d’une dissidence de la mouvance présidentielle, ont demandé dans une correspondance adressée vendredi au président du parlement, que le chef de l’Etat soit traduit devant la Haute cour de justice. Selon eux, M. Yayi aurait « favorisé les activités de ICC Services », une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs. Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou. Il reprochait à son ministre d’avoir « offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d’avoir signé un permis de port d’arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière », selon une source à la présidence. Le président a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou. La correspondante de RFI a précisé que les autorités béninoises ne lui avaient pas « notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail ». Elle ne savait pas pour combien de temps les émissions de RFI seraient interrompues. Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.

 

JeuneAfrique.fr – RFI interrompue, la correspondante auditionnée (03.08.10)

 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin est interrompue depuis mardi peu après minuit, a constaté l’AFP, et sa correspondante était auditionnée dans la matinée par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.

 

INTERNATIONAL

 

La Tribune de Genève (tdg.ch) – RFI émet de nouveau au Bénin après une suspension de 14 heures (03.08.10)

 

Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d’environ 14 heures et l’audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l’AFP. Le signal FM de RFI avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à la couverture par cette radio d’accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d’escroquerie, avait indiqué à l’AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji. La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée. Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT). Aucune source officielle n’a répondu aux appels de l’AFP depuis mardi matin pour expliquer la mesure.

 

Voice of America – Benin Silences RFI After Report on Presidential Scandal (03.08.10)

 

Radio France International is back on the air in Benin after the West African nation’s government silenced it for 14 hours after it reported that lawmakers were attempting to impeach the president.

 

The FM signal of the French state-owned radio station went dead in Benin shortly after midnight Tuesday. Later that morning, the RFI correspondent, Raissa Gbedji, told reporters she was questioned for several hours by Benin’s media regulatory body.

No reason was given for why RFI’s signal was cut.

On Monday, Gbedji reported that 50 of Benin’s 83 members of parliament accused President Boni Yayi of being involved in a financial scandal that defrauded investors of some $200 million (100 billion CFA francs).

The deputies accused Mr. Yayi last week of « abuse of authority and perjury, » and called for a trial. They say Mr. Yayi, a former banker, facilitated the activities of an investment company, ICC Services, which in turned funded the presidency and associated organizations.

ICC is accused of luring investors with promises of high interest rates, and then embezzling the money.

On July 7, Mr. Yayi fired his interior minister for involvement in the swindle.

Mr. Yayi was elected in 2006. He pledged to fight corruption.

On Monday, U.S. Secretary of State Hillary Clinton congratulated Benin on 50 years of independence, saying Benin’s vibrant democracy and stability made it a key ally for the United States.

 

Express.be – RFI émet de nouveau au Bénin après 14 heures de suspension (03.08.10)

 

Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d’environ 14 heures et l’audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l’AFP. Le signal FM de la radio avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à sa couverture d’accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d’escroquerie, avait indiqué à l’AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji. La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée. Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT). Aucun responsable officiel n’a répondu aux appels de l’AFP depuis la matinée pour expliquer la mesure. Les accusations des députés contre M. Yayi avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains. « Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin », avait expliqué Raïssa Gbédji à l’issue de l’entretien. Elle avait précisé que les autorités ne lui avaient pas « notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail ». 50 des 83 députés béninois ont demandé au président du parlement que M. Yayi soit traduit devant la Haute cour de justice pour « forfaiture et parjure ». Selon ces élus, le chef de l’Etat aurait « favorisé les activités de ICC Services », une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs. Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou. Il a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou. Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.

 

24heures.ch – RFI interrompue au Bénin, la correspondante auditionnée (sources concordantes) (03.08.10)

 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue, a constaté un journaliste de l’AFP, et sa correspondante était auditionnée mardi par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes. Le signal FM de cette radio a été coupé peu après minuit (23H00 GMT), une mesure pour laquelle aucune explication officielle n’avait encore été fournie. La correspondante de RFI au Bénin, Raïssa Gbédji, était auditionnée par l’instance de régulation des médias dans la matinée, selon des sources concordantes. Lundi, RFI a traité dans ses journaux la demande de mise en accusation du président béninois Boni Yayi pour « forfaiture et parjure » formulée par une majorité de députés du parlement béninois, dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent.

 

RFI English – RFI off the air in Benin, correspondent interrogated (03.08.10)

 

Radio France International’s FM signal in Benin was restored Tuesday after 14 hours of silence. The signal went dead shortly after midnight Tuesday, with no immediate official explanation. Early Tuesday morning, RFI’s French language correspondent was questioned by authorities.

Raissa Gbedji [1] was questioned by Benin’s media regulatory body. RFI had reported Monday on a request made by parliamentarians last week that President Boni Yayi be formally charged and tried by the High Court for « abuse of authority and perjury ». Yayi, a former baker, is accused of being involved in an alleged swindle by an insurance company, ICC Services Fifty of the 83 MPs in parliament accused Yayi of supporting ICC Services, which in turn funded the presidency and associated organisations. The president fired his interior minister, Armand Zinzindohoue, on 7 July in connection with the affair. Yayi was elected in March 2006. During his campaign, he pledged to fight corruption

 

LEMATINAL

 



 
Tag(s) : #Politique Béninoise