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 11 janvier 2013

  

UNION AFRICAINE – Un éléphant au pied d’argile : Le Mali et la Centrafrique demandent une aide militaire de la France

  

Par Benoît ILLASSA

  

L’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice a indiqué que Bamako avait «demandé un soutien extérieur, en particulier de la part de la France». Décrivant la lettre du président Traoré à François Hollande elle a expliqué : «Elle disait en résumé : "au secours la France"».

 

L’histoire se répète donc sous nos yeux. Cinquante ans après les indépendances, les cadres autochtones qui ont remplacé les colons ne valent pas un clou. Non seulement ils n’ont pas réussi à libérer leur peuple de la misère endémique, mais, hélas, ils peinent à assurer la sécurité géographique des « petits départements »légués par l’ancienne puissance coloniale. En effet, comment s’enorgueillir d’être un « président démocratiquement élu » d’un pays alors que, très souvent, on ne contrôle que les membres de son clan et une portion congrue du territoire national ?

 

Cette situation honteuse est surtout l’apanage des seuls pays francophones du continent africain au sud du Sahara. Les anciennes colonies lusophones et anglophones ont depuis coupé le cordon ombilical avec leurs puissances colonisatrices respectives.

 

Le Nigéria, pays anglophone par excellence, a triomphé de la guerre de sécession sans jamais recourir à l’aide des anglais. De la même manière, l’Algérie a réglé son problème avec ses musulmans intégristes sans l’aide de la France.

 

Mais, chaque fois qu’il s’agit de l’Afrique au sud du Sahara, les rois nègres n’attendent le salut que « des cousins français ». Sans l’intervention de la France, Ouattara de la Côte d’Ivoire ne serait pas assis dans son précaire fauteuil présidentiel. En attendant la prochaine crise… Mais pourquoi cet éternel recommencement ?

 

Parce que, une fois au pouvoir, les roitelets africains ne se posent pas les questions essentielles. Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? D’où venons-nous ? Les africains ne se posent jamais ces questions. C’est pourquoi ils sont perdus. C’est la perdition totale des valeurs et des symboles. Ils sont dans les ténèbres. Certains dans un clair-obscur, d’autres dans un obscur clair.

 

Pendant que les autorités françaises manifestent clairement leur désengagement militaire en Afrique et décident de la mise en bière de la françafrique, les faits sont têtus. Malgré la volonté française, les bébés africains retiennent farouchement le cordon ombilical de cette mère-France dont ils refusent obstinément de se séparer. Pathétique non !

IB

 

Tag(s) : #EDITORIAL

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