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Politique Béninoise

Lundi 9 novembre 2009

Lundi 9 novembre 2009

 

Yayi Boni prend les Parakois pour des feuilles de tôle rouillées 

 

 

Par Laurent YOVO

 

Les échéances de 2011 s’annoncent à grands pas et chacun multiplie de son côté les actions pour attirer le maximum de l’électorat. Dans cette logique le chef de l’Etat s’est rendu il y a quelques jours dans la commune de Parakou pour étendre le réseau électrique aux quartiers périphériques de la commune.

 

 Une opération qui visiblement pouvait l’aider à atteindre son objectif politique si entre temps, il n’y avait pas le nébuleux problème d’énergie électrique à Parakou et la mauvaise prestation de la Sbee qui en fait est la seule structure qui pourra l’aider dans la réalisation de son rêve. En effet, comme partout au Bénin, la quantité d’énergie électrique distribuée dans la ville de Parakou est vraiment insuffisante. Malgré la connexion nord-Togo Nord-Bénin, il se fait que les populations de la cité des Koburu continuent de faire face au phénomène de délestage. De jour comme de nuit à peine les populations trouvent l’énergie chez pendant 12 heures sur les 24 que compte une journée. Trouver l’énergie à plein temps au cours d’une journée à Parakou est un luxe. Et, c’est dans ces conditions que le chef de l’Etat a jugé de l’opportunité d’entendre le réseau aux autres quartiers périphériques de la commune. A cela, il faut ajouter que la Sbee Parakou ne dispose pas de moyen pour faire face aux exigences de sa clientèle. Et pour preuve il y a des gens qui ont adressé des demandes d’abonnement depuis des années mais qui attendent encore simplement parce qu’il n’y a plus de compteurs à la Sbee Parakou. Dans ces conditions, au lieu de parler d’extension du réseau électrique aux populations des quartiers périphériques, Boni Yayi n’a fait que lancer l’implantation des poteaux électriques dans les quartiers toute chose qui en réalité n’aura pas de retombée politique pour lui en 2011. Car, les populations sont désormais des Saint Thomas, d’ailleurs beaucoup chantent déjà qu’avant de croire à son discours de lancement, il lui faudra lui même allumer ses lampes et ses appareils. En dehors de tout ceci, l’autre piège qui attend Yayi dans ce dossier, c’est la mauvaise prestation de la Sbee. Et effet, par la qualité de sa prestation, la Sbee par cette extension ne fera qu’augmenter le nombre de mécontents. Il lui suffira simplement de griller les appareils comme elle en a l’habitude depuis quelques mois à Parakou pour soulever la colère de ces populations qui à l’annonce de cette extension se battent déjà pour se donner un cadre de vie acceptable.

Source: Le Béninois Libéré



Par illassa.benoit
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Lundi 9 novembre 2009

Lundi 9 novembre 2009

 

Week-end noir à Djougou, Natitingou et Kouandé: Yayi perd le nord du Bénin  

 

 

 

C était une certitude que la Donga avait laché Yayi au profit de Bio Tchané, certains hésitaient encore à inclure d’autres départements du nord comme le Borgou, l’alibori et l’atacora. Les récents événements tendent à prouver que l’une après l’autre, si ce n’est encore fait, les grandes villes de ces départements basculent dans un autre camp que celui du Changement. Le week-end dernier a plutôt laissé au chef de l’Etat, un goût amer de défaite avant l’heure. Il semble que ses assauts, ses méthodes ou celles de ses hommes ne font plus recettes.

 

Parti pour rencontrer les populations de Djougou vendredi dernier à 11 heures, le chef de l’Etat à dû s’y prendre par 2 fois avant de pouvoir rencontrer une grappe de badauds motivés pour l’occasion à coup de cfa. Pendant ce temps à Natitingou, où il n’était pas vraiment attendu, il s’est greffé sur une manifestation qui en principe aurait pu se passer d’une présence aussi auguste que celle d’un chef d’Etat pour s’offrir un bain de foule. Le Festico, ouvert le 05 Novembre et devant s’achever le 11 du même mois, mais il fallait sauver la face et surtout faire quelques choses au regard de l’apparente désaffection affichée d’une part par les hommes et femmes de Djougou et de l’autre par les popuations de Natitingou. Alors que les véritables attentes des uns et des autres dans ces villes se trouvent dans les domaines de développement, le staff gouvernemental semble avoir fait le choix de faire dans la dentelle, le superflu. Ainsi à Natitingou, c’est le Festico qui opportunément à reçu la visite du chef de l’Etat, pour la première édition, le promoteur recevra une décoration dans l’ordre du mérite le mercredi prochain. On peut se demander pourquoi, mais il ne faut pas s’en donner la peine, car c’est apparemment le seul moyen trouvé pour intéresser les jeunes de la ville. L’heureux récipiendaire, de la première génération des appelés au drapeau, version Changement, du nom d’Allognon n’en revient pas. Il doit se demander si c’est aussi facile d’être décoré dans l’ordre du mérite de notre pays. Ce choix de décorer le jeune récipiendaire juste pour avoir organisé le festico répond plus à une action de saupoudrage qu’à un véritable encouragement pour service rendu à la nation. Toujours à Natitingou alors que les micros crédits sont devenus une arme électorale, les cas de femmes qui se braquent et refusent d’émarger pour avoir les 30 voire 50 mille francs se multiplient. La cause en est simple, elles ne veulent pas vendre leur conscience. Les problèmes de la ville sont cruciaux et méritent une attention plus soutenue que ces billets distribués contre promesse d’adhésion au Changement. A Kouandé, la rancœur étouffe les cœurs, la roublardise dont le gouvernement a fait preuve dans le cas de Gnimbéré hante toutes les mémoires. Alors que le chef de l’Etat leur avait fait la promesse ferme, à elle et au Roi de Kouandé de la porter au pinacle, c’est plutôt au pilori qu’il les a tous cloués. Sans être haineux, c’est désolés que le peuple et son roi observent la trajectoire du chef de l’Etat, sans le crier, ils attendent les prochaines échéances où ils pourront avoir toute latitude de donner leur avis. Samedi dernier a été une occasion de prendre quelques distances, par rapport à l’unicité de la pensée jusqu’ici affichée. A Djougou, c’est à coup de Cfa que Yayi tente de récupérer les fidèles musulmans. Lesquels ont très vite compris et s’en méfient comme la peste. Le vendredi passé, c’est à eux qu’à voulu faire appel Yayi via l’Imam de la mosquée centrale pour remplir la place prévue pour l’accueillir. Ainsi donc, alors que la prière du vendredi s’achevait, l’imam entreprit d’informer les fidèles de ce que le Chef de l’Etat serait présent et qu’il serait intéressant que les musulmans aillent à sa rencontre. Une clameur sen suit. Les fidèles houspillent l’Imam, ils n’aiment pas cette intrusion de la politique dans les affaires religieuses et ils ne manquent pas de le signifier bruyamment. L’Imam se retranche derrière une petite excuse ; ‘’ Personne ne vous oblige à y aller, c’était juste une information’’. Qu’à cela ne tienne, personne n’ira sauf quelques badauds mobilisés à coup de billets.

Par Fockly

Source: Le Béninois Libéré



Par illassa.benoit
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Lundi 9 novembre 2009

9 novembre 2009


Unesco: Pourquoi Noureini Tidjani-Serpos est fâché contre les proches du roi Boni 1er



Les conditions dans lesquelles se sont déroulés la campagne et le retrait de la candidature du Béninois Noureini Tidjani-Serpos à la candidature de la présidence de l’Unesco ont été l’objet de beaucoup de polémiques, notamment quant au rôle réel joué par le pouvoir en place. Quelques semaines après cet évènement, le candidat malheureux revient, à travers un communiqué de presse, sur le déroulement du processus, dénonce la mauvaise foi des ministres Zacharie Chabi, Jean-Marie Ehouzou ainsi que celle des Ambassadeurs Olabiyi Babalola, Joseph Yaï et Albert Agossa et salue l’appui du chef de l’Etat. Lire ci-après l’intégralité de ce communiqué de presse.


1.Je tiens à féliciter Madame Irina Bokova pour sa brillante élection comme Directrice générale de l’UNESCO.

2.Je tiens bien sûr à exprimer mes vifs remerciements au Chef de l’Etat pour la confiance qu’il m’a faite en proposant lui-même ma candidature à ce poste, en s’impliquant personnellement dans les aspects stratégiques de la campagne et en s’informant régulièrement et directement auprès de moi du déroulement de tout le processus électoral.

3. En effet, le 12 mai 2009, le Président de la République a signé la lettre de présentation de ma candidature au poste de Directeur général de l’UNESCO. Dès mon arrivée à Paris, ce courrier a été déposé par mes soins dans la journée du 13 mai au secrétariat du Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, Monsieur Olabiyi Babalola Joseph Yaï avec une ampliation au secrétariat de l’Ambassadeur, Délégué Permanent du Bénin, Monsieur Olabiyi Babalola Joseph Yaï et au secrétariat du Directeur général, Monsieur Koïchiro Matsuura.

4. Je tiens également à remercier toutes les personnalités politiques de tout bord qui ont soutenu ma candidature et qui, sur le plan international, ont activé positivement leurs réseaux d’influence. Parmi elles, je voudrais citer le rôle efficace et discret joué par les Présidents Emile Derlin Zinsou, Nicéphore Soglo, Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, le Professeur Albert Tévoédjrè et le Doyen des Lettres béninoises, Monsieur Olympe Bhély Quenum.

5. Mes remerciements vont aussi au Président et aux membres du Conseil des Béninois de France ainsi qu’aux compatriotes de l’étranger qui, par leurs conseils, leurs avis, la mise à disposition de leur expertise et de leurs réflexions, ont créé un vivier intellectuel et humain dans lequel j’ai puisé une grande force argumentaire.

6. Mes remerciements vont également aux citoyens africains et de la diaspora à tous les niveaux qui m’ont témoigné dans cette campagne de leur profonde sympathie et leur adhésion à ma vision pour l’UNESCO dans laquelle ils ont trouvé des mots et des chemins de l’espérance.

7.Chacun comprendra que je puisse rendre ici un vibrant hommage et exprimer infiniment mes remerciements au pays membre du Conseil exécutif qui m’a accordé sa voix !

8.Ma gratitude va également aux journalistes et aux médias qui m’ont renforcé tout au long de la campagne, de leurs points de vue, de leurs questionnements et de leur sympathie éclairée. La presse nationale, en particulier, a très tôt compris que je m’étais engagé jusqu’à la fin dans un processus mondial d’élection sans que le Ministre des Affaires Etrangères du Bénin ait daigné mettre à ma disposition un seul centime des fonds prévus pour la campagne. Ce n’est que le 25 septembre 2009, alors que tout était fini et que ma candidature avait été retirée après le 2ème tour du scrutin, que l’Ambassadeur Albert Agossou me fera parvenir un chèque de 85.055,79 euros (quatre-vingt cinq mille cinquante cinq euros et soixante dix neuf centimes, soit 55.792.941 CFA) au titre de « remboursement-préfinancements et dépenses de campagne » (annexe I). Le 25 septembre 2009 ! soit 6 jours après le retrait de ma candidature par le Ministre Chabi Zacharie sur une prétendue instruction du Chef de l’Etat, injonction qui se révèlera totalement fausse par la suite. Ma gratitude à la Presse nationale est d’autant plus profonde que sans elle, je n’aurais même pas su combien le Ministre des Finances avait mis diligemment à la disposition du Ministre des Affaires étrangères. Le non paiement d’une avance pour la campagne par ce dernier n’avait-t-il pas pour but inavoué et hautement déstabilisateur de m’empêcher de faire campagne en allant dans les 58 Etats membres du Conseil Exécutif afin de solliciter leurs suffrages ? Le plan de sabotage cynique mis à jour par la presse nationale et leurs questions jugées « indiscrètes » sur l’utilisation d’une somme de 250 millions de CFA dont j’ignorais tout, témoignent de sa volonté manifeste de m’empêcher d’avoir les moyens adéquats pour l’organisation de ma campagne.

9.Je tiens également à remercier la presse nationale parce qu’elle a permis de mettre à nu l’un des arguments fallacieux de dépôt in extremis de ma candidature que les saboteurs de ma campagne ont avancé sans cesse pour justifier leur inaction et leur travail de sape. En effet comme je l’ai signalé, la lettre du Chef de l’Etat ayant pour objet ma candidature a été signée le 12 mai et déposée le 13 mai dès mon arrivée à Paris au Conseil exécutif, à la Délégation permanente du Bénin et à la Direction générale de l’UNESCO. L’Ambassadeur Olabiyi Babalola Joseph Yaï, Président du Conseil exécutif m’a informé qu’il avait reçu des instructions fermes du Ministre des Affaires Etrangères d’ignorer la lettre du Chef de l’Etat qui devait être considérée comme nulle et non avenue. Ce n’est que lorsque le Chef de l’Etat à Syrte, lors du Sommet de la CEN-SAD, a confirmé ma candidature que l’Ambassadeur, Délégué permanent Olabiyi Babalola Joseph Yaï a implicitement accusé réception de mon dépôt du 13 mai en faisant déposer le dimanche 31 mai 2009, dernier délai de recevabilité, la lettre officielle de candidature (annexe II). Ce faisant, le Ministre des Affaires Etrangères et l’Ambassadeur Olabiyi Babalola Joseph Yaï voulaient faire accréditer dans la presse et dans l’opinion publique la thèse d’une candidature de dernière minute et donc peu crédible. Or comme le montre la lettre SCX/2009/150 du 8 juin 2009 (annexe III), envoyée par le Président du Conseil exécutif, Monsieur Olabiyi Babalola Joseph Yaï, si la lettre du Chef de l’Etat déposée le 13 mai avait été enregistrée ce jour-là et non le dimanche 31 mai 2009 (dernier délai !), la candidature béninoise aurait été la 6ème enregistrée. En effet, après le 13 mai, date réelle du dépôt de candidature de notre pays, il y eut la candidature russe (25 mai), celle de l’Equateur (27 mai) et celle de l’Autriche (28 mai).

10.Le plan de sabotage mis en place a atteint le summum de son intensité lorsque la lettre SCX/2009/154 datée du 11 juin 2009 adressée à chacun des neufs candidats pour leur demander de présenter pour le 1er août au plus tard leur vision de l’UNESCO et leur biographie détaillée ne m’est pas parvenue (annexe IV). Elle ne pouvait pas me parvenir puisque le Président du Conseil exécutif, Monsieur Olabiyi Babalola Joseph Yaï, me l’avait expédiée sous couvert de S. EXC. Dr Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin à Cotonou, ce qui de fait, transforme la Haute Autorité en facteur de son Ambassadeur ! La raison invoquée étant que l’Ambassadeur Olabiyi Babalola Joseph Yaï ne connaissait pas mon adresse postale !

En conclusion, ma candidature au poste de Directeur général a connu des péripéties si nombreuses qu’actuellement, je suis en train d’écrire un ouvrage sur ce thème avec des recommandations précises sur la politique à suivre en matière de placement des nationaux dans les Organisations internationales et régionales.

Mais en attendant, je tenais à faire un point précis sur ce qui s’est passé autour de ma candidature afin d’éclairer l’opinion publique et tous ceux qui, très nombreux, m’ont manifesté leur soutien et à qui je renouvelle, ici, ma très grande gratitude.

Nouréini Tidjani-Serpos

P.J. : 4 annexes

Cotonou, le 05 octobre 2009

Source: LEMATINAL

 

Par illassa.benoit
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Jeudi 5 novembre 2009

5 novembre 2009


Candidature béninoise à la Direction générale de l’Unesco: Nouréini Tidjani-Serpos fâché contre Yayi Boni



Le cuisant échec enregistré par Nouréini Tidjani-Serpos dans sa tentative de briguer la Direction générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la Culture(Unesco) est toujours aussi vivace dans la mémoire du candidat malheureux. On a pu s’en rendre compte ce mercredi 4 novembre 2009 au sortir de l’audience que le chef de l’Etat lui a accordée.


Le gouvernement du président Yayi Boni a bien une responsabilité dans l’échec de la candidature de Nouréini Tidjani-Serpos. Si jusqu’ici il pouvait subsister un brin de doute, depuis hier, il est levé. Ce sont sûrement des considérations politiciennes qui ont en partie provoqué l’échec de l’aventure du Béninois dans sa volonté de diriger cette institution spécialisée des Nations-Unies. Celui qui était jusque-là le Directeur Afrique de ladite institution, en a vraiment souffert et en veut toujours au régime du Dr Yayi Boni. Seulement, tout porte à croire que pendant le déroulement de la difficile campagne pour la mobilisation des pays membres de l’Organisation autour de cette candidature béninoise, le candidat Béninois avait voulu garder le silence pour ne pas en perturber le bon déroulement. Quelques semaines après cette mésaventure, les premiers indices apparaissent. A la sortie de l’entretien qu’il a eu ce mercredi avec le chef de l’Etat, le candidat malheureux a en effet laissé transparaître cette colère qui le ronge et qu’il a du mal à contenir. Même si le candidat malheureux n’a pas voulu commenter expressément les nombreux soupçons de politisation de cette candidature et le semblant de soutien du gouvernement, il a par contre bien signifié qu’il a beaucoup de choses à dire mais qu’il préfère les taire pour l’instant. Pourquoi ? Nul ne saurait le dire pour le moment. Toujours est-il que a tenu des propos dont la substance est on ne peut plus claire. « Le moment aujourd’hui…, je ne veux pas parler de ça. Il(le chef de l’Etat) a une manière très très personnelle de calmer les colères, de calmer les énervements. Donc, par respect pour lui, pour le moment, je ne dis rien », affirmait en effet le grand homme de culture au sortir de cette audience. A l’analyse de ces propos, il apparaît clairement qu’il y a bel et bien des non dits autour de cette candidature mais la victime de ce qui est dénoncé comme la mauvaise foi du gouvernement n’est pas encore totalement libre pour faire le déballage. Visiblement, l’ancien candidat semble être à nouveau la victime d’un chantage ou d’une pression qui l’empêche de vider sa colère. « Il a une manière très très personnelle de calmer les colères », a-t-il déclaré. Selon toute vraisemblance, le candidat béninois a bien été victime de son appartenance politique ou alors de sa provenance régionale de la part du chef de l’Etat ou alors des cadres débordés de zèle dont regorge actuellement le système. Ceci, toujours au détriment des intérêts et du rayonnement du Bénin. Ainsi, depuis plusieurs décennies et même sous le régime du Changement, des pratiques aussi basses continuent de prospérer et tirent le pays vers le bas. Mais ce qui relèverait aujourd’hui du pur cynisme en présence d’une telle certitude, est cette apparente détermination que les autorités gouvernementales affichaient autour de cette candidature avec en prime, une rondelette somme volontairement engloutie pour une campagne qu’on savait à terme infructueuse. Par ailleurs, au-delà de l’indignation que cette méthode pourrait susciter, on se demande ce qui peut empêcher la victime, en l’occurrence Nouréini Tidjani-Serpos de cracher le morceau d’autant que comme il l’a lui-même reconnu, son combat a été porté par beaucoup de citoyens. A moins que, comme en de pareilles circonstances, un accord secret qui garantirait un autre poste au candidat malheureux en contrepartie de son silence, n’ait été conclu entre les deux hommes. En tout état de cause, Nouréini Tidjani-Serpos gagnerait à ce que la vérité triomphe afin de ne pas quitter son statut de victime pour celui de complice.

Calixte Adiyéton

Par illassa.benoit
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Mercredi 4 novembre 2009
 

Mercredi 4 novembre 2009

 

Présidentielle 2011 au Bénin: Bio Tchané chez le vieux Zinsou

 

 

( Yayi peut commencer à transpirer à grosses gouttes)

 

 

 Eric Tchiakpè

 

 

 Présent à Cotonou dans le cadre des obsèques d’un ancien cadre de la Bceao, le président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané en a profité pour rendre visite à l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou en son domicile de Cotonou. La rencontre a eu lieu autour de 13 heures hier. Une courte visite qui même si elle s’est déroulée loin des oreilles indiscrètes a, on s’en doute, porté sur les prochaines échéances électorales et l’Etat de la nation béninoise. Bio Tchané dont la volonté de briguer la magistrature suprême fait de moins en moins de doute même si elle n’est pas encore officielle,  a au travers de cette visite rassuré les plus sceptiques sur ses qualités de rassembleur et son respect pour son prochain et pour les aînés. Environ une demi-heure de discussion entre les deux hommes, dont rien n’a filtré.

 

Il faut dire que la relative brièveté de la rencontre peut-être attribuée à plusieurs raisons, parmi lesquelles la nécessité de ne pas peser sur le calendrier de son hôte,  tout en tenant compte du temps de séjours  relativement court du président de la Boad à Cotonou. Lequel est rentré depuis hier à Lomé.

 

 

Source: LE BENINOIS LIBERE



 

Par illassa.benoit
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Samedi 31 octobre 2009

30 octobre 2009

 

Après la léthargie: Le G13 ressoudé défie Yayi Boni

 



Sauf Vénance Gningla, absent du territoire, Antoine Dayori en mission parlementaire au Burkina Faso, ils étaient tous là. Les membres du G13 étaient hier jeudi 29 octobre 2009 en conclave à Gbégamey, Cotonou pour resserrer les rangs et s’engager à continuer leur aventure tout au moins jusqu’en 2011. L’heure n’est pas à la division, comme s’emploie à le répandre une certaine opinion, rassure Bako Arifari, coordonateur du groupe, annoncé, peut-être à tort dans le prochain gouvernement.

 


Le G13 reprend ses couleurs. Annoncé mort ou divisé depuis quelques mois, il vient plutôt d’afficher une autre image. La coalition regroupant sept partis politiques existe bel et bien. Mieux, elle est au grand complet, contrairement aux rumeurs qui l’ont précocement précipité au fond de la tombe. Issa Salifou, Bako Arifari, Valentin Aditi Houdé, Sacca Fikara, Tchabi Tokou Dari, Edmond Agoua, Cyriaque Domingo, Basile Ahossi, Wallis Zoumarou, continuent d’être membres à part entière du G13. Après la rentrée parlementaire, effectuée le lundi 26 octobre 2009, ils ont battu hier le rassemblement pour mettre fin à une longue période de léthargie, qui très tôt avait été interprétée comme un profond malaise. Reprenant ainsi du poil de la bête, il ne compte pas baisser la garde face à « un régime qui s’ingénie à mettre la démocratie et ses principaux acquis en péril ». Fidèle à la détermination affichée dès le départ, les membres de la coalition veulent aller plus loin dans leur lutte quotidienne contre les mauvaises pratiques du régime en place, notamment en ce qui concerne, la gouvernance politique et socioéconomique. C ’est à ce sujet que Bako Arifari, Basile Ahossi, Sacca Fikara, Cyriaque Domingo, ont crûment exprimé leur indignation à l’égard du régime. Ils n’ont pas l’impression que la gestion des affaires publiques s’améliore, et de ce fait, ils ne comptent pas enterrer le G13 tant que le chef de l’Etat ne va pas changer de fusil d’épaule pour sauvegarder les acquis de la Conférence nationale. Autrement dit, Issa Salifou et ses amis ont manifesté un nouvel intérêt à poursuivre la lutte : en découdre avec le pouvoir de Yayi Boni. Remobilisés, ils promettent de rendre publique une déclaration sur la gestion du pays dans les jours à venir. Une déclaration dont on a déjà un avant-goût. Car, selon leurs propos, ils sont déçus par le gouvernement qui ne fait rien pour changer de mode de gestion du pouvoir. Si des gens comme Tchabi Tokou Dari ont été conciliants vis-à-vis du président de la République et son équipe, d’autres ne sont pas allés du dos de la cuillère pour critiquer le système en place. C’est le cas de Sacca Fikara, Léon Basile Ahossi, Edmond Agoua. Ils sont convaincus que, la mission du G13 n’est pas encore finie, tant qu’il n’a pas atteint l’objectif fixé dès le départ. Le groupe a été créé, il y a environ deux ans pour sauver le Bénin d’une catastrophe sociopolitique. Mais depuis lors, rien n’a changé fondamentalement. Le pays est toujours mal gouverné, constate le G13, et Yayi Boni est dans sa ligne de mire.

 

Ressouder les rangs

 

Sous l’impulsion de son principal leader Issa Salifou, le G13 a manifestement affiché une cohésion, laquelle était ébranlée par des déclarations et des contre déclarations en son sein, du fait de certains membres qui ne supportaient plus la situation de léthargie. Il a été alors beaucoup plus question d’un rendez-vous de grande vérité où chacun a pu se vider ses amertumes. En clair, si la rencontre d’hier est venue à point nommé, c’est parce qu’elle a permis de ramener l’ordre dans la maison et de chasser le démon de la division. Les débats ont été menés de façon à ne pas évoquer des sujets qui fâchent, comme la position à adopter par le groupe face aux élections présidentielles de 2011, ou à tergiverser sur le débat relatif à l’absence des membres du G13 aux côtés de leur collègue Sacca Fikara dans sa croisade contre les dérives gouvernementales dans le dossier du maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun. Même interrogé à ce sujet, l’honorable Sacca Fikara, a affirmé qu’il répondra plus tard à la question. Comme quoi, ils ont évité de mettre le doigt dans la plaie. Le sujet qui contient plus de germe de division, est celui relatif au candidat du groupe en 2011. Il est incontestable qu’en ouvrant la brèche, l’on risque d’achopper sur des prises de position contradictoires des uns et des autres. Les vieux démons seraient alors de retour et la rentrée politique va sans doute donner lieu à un échec, voire le début d’une nouvelle crise.

FN

Source: LEMATINAL



Par illassa.benoit
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Samedi 31 octobre 2009

Abdoulaye Bio-Tchané : « …Plus de doute, je suis effectivement candidat pour 2011 !»

 

Écrit par Brice Ogoubiyi

 

29-10-2009

 

Une rencontre élargie à certains élus locaux et aux opérateurs économiques, tous partisans d’Abdoulaye Bio-Tchané, a eu lieu à Lomé dans la journée de mardi dernier, une occasion pour le président de la BOAD de réaffirmer son désir de briguer la magistrature suprême en 2011.

Une rencontre élargie à certains élus locaux et aux opérateurs économiques, tous partisans d’Abdoulaye Bio-Tchané, a eu lieu à Lomé dans la journée de mardi dernier. Les lobbies en faveur de la candidature de l’actuel président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), voulaient la confirmation de la part de l’intéressé lui-même de son désir de briguer la magistrature suprême en 2011.

Les jours passent et comme une traînée de poudre, la certitude sur la candidature d’Abdoulaye Bio-Tchané se répand, crée des tensions et un véritable émoi dans le landerneau politique. Candidature de protestation, ou conviction profonde de nourrir des rêves et des ambitions pour le Bénin ? En tout cas, ce qu’il est permis de dire, est que ce n’est pas pour la première fois que l’idée de la candidature d’Abdoulaye Bio-Tchané fait du chemin. Avant même que Yayi Boni ne soit candidat, Bio-Tchané était, dans la perspective du départ de Kérékou en 2006, pressenti pour postuler pour la magistrature suprême. Une grande campagne médiatique sous la houlette du feu Ahmed Akobi avait même annoncé les couleurs. Puis, plus rien. Entre Bio Tchané et Boni Yayi, il y aurait eu une sorte de modus vivendi. Bio-Tchané ayant décidé de céder le passage à l’actuel chef de l’Etat. Que s’est t-il passé pour que les relations se détériorent pour autant entre Yayi et Bio-Tchané ? Mystère. Certains pensent que Yayi finalement n’aurait pas respecté sa promesse vis-à-vis de son ami. C’est d’ailleurs là, secret de polichinelle, un des reproches qu’on fait à celui qui a voulu prôner le changement et qui ne serait un homme de parole.


 

Bientôt une mobilisation générale à Cotonou

 


En fait la rencontre avec les élus locaux et les opérateurs économiques à Lomé avait pour but, après avis consultatif, de lancer les opérations proprement dites, à savoir la campagne de porte à porte, la constitution des cellules de communication, la mise sur pied des fédérations et des réseaux au plan national et international.

Après avoir écouté attentivement ses hôtes le président de la BOAD a répondu à leurs préoccupations en ces termes : « …Je ne suis pas sourd, croyez moi. J’ai des oreilles et des yeux, et j’entends tout ce qui se passe dans mon pays. Je suis sensible à la misère et aux difficultés de mes compatriotes. Allez dire à toute la population, à mes parents que je suis effectivement candidat pour la présidentielle de 2011…» Visiblement touchés et émus, les élus locaux et les opérateurs économiques gonflés à bloc sont rentrés avec de nouvelles résolutions.

Etait de la délégation, le coordonnateur national de « Force tranquille 2011 » Jeannot Nata. Ce mouvement dit, sans prétention, avoir déjà quadrillé l’Atacora-Donga, le Borgou-Alibori, une partie des Collines et un travail colossal s’abat dans l’Atlantique. Il annonce prochainement une grande Assemblée générale qui va se tenir à Cotonou et qui va mobiliser tous les départements.

 

Source: Le Quotidien Nouvelle Expression



 


 
Par illassa.benoit
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Jeudi 29 octobre 2009

29 octobre 2009


Nouveau gouvernement au Bénin: Les vraies raisons du blocage de Yayi Boni


 

Le prochain gouvernement tant attendu ne sera pas constitué de sitôt. Selon certaines indiscrétions, on peut déjà recenser quatre préoccupations majeures qui empêchent le président Yayi Boni de composer son équipe gouvernementale de ‘’guerre’’ pour 2011.


Les actuels ministres du président Yayi Boni ont plus de chance de garder leur portefeuille pendant un bon moment encore. En tout cas pas jusqu’à janvier 2010. A cause des complications au sommet de l’Etat et surtout des contingences politiques actuelles. Quatre grandes contraintes empêchent en effet le premier magistrat de remanier son équipe gouvernementale. Elles sont d’ordre politique, stratégique et sont liées à la mauvaise gouvernance et à l’examen du budget général de l’Etat gestion 2010 actuellement sur la table de la représentation nationale. Toutes les conditions semblent désormais bien réunies pour qu’en absence d’un de ses quatre critères, le président Yayi Boni tombe en remaniant son gouvernement. D’abord sur le plan politique, le chef de l’Etat a commis tellement d’erreurs stratégiques qu’il se retrouve sans une seule marge de manœuvre. En tout temps et en tout lieu, ce sont les ministres nommés qui forment leur cabinet. Ce qui n’a pas été le cas pour les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) où certains thuriféraires ont poussé le premier magistrat à installer un comité au Palais de la Marina pour désigner à la place des ministres leurs collaborateurs. Résultat : Tout se passe comme si le ministre n’est juste qu’un chef de service. Outre le fait qu’il a perdu presque toute sa légitimité, il a autour de lui des agents de renseignement du président de la République ou des membres du comité qui les a nommé. Alors même que, par le passé, c’est sur le cabinet ou les autres militants nommés que le ministre s’appuie pour créer la vraie popularité autour du chef de l’Etat. Dans un passé récent, la situation a obligé des militants d’autres groupes politiques à adhérer au parti du ministre pour louer les œuvres du chef de l’Etat. A titre d’exemple, presque tous les directeurs centraux et chefs de services se sont retrouvés membres du Parti du Salut (Ps) du ministre Damien Zinsou Alahassa sous le général Mathieu Kérékou. Idem du temps du Dr Léonard Djidjoho Padonou où c’était ‘’Notre cause commune (Ncc)’’ qui avait droit de cité dans le système éducatif national. Au Palais de la Marina même, des parrains s’interposaient pour placer les leurs pour mieux contrôler leur militantisme et en profiter pour donner une certaine visibilité auprès du président de la République. Ce sont sur ces valeurs que le ‘’Caméléon’’ s’est bien appuyé pour diriger de main de maître le pays durant ses mandats. Le président Yayi Boni qui n’a pas su tirer leçon de cela est vraiment bloqué.

 

La trouille d’un éventuel rejet du budget 2010

 

Si le fait que le chef de l’Etat a tenu à avoir un œil sur la formation des cabinets ministériels jouent contre lui, l’incertitude du vote du budget général de l’Etat exercice 2010 l’oblige aussi à ménager les siens qui sont actuellement divisés au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. D’ailleurs, c’est l’instabilité de sa majorité parlementaire qui le contraint à savoir raison garder et éviter un remaniement ministériel qui va lui compliquer la vie. Car aujourd’hui, les députés Fcbe sont préoccupés par comment s’organisent pour retourner à l’Assemblée nationale en 2011. Parce qu’aucun d’entre eux n’entend être suppléant il y des gens de l’Union pour la majorité présidentielle parlementaire (Umpp), des gens de la Convergence 2011et les autres restés Fcbe. Sans compter les ministres qui n’entendent pas perdre de sitôt leurs portefeuilles. Situation qui a suscité la prolifération des mouvements et des partis politiques dans cette mouvance où chacun cherche à sauver sa tête. Dans ces conditions, un remaniement qui intervient et ne prend pas en compte les intérêts de chacun des acteurs de cette mouvance pourrait « tout foutre » en l’air.

 

La mauvaise gouvernance politique et économique

 

Le président Yayi Boni a passé aussi tout son temps dans la propension à trop faire savoir et à être seul à la une de tous les débats politiques. Il s’est même permis d’aller inaugurer même des bâtiments construits avec des matériels précaires à la place des directeurs régionaux. Il est dans l’eau, autant de fois qu’il pouvait dans les médias, dans deux avions, au marché et dans la micro finance. Aujourd’hui, il semble qu’une certaine monotonie a gagné les populations à la base. Du coup, au lieu du populisme auquel il aspirait, c’est plutôt l’ennui qui a gagné la base qui l’a vraiment élu à 75%. Et le plus grave aura été sa sortie de presse dans le cadre du sulfureux dossier de la Cen Sad pour tenter de répondre à l’opposition non déclarée qui gagnait du terrain. Et surtout l’option de ne pas se limiter au rapport de l’Ige/l’Igf. En effet, il s’agit d’une structure gouvernementale reconnue comme telle. Aucune commission ad hoc ne peut être mise en place pour reprendre ses travaux. C’est pourtant ce qui a été conseillé au chef de l’Etat juste dans l’intérêt d’innocenter les mis en cause. Et sans tenir compte des commentaires dans l’opinion publique, le président Yayi Boni les a réhabilité et fermé certainement à jamais le volet des irrégularités constatées dans l’organisation du sommet. Toute chose qui vient s’ajouter à d’autres grands dossiers de malversations mis à la disposition de l’opposition par certains cadres de l’administration. Tous ces faits ont renforcé les revendications syndicales et on s’achemine vers un blocage de l’administration. Parce qu’à l’allure où vont les choses, c’est vers une grève générale du mardi à vendredi qu’on devrait, dit-on, aboutir. Dans ce flou où le président Yayi Boni ne sait pas vraiment sur qui compter, il vaut mieux ne pas tenter un remaniement ministériel.

 

Des réserves un peu partout dans le pays

 

Au regard de toutes ces situations, il semble que rares sont les personnalités qui souhaitent encore travailler sous le président Yayi Boni. Joints hier, plusieurs noms jusque là cités, n’entendent pas entrer au gouvernement dans les conditions actuelles. Certains d’entre eux étaient présents à une rencontre politique le week-end écoulé et ont fait le procès du Changement. D’autres sont attendus le samedi prochain à Kouandé, Bèmbèrèkè et Natitingou pour dire à la face du monde leurs ressentiments par rapport à la manière dont le pays est en train d’être géré. Dans la même foulée, on apprend que certains ténors de la société civile auraient été contactés en vain pour prendre le train du Changement en marche. Parce que, dit-on, on pense que tout est déjà fini sous le règne du changement et aucun argument ne pourra aider à sauver les meubles. Ainsi, le président Yayi Boni se retrouve de plus en plus seul. Car, à la présidence de la République même, ce n’est plus le franc jeu des premières heures de 2006. Idem dans les renseignements généraux et les ministères où les documents sensibles qui auraient pu être jalousement gardés, se retrouvent facilement dans les rues. Parce que le temps des retournements de vestes approche et chaque proche du président Yayi Boni s’organise à sa façon pour ne pas être du reste. Un remaniement qui intervient dans ces conditions pourrait vite libérer les esprits.

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)



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Mercredi 28 octobre 2009

Grave dérive verbale à Djougou:  

La candidature de Bio Tchané fait perdre la raison aux partisans du roi Boni 1er et sa cour

 

 

28/10/2009

 

Le département de la Donga et de l’Atacora a été le lieu d’un spectacle ahurissant. Pratiquement tout le gouvernement du Docteur Boni Yayi était dans ce département pour lancer les hostilités de la campagne présidentielle pourtant prévue pour 2011. La semaine écoulée a été pour les courtisans du pouvoir ressortissants de cette zone, un moment d’épreuve ; chacun y a mis du sien pour montrer à Yayi, chef de file de la mouvance, sa capacité de mobilisation.

 

Des énormités rares, des injures, des provocations d’une extrême gravité, voilà entre autres les armes utilisées par les partisans du pouvoir pour plaire au chef de l’état. Il est impérieux de s’inquiéter face aux multiples dérapages de ces partisans du pouvoir qui ne veulent reculer devant rien .Dans un passé plus ou moins récent, le peuple béninois tout entier avait déjà assisté impuissant aux menaces de Nicaise Fagnon à Dassa suite à une manifestation des partisans du président Bio Tchané. Cette succession de menace dont est passé maître, les sbires du chef de l’état s’est fait aussi entendre a Tchaourou de la bouche d’un élu FCBE. De plus, les partisans du chef de l’état ont utilisé le département de la Donga le week end écoulé pour sonner la cloche de la division sociale. En effet, l’introduction de la religion dans la campagne de 2011 apparaît comme l’aveu d’échec du camp présidentiel. « Yayi le candidat des musulmans de Djougou » voila la nouvelle trouvaille des yayistes. Les vodouistes et les chrétiens n’ont donc plus le droit de soutenir le chef de l’état, cela est bien valable pour les autres obédiences religieuses. Que veut on faire croire au peuple lorsque devant le chef de l’Etat, Nicaise Fagnon et Allasane Djemba scandent allègrement des propos régionalistes, ségrégationnistes et méprisables.   

Après avoir divisé les localités et les familles, le président de la république semble avoir jeté son dévolu sur les religions. Il faut retenir que les religions sont les seules structures indépendantes qui peuvent jouer encore un rôle dans l’accalmie en cas de conflits rangés.

Le peuple béninois doit se lever comme un seul homme pour faire front a ces diviseurs pour la sauvegarde de notre démocratie et de l’unité nationale chèrement acquise.

 

Prince Habib K./ DEFI-INFO



Par illassa.benoit
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Mardi 27 octobre 2009

CORRUPTION A L’AEROPORT DE COTONOU (BENIN): Les services officiels mis en cause

 

Par Hénoc Adé

 

27-10-2009

 

 

A force de rançonnements systématiques des passagers en partance pour l’Afrique centrale, l’Aéroport International Cotonou est devenu ce haut lieu de la corruption, une corruption qui, à n’en point douter, constitue « un manque à gagner pour le gestionnaire de l’aéroport et…les compagnies aériennes »...

 

« Aéroport International Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun Cotonou : La corruption s’installe », c’est le titre de l’article paru, en fin de semaine dernière, dans le numéro 003 du mois d’octobre du bulletin de liaison de l’Association des représentants de compagnies aériennes (ARC). Les services officiels sont nommément montrés du doigt pour avoir, à force de rançonnements systématiques, transformé les lieux en « en un véritable cauchemar pour les passagers en partance pour Brazzaville, Pointe- Noire, Douala, Bamako, Dakar, Malabo, Lagos, Libreville».

 

Prudence et déficit d’information

 

En attendant d’accéder aux services mis cause dans l’article, Aviation Handling Services (AHS), la société spécialisée dans l’assistance technique des avions a été contactée pour donner son appréciation des faits. Aviation Handling Services constitue une sorte de société charnière qui gère les chargements et les déchargements de l’ensemble des compagnies opérant à partir ou à destination de Cotonou. De ce fait, on imagine, son témoignage devrait éclairer les lecteurs sur l’article paru dans le bulletin de l’ARC.

 

Par prudence ou par déficit d’information, les responsables d’Aviation Handling Services déclarent que la corruption ne pourrait se manifester qu’en amont des formalités d’embarquement des passagers. Ces formalités comprennent plusieurs étapes dont l’enregistrement des bagages et les formalités de police, de santé et de douanes.

 

Des personnes exerçant de leur propre chef ou en relation avec les compagnies interviennent selon AHS avant l’enregistrement des bagages sous prétexte de faciliter les formalités aux passagers. Ces derniers, pour ce qui concerne les passagers à destination de l’Afrique centrale sont généralement peu informés des exigences des compagnies en matière d’embarquement des bagages. En outre, comme commerçants, plusieurs d’entre se servent du Bénin, comme un hub où ils viennent s’approvisionner, notamment au marché de Tokpa. Ils sont également pressés de récupérer à temps leurs marchandises à l’aéroport de destination. Dès lors, ils seraient pressés d’en payer le prix, d’où les irrégularités relevées.

 

Malgré tout, à Aviation Handling Services, on déclare avoir créé un service Sûreté sécurité qui sert de veille pour assurer la sécurité des bagages. Une manière comme une autre de décourager les pratiques décriées par l’ARC.

 

Parer au plus pressé

 

Du côté de l’ARC, cette association qui regroupe des compagnies comme Air France, Kenya Airways, Air Ivoire, Air Burkina et bien d’autres compagnies représentées au Bénin ainsi que les compagnies béninoises, l’accusation n’a pas varié. Les représentants de l’association sont allés plus loin. « Plus que de la corruption, il s’agit d’une imposition des passagers ». Le rançonnement s’exerce au vu et au su des personnels des compagnies. Quand le passager est muni de pièces régulièrement établies et à jour, il doit payer 2.000 FCFA. Le montant peut s’lever à dix fois plus dans le cas de passagers munis de pièces d’identité périmées ou n’ayant pas de visa d’entrée…

 

Dans bien des cas, les passagers résistent au chantage des services de sécurité au risque de rater leurs vols. Dès lors, les chefs d’escale des compagnies interviennent et exigent que des rapports soient officiellement établis par la police, par exemple, pour justifier les motifs de non embarquement des clients. Souvent, la police lâche prise et le passager réussit ainsi à s’embarquer.

 

Ces faits ont pu se produire parce qu’il s’agit ici de commerçants ou «d’aventuriers» pressés et qui connaissent peu ou rien de leurs droits. Ils sont prompts à se soumettre, tant qu’ils le peuvent.

 

Cette situation, si elle perdure, pénaliserait les compagnies. Certains passagers préfèrent voyager à partir de Lomé, par exemple, espérant ainsi se soustraire au diktat des services de sécurité du Bénin.

Dans tous les cas, les autorités doivent parer au plus pressé et éviter la marginalisation de l’aéroport, la vitrine, par excellence du Bénin.

Source: Quotidien Nouvelle Expression



 

Par illassa.benoit
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