Politique Béninoise

Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 19:21

Aube Nouvelle | 22 décembre 2009 

 

 

Pour empêcher Adovelande d'être candidat, Yayi lui colle une affaire de 3 milliards de Fcfa

 

 



Un cadre béninois actuellement à la tête d’une importante institution publique et dont le nom est de plus en plus annoncé pour être candidat à l’élection présidentielle de 2011, serait depuis quelques jours dans la tourmente. En effet, selon des sources généralement bien informées, la gestion ténébreuse d’un dossier de construction de logements sociaux, serait entrain de rattraper ce cadre. L’un des bailleurs de fonds qui ont financé ce projet, vient de saisir par le truchement d’un avocat béninois de renom le tribunal de première instance de Cotonou afin que la lumière soit faite sur l’utilisation de l’enveloppe financière mise à la disposition du promoteur de ce projet.

 

 L’intéressé qui est pour le moment présumé innocent, est appelé à laver son honneur dans le cadre de ce dossier judiciaire qui pourrait ruiner ses ambitions politiques.

 

Par : Arsène AMETOYONA

 

Les faits qui rattrapent ce cadre qui suscite respect et estime de la part des Béninois remontent au début des années 2000. L’intéressé au moment des faits était à la tête du conseil d’administration d’une entreprise de promotion immobilière dont l’objectif était d’accompagner les efforts du gouvernement béninois d’alors dans sa politique de construction de logements sociaux. Cette entreprise pour exécuter un de ses ambitieux projets immobiliers dans une importante commune dans le département de l’atlantique, avait eu recours à des bailleurs de fonds dont le Fonds d’une organisation pétrolière. Cette organisation et d’autres partenaires financiers ont décidé de soutenir ce projet en accordant un prêt substantiel à son promoteur. Dix ans après, les bailleurs continuent de voir sortir de terre les logements sociaux pour la construction desquels cette entreprise a été appuyée. C’est donc face au silence du promoteur que les bailleurs ont fini par commettre un audit qui aurait, selon nos sources, révélé de graves irrégularités dans la gestion des fonds mis à la disposition de cette entreprise de promotion immobilière. Craignant d’être d’une grande opération d’escroquerie, le collectif des bailleurs vient de saisir le Parquet du Tribunal de Cotonou par l’entremise d’un avocat béninois de renom. Le but visé par cette plainte est d’amener l’entreprise sus indiquée à rembourser ce prêt. Le commissariat central de la ville de Cotonou saisi déjà du dossier par qui de droit conduit depuis quelques jours l’enquête préliminaire. Plusieurs personnes ayant assumé des responsabilités au sein de cette entreprise ont été déjà interpellées dans cette affaire. Le cadre en question et qui dirige actuellement une importante institution publique devra être écouté lui aussi. Mais à l’étape actuelle du dossier, tous en attendant que leur culpabilité ait été régulièrement prouvée sont considérés comme de présumés innocents qui doivent, chacun en ce qui le concerne laver son honneur.

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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 15:37
 

Exigences du Fmi et revendications des travailleurs: Le roi Boni 1er entre le marteau et l’enclume

 

 

Léandre ADOMOU
 

 

 

Que peut le Président de la République Boni Yayi face à la pression des travailleurs qui réclament le paiement de leurs primes et les exigences du Fonds monétaire international (Fmi) qui demande au gouvernement de surseoir au paiement des primes aux travailleurs ? Ce qui est sûr, cette situation fort embarrassante pour le Dr Boni Yayi risque de plonger notre pays dans une grande difficulté. En effet, le dilemme auquel est actuellement confronté le chef de l’Etat est très sérieux puisque notre pays est depuis un moment sous les projecteurs de la Banque mondiale et du Fmi dont les responsables caractérisent les différentes dépenses effectuées par notre pays pour le paiement des primes des travailleurs du secteur public « d’indiscipline budgétaire ». C’est d’ailleurs ce qui radicalise la position du gouvernement qui n’entend pas débourser ces primes pour lesquelles les travailleurs du secteur public manifestent. Le président Boni Yayi a donc le dos au mur. Satisfera-t-il les syndicalistes ou respectera-t-il les consignes du Fmi ? Un casse tête pour le gouvernement qui avait par le passé pris des engagements vis-à-vis des travailleurs. Aujourd’hui, que ces derniers poussent le bouchon très loin, que peut faire le Dr Boni Yayi pour les contenter et ne pas s’écarter de la nouvelle donne, c’est-à-dire la décision du Fonds monétaire international (Fmi) qui refuse le paiement des primes ? C’est donc un os dans la gorge du docteur Boni Yayi qui ne sait plus depuis un moment de quel côté se pencher. Mais ces derniers jours, tout porte à croire qu’il n’est pas ébranlé par les différents mouvements organisés par les travailleurs pour exiger le paiement de leurs différentes primes.

Le gouvernement a le dos au mur puisqu’il lui faut satisfaire les revendications des travailleurs et rester dans les limites exigées par les institutions de Bretton Woods. C’est une situation qui sera très difficile pour lui quand on sait que les travailleurs n’entendent pas baisser les bras même si le président de la République a mis sur pied une commission composée entre autres de deux syndicalistes dans le cadre d’un dialogue social afin de convaincre les travailleurs de la nécessité d’enterrer la hache de guerre.


Source: FRATERNITE


21-12-2009
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 15:16

21 décembre 2009


Bénin: Wilfried Houngbédji voit en 2011, une échéance de risques et de refondation



Le Journaliste et Ecrivain Wilfried Léandre Houngbédji s’est livré ce dimanche 20 décembre 2009 au micro de Virgile Ahouansè sur Océan Fm, au décryptage de l’échéance présidentielle de 2011 à travers les points clés qui ont rythmé son récent livre : « 2011… ?! Chroniques d’une élection annoncée fatidique » Une analyse empreinte d’objectivité au terme de laquelle l’auteur de « Scandales sous Yayi » présente l’échéance présidentielle de 2011 comme celle d’inhabituelles inquiétudes ou de bouleversements sociopolitiques bénéfiques pour la société béninoise.


L’analyse proposée par le Journaliste Ecrivain Wilfried Léandre Houngbédji de la présidentielle de 2011 livre une échéance faite de plusieurs incertitudes et de risques. Incertitudes liées d’abord aux difficultés pour les G et F à se réunir autour d’un candidat unique. A en croire le Journaliste Ecrivain, une éventuelle candidature de Galiou Soglo pour effriter l’électorat Rb, pourrait susciter la candidature du premier adjoint au maire de Cotonou, Léhadi Soglo. Une stratégie qui lui permettra de marquer sa présence sur la scène politique et auprès de l’électorat Rb mais qui aura l’inconvénient de fragiliser Me Adrien Houngbédji au cas où ce dernier aurait été désigné pour défendre les couleurs du G4. Une perspective qui pourrait également libérer les ambitions de l’honorable Lazare Sèhouéto qui, a rappelé l’Annaliste politique, partage avec la Rb le plateau d’Abomey comme fief politique. A ce risque de multiplication de candidatures au sein du G4, l’invité greffe avec plus d’affirmation cette fois ci, ce qu’il appelle « l’inévitable et stratégique implosion du G13… ». Conscients de leurs divergences d’intérêts, les leaders de ce groupe que beaucoup juge hétéroclite, pourraient en effet de commun accord, décider d’aller vers de différents pôles quitte à se retrouver au second tour. Une option qui fera éclater le G13 de l’intérieur. Toutes ces incertitudes cristallisent une radicalisation et pourrait générer la violence. Pour l’auteur de « 2011… ?! Chroniques d’une élection annoncée fatidique », la trop faible capacité d’acceptation de la défaite dont ont fait preuve les proches du pouvoir au lendemain des communales et la grandissante conviction des leaders de l’opposition à faire partir à tout prix le chef de l’Etat en 2011 polarise un risque, celui inquiétant de voir l’une ou l’autre partie contester les résultats issus des urnes. Une perspective qui se cristallise de plus en plus, a ajouté l’invité, après les récentes apparitions de Robert Dossou président de la Cour constitutionnelle-institution chargée de valider les résultats – dans certains meetings en faveur du président de la République. A ces incertitudes liées à des forces politiques de la mouvance ou de l’opposition déjà engagées dans la course pour 2011, s’ajoute ce qu’on pourrait appeler les incertitudes provenant d’acteurs extérieurs mais qui peuvent jouer un rôle important dans le scrutin. Au rang de ces personnalités figure notamment l’actuel ministre d’Etat chargé du développement, Pascal Irénée Koupaki dont l’éventuel rapprochement avec l’opposition permettra à cette dernière d’arracher au pouvoir en place, celui qui est maintenant admis comme son ultime « caution morale ». C’est également le cas de l’honorable Rachidi Gbadamassi dont l’opposition a tort, selon l’invité, de minimiser le poids politique. Quant à l’homme du 26 septembre 1972, le Gl Mathieur Kérékou ses consignes – s’il en donne évidemment – pourraient compter s’il décide d’opter pour un « candidat de raison » incarné par le président Yayi Boni ou pour un « candidat de cœur » symbolisé selon lui par l’actuel président de la Boad Abdoulaye Bio Tchané. Abdoulaye Bio Tchané pour qui le challenge consistera à défier le chef de l’Etat à la Marina après lui avoir succédé à la tête de la Boad. Un jeu politique et professionnel à quitte ou double. Au milieu de toutes ces personnalités, une lueur d’espoir peut-être incarnée par l’ex candidate à la magistrature suprême, Célestine Zanou dont la position centriste rime avec son combat pour le retour du sens des valeurs.

 

« La réunification entre Soglo et Houngbédji pèsera peu »

 

Sur le chemin de 2011, l’actualité politique a été marquée récemment par le pardon entre le président du Prd Me Adrien Houngbédji et le président d’honneur de la Rb et candidat malheureux aux présidentielles de 1996, Nicéphore Soglo. Un acte à forte connotation symbolique que l’auteur de « 2011…Chroniques d’une élection annoncée fatidique ?! », juge de portée politique mineure. On ne peut que saluer l’effort de réunification entre ces deux personnalités politiques pour autant que dans un contexte démocratique, il favorise la clarification du paysage politique. Seulement, elles ont contre elles l’histoire qui a montré que ce type d’accord ne résiste pas au temps ou ne se traduit pas souvent dans les urnes. De plus, certains partis membres du G4 pour lesquels ces deux personnalités sont des leaders ont toujours des représentants au gouvernement. Une situation d’ambigüité qui risque de desservir à terme Me Adrien Houngbédji s’il se retrouvait dans la posture du candidat unique du G4 en 2011. C’est le cas notamment de Galiou Soglo à la Rb ou de Kint Aguiar au Madep. Sans occulter que pour le dernier cas, le rapprochement annoncé entre le chef de l’Etat et le président Séfou Fagbohoun pourrait fixer définitivement le Madep dans la mouvance. Dans un tel contexte, difficile d’entrevoir des retombées politiques pour le président du Prd pris comme probable candidat du G4 en 2011. Toutes ces incertitudes cristallisent une absence de lisibilité du jeu politique et du poids électoral de chaque camp. Une situation porteuse de risques de violences pour 2011. Des risques de violences qui peuvent par ailleurs générer des bouleversements d’ordre sociopolitique et donner l’occasion d’une refondation de la société béninoise. A condition qu’ils ne laissent pas des stigmates irréversibles.

Calixte Adiyéton

 

Source: LEMATINAL

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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 14:53
UN AMBASSADEUR EUROPEEN JOUIT DU SCANDALE DE LA CEN-SAD AU BENIN
 

 

lundi 21 décembre 2009, par dp 24 H


 

De sources bien informées, on apprend qu’un ambassadeur d’une grande puissance occidentale en résidence au Bénin profiterait royalement du scandale de la Cen-Sad. En effet, pour les services rendus, ledit ambassadeur est remercié à travers deux de ses enfants qui sont employées par l’un des plus gros bénéficiaires de la construction des villas de la Cen-Sad. Chacun des enfants gagne un salaire de 5 millions (5.000 000) f cfa par mois alors que de nombreux béninois ont du mal à trouver un emploi aussi bien au Bénin que le dans le pays d’origine de cet ambassadeur.

 

Cette situation devrait interpeller les autorités de notre pays et celles du pays d’origine de ce dernier. Est-ce normal que ceux-là même, qui nous donnent des leçons de bonnes gouvernances soient en relation avec des sociétés impliquées dans le scandale de la Cen-Sad ? Les textes de lois en vigueur dans notre pays autorisent-elles les enfants de diplomates à y travailler ? Le poste occupé mérite t-il autant de salaire par mois ? S’il est vrai que ces enfants soient dans le secteur prisé, il faut reconnaître que leur présence au sein de cette société peut entrainer des trafics d’influences, et autres délits contraires aux mœurs européennes. Il n’y a qu’en Afrique qu’on observe de telle situation et en autorisant ses enfants à travailler au Bénin, l’on peut affirmer que notre diplomate jouit sans s’en rendre compte des intrants du scandale de la Cen-Sad. L’inspection générale d’Etat (Ige) devra approfondir l’audit du dossier de la Cen-sad pour mieux appréhender toutes les ramifications de ce scandale sous l’ère du Changement.

Nous y reviendrons dans nos prochaines parutions.


 4 commentaires liés à cet article
  • 21 décembre 08:51, par La voix du palais !
  • Il s’agit de l’ambassadeur de France au Bénin, pourquoi faites -vous du mystère autour de lui.

    C’est scandaleux !

    Le Changement ou la mort....

    Nous vaincrons !

  •  

     21 décembre 09:03, par Bio BIGOU

  • C’est connu de tout le monde au pays, les filles de l’ambassadeur travaillent au groupe FADOUL ? C’est Yayi qui leur a personnellement négocié le poste on a pas besoin d’être au palais avant de le savoir.

    C’est sur la base de ce copinage que Bénin Télécoms devra être vendu au français, le Port aussi. Mais comme les syndicalistes du port semblent être plus virgilants que l’ambassadeur macro et Yayi, Boloré n’a pas eu ce qui lui était promis entre les deux tours des présidentielles de 2006.

    Ainsi va le Changement !

    Quand je pense que SARKOZY a refusé ne plus prêté flanc à la France-Afrique et que c’est l’ambassadeur Français qui plonge dans la prévarication....Où va le monde ???????

     

    •  21 décembre 12:41, par foo no
      ce qui est sûre chacun repondra à ses actes, un français qui gagné un montant pareil au bénin par mois, c’est honteux puisque dans le même temps nous sommes traité de tous les maux ici que nos dirigeants prennent conscience et sache que rien n’est éternelle
    •  

      21 décembre 12:51, par roga

      •  
        • honte à la place de l’ambassadeur de france au bénin, eux ki ns font la morale, ki sont là pour ns èder, ils prènn nos sous de misères et refuz de ns octroyer le visa, malgré tt ce kil prèn par mois, on fè un rang o consulat de france sous la pluie et le soleil, on è humilié par de jeunes stagières sans expériences, reste un peu il ns demanderè des actes de nèssance de nos grand parent avant kon è un visa, hors tt cè tt a fè le contrè kan eux viènn o bénin,

          cè de linjustice organisé, o moment ou un fils du pays mange à peine à sa faim, ou ils meurent fote d’argent pour payer les ordonnances, réfléchissez et sachez ke le peupl suit tt de près, la fote est o dirigeant africain

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 14:08

Fruit de la grande corruption en cours au Bénin : Bientôt une raffinerie de pétrole et une rizerie installées au Bénin

 

(ELLES APPARTIENDRONT A UN HOMME POLITIQUE ET L’UNE DE SES COMPAGNES)

 

21 déc, 2009 | Par lautrefrat 

 

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Dans les mois à venir, le Bénin sera doté de nouvelles infrastructures industrielles qui vont réellement changer la configuration du tissu industriel local. Comme par le passé, ces ouvrages ne seront pas le fruit du travail sain d’hommes d’affaires ayant bâti leur fortune à la sueur de leur front. Il s’agira tout simplement, d’un blanchiment de l’argent volé au peuple béninois par des manœuvres dolosives.

Bientôt, le Bénin se verra doter de deux nouveaux outils indéniables de développement à savoir une raffinerie de pétrole et une rizerie. Si cela est un certain gage pour l’émergence de notre pays qui doit nécessairement passer par le décollage de son industrie, force est cependant de reconnaître que des voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce coup de force que s’évertuent à perpétrer certains des fils et filles de notre pays. En effet, de très bonnes sources indiquent que ces ouvrages qui vont sortir sans délai de terre et qui feront la fierté des Béninois, toutes tendances confondues, ne sont que le fruit de la grande corruption qui s’est développée pendant les trois dernières années, à l’ère du changement. Derrière ces actes se cacheraient un homme politique et l’une de ses compagnes. Mais l’opération s’articule autour d’un homme d’affaires qui servira d’écran grâce à sa connaissance du monde des affaires. Le tout par le jeu de sociétés écran fabriquées ici et ailleurs, en Afrique.

 

A qui profite le crime ?

 

Amorcée à marche forcée, la production à grande échelle de riz au Bénin n’est donc pas un pur hasard car cela entre dans une stratégie bien conçue et pensée pour enfin créer toute une filière qui sera gérée plus tard par ce couple politique. D’ailleurs, beaucoup ne se font plus d’illusions vue la manière dont le promoteur du Nérica a été évincé pour permettre à une grande foule de paysans, de bénéficier des machines agricoles acquises toutes autant dans des conditions qui frisent également la tricherie au sommet de l’Etat. On comprend difficilement comment, malgré tous les efforts fournis par Razacki Babatoundé OLOFINDJI, le gouvernement puisse aller sur le même terrain pour réduire à néant, tant d’investissements. Aujourd’hui, on ne sait à quoi ont servi les fonds énormes que ce promoteur a pu consentir au profit de cette noble initiative. Et c’est subitement en ce moment précis, que la mécanisation agricole s’est réveillée de son sommeil pour distribuer des machines à travers le territoire national. A ce jour, le mode de partage est demeuré un petit mystère pour le commun des Béninois et le président directeur général de l’imprimerie TOUNDE doit actuellement être en train de faire le bilan de son engagement qui a dû prendre l’eau de toutes parts. Une seule chose est sûre : certains esprits ont estimé que le coton étant déjà la chasse gardée de Patrice TALON et Francis da SILVA, qu’il ne fallait plus perdre le temps à vouloir les en « dégager ». D’où la nécessité de créer une nouvelle filière intégrée que les pouvoirs politiques vont se charger de mettre aux mains d’hommes sûrs. Il n’en fallait donc pas plus pour que la mécanisation s’accélère à grands pas au risque d’en feindre aux règles qui régissent les finances publiques au Bénin.

Au même moment, les mêmes personnes voudraient que les investissements de l’exécutif sous forme d’engagements vis-à-vis des entreprises qui font les prospections sur nos côtes leur reviennent autrement. Pour être plus précis, il convient de rappeler que les entreprises qui font des prospections sur nos côtes seront plus tard rémunérées lors de la commercialisation du pétrole. Le renforcement de l’axe Malabo-Cotonou ne serait donc pas innocent. Beaucoup de tractations sont en cours au frais de la princesse mais au profit d’intérêts particuliers et égoïstes. Pour beaucoup de spécialistes, ce regain de renforcement profiterait à la production brute de ce pays pour faire tourner, en attendant la production locale, cette future raffinerie qui sera confiée à certains « obligés ». A ce sujet, il ne sera donc point surprenant que dans les jours ou mois à venir que des dispositions soient initiées par le gouvernement afin de « faciliter » l’installation de cette fameuse raffinerie au Bénin. Les conditions lui seront trop favorables en termes d’exonération et autres facilités. Le peuple n’y verra que du feu. Cette raffinerie bénéficiera d’exonérations diverses or elle appartiendra au couple sus-indiqué qui se servira de personnes physiques interposées sous le couvert d’entreprises écran. Comme l’affaire non élucidée des exonérations accordées pour les promoteurs immobiliers lors de l’organisation de la CEN SAD, ce sera également une autre pantalonnade. Ce qui est aussi limpide comme l’eau de roche est que ces deux usines à savoir la rizerie comme la raffinerie sont le fruit d’une vaste série de corruption au détriment de l’Etat béninois.

Arthur SETONDJI

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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 17:37

19 décembre 2009

Lettre à Pancrace sur les Raisons de la Déception du Peuple et la Nécessité de Changer le Changement en 2011

 

Mon Cher Pancrace, 

 

writing7b Je te remercie pour ta dernière lettre dans la quelle tu me parles de la morosité ambiante des Béninois et de leur déception. Et tu me demandes d’où vient cette déception.  « Est-elle du fait de l’incapacité du Gouvernement de Yayi Boni à être à la hauteur des attentes investies en lui en 2006 par le peuple ou bien plutôt la conséquence d’une morosité plus générale ? »

Eh bien ta question, comme toujours, est pertinente ! D'entrée, pour ce qui est de la part du monde dans nos problèmes, il est difficile de dire que le blocage du parlement au Bénin, ou le parti-pris de la réalisation d’une LEPI sans consensus soient de loin ou de près la conséquence de la crise financière ou du réchauffement climatique. Loin d’aller chercher midi à quatorze heure, je crois que nos problèmes politiques et sociaux sont de notre fait, le résultat de nos égoïsmes, de nos lâchetés, de notre médiocrité, de nos incapacités et dérives. Toute la question est de savoir si ces tares sont congénitales ou le fruit amer d’une reproduction sociale funeste. Si la déception était nécessaire ou contingente.

 

Un coup d’œil rétrospectif sur le passé récent peut s'avérer utile.

 

Mon cher Pancrace, je ne t’apprends rien en disant que les dix années de Kérékou au pouvoir sous le renouveau et notamment les cinq dernières ont été une période de recul de médiocrité et de misère. Le pays décrochait sur le plan économique et social et sombrait dans la corruption d’état sur fond d’impunité. Cette dérive est le fait d’une minorité qui, gravitant autour du pouvoir politique, s’est enrichie sans scrupule alors que la grande majorité croupissait dans la misère chronique. Cela paraissait indigne et pour tout dire inadmissible de la part d’un peuple qui a eu la volonté collective d’initier une Conférence nationale réussie, moment fondateur du Renouveau démocratique. C’est pour renouer avec son élan initial et retrouver l’espoir que le peuple Béninois a senti la nécessité d’un changement. Donc le changement c’est le retour à l’espoir inaugural. Pour conduire ce changement, le peuple béninois a choisi celui-là qui sur le moment lui paraissait avoir le meilleur profil en fonction de la tâche à accomplir : redresser l’économie nationale et assainir les mœurs sociopolitiques dont le relâchement menaçait sa cohésion sociale. C’est dire que dans l’histoire de notre pays, le changement nécessité en 2006 n’était pas quelque chose de nouveau, car le Renouveau par rapport auquel il se rapporte était lui aussi un changement. Nous avons voulu changer pour être dignes du Renouveau démocratique et rester dans la ligne de ses buts initiaux dont nous avons dévié. Ce changement et ce retour au changement sont l’expression renouvelée d’un sursaut vital qui est un des paradoxes de la psychologie collective du peuple béninois. Les Béninois ne sont pas les peuples africains les plus socialement solidaires ; et le lien social n’est pas souvent actif, laminé qu’il est par une valorisation mesquine des stratégies individualistes. Le Béninois ne retrouve l’importance du collectif que comme mesure négative de son succès positif. Il y a chez lui une éthique du vedettariat solitaire. Ordinairement l’intelligence collective agissante ne l’étouffe pas. Mais en même temps le Bénin est en Afrique l’un des pays qui, le moment venu, a le génie du sursaut national décisif. Et l’élection de Yayi Boni 2006 est l’exemple d’un tel sursaut.

 

Vu l’état dans lequel se trouvait le pays à la fin du mandat de Mathieu Kérékou en 2006, ce sursaut signifiait changement. Et le changement signifiait de redresser l’économie moribonde du pays, de mettre un terme à la gestion patrimoniale des biens publics, à la gabegie, à la prévarication et à la corruption. Pour cela le peuple a choisi l’acteur idéal : un économiste, fonctionnaire interafricain qui se faisait passer pour docteur, comme s’il était un médecin venu à son chevet. La tâche principale du docteur était de mettre fin à la corruption et de soulager la misère de la multitude, depuis les délestages, jusqu’à la vie chère en passant par le chômage des jeunes. Or aucun de ces objectifs n'est atteint aujourd’hui en dépit d’un début de rationalisation effective de la gouvernance  Malheureusement, cette rationalisation de la gestion a vite sombré corps et biens dans une irrationalité autoritaire qui a tôt fait d’annuler  l’effort accompli. D’où la déception du peuple qui se focalise sur la corruption, la frustration et la misère. La déception a des raisons structurelles et des causes logiques. Pour lutter contre la corruption, il fallait mettre en place les outils de surveillance, de contrôle social, administratif et éthique du fléau. Le docteur devait connaître la sociologie de la corruption et la faire sienne. Mais à côté de la lutte contre la corruption, il fallait que le peuple se mît au travail. La culture du travail et du travail bien fait devait être valorisée. Il y a un lien intime entre corruption et travail. Souvent, la corruption est un raccourci à l’éthique du travail ; le refus du travail renvoie à la paresse qui génère toute sorte de vices au centre desquels se trouve la corruption. Celui qui travaille n’a pas le temps d’être corrompu ou de corrompre les autres.

 

Pour ce qui est des raisons logiques, elles tiennent aux conditions de l’élection de Yayi Boni. Comme je te l’ai déjà dit, Mon cher Pancrace, je pense que Yayi Boni n’aurait pas dû être élu à 75%. Un score de 52 ou de 52,5% était largement suffisant dans l’intérêt du pays. La victoire-plébiscite de Yayi Boni a fini par lui monter à la tête. Oui, mon cher ami, j’en suis certain. Comme tout un chacun, l’homme a sa psychologie, ses points forts et ses points faibles. Yayi boni est sensible à son success-story. Il en est ivre. Son élection en 2006 à 75% l’a rendu littéralement fou de lui-même. Il ressemble à un funambule qui s’étant retrouvé haut, très haut perché, a peur de tomber, car il sait que plus dure sera la chute. Et cette peur l’obsède. Elle détermine tous ses gestes qui perdent du coup toute grâce et toute spontanéité. Il sacrifie son art et se réfugie tout entier dans la fixation sur la chute. Ayant annoncé le Changement voulu par le peuple, Yayi Boni semble n’avoir arrêté aucune méthode pour cela. Il ne sait rien de ce qu’il veut ou peut changer. Dans son fort intérieur, Yayi Boni pense que son élection à 75% n’est pas le fait de la libre volonté du peuple clairement conscient de son acte. Yayi Boni a fini par se persuader que si le peuple s’était ainsi prononcé massivement pour lui, c’était parce qu’il était ignorant et facile à manipuler. C’est pour cela que la seule méthode qu’il a mise en place pour le changement est une méthode de subornation mentale. Il s’agit d’endormir le peuple de lui laver le cerveau par la propagande et  la manipulation de masse. Yayi Boni est persuadé qu’en investissant à fond dans la manipulation de masse, il pourrait réussir à pérenniser les conditions de sa prouesse initiale qui l’obsède. Il s’agit d’un cercle vicieux :  la prouesse initiale l’a enivré et l’ivresse le pousse à renouveler la prouesse. Celle-ci est devenue une idée fixe. En son for intérieur, elle a une double formulation réaliste et idéaliste. La première est négative : ne surtout pas échouer à l’élection de 2011 ; la seconde est positive et ambitieuse : faire aussi bien qu’en 2006 ! A partir de cette idée fixe, Yayi Boni fait ses choix uniquement en fonction de sa prouesse future. Dès les premiers instants de sa prise de fonction, il a jeté son dévolu sur la question de sa réélection en 2011. Et alors qu’il a été élu par le peuple pour changer l’état des choses, pour lui, tout se passe comme s’il avait été élu pour être réélu. Toute sa politique est déterminée en fonction de cette donnée fixe qui renvoie toutes les autres à l’état de chose secondaire et accessoire. Sous ce rapport, de ses deux prédécesseurs, Kérékou est érigé en modèle nocturne et Soglo en contre-modèle diurne. C’est pour cela que, sous couvert d’alliance, à un moment donné, il a voulu s’affranchir de cette paternité symboliquement encombrante ; il a voulu ravaler Soglo, le terrasser, le vaincre pour bien le placer dans son rôle historique de looser et se placer ostensiblement du côté opposé, c’est-à-dire fédérer à son image l’aura de succès électoral et de durée politique qui entoure Kérékou. Et Kérékou n’est pas seulement son modèle nocturne pour la forme, mais il est aussi son modèle nocturne sur le fond. Et cela génère un effet pervers. Parce qu’au lieu de s’occuper de la tâche qui lui est confiée par le peuple dans l’esprit de mars 2006, dans l’idée que la fin justifie les moyens, Yayi Boni préfère imiter Kérékou dans le fond plutôt que de dire à son propos « plus jamais ça ! » Or tout au moins en ce qui concerne la corruption et le recul de la misère, la fin de la toute-puissance d’une certaine mafia, c’est ce « plus jamais ça !» qui faisait la substance du sursaut populaire de mars 2006. A cette croisée, Yayi Boni avait le choix sinon de tuer Kérékou du moins l’oublier, ou bien de recycler tout ce qui a fait son succès électoral et sa longévité politique. Eu égard à la toute puissance de son obsession, c’est la seconde option qui a eu sa faveur. A savoir la culture du laisser faire, voler et laisser voler, remplir les caisses de l’état d’un côté puis siphonner ces mêmes caisses de l’autre côté sans états d’âme, remettre en selle la mafia avec les mêmes slogans stupides sur le changement comme jadis on en faisait sur et sous la Révolution. En dépit des tentatives médiatiques de la propagande officielle de faire croire que le Changement façon Yayi est  tout le contraire de l’horreur gestionnaire et moral du régime Kérékou, Yayi Boni s’est installé dans la continuité et l’imitation de ce régime en recyclant au besoin ses évangélistes, ses caciques, ses grands prêtres et ses ténors. La relance de la culture de corruption est en rapport avec la fixation de Yayi Boni sur les échéances de 2011. Dans la mesure où cette atmosphère générale de détournement instaurée par le pouvoir a pour but de constituer le nerf de la guerre électorale, toutes les nervures qui irriguent le nerf principal sont stimulées en ce sens. Ce choix est tragique et pervers. Parce que moralement et logiquement, il détourne du but principal et est contraire à l’esprit de la volonté populaire de mars 2006. A tort ou à raison, le peuple pense que les richesses qui se détournent en toute impunité au plus haut sommet de l’Etat ( Censad, Sonapra, Surfacturations etc.) et dans les administrations et sociétés d’Etat, celles qu’on donne par exemple au Togo d’une main pour les reprendre d’une autre le moment venu, auraient pu servir à assurer son mieux-être. Le peuple vit la corruption et l’impunité dans sa chair comme une source profonde de frustration. Ajouté à cela, – et là, cher ami, je fais écho à une partie de ta question – les circonstances nationales, régionales et mondiales ne sont pas favorables. La fixation sur le succès électoral, la peur de perdre en 2011 ont conduit Yayi Boni à faire du Changement son affaire personnelle avant d’être celle du peuple tout entier. Cette personnalisation de quelque chose qui devrait être collectif relève d’une idiotie. Même les partis qui soutiennent le Président eux-mêmes ne font pas référence au changement dans leur sigle. La FCBE se veut la Force Cauris pour un Bénin Émergent. ‘Cauris’ et ‘Emergence’ riment avec richesse. Donc le changement selon Yayi Boni revient à devenir riche. Mais comment peut-on devenir riche sans travailler ? D’où l’on retombe dans le cercle vicieux du couple pervers corruption/impunité. Évidemment si le Bénin émergeait cela voudrait dire qu’il a changé. Mais ne peut-il pas changer sans émerger en urgence ? Pourquoi le régime actuel ne semble pas privilégier une vision à long terme du changement qui est plus en phase avec la réalité et dans l’intérêt du pays ? Pourquoi la réélection de Yayi Boni en 2011 est son seul horizon ? Pourquoi sacrifier la volonté populaire sur l’autel d’une obsession narcissique ? Regarde un peu, cher ami, parmi tous ces gens qui depuis trois ans se mettent en vue et rééditent allègrement les mêmes bêtises du passé pourquoi ne voit-on émerger aucun théoricien sérieux du changement ? Et en compensation à ce vide quelle pratique concrète du changement nous propose-t-on ? En dehors de la propagande sur et par le Chef ? Et sur la construction de quelques infrastructures routières. Dans cette veine manipulatrice la rhétorique prend le dessus. Les infrastructures sont une forme de rhétorique comme les mots qui les désignent ; il n’est pas jusqu’au mot échangeur qu’on ne veuille faire rimer avec Changement. En somme, impulsé uniquement par le sommet, on met en place une série limitée d’infrastructures destinées à illustrer l’émergence. Mais s’il suffitsait d’avoir des routes, des édifices, des ponts voire des échangeurs pour se dire émergent, il y a des décennies que le Nigeria, notre grand voisin et bien d’autres pays de la sous-région qui nous dépassent de très loin sur ce terrain seraient classés comme émergents ! Ce qui est loin d’être le cas. L’habit ne fait pas le moine. Ce n’est pas ces infrastructures, aussi nouvelles soient-elles dans le décor d’un petit pays comme le notre qui vont provoquer l’émergence mais c’est plutôt l’émergence qui doit les amener selon un rythme et une dynamique endogènes et cohérents. Toutes ces infrastructures pour certaines construites mais pour la plupart annoncées ne sont que l’infrastructure rhétorique d’une superstructure de subornation des masses. On ne peut pas passer ses journées à faire le tour des échangeurs, ou à s’extasier devant les « Villa-Censad » quand on a le ventre vide, qu’on a un maigre salaire si on en a, et que, malade, on est relégué à l’article de la mort parce que l’hôpital le plus sérieux du pays est un mouroir ! 

 

Non, mon cher Pancrace, ce n’est pas possible. La personnalisation à outrance du changement, le fait de l’assujettir au soi  d’un seul héros au lieu d’en faire la chose de tout le peuple fait que le changement façon Yayi est mort né.

 

Le peuple est déçu parce qu’il a réalisé un sursaut propre à son génie. Et de ce sursaut il a conçu un espoir légitime. Et le peuple est déçu parce que l’unanimité massive avec laquelle il a porté son choix sur son sauveur a tourné la tête à celui-ci. Venu au pouvoir sur les lignes de force d’une opportunité mal comprise, le sauveur est persuadé que ce n’est pas la volonté consciente du peuple qui l’a choisi mais l’effet insidieux de son propre charme et de sa ruse. Aussi, le désir du peuple est devenu un moyen parmi d’autres de la volonté suprême du sauveur de pérenniser son charme et d’en faire un modèle déposé.

 

Voilà, mon cher Pancrace, quelques éléments de réponse à ta question. Rien que de très spontané ; et des réflexions qui méritent d'être approfondies. En tout cas, le mérite est dans la question elle-même ; pour moi, c'est l’une des questions  majeures à laquelle il sied que ceux qui prendront nécessairement la charge de l’État après ce sombre épisode d’un changement en trompe l’œil réfléchissent et apportent une réponse concrète. Alors et alors seulement le sursaut de vitalité du peuple en 2006 ne restera pas frustré. Sinon, qui sauvera le Bénin ?

Amicalement,

Binason Avèkes

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Copyright, Blaise APLOGAN, 2009,© Bienvenu sur Babilown

 


 

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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 21:29

Mise en route de «La Route des Pêches»: 200 millions d’euros pour quoi faire?

 

18/12/2009

 


200 millions d’euros, ou plus de 131 milliards de francs Cfa d’investissement par le gouvernement du Bénin pour un projet à vocation touristique ! C’est colossal, vu le caractère délicat et l’envergure d’un tel type de chantier à gérer par l’État, au moment même où la plupart des sociétés et entreprises sous sa tutelle souffrent de mauvaise gestion et qu’il cherche à céder à des privés ces unités de production.


 

Il s’annonce, ces derniers jours, une mise en route du projet de construction du complexe touristique dénommé «La Route des Pêches» en maquette depuis presque 10 ans bientôt. Et ce, suite à l’accord de prêt obtenu par l’État béninois auprès de la Banque africaine de développement (Bad).
L’État béninois disposerait-il à nouveau des  capacités   réelles pour conduire des chantiers   d’investissement  aussi lourds que celui de la «Route des Pêches»? La question se pose et mérite d’être soulevée lorsqu’on est au courant des difficultés du gouvernement et de l’administration publique, en général, à conduire efficacement et à bon terme la plupart des chantiers ouverts depuis quelques années. Elle se pose davantage, à voir de près les difficultés de l’Etat à gérer des entreprises relevant du secteur de production de richesses.
Il n’y a plus de doute sur la nécessité de viabiliser cette zone du long de la plage de Cotonou en direction de celle de Ouidah, vers l’ouest aux abords de l’océan Atlantique. Cependant, le projet tel qu’envisagé par l’Etat béninois paraît trop ambitieux en amont et en aval de sa réalisation. Ce qui amène à faire quelques observations qui s’imposent, à cette étape où, déjà, le financement a été trouvé pour passer à la phase d’exécution dudit projet.

 

Des doutes qui subsistent

 
Serait-ce un défi à l’Etat béninois de le voir avancer à nouveau dans un tel projet sans prendre en compte ces quelques remarques importantes, à notre avis, pour réévaluer ses capacités à faire face à un pareil projet de développement en matière touristique? Il convient pourtant de constater que dans un tel enjeu, les dirigeants semblent se substituer aux investisseurs privés. Beaucoup de pays au monde ont compris aujourd’hui que la promotion de certains secteurs vitaux de leurs économies relève plus du privé que de la gestion des acteurs du public. Le tourisme fait partie de ces secteurs dévolus à des investisseurs privés et l’expérience béninoise elle-même le prouve à plus d’un exemple. Il n’y a qu’à voir combien aujourd’hui Casa del Papa rehausse la ville historique de Ouidah et y attire à grandes affluences des visiteurs de toutes origines tout au long de l’année, sans interruption. Si ce projet de complexe touristique a mis du temps à évoluer depuis sa conception jusqu’à ce jour,  c’est peut-être aussi à cause de son caractère très délicat.


En effet, l’Etat devrait encourager des privés à saisir une telle opportunité en les associant à la phase de formulation  dudit  projet. Ce qui n’a pas été le cas. Aujourd’hui, il est question d’un site de grande envergure, et les prétentions de nos dirigeants à y avancer sur la base de la maquette-projet proposée (voir article du Journal L’Autre Quotidien du 12/11/09, rubrique «Économie/Tourisme») nécessitent d’être revues à leur juste mesure. Car, les hôtels de grand standing prévus par les promoteurs dudit complexe sont loin de répondre aux attentes et aux moyens du grand nombre de Béninois moyens qui, avec moins de dix dollars US soit 5000 F Cfa, peuvent s’offrir un abri de hutte pour leurs loisirs en week-end. De plus, si les promoteurs prévoient un complexe hôtelier de 2000 chambres, avec comme avantage social 8000 emplois directs, c’est à croire que l’Etat béninois dispose à l’heure actuelle d’au moins une centaine de managers d’hôtels, de dizaines de milliers de restaurateurs en attente sur le marché de l’emploi ou en formation quelque part pour être destinés, d’ici à là, à l’emploi au sein de ce complexe. Autrement, doit-on s’attendre à une cession-gérance à des privés d’un actif hôtelier ne répondant pas aux goûts ni des Béninois, ni des acteurs du secteur touristique, ni d’éventuels touristes étrangers pour lesquels les vagues violentes de l’océan le long de cette plage s’offrent moins au plaisir du bain de mer?


Le plus délicat, à notre avis, c’est moins d’avoir consenti la dette auprès de la Bad que de passer sous peu le marché de la réalisation dudit complexe touristique, avec des réseaux de promoteurs suivant les coutumes du copinage et de l’amateurisme sans issue. Ainsi, sur la nécessité de viabiliser une zone potentiellement attrayante au tourisme, l’Etat, à l’heure actuelle, s’endette, sans garantie de réussite ni en amont ni en aval. D’autant plus qu’il reste à résoudre objectivement les nombreux problèmes liés à l’expropriation des terres dans cette périphérie où les villageois, premiers occupants auxquels elles appartiennent ne cessent de crier leur ras-le-bol à l’encontre du projet. Si à l’avenir les promoteurs envisagent d’associer des investisseurs privés à ce projet, il n’en demeure pas moins urgent de lever les obstacles actuels liés à ces enjeux conflictuels du foncier dans cet espace géographique viable à la lisière de la ville de Cotonou.


En aval, même si le secteur touristique connaît un bond, ces dernières années au Bénin, avec une plus grande drainée de visiteurs à destination du Bénin, plusieurs incertitudes demeurent, en ce qui concerne la rentabilité d’un pareil projet. Rien qu’à voir les énormes problèmes qu’engendrent l’érosion côtière et les moyens de son interruption au Bénin, l’on devrait s’attendre à ce que les promoteurs d’un site de cette envergure donnent les preuves d’une fiabilité de l’espace géographique du site sur le moyen et le long terme. Faut-il alors continuer à mettre le pays dans des dettes aussi énormes en occultant de prendre avec plus de sérieux la mesure des risques d’affaires et d’investissement dans ce domaine?

 

 

Un développement plus respectueux de ce que les gens attendent


Tout ouvrage de développement, même touristique, doit partir avant tout des besoins et des attentes et capacités des Béninois  eux-mêmes à y accéder pour leurs loisirs et pour le tourisme. Au regard des enjeux actuels, l’État béninois devrait normalement accompagner le secteur privé dans la prise en compte des besoins et des attentes des Béninois pour l’investissement. Il n’est pas concevable qu’en même temps que l’Etat prétend privatiser, le même État, en plein cœur du processus de décentralisation, prenne à nouveau le rôle de promoteur et se substitue aux acteurs du privé, à moins qu’ils soient absolument défaillants.
De là, les intérêts du pays sont en déficit continuel. Car, quelle gestion l’Etat garantit-il à de telles infrastructures hôtelières et touristiques si l’existant dans ce domaine est difficile à reconstituer? Les cas de Plm Alédjo, Sheraton Hôtel désormais Bénin Marina Hôtel, Hôtel du Lac et Hôtel Croix du Sud évoquent des souvenirs et même des actualités en ce qui concerne les difficultés de gestion par l’Etat béninois des unités de l’industrie hôtelière et d’autres. Il ne semble donc pas réaliste que l’Etat ambitionne d’investir dans ce secteur où il a fait ses preuves d’insuccès pendant plusieurs décennies.


En outre, en considérant l’environnement béninois et les perspectives de développement touristique, il est à souhaiter que les promoteurs démontrent encore avec plus de pertinence la rentabilité économique et sociale d’un pareil projet en l’état de la maquette-projet actuelle.
Ce qu’il conviendrait d’envisager dans le cadre d’un projet alternatif de viabilisation de «La Route des Pêches», c’est la possibilité d’infrastructures moins lourdes et moins en bétons armés, accessibles à davantage de Béninois et tenant compte du goût exotique des visiteurs non Béninois. L’État pourrait associer des promoteurs privés prêts à investir dans ce domaine pour envisager la mise en place le long de ce chenal maritime de petits hôtels faits de bungalows, de petites bâtisses en huttes modernes, par exemple, plus naturels, qui fassent place à des espaces verts de loisirs et qui s’offrent davantage aux pique-niques, plutôt que 2000 chambres d’hôtels 3, 4 ou 5 étoiles en somme inhabitables au fil des jours. Les 200 millions d’euros de dette pourraient bien être déployés autrement par l’Etat et l’administration béninoise au profit de promoteurs du privé plus à même de prendre des risques d’affaires au-delà des seuls travaux de construction du site touristique.  

 

Luc Assogba

Source: La Croix du Bénin

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 19:40

LE CRI DE COEUR DU DOYEN O.B.Q. SUR LES EVACUATIONS SANITAIRES DES BENINOIS VERS LA FRANCE

 

Garrigues-Ste-Eulalie, 18-12-09

Bonsoir ,

Voici un message que je viens de lire sur mon site dont je ne consulte pas quotidiennement la boîte à lettres. Je voudrais que vous attiriez l'attention de la Diaspora béninoise et des autorités du Changement sur ce problèmes aussi.

Très cordialement.

Amitiés d'Olympe.


Tue, 15 Dec 2009

Nom : pedro
Prénom : marcel
Email :
anech2005@yahoo.fr

 


Message: Je suis désolé de vous perturber mais je n’ai pas le choix le reportage télévisé de la fête du dimanche dernier m’a encouragé a m’adresser a UGDO France après toute les lettres de sollicitation que j’ai adressées a tous les ressortissants de Ouidah, de la première dame du Benin aux députés GNIGLA, ADJANOUN , et a toutes les bonnes volontés pouvant nous aider a sortir du drame que nous vivons depuis quelques années maintenant .
Nous somme en France depuis trois mois bénéficières d’une évacuation sanitaire par le ministère de la santé du Benin . mais depuis notre arrivée nous somme confrontés a divers difficultés avec l’hôpital Louise Michel d’evry qui a fini par nous jeter hors de leur centre ,c’est en ce moment que je me suis rapproché de l’ambassade du bénin en France qui a essayé une médiation qui n’a vraiment pas encore porté de fruits.

Voici le résumé de l’affaire : jacqueline est restée dans un coma pendant trois il y a de cela trois ans dès son réveil elle n’avait plus toute ses sens, on a tout essayé au bénin quand les médecins ont souhaité une évacuation sanitaire qu’on a pu décrocher après deux ans ,
Donc arrivé ici les médecins nous reproche d’avoir attendu longtemps avant de venir je leur ai expliqué que cela ne dépendait pas de nous et que ce sont les formalités administratives qui n’ont pas abouti a temps.
Le dossier médical envoyé concernait trois différentes spécialités : ORL, NEUROLOGIE, ORTHOPEDIE
Mais le devis envoyé par l’hôpital a pris seulement en charge l’ORL. A Cotonou on m’a dit que comme c’est le même centre hospitalier, il affecte la patiente d’un service a un autre et après il demande de payer les frais supplémentaires, mais arrivé ici les choses ne se sont pas passées comme prévus et c’est le calvaire qui commence.
Aujourd’hui il y a une association qui nous aide pour la faire introduire a nouveau dans un hôpital pour faire un bilan et faire une prévisions pour la suite des soins, mais jusque là nous n’avons pas encore obtenu le rendez vous alors que notre titre de séjour expire le 28/12/2009.
Et maintenant on ne sait plus a quel saint se vouez, voila un aperçu de notre histoire .
Je vous enverrai tout les documents par attachements e-mail

*Von :*





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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 15:11

POLEMIQUE AUTOUR DES MACHINES AGRICOLES: L’Honorable Janvier Yahouédéhou répond à Okounlola Biaou 

 

L’Honorable Janvier Yahouédéhou répond à Okounlola Biaou

 

18-12-2009

Par la Rédaction


Janvier YAHOUEDEOU

Cotonou, le 17 Décembre 2009

02 BP 1528 COTONOU

 

A

 

Monsieur le Directeur de Publication du Journal FRATERNITE

 

Objet : Droit de réponse

 

Monsieur le Directeur de publication,

Dans votre livraison n°2490 du jeudi 17 décembre 2009, sous la plume de monsieur MOUSSA EL HADJI MAMA, avec titre en manchette `’OKOUNLOLA Biaou répond à Janvier YAHOUEDEOU’’, vous avez largement publié les propos de monsieur OKOUNLOLA. Je voudrais user de mon droit de réponse pour dire ceci :

1°) Au sujet du coût d’acquisition des matériels agricoles

 

Je félicite d’abord monsieur OKOUNLOLA, coordonnateur du projet PPMA pour son courage. Il a le mérite de venir au moins au micro s’expliquer. Une fois encore, je regrette le dilatoire dans lequel il verse au lieu de passer à l’essentiel et aux choses sérieuses. Il est en train de divertir l’opinion publique car je ne sais comment il peut affirmer qu’il connaît les documents dont moi Janvier YAHOUEDEOU je dispose pour parler. Il a peut être des dons de visionnaire, cette fois-ci il s’est trompé. Je le remercie tout de même parce que ses déclarations sont en réalité des preuves supplémentaires qui démontreront sa mauvaise foi dans les prochains jours.

 

Pour l’instant, j’affirme que les documents authentiques du fabricant dont je dispose au sujet des prix réels des 4 gyro-broyeurs n’ont rien à voir avec des prix de matériels usagés dont parle monsieur Okounlola.

Comme il est permis de se tromper, je voudrais l’aider à connaître les prix d’achat réels de ces 4 machines acquises en réalité auprès du fabricant canadien GYRO TRAC, mais dont la facture a fait quelques escales auprès de `’sociétés écrans’’ en France avant d’atterrir au Bénin. Je persiste et je signe qu’il y a surfacturation de 750 millions FCFA environ sur l’acquisition de ces 4 machines.

- Le prix réel du gyrobroyeur (les dites essoucheuses) modèle GT25XP neuf sorti d’usine conformément à la facture du fabricant GYRO TRAC est de 233.046 $ canadien.

- Le prix unitaire de chacun des 3 gyrobroyeurs GT13XP est de 155.364 $ canadien.

- Le prix réel du lot de pièces de remplacement livré est de 38.841 $ canadien.

- Les frais de transport du Canada à Cotonou facturés par GYRO TRAC s’élèvent à 11.924,18 $. canadien

- Les frais d’assurance cargo s’élèvent à 4.544,39 $.canadien

- Soit un total de 754.447.57 $ canadien. Le taux de conversion du dollar canadien en euro à la date de la transaction était de 0,613056, soit l’équivalent de 402 F CFA.

Le montant direct d’acquisition des machines s’élevait donc à 303.402.144 FCFA. A ce montant s’ajoutent des frais divers qui s’élèvent à 35.588.347. Le tout représentant le montant payé au fabricant des 4 essoucheuses, soit 339 millions. Le montant de 1 milliard 90 millions décaissés par le trésor public au profit d’une entreprise béninoise qui n’avait que 4 mois d’existence à la date de passation du marché n’est qu’un montage grotesque.

 

2°) Au sujet de l’invitation en vue d’un débat contradictoire.

 

Je n’ai pas l’intention de rentrer dans du dilatoire sur une chaîne de télévision ou radio. Nous devons passer au concret avec les différentes preuves. Avec mes prérogatives de Député à l’Assemblée nationale, j’ai écrit au gouvernement depuis le 1er décembre 2009 pour réclamer un certain nombre de documents au coordonnateur du PPMA. A ce jour, je n’ai encore rien reçu. Cette affaire d’acquisition de matériels agricoles est un gros scandale, à crimes et à facettes multiples. Si nous tenons encore à un peu de vertu et dans le but d’un contrôle de gestion par les citoyens, que les responsables du PPMA mettent à la disposition du peuple dans les plus brefs délais les différents documents réclamés. Le même jour je m’engage à fournir les preuves de la surfacturation au peuple béninois, qui n’aura donc pas besoin d’un débat contradictoire pour connaître la vérité.

 

Pour l’instant, je reste serein malgré les tentatives de bâillonnement dont je suis victime. Je sais que là où l’argent passe, la vérité trépasse. Mais dans ce dossier, elle ne trépassera pas malgré la pluie d’argent sale qui se déverse dans tous les couloirs pour noyer ce dossier.

 

Je vous prie de publier le présent droit de réponse dans la même forme que votre article.

Janvier YAHOUEDEOU

 

Source: FRATERNITE






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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 23:40

Le Ministre de la Santé du Bénin, Issifou TAKPARA, sur TV5 Monde

 

 

17/12/2009

 

A chacun de faire son opinion sur sa prestation.

 

Cliquez sur le lien :

 

http://www.tv5.org/TV5Site/emission/emission-15-Ecran_vert.htm

 


 



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