Le matinal

Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /2009 11:41

  Décès de El Hadja Fati Laraba à Bohicon: L’honorable Issa Salifou éploré

 

12 janvier 2009 - LEMATINAL


Le président du parti politique Upr l’honorable Issa Salifou dit Saley, membre influent du G13, a perdu sa mère, El Hadja Fati Labara épouse Issa, le samedi 10 janvier 2009 en son domicile sis à Bohicon. La génitrice du député Issa Salifou a rendu l’âme à l’âge de 70 ans en présence de son médecin traitant, le Dr Massougbodji.

Conformément au rite de la tradition musulmane et surtout après les cérémonies de prières afférentes qui ont connu la participation de ses parents et amis, elle a été conduite à sa dernière demeure dans sa ville de résidence le soir même du jour de son décès. Au niveau du quartier Zongo où est logée la défunte, c’est la consternation sur les visages. Des témoignages recueillis, il ressort que la regrettée représente la mère Théresa pour les habitants de Bohicon et ses environs. Elle n’hésite pas à voler au secours des personnes en situations difficiles ; en particulier, les prisonniers et orphelins qui sont pris en charge jusqu’à la fin de leur cursus scolaire et universitaire. Le Groupe de presse « Le Matinal » présente à la famille éplorée, et principalement au député Issa Salifou, ses sincères condoléances. Femme de cœur, El Hadj Fati Laraba a élevé d’autres grands hommes comme l’opérateur économique El hadj Daouda Lawal. Elle était très attachée à ses enfants et à ses proches de même qu’à ses voisins. Unanimement, tous les habitants de Zongo à Bohicon pleurent le départ pour la maison du père d’une grand-mère qui est d’une générosité débordante et d’une solidarité à mille autre pareille.

Casimir Atchokossi (Br. Zou/Collines)

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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 12:03

  L’honorable Sacca Fikara, invité hier sur « Cartes sur Table » :« Robert Dossou préside la section Fcbe à la Cour »

 

 8 septembre 2008 - LE MATINAL


Le premier questeur à l’Assemblée Nationale et membre de L’Alliance G13, l’honorable Sacca Fikara était hier l’invité de l’émission « Cartes sur Tables ». Durant près de deux heures, il s’est prononcé entre autres sur les rumeurs qui courent sur une levée prochaine de son immunité et sur l’état institutionnel du pays en général.

Depuis quelques jours, certaines informations sur la levée d’immunité du député membre du G13 et premier questeur à l’Assemblée nationale, Sacca Fikara se font persistantes. Elles en rajoutent au climat tendu qui règne actuellement au sein des parlementaires à l’hémicycle. Invité hier dimanche 7 septembre 2008 sur Océan Fm, l’honorable n’a pas usé d’euphémisme pour apprécier ces attaques qu’il range d’ailleurs sur le compte d’un acharnement politique. « La requête de Maître Saïzonou à la Cour Constitutionnelle portant demande de levée de mon immunité date de 2006. Mais c’est précisément maintenant qu’on l’agite. Ce qui montre que cette affaire est politisée », a affirmé avec regret Sacca Fikara qui a ajouté que l’affaire qui sous-tend cette requête est déjà résolue. En effet, à en croire l’honorable Fikara, l’affaire dont il s’agit est ni plus ni moins d’un fait d’escroquerie jugé et classé depuis 1999. Du reste, a-t-il dit, depuis 10 ans, il n’a jamais reçu de convocation à comparaître devant un quelconque tribunal. L’acharnement actuel est la preuve selon lui que la Cour Constitutionnelle n’est qu’une « section Fcbe dirigée par Robert Dossou ». Au surplus, ajoute-t-il, les premières décisions de cette Cour confirment ce constat grave. L’autre dossier important qui a été abordé au cours de ces échanges est relatif au coût faramineux (plus de 200 millions Fcfa par session) des sessions extraordinaires à l’Assemblée nationale et qu’on accuse entre autres le 1er questeur d’occasionner. A ces chiffres et accusations, l’honorable Fikara a opposé un démenti formel. C’est archifaux, a-t-il martelé. D’ailleurs dans les conclusions à la lettre transmise par le président de l’Assemblée nationale aux fins d’informations, il est apparu que le coût induit directement par une session extraordinaire n’excède pas 30 millions Fcfa. Et c’est exceptionnellement que celles relatives aux communales et locales d’avril dernier ont atteint 108 et 109 millions de Fcfa, a affirmé l’honorable. Somme toute, il apparaît selon le 1er questeur que ces situations et accusations tous azimuts traduisent des « méthodes fascistes » qui caractérisent actuellement le mode de gouvernance du président Yayi Boni. Et si rien n’est fait face à cette situation, « on va droit dans le mur », s’est inquiété Sacca Fikara. Ces méthodes de gestion se sont aussi manifestées sous forme de chantage, de violences et de pressions de toutes sortes. C’est, a-t-il dit, d’autant plus grave que ces propos ont été tenus par le chef de l’Etat lui-même à l’occasion d’un de ses déplacements aux populations de la vallée de l’Ouémé. Conséquence, le chantier du tronçon Dangbo-Adjohoun-Kpédékpo a été abandonné comme pour sanctionner ces populations de n’avoir pas accordé leur suffrage au président. Ce mode de gouvernement qui prend appui sur les chantages et la corruption ne sont pas de nature selon lui à préserver la démocratie. « Je n’ai pas encore vu un président qui pose des actes de corruption aussi visibles » a confié l’honorable avant d’inviter toutes les forces vives et le peuple béninois à la sérénité et à une veille permanente.

 

Calixte Adjiyéton (Coll.)



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Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /2008 01:32

  Gestion de la Nation:Yayi Boni à l’épreuve du Changement

 

25 juillet 2008


Après deux ans d’exercice du pouvoir, ce n’est plus le même Yayi Boni omniprésent sur tous les fronts au début de son quinquennat qu’on retrouve aujourd’hui. Il a pris du recule. Disons qu’il a fait un grand bond en arrière. De même, les chantres du changement qui s’égosillaient sur tous les toits pour vendre aux Béninois un concept un peu plus tôt scandé sous le vocable « Ehuzu » aux heures de gloire de la révolution, se font désormais très discrets, parce que leur rhétorique commence à sonner creux dans les oreilles des populations. Yayi Boni et sa suite de ministres et de conseillers de tout acabit ne croient plus certainement au changement. Les Béninois eux, en doutent.

Où est passé le super Président ? Le même qu’on a vu débarquer un beau jour dans les services publics pour appréhender les retardataires et relever les absents, descendre dans les champs de coton, braver les eaux de pluie pour montrer sa solidarité à l’endroit des populations sinistrées suite à des pluies diluviennes de la saison précédente, aller dans des hôpitaux pour porter à bras le corps des nouveau nés accouchés dans des conditions que personne n’aurait souhaité. Où est l’homme qui n’hésitait pas à offrir des milliards dès qu’il est sollicité ou même quand il ne l’est pas ? On le voit de moins en moins. Où en est-on avec la destruction et la reconstruction des écoles annoncée dans la précipitation par Yayi Boni ?. Que sont devenus son dynamisme débordant et son hymne du changement ? Ses conseillers, surtout celui chargé de la promotion du changement, ont-ils donné leur langue au chat ? Autant de questions que les électeurs se posent, parce que jusqu’à présent les premières réformes lancées par Yayi Boni n’ont pas produit leurs effets. 0n pense notamment au coton, à l’administration avec un ministère de la réforme administrative et institutionnelle, le Port autonome de Cotonou, à l’éducation avec la gratuité de l’enseignement de base : les parents payent plus cher qu’avant, à la gratuité des soins de santé pour les enfants de 0 à 5 ans, à la micro finance qui a été gérée dans l’opacité, la gratuité de la césarienne qui ne concernent que quelques centres où les femmes en travail souffrent plus et leurs maris taquinés avec des ordonnances parfois inutiles et des médicaments qui disparaissent dans les poches des sages-femmes. Les Béninois se posent autant de questions parce qu’aujourd’hui ils vivent beaucoup moins bien qu’hier. Le régime a donc laissé le désenchantement s’installer dans leurs esprits. Ils ne croient plus aux promesses de changement du régime en place. Arrivé au pouvoir en avril 2006, aimé de tout un peuple Yayi Boni dont personne ne doute de sa détermination à changer le visage du Bénin a laissé planer un immense vent d’espoir sur le pays. Mais deux ans après c’est le désenchantement qu’on lit sur les visages. Les Béninois sont désenchantés parce qu’ils continuent de subir les affres de la restriction de l’énergie électrique. Malgré cela, ils n’ont pas cessé de payer très cher les factures d’eau et d’électricité. Depuis l’avènement du gouvernement du changement, ils s’attendent à ce que les choses changent. Mais ils ne voient rien pointer à l’horizon. Ils ne voient même plus ceux qui leur promettaient ciel et terre. Tous se sont cachés parce qu’ils ont su que le peuple a compris qu’ils mentaient en profitant de l’estime qu’il attribuait au nouveau locataire de la Marina. Comment croire en eux alors que les Béninois ne dorment plus avec l’esprit tranquille et des idées ordonnées parce qu’ils ont trop de problèmes. Plus que jamais, ils peinent à trouver le chemin du bien-être et de leur mieux-être. Il leur est difficile de croire au changement parce qu’en mettant la main à la poche, c’est pour sortir la liste des créanciers au lieu de l’argent. Comment se laisser aller à de beaux discours sur le changement lorsqu’on regarde l’avenir avec incertitude. Et celà, parce qu’il n’y a pas d’emploi. Le chef de l’Etat, le dr Yayi Boni avait pourtant annoncé qu’il y aura un changement dans ce sens. Le ministère qui est censé promouvoir l’emploi des jeunes a relégué en arrière, loin derrière, cette question majeure. Le marché de l’emploi est devenu plus restreint. Depuis un moment, la cherté de la vie rogne sérieusement le pouvoir d’achat des populations qui sont obligées de réduire leurs rations quotidiennes. Très peu sont les Béninois qui mangent deux fois par jour. Résultat, le chef de l’Etat affronte la colère des travailleurs qui ont récemment organisé l’une des plus gigantesques manifestations hostiles à son régime. La flambée des prix suivie des mouvements de mécontentement laisse apparaître des difficultés monstres à surmonter pour le président. Car aussi réelle que soit la grogne des Béninois sur la diminution de leur pouvoir d’achat ou sur les incohérences de la politique du chef de l’Etat, son mandat de 5 ans risque d’être un quinquennat très agité. Et, le banquier est loin d’être maître de la situation. La baisse de la production agricole, l’échec des réformes en faveur du coton, l’absence de miracle pour la création d’emplois, ce sont autant de réalités qui témoignent de malaises profonds. Les temps risquent d’être encore plus difficiles dans le pays et l’heure est à la restriction.

Jusqu’où ira-t-on ?

En tout cas, rien ne rassure que les Béninois connaîtront le changement tant promis. Ce thème clé de la campagne de Y ayi Boni dans la course à la présidence de mars 2006 est de moins en moins utilisé dans les discours. Cela veut dire que la foi et la confiance qu’il faut avoir autour de la conviction voulue par le chef de l’Etat ont déjà déserté les esprits de ceux qui l’employaient à volonté. Il s’agissait pour Yayi Boni de rompre avec certaines habitudes qui sont devenues des gangrènes de la société et un frein au développement, ou à l’émergence comme l’a voulu son inspirateur. Ces habitudes qui se sont déclinées en maux sont, entre autres, la corruption, le détournement, l’affairisme au sommet de l’Etat, les pots de vin, la lourdeur dans l’administration béninoise. Il rêvait également d’un renouveau économique et agricole. Deux ans après sa prise de fonction, rien n’a presque pas changé. On continue de puiser illégalement dans les caisses de l’Etat au nez et à la barbe du chef. Nombre de ses collaborateurs, amis et députés ont été épinglés par plusieurs commissions d’enquête officielles. Mais tous sont tranquilles malgré leur crime et les rapports déposés sur la table du président de la République. On s’aperçoit que sa volonté de lutter contre la corruption est restée lettre morte. Les Béninois n’ont eu droit jusque-là qu’à des effets d’annonce. Est-ce cela le changement ? Il paraît que si l’on coupe en deux un chantre du changement, on ne verrait que les mots : escroquerie, trafic d’influence, népotisme, mensonge, rapport tronqué au chef de l’Etat, détournement. Les plus fréquents sont l’escroquerie, le détournement en douce et le népotisme. Qu’il vous souvienne que c’est parce qu’on accusait Nicéphore Soglo de népotisme qu’il a perdu les élections en 1996. Sous Mathieu Kérékou on a souvent soulevé que le régime protège les criminels économiques et que ses alliés font du trafic d’influence. Tous ces maux sont revenus avec le gouvernement du changement. L’autopsie du changement permet de se rendre compte qu’il s’agit d’un mot dont le processus de mis en œuvre se dévoile comme une politique démagogique. Cela prouve que le Président de la République ne s’identifie plus à son engagement sociétal et à ses convictions.

Changer de fusil d’épaule

Yayi Boni doit changer de fusil d’épaule. Il faudra qu’il soit moins médiatisé. Rien dans les fonctions comme celles dont la Nation l’a investi ne lui imposent d’être omniprésent sur tous les fronts et de se mettre en permanence sur le devant de la scène. S’il parvient à changer de fusil d’épaule, il aura plus de marge de manœuvre pour bien finir son quinquennat. Et, s’il change de style, il utilisera au mieux son dynamisme naturel pour faire face aux problèmes de ses électeurs et de la Nation. Car, les temps risquent d’être invivables pour les Béninois. C’est pourquoi, il faut que la situation actuelle implique l’engagement de nouvelles réformes adéquates dans bon nombre de secteurs. Yayi Boni doit tailler les dépenses publiques. Une mesure qui aura pour conséquences immédiates la réduction du train de vie de l’Etat. Il doit aussi écouter les pleures des travailleurs et pouvoir calmer leur colère. Sinon les mouvements vont s’intensifier à travers le pays. Subitement la popularité de Yayi Boni va chuter. Son parti Fcbe va perdre de l’influence. Ce qui est un mauvais signe pour 2011.

 

Fidèle Nanga

 


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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /2008 11:15

  Difficultés commerciales entre le Bénin et le Nigeria:Embargo sur les véhicules d’occasion venus de Cotonou 

14 mars 2008

Des centaines de véhicules d’occasion en provenance de Cotonou sont interdits d’entrer au Nigeria. La situation qui date d’au moins trois semaines serait la réplique des autorités d’Abuja de mettre un terme à l’usage de ces véhicules dans leur pays.

Plusieurs centaines de véhicules d’occasion bloqués aux frontières de Kraké plage, d’Igolo et des circuits frauduleux de Pobè et le flux de vente de ces voitures communément appelées ’venues de France’ drastiquement en baisse sur tous les parcs à Sèkandji et autres. C’est depuis un peu plus de trois semaines que le Nigeria a pris cette décision et le nombre des agents de douane a été revu à la hausse au niveau de toutes les installations frontalières pour la cause. Ces agents très intransigeants, sont actifs de jour comme de nuit, a-t-on appris hier à Igolo et ne cèdent pas à la corruption contrairement aux autres fois. C’est pratiquement la même situation qui a prévalu au niveau de ces installations frontalières quand le Nigeria, sous le Général Olusengu Obasenjo a interdit l’entrée dans son pays des produits importés en provenance du Bénin comme le riz, la volaille et le textile etc. Mais à l’époque, les agents de douane nigérians déversés sur les lieux ont été moins durs et avaient fermé les yeux sur les translations de leurs compatriotes qui opéraient par la brousse. Malgré cette douceur dans la gestion de l’opération, plusieurs commerçants béninois qui se sont enrichis pendant des années sont tombés et ont dû changer d’activité. Du côté de Sèkandji, la situation est pareille et les importateurs qui sont bloqués depuis des jours, ne savent pas à quel saint se vouer. C’est la désolation générale et la panique se sont emparées de ces importateurs nationaux comme étrangers. Au regard des millions engloutis dans cette affaire ces dernières années pour se remplir les poches, un importateur rencontré sur le parc Mivo hier, explique avoir fait venir dans le pays de nouvelles formes de véhicules lorsque l’embargo lui a été annoncé. « C’est plusieurs millions de perte pour moi » a-t-il déclaré pour finir par montrer que la crise économique actuelle au Bénin ne permet pas aux citoyens de changer leurs véhicules, même branlants. Alors que la vente a lourdement diminué, le nombre de voitures dans les parcs a augmenté avec ce que cela entraîne comme moyens déjà engloutis dans les taxes et qui vont se poursuivre.  

Le banditisme s’est accru à Kraké plage

  L’accumulation des véhicules au niveau de la frontière de Kraké plage depuis des semaines, semble avoir donné un coup de pouce à la délinquance. Selon un revendeur nigérian qui était hier à la place de Kraké pour contrôler ses véhicules, les malfrats ont déjà dépiécé certains. En l’espace de trois semaines donc, plusieurs véhicules ont perdu leurs rétroviseurs, d’autres les phares et bien d’autres petites pièces. C’est à la tombée de la nuit que les malfrats descendent sur le parc pour opérer en toute quiétude. Selon certains éléments de la police béninoise, il semble que c’est pour décourager les importateurs de ces véhicules vers le Nigeria que personne ne songe à la sécurité de ces voitures parquées à la frontière de Kraké plage.  

Les raisons de l’embargo

  Les véhicules d’occasion sont interdits d’entrée au Nigeria depuis des années. Mais, les importateurs ont fait jusque là, la sourde oreille. Et, pour contourner les éléments des forces de l’ordre, les véhicules en provenance de Cotonou sont d’abord parqués dans la brousse au niveau des frontières par les convoyeurs qui attendent le top avant de continuer leur route. Parfois, pour leur faciliter la tâche, les importateurs reviennent sur les lieux avec de fausses plaques minéralogiques d’origine nigériane pour les placer aux véhicules avant le départ. Ces voitures venues de France sont ensuite acheminées vers les garages pour être remises à neuf avant la vente. Selon les mêmes sources, le trafic a créé de monstres difficultés aux concessionnaires de véhicules installés dans les grandes villes nigérianes qui doivent désormais attendre les commandes gouvernementales pour vendre. Situation qui a entraîné des plaintes jusque là insolubles. Et l’Etat fédéral dépassé par les événements, a dû profiter des clauses internationales de la lutte anti pollution pour interdire le trafic de ces véhicules d’occasion. Des consignes fermes ont été données au niveau de toutes les frontières pour la cause. Mais la corruption qui a toujours gangrené le système douanier dans la sous-région ouest africaine, n’a pas permis de régler le problème. Mais les concessionnaires de véhicules neufs très préoccupés par l’ampleur des méventes et les chiffres d’affaires qui ne cessent de baisser, ont dû taper du point sur la table pour obliger Abuja à changer de politique. 

Jean-Christophe Houngbo  (Br.Ouémé-Plateau)  

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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 11:22

  Municipal 2008:Parakou entre G13 et Fcbe 11 mars 2008

Les partis ou alliances de partis avaient jusqu’au dimanche 9 mars à minuit pour déposer les listes de leurs candidats pour les municipales du 20 avril prochain. Bon gré, mal gré, ils ont pu le faire dans les délais légaux. A Parakou, les électeurs auront le choix seulement entre le G13 et Fcbe.

Après la clôture du dépôt des dossiers de candidatures pour les municipales du 20 avril prochain, il a été constaté que seulement deux forces politiques s’affronteront sur le terrain électoral. Il s’agit d’une part, du G13 composé entre autres des formations politiques Force Espoir de Antoine Dayori et de l’Union pour la relève (Upr) de Saley Salifou. Et d’autre part, de Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) du président Yayi Boni. A la commission électorale départementale du Borgou (Ced), les responsables de ce démembrement de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ont enregistré aussi quelques candidatures indépendantes, en provenance notamment de Bembèrèkè. A 23 heures ce dimanche 9 mars 2008, les listes réactualisées des candidats aux élections municipales à Parakou n’étaient pas encore déposées. Aucune affluence ne s’observait à la Ced Borgou. Mais 30 minutes plus tard, le compte à rebours avait déjà commencé pour le G13 avec l’entrée de l’honorable Rachidi Gbadamassi à la Ced-Borgou. Dans ce regroupement de partis politiques, une personnalité qui devrait conduire la liste dans le troisième arrondissement de Parakou a lâché du lest. Il s’agit d’un candidat qui a notifié à la Ced-Borgou sa non partance. Ce qui a donné du fil à retordre au coordonnateur du G13 à Parakou, Rachidi Gbadamassi. Le réajustement a été aussitôt fait et Rachidi Gbadamassi a déposé la liste des candidats ainsi que leurs dossiers à la Ced Borgou vers les environs de 23 heures 40 minutes. A cinq minutes de l’ultime moment de fermer le portail de la Ced Borgou, le ministre Sacca Lafia, coordonnateur de Fcbe dans le Borgou fait son entrée. Il dépose la liste des candidats et leurs dossiers dans les délais impartis. Comme on peut le constater, les coordonnateurs des différentes listes de candidatures pour les municipales d’avril 2008 à Parakou n’ont pas eu la tâche facile pour faire ce travail. Car aussi bien d’un côté comme de l’autre, il fallait concilier beaucoup de divergences, s’évertuer à calmer les ardeurs et les passions. Bref, il a fallu partager toutes les informations avec les aspirants aux fonctions de conseillers municipaux afin d’obtenir un minimum de consensus sur l’essentiel à arrêter. C’est à l’issue de ce travail harasssant, que les différents coordonnateurs ont pu déposer leurs listes.

Jean-Claude Kouagou (BR. Borgou-Alibori)

Aperçu des deux listes

Fcbe

1er arrondissement

1. Soulé Alagbé (maire sortant)

2. Alimatou Abdoulaye (conseillère sortante)

3. Cessi Raouf Sidi (1er adj sortant)

4. Ishola Jacob (DRE Sonapra zone nord)

5. Ousmane Safiou

6. Baboni Mèmounatou Sinimbou (Dg Cncb)

7. Kpéra Zimé Salifou (Chef service voirie et assainissement de la mairie)

8. Assankpon Eugène (opérateur économique)

9. Kesso Robert

10. Idrissou Ibrahima (Rund)

11. Sidi Dramane Moussa

2ème arrondissement

1. Nansou Alidou Mouhamed

2. Yari Yaya Mouhamed (chef service éclairage de la mairie)

3. Souradjou Karimou

4. Bio Dramane Tahirou

5. Aïzannon Oloushègun

6. Gado Abdel Aziz

7. Nazaire Dossa

8. Karimou Danialou

3ème arrondissement

1. Chabi Talata Zimé

2. Chabi Mama Ibrahim

3. Adimi Baguiri

4. Arayé Pierre

5. Mama Affo Ibrahim

6. Toko Chabi

G13 1er arrondissement

1. Koffè Bakari

2. Alavo Michel

3. Bienvenu Babatundé

2ème arrondissement

1. Rachidi Gbadamassi

2. Baboni Alassane

3. Sylla Adam

3ème arrondissement

Dantoko Yacoubou

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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 14:35

  Façon de voir : Un Gigolo à la Télé 

18 février 2008

Gloire à Dieu qui a voulu, pour des raisons que nous ne connaissons pas, que la méchanceté et la bêtise conduisent l’univers.

Actuellement au Bénin, changement et émergence riment parfaitement avec bêtise et méchanceté gratuite. Je n’en veux pour preuve que cet abruti reçu hier sur l’une de nos chaînes privées de télévision. Au nom ’d’un machin d’observatoire, et d’un truc anticorruption, Il se croit tout permis et se lance dans de fausses accusations. Alors que tout le monde sait aujourd’hui que le seul leitmotiv de notre société civile s’appelle billets de banque. Vous Voulez remplacer un Dg ? Allez simplement voire le président de notre« machin d’observatoire et truc anticorruption ». N’allez surtout pas les mains vides. Le lende­main, ou Il sort un communiqué, ou alors, Il donne une Interview. Il trouvera des poux. Il fabriquera des preuves. Il appelle ça émergence.

Deux faits m’ont frappé hier :

Il a parlé de l’attribution de nouvelles fréquences. Il n’est pas spécialiste du domaine. Mais que voulez vous ? Là où des billets de banque passent, la vérité trépasse. Figurez vous qu’avant de se faire Inviter par cette chaîne privée, Il n’a même pas pris la peine d’aller faire une petite enquête à la Haute autorité. Il af­firme que les fréquences appartiennent à l’Etat. Mais dans sa fichue tête, l’Etat, c’est le gouvernement. Donc, les fréquences appartiennent au gouvernement. La Haute autorité devient dans ce cas, un appendice du gouvernement. Vive la sépara­tion des pouvoirs. Qu’un ministre ait l’outrecuidance d’interdire à la Haac l’attribution des fréquences, Il n’y trouve aucun incon­vénient. Que le gouvernement piétine la compétence des autres institutions républicaines, notre fameux président du« machin d’observatoire et truc anticorruption » applaudit. Quelqu’un disait déjà que les« hommes ne sont pas aussi bêtes qu’on le croit. Ils le sont davantage ». Notre cher président du« machin d’observatoire et truc anticorruption » l’est encore plus.

Deuxième sujet abordé : les audits des sociétés. Il affirme que les résultats de toutes les sociétés auditées ont été publiés sauf ceux de la Société Nationale des Eaux du Bénin. C’est vrai. Pourquoi ? Le président du« machin d’observatoire et truc anticorruption » pense que la nièce du directeur de la Soneb est une collaboratrice directe du chef de l’Etat. C’est elle qui bloquerait cette publication. On tombe des nues. Et je conseille à notre président du« machin d’observatoire et truc anticorruption » d’aller faire Zémidjan. Il leur ressemble par son raisonnement. Ou carrément il a perdu le nord. Là, je pense qu’il y a encore les lits vides à Jacquot. Car, penser qu’un collaborateur, même direct du chef de l’Etat bloque un dossier, c’est injurier d’abord Yayi Boni lui-même. Je serai même plus cinglé que lui : ce n’est pas parce qu’on couche avec une ministre du gouvernement qui vous habille, vous nourrit, vous blanchit qu’on doit tout se permettre. On comprend dès lors que malgré tous les problèmes des ensei­gnants, malgré tous les maux qui minent nos universités (mauvaise gestion, violences, achats des épreuves), notre président du« machin d’observatoire et truc anticorruption » n’a trouvé rien à dire. On comprend. De même on comprend comment les dossiers les plus sensibles du gouvernement se retrouvent dans la rue. La fuite provient d’un lit. A la fin de son émission, Ils invitent toutes les bonnes volontés à aider le président Yayi Boni dans sa lutte contre la corruption. Entendez par là : taper vous toutes les ministres de Yayi Boni. Pendant que le président court partout pour faire comprendre ses ambitions pour le Bénin, lui il chauffe le lit de ses ministres. Un proverbe Bariba dit : à renifler le pet de l’insolent avec discrétion, on vous traite de sans nez. Notre président« machin d’observatoire et truc anticorruption » doit savoir que nous avons un nez. Et un gros.

Charles TOKO

 

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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 10:18
Lancement du livre « Bénin : une démocratie prisonnière de la corruption »:Les vérités sur des scandales financiers jamais élucidés 

15 février 2008

« Bénin : une démocratie prisonnière de la corruption est un livre, produit des efforts d’investigation de deux journalistes en les personnes de Wilfrid Adoun et François Awoudo. Cet ouvrage de 386 pages a été lancé le jeudi 14 février 2008 au Conseil national des chargeurs du Bénin en présence du représentant de la Friedrich Ebert Stiftung, de nombreux journalistes et d’acteurs de la société civile.

Ce livre selon tous les intervenants, est la preuve du courage des deux journalistes qui ont eu le mérite de mettre à nu certaines vérités jamais élucidées sur les dossiers tels que l’affaire Sonacop, le dossier Bank of Africa, l’affaire Titan. C’est ce qui à faire dire à maître Joseph Djogbénou que, le journaliste d’investigation est le révélateur des putréfactions de la société. En effet, les auteurs au terme de minutieuses investigations, ont fait remonter les dessous sordides de ces malversations qui n’ont fait qu’enfoncer le Bénin dans les entrailles de la pauvreté et du sous developpement. Le livre démontre également combien la succession de scandales non élucidés a fini par développer dans l’opinion, une banalisation parfaite de l’impunité. C’est selon les auteurs, l’une des menaces qui pèsent sur la démocratie béninoise. Dans le première partie de ce livre, les deux journalistes dressent une radioscopie de la corruption, avant d’en montrer les faits et chiffres dans la seconde partie. Quant à la troisième partie, elle est consacrée à la tyrannie de l’impunité. La dernière partie de Bénin : une démocratie prisonnière de la corruption, est intitulée « la démocrassouille » ; Un terme dont la définition se comprend après la lecture de l’œuvre. Une œuvre qu’on su apprécier à leur juste valeur les différentes personnes invitées à la cérémonie de lancement. Il faut rappeler que la publication de ce livre a été rendue possible grâce à la collaboration de la fondation Friedrich Ebert. Son représentant résident, Jan Nikla Engels s’est réjoui de l’élévation morale dont les auteurs ont fait preuve dans leur ouvrage. Il est revenu sur le caractère troublant des révélations faites dans le livre, avant de préciser que, loin d’avoir commandité ce travail, la Friedrich Ebert Stiftung a accepté de financer la réalisation de l’œuvre parce qu’elle porte sur la place publique, les questions de corruption qui bien que connues de tous restent dans l’antichambre d’un nombre restreint d’organisations. Il a par conséquent invité tous les Béninois à se l’approprier car il s’agit d’un devoir d’histoire.

Christian Etèkpo

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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 13:33
QUI EN VEUT AU NOUVEAU SECRETAIRE-GENERAL DU GOUVERNEMENT ?


Pas le bienvenu
12 février 2008


Pas le bienvenu

Le nouveau secrétaire général du gouvernement n’est pas l’homme qu’il faut à cette nouvelle fonction. Pas qu’on lui en veut ou qu’il a été sorti de l’inconnu pour être porté à ce poste. Tout simplement, parce ce qu’il n’a pas le profil requis. L’histoire retiendra que la plupart de ceux qui ont été promus à ce poste très convoité, ont convenablement rempli leur mission parce qu’ils sont des administrateurs civils ou tout au moins des politiciens de première heure. Or, force est de constater que le responsable du secrétariat général du gouvernement ne remplit ni l’une ni l’autre des deux conditions. Il est connu professeur de droit dont les compétences sont loin de faire l’unanimité dans le monde estudiantin. C’est au regard de ce portrait pas séduisant de l’homme, que d’aucuns, autour du chef de l’Etat ne sont pas prêts à l’accueillir comme un cadre qui suscite respect et admiration. Peut- être qu’il saura surpasser cette présentation sommaire que l’on a de lui.

Par illassa.benoit - Publié dans : Le matinal
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 11:55
Après la passation de service à James Sagbo : Les conséquences d’un coup de force 11 janvier 2008


Le nouveau directeur des Douanes et Droits indirects, M James Sagbo est officiellement entré dans ses fonctions le mardi 08 janvier sous haute surveillance policière. Une entrée qui déjoue toutes les stratégies prévues par les deux syndicats de la douane et oblige du coup tous les grévistes à se ranger au plus tôt.
Les contestataires de la nomination de M James Sagbo à la direction des Douanes et Droits indirects semblent désormais ne plus avoir assez de marge de manœuvre pour continuer leur mouvement de grève comme ils l’auraient voulu. Simplement pour n’avoir pas su empêcher jusqu’au bout la cérémonie de passation de service. C’est le fait même d’avoir opté pour un mouvement de débrayage général sans service minimum qui a fait capoter leur stratégie. Or, pour avoir pris service dans ces conditions, le nouveau patron de la douane qui dispose de grands moyens pour sa politique, peut désormais se frotter les mains et même prendre de grandes décisions. Les règles de l’administration obligeront à suivre. Contrairement à ce qui se chante un peu partout dans le pays, James Sagbo dispose de trop d’atouts pour diriger en toute sérénité. Et pour cause. Il a le soutien et l’appui du gouvernement qui l’a nommé. Dans le cas d’espèce, c’est d’abord par la force et la puissance publique que les premières solutions seront trouvées. Et le gouvernement a tous les pouvoirs à partir du moment où l’homme a pris fonction pour faire respecter l’autorité de l’Etat. Quoi qu’il en coûte. En témoigne le fort contingent d’agents des forces de l’ordre déversé sur les lieux le mardi dernier. Il en sera certainement ainsi jusqu’à ce que les contestataires choisissent la voie du dialogue. C’est de cette manière que le pouvoir central a souvent réglé les problèmes et il suffit de se rappeler la fin des crises sur les campus universitaires pour se rendre à l’évidence. Il faut aussi faire remarquer que le corps de la douane n’est pas trop habitué aux longs mouvements de grève. Cela aurait pu être le cas des enseignants qui n’ont souvent rien à perdre que la situation aurait été tout autre. Il est bien difficile pour un simple agent encore moins un patron de se mettre indéfiniment en grève pour se sevrer aussi volontairement et facilement. Et puis, il y a l’opinion publique qui risque de se rebeller contre une grève illimitée quand le gouvernement va justifier le retard des salaires par ce mouvement. Surtout au regard du poids des recettes douanières dans l’équilibre budgétaire.

La période des grandes révélations

Selon certaines sources, c’est après la prise de fonction de James Sagbo que le gouvernement va communiquer. Et abondamment dit-on. De grandes vérités seraient bientôt sur la place publique contre bien sûr les ténors de ce mouvement de grève de 48 heures qui serait en voie d’être reconduit. Outre les résultats jugés élogieux que le pouvoir du changement serait sur le point de publier sur la gestion de James Sagbo pendant qu’il dirigeait la douane, il y a des révélations monstres en vue sur certains grands chefs de la structure. Un rapport accablant relatif à des cas de haute corruption et de maniement illégal des fonds publics serait déjà à l’Inspection générale d’Etat (Ige) contre nombre d’entre eux. Et on dit qu’il n’existe pas réellement pour l’instant celui sur qui le pouvoir peut avoir confiance à la suite du scandale qui a précipité le limogeage de l’ex-directeur Charles Adékambi et son collègue de la douane Port, Marcellin Zannou. Ainsi, la nomination de James Sagbo alors admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis bientôt deux ans a été présentée comme l’unique moyen et la transition pour voir clair dans les comportements à la douane en attendant de trouver l’oiseau rare pour diriger cette structure. Dans ces conditions, la prise de fonction de James Sagbo oblige ceux-là qui ont des dossiers sombres à l’Ige à vite rentrer dans les rangs et à même faire allégeance au nouveau directeur pour espérer se tirer d’affaire.

Des moyens politiques et stratégiques contraignants

Le mouvement actuel à la douane contre James Sagbo peut aussi être facilement récupéré avec de simples moyens politiques. Parce que plusieurs hauts gradés de la douane militent déjà dans des mouvements et partis politiques soutenant l’action du chef de l’Etat. Leurs responsables mis sous pression, peuvent facilement aussi les contraindre à reprendre rapidement service afin de mettre le mouvement de débrayage et leurs collègues jusqu’auboutistes en difficulté. Le pouvoir central a aussi la possibilité d’enclencher des discussions de façon isolée avec des douaniers et leur faire certaines promesses. L’intérêt guidant le monde, certains grévistes peuvent être amenés à changer d’avis et se désolidariser des autres pour reprendre service en catastrophe. Surtout qu’ils pourront en profiter pour gérer d’autres grands avantages personnels. Et puis, il y a la réquisition. Elle est d’ailleurs en cours et son renforcement pourrait bien faire mal car la grève deviendrait inutile pour les initiateurs et sans effet réel sur la gestion de certains grands postes douaniers du pays.

La chasse aux sorcières en question

Le nouveau patron de la Douane et des Droits indirects ne pourra pas empêcher de régler des comptes contrairement à ce qu’il a déclaré lors de sa prise de fonction. C’est en cela même qu’il pourra justifier sa crédibilité vis-à-vis du chef de l’Etat. C’est par les retenues sur salaires pour fait de grève qu’il devra inévitablement commencer sa mission. Et les affectations suivront évidemment. Mieux, les autres qui, par sursaut d’orgueil après le mouvement et les cris de guerre du vendredi dernier ne vont pas vite se ranger, le verront en face. Il devrait en être ainsi pour faire la loi et faire appliquer toutes les décisions émanant de l’autorité de tutelle qu’est le ministre des Finances.

Jean-Christophe Houngbo

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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /2008 00:20

  Session de remplacement à l’université de Parakou:Des étudiants refusent de composer 9 janvier 2008

La session de remplacement à la Faculté de droit et des sciences politiques de Parakou, prévue pour le lundi dernier s’est déroulée dans un amphithéâtre quasiment vide et sous haute surveillance policière.

Des mesures de sécurité exceptionnelle ont été prises à l’université de Parakou le lundi 07 janvier dernier lors de la session de remplacement prévue pour les étudiants de la Faculté de droit et des sciences politiques en raison des fraudes qui ont émaillé la deuxième session statutairement reconnue et que les autorités rectorales ont fini par annuler. Tôt ce lundi matin, les militaires et les gendarmes avaient pris position sur le campus universitaire pour décourager toutes velléités des étudiants qui ont opté pour le boycott de cette session. Mais avant l’heure du démarrage des compositions, les agents d’entretien ont dû passer plusieurs minutes à nettoyer les tables et bancs sur lesquels certains étudiants avaient passé, dans la nuit, une poudre qui fait gratter. Certains de ces agents d’entretien ont même fait les frais de cette poudre et se sont mis à gratter tout le corps. Leurs collègues ont dû leur passer de l’huile sur les parties du corps qui les grattaient avant qu’ils ne se sentent mieux. Mais combien d’étudiants ont finalement pris part à cette session de remplacement ? Une infime partie. Et pendant que cette minorité composait sous haute surveillance, le gros des étudiants qui ont opté pour le boycott les attendait à l’extérieur de l’Université sur le pied de guerre. Branchages en mains, ils hurlaient des slogans hostiles aux autorités rectorales et tempêtaient contre leurs collègues qui ont accepté de composer les accusant de traîtrise. Cependant, les forces de l’ordre ont réussi à les contenir. En fait, le désordre s’est installé à l’Université de Parakou après la publication de l’arrêt rectoral en date du 11 décembre 2007 qui révélait que les examens de la deuxième session ont été émaillés de fraudes massives. En effet, plusieurs voix notamment celles des autorités décanales et des étudiants mis en cause par l’arrêté rectoral signé du professeur Simon Akpona se sont élevées contre les sanctions prises à leur encontre. Depuis lors, l’atmosphère est viciée à l’Université de Parakou, notamment à la Faculté de droit et des sciences politiques. Apprenants, enseignants et autorités ne parlent plus le même langage. Même les médiations tentées par les ministres Vicentia Bocco et Emmanuel Tiando et Sakinatou Alpha Oumarou, n’ont pas donné les résultats escomptés. C’est dans ces conditions que la première date de la session de remplacement desdits examens, le 21 décembre 2007, a échoué. Après moult négociations et concertations, le recteur Simon Akpona met de l’eau dans son vin et convoque tous les professeurs et étudiants épinglés par l’arrêté rectoral à prendre part à la session de remplacement du lundi 7 janvier, une session à laquelle malheureusement plusieurs étudiants ont refusé de prendre part.

Jean Claude Kouagou (Br/ Borgou-Alibori)

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Par illassa.benoit - Publié dans : Le matinal
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