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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 15:07

PRÉVENTION DE LA GRIPPE AVIAIRE AU BÉNIN
Des kits de protection et des médicaments mis à la disposition du ministère de la santé

18 février 2008

par Reece H ADANWENON

500 comprimés d’Oseltamivir communément appelé « Tamiflu » et 950 équipements de protection individuelle complète comportant des blouses, bottes, gants, coiffes et lunettes en trois palettes. Tel est le lot de matériels de prévention de la grippe aviaire remis vendredi dernier au ministre de la santé le Dr Kessilé Tchalla par le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), le Dr Akpa Raphaël Gbary. D’un coût total de 15 mille dollars Us, soit sept millions cinq cent mille francs Cfa (7.500.000), ces équipements de protection permettront au gouvernement du Bénin de disposer de moyens adéquats pour contrer la grippe aviaire. Signalons que le plan national de lutte contre la grippe aviaire avait déjà permis au Bénin de former plus de 120 agents de santé dans 34 zones sanitaires sur la lutte contre la pandémie de la grippe aviaire, de renforcer le personnel de surveillance épidémiologique, d’équiper le laboratoire national de santé en matériels performants. Pour le représentant résident de l’Oms au Bénin, le Dr Akpa Raphaël Gbary, à l’avènement de l’apparition du virus hautement pathogène de la grippe aviaire à Cotonou et à Adjarra les 03 et 04 décembre 2007, il urge de renforcer le dispositif mis en place pour prévenir la maladie et limiter les dégâts. Le ministre de la santé a, quant à lui, remercié l’Oms qui ne ménage aucun effort pour soutenir le Bénin dans son plan sanitaire. Aussi, a-t-il promis que ces équipements seront mis à la disposition des agents qui procèdent à l’abattage des poulets malades. Pour ce qui est des médicaments, ils seront convoyés vers les centres de santé, dans l’espoir de ne pas être utilisés, dira le ministre de la santé, le Dr Kessilé Tchalla. A ce propos, ce dernier souhaite qu’aucune victime humaine de la grippe aviaire ne soit enregistrée dans notre pays.

Reece H ADANWENON

Par illassa.benoit - Publié dans : Fraternite
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 10:24


LUTTE CONTRE LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES
Des poches de résistance dans les zones frontalières du septentrion

8 février 2008

par Alassane AROUNA

La communauté internationale a célébré le mardi dernier la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines. Occasion pour les acteurs sociaux de réfléchir sur les stratégies de lutte contre cette pratique révolue. Il existe trois formes de mutilation génitale à savoir l’ablation du clitoris, celle de la grande lèvre et celle de la petite lèvre. Mais la forme la plus connue au Bénin est l’excision qui consiste à enlever totalement ou partiellement le clitoris de la femme. Cette pratique a de lourdes conséquences sur la santé de la femme et est même à l’origine de plusieurs cas de décès. Au nombre de ces conséquences, l’incontinence urinaire, les chocs psychologiques des femmes ayant subi cette mutilation, le tétanos et les hémorragies lors de l’excision. D’après les données statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, plus de 70 millions de femmes ont subi l’une ou l’autre de ces mutilations génitales. Ces femmes proviennent majoritairement de 27 pays de l’Afrique et du Moyen Orient, même si certaines vivent en Asie. Au Bénin, les acteurs sociaux se mobilisent depuis 2001 pour vaincre ce fléau social qui, quoique culturel, a fait des victimes au sein des populations. Malgré les différentes campagnes de sensibilisation menées à l’endroit des femmes exciseuses et des mesures répressives prises par le gouvernement béninois pour lutter contre cette pratique honteuse, il existe encore des poches de résistance dans certaines localités du septentrion. Les femmes exciseuses, pour échapper aux mesures de répression, vont s’installer à la lisière des zones frontalières au Nigeria et au Togo où elles mènent en toute quiétude leurs activités. Il s’agit des régions telles que Ségbana, Kalalé, Tchaorou et Nikki dans les départements du Borgou-Alibori et Ouaké, Copargo dans la Donga. Et pour mener une lutte plus efficace, il urge que des actions concertées des gouvernements béninois, nigérian et togolais soient menées.

Alassane AROUNA

Par illassa.benoit - Publié dans : Fraternite
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