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Les TCHABE : le dynamisme

Mardi 3 novembre 2009

Aube Nouvelle | 3 novembre 2009 

 

Conflit domanial dans la commune de Ouèssè : Vive tension entre les populations de Kombon et d’Idouya

 

 

Le Programme du Millénium Challenge Account (MCA), dont l’une des priorités est la sécurisation du foncier, vient de réveiller un contentieux foncier vieux d’une dizaine d’années qui opposent trois localités de l’aire géographique Tchabè, à savoir Kokoro et Kombon d’un côté et Idouya de l’autre , de l’arrondissement de Challa-Ogoï dans la commune de Ouessè. Après les déchirements du 1er novembre 2009, on observe un calme précaire.

 

Par : Matini MARCOS

 

A Ouèssè, une commune du département des Collines, la journée du 1er novembre 2009, date de la célébration des saints inscrits dans le Panthéon catholique, n’a pas suscité la sagesse chez les populations de trois localités de l’aire géographique Tchabè. C’est ce jour là que des échauffourées ont éclaté entre ces populations issues d’un même patriache. Le motif de ces affrontements est le litige relatif à un domaine d’Ansèkè qui est équidistant des trois localités. Ainsi, les populations de Kokoro et de Kombon ont affronté celles d’Idouya, dans un concert macabre de haches, de machetes, où on déplore plusieurs blessés graves. Le contentieux foncier oppose ces trois localités depuis plusieurs années et des tractactions ont été menées en vain pour trouver un consensus. La tension couvait quand une équipe du programme de MCA est arrivée en octobre 2009 pour clarifier la situation dans le cadre du volet : sécurisation du foncier au Bénin. Ce qui a ravivé la tension sociale. L’arrivée des gendarmes de Kilibo, d’Ouèssè renforcés par les éléments de la Compagnie de Gendarmerie de Savè a pu éviter le pire. Les personnes prises en otage ont été libérées, et les biens saisis de part et d’autres, ont été restitués sous la viligilance des Forces de sécurité. Toutefois, il faut reconnaître que le calme est précaire et qu’il urge que le gouvernement initie des séances de clarification afin que les frères ennemis se reconcillient. En réalité, la terre est la propriété de l’Etat et force doit rester à la loi.



Par illassa.benoit
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Mercredi 30 septembre 2009
Dénis Oba Chabi: Si le Fmi est aux trousses de Boni Yayi... c’est à cause des enseignants 

 
30-09-2009  
 
La session budgétaire exercice 2010, l’emprise de la Politique sur le développement, l’instabilité au sein des conseils communaux, le clivage G et F et une année scolaire apaisée. Ce sont autant de questions abordées par l’honorable Dénis Oba Chabi, député Fcbe pour votre journal.


Charles YANSUNNU

Comment entrevoyez- vous la session budgétaire qui s’annonce ?

 

Ce serait en principe pour la 3ème fois que nous allons voter le budget de l’Etat en ce qui concerne la 5ème législature. Tout se passera comme nous avons l’habitude de le faire

 

Un de vos collègues a dit que cela ne sera pas facile puisqu’à ce jour, le gouvernement n’a pas introduit un collectif budgétaire

 

Ce n’est pas les députés qui conçoivent le collectif budgétaire. C’est du ressort du gouvernement. Et nous ne pouvons pas les obliger à le faire. D’ici à là, ils sont tenus d’envoyer le collectif budgétaire.

 

Pourquoi ce retard ?

 

Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement du Dr Boni Yayi est l’un des plus pragmatiques que nous ayons connus. Ça, il faut le dire, il faut aussi le reconnaître.

 

Cet avis n’est pas partagé

 

Oui, je suis d’accord qu’il peut ne pas être partagé par certains, mais la majorité sait que ce que je dis est vrai et vérifié et on est en démocratie. Vous savez aussi mieux que moi que la démocratie, c’est la moitié plus un. Si nous avons dix personnes et que six déjà disent la même chose, cela veut dire que tout le monde dit la même chose. Je disais tantôt qu’il y a eu des investissements que le budget 2009 n’avait pas pris en compte et il faut régulariser. Par rapport à ces régularisations, il faut un collectif budgétaire. Alors, je suis certain que le collectif, nous le verrons avant même le budget.

 

Est-ce que le collectif budgétaire et le budget seront étudiés ensemble au cours de la session ?

 

Le collectif budgétaire, c’est des corrections par rapport au budget en cours. Et, ces corrections existent. Le collectif est nécessaire et obligatoire pour équilibrer ce qui a été fait. S’ils ne corrigent pas, ce n’est pas bon. On dira où est ce qu’ils ont trouvé de l’argent pour réaliser telle ou telle chose avec le budget n’avait pas pris en compte. Donc, la nécessité s’impose. Pour le budget, cela va s’en dire. Avant la fin de l’année, on le votera.

 

Vous avez dit que ce gouvernement est l’un des plus pragmatiques. En quoi ?

 

Le pragmatisme dont je parle est connu de tout le monde. On n’a pas besoin d’être devin pour savoir que le gouvernement du changement tient compte de la réalité sur le terrain. Voilà un président qui ne reste pas tout le temps dans son bureau, il est sur le terrain. Et quand il va sur le terrain, s’il y a des choses, il prend des dispositions pour que ces choses soient corrigées à temps dans l’intérêt de la Nation. C’est pourquoi, je dis que le pragmatisme de ce gouvernement est à nul autre pareil.

 

Mais de ce fait d’aucuns pensent que c’est la raison pour laquelle plusieurs dossiers échappent au chef de l’Etat

 

Eux, ils ne peuvent dire que cela. Si la moitié plus un dit ce que je dis, où se situe le problème puisque nous sommes en démocratie. On ne peut pas les obliger à dire ce que nous disons. Ce qui est certain, eux-mêmes savent que le travail que fait aujourd’hui le président de la République, je ne vois pas parmi eux, celui qui peut l’égaler. Eux-mêmes le savent. Parmi eux, j’ai eu des confidences.

 

Partagez ces confidences avec nous

 

Parmi eux, certains députés m’ont approché. Ils m’ont dit, honnêtement si nous crions à l’Assemblée ne vous en faites pas, nous sommes dans nos droits. Nous ne devons que faire ça. Nous savons que si c’était les nôtres qui étaient à la place des vôtres, ils ne feront pas autant.

 

Donc, il n’y a rien de vrai dans ce que vos amis d’en face reprochent au chef de l’Etat.

 

Je n’ai jamais dit ça et je ne dirai jamais ça. Si l’on prend l’exemple de la Cen-Sad aujourd’hui, tout le monde sait qu’à ce niveau, il y a maldonne. Ils sont les premiers à avoir crié au scandale. On leur disait non ce n’est pas ça, mais aujourd’hui nous nous rendons compte qu’ils avaient parfaitement raison. Donc, on ne peut pas dire que ce qu’ils disent n’est pas vrai. Seulement qu’il faut savoir parler. Il y a des limites dans tout ce que l’on dit. Quand il y a parfois d’exagération, ça frise le manque de patriotisme alors que nous sommes tenus d’être de véritables patriotes. Sinon, ce n’est pas bon pour nous. Par rapport à la journée de la paix, par exemple, est ce qu’on a besoin d’être opposant ou mouvancier avant d’y participer. C’est tout le monde qui veut de la paix. Pourquoi ils ne viennent pas à une manifestation qui n’est même pas une initiative du Bénin. C’est un phénomène mondial.

 

Mais ils ont donné leurs raisons dans la

correspondance adressée au représentant résident du Pnud

 

Je suis d’accord qu’ils donnent ces raisons. Mais s’ils ne sont pas d’accord avec le gouvernement, eux-mêmes n’ont qu’à organiser quelque chose, concomitamment avec ce que le gouvernement a fait. Pour que le peuple s’aperçoive qu’effectivement, ils sont pour la paix. Tel qu’ils procèdent, cela veut dire qu’ils sont contre la paix. Donc, ils veulent la guerre. Voilà que la guerre ne consomme que du sang et de la chair humaine. La guerre ne connaît pas son instigateur pour l’épargner de ses armes. Par conséquent, ils ont le devoir en ce qui concerne la journée de la paix d’organiser eux-mêmes quelque chose pour que le peuple voit que nous sommes tous sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la paix.

 

Selon vous, les patriotes ne sont pas de l’autre côté, ils sont plutôt dans votre camp.

 

Je n’ai jamais dit cela. Ce que je dis, par rapport à la paix, ils se sont trompés. Le comportement qu’ils adoptent n’est pas normal. Ils peuvent faire mieux que ça.

 

Aujourd’hui, on note au niveau des communes un vent d’instabilité. Il y a Savè et plusieurs autres mairies. Le dernier cas qui focalise l’attention, c’est Dangbo.

 

Pour Dangbo, je ne maîtrise pas le dossier. Par contre pour Savè, c’est mon dossier personnel. Un député est élu pour la Nation et non pour un groupe contre un autre groupe. Mais il y en a qui exagèrent. Voilà un conseil communal où la quasi-totalité des membres est Fcbe. C’est moi qui ai géré les élections communales à Savè. Il y a plusieurs partis dans Fcbe. Donc, nous avons essayé de satisfaire autant que possible toutes les forces politiques. Au bout du rouleau, il y a deux camps qui se réclament tous de Boni Yayi. Dieu merci, c’est un des camps que moi je soutiens qui a gagné. Après la victoire, les gens ont prédit la mort du maire. Aujourd’hui, il est en train de faire plus d’un an. Ces mêmes types, parce qu’ils avaient perdu les élections, ont commencé par menacer le siège du maire. Il vaut mieux aller au tribunal pour inventer quelque chose contre le maire. Il y a un différend entre le maire et un citoyen qu’ils ont aggravé. Les autres, ayant des outils ont compris que c’était un montage d’où leur 2ème échec. Pour la 3ème fois, ils ont voulu exploiter le conseil communal : essayer d’avoir la majorité pour destituer le maire. Cela s’est révélé impossible. La dernière porte de sortie pour eux aujourd’hui, est tout ce qu’ils trament contre le maire en se disant que le gouvernement prendra ses responsabilités pour le démettre. Le ministre de la décentralisation, pour s’assurer de la véracité des faits allégués, a diligenté une commission parce que ceux qui attaquent le maire disent qu’il aurait détourné 11 millions. Ce sont des ristournes sur des collectes d’impôts. Sur les 11 millions, à peine le maire a eu 300.000 Fcfa, même les chauffeurs ont eu leur part dedans, ce n’est pas seulement à Savè que cela se passe. Ils sont allés plus loin que ça. Des responsables politiques et administratifs qui racontent autant de contrevérités, pourquoi vous voulez qu’on les suive, qu’on réagisse. Le peuple n’est pas dupe, le peuple suit tout ce qui se passe.

 

Ne voyez-vous pas finalement que la politique détériore tout au Bénin ?

 

Vous avez posé une bonne question. La politique, en réalité, je ne m’y connais pas. Je prie tous les dieux moi-même en tant que député que d’ici à là, j’abandonne rapidement la politique.

 

Pourquoi ?

 

Parce que j’ai fini par comprendre que ce n’est pas une bonne chose. Comme l’a dit le président Boni Yayi, c’est un marigot plein de caïmans voraces. Et quand vous n’êtes pas de ce milieu et que vous tombez dedans, on vous dévore en un rien de temps. Il n’y a pas de fraternité, il n’y a pas d’amitié. Alors, pourquoi nous sommes sur terre si nous ne pouvons pas nous aimer ? Et c’est presque partout. Seulement, certains pays ne font pas nos « conneries ». C’est ce qu’on appelle « béninoiserie ». Mais je ne sais pas si le mot « béninoiserie » suffit pour qualifier effectivement ce qui se passe aujourd’hui.

C’est plus que de la méchanceté. Prenez l’exemple du président de la République, regardez tout ce que celui-là fait et tout ce qu’on raconte sur lui. Voilà quelqu’un qui s’est rendu compte que dans son gouvernement, il y a maldonne et met une commission d’enquête sur pied et les gens crient encore. Vous voulez quoi ? Voilà un pays dans lequel les gens pensent qu’il faut se comporter comme si nous ne sommes pas entre frères, entre amis.

 

Honorable, le Bénin est un Etat de droit, quand il y a maldonne, il faut confier les affaires à la justice.

 

Oui, mais avant de confier à la justice, il faut constater que c’en est une. Est-ce que vous pouvez me dire qu’aujourd’hui, l’affaire n’est pas au niveau de la justice ? Le président ne peut pas se donner ce luxe de garder cette affaire à son niveau. C’est même à écarter.

 

Parlant toujours de la politique, le Bénin s’efforce à avoir trois grands groupes sur l’échiquier politique. Votre lecture de la chose ?

 

Je ne veux pas que nous soyons des confusionnistes. Ce qui se passe, ce n’est pas normal. Regardez, le Nigeria a deux ou trois partis, de même que le Ghana et même les Etats-Unis. C’est ce qu’il faut. Un de la gauche, un de la droite et un centriste. Le nôtre, ce n’est pas de cela que nous voulons. Nous ne voulons pas le groupe du Sud contre celui du Nord. Les G et F qui sont les têtes de pont. Soglo, Amoussou, Houngbédji, ce n’est pas ça. Si nous allons sur ce terrain, nous allons tous disparaître autant que nous sommes. Il faut que les G et F comprennent dès à présent que ce qu’ils font, ce n’est pas ce que les Béninois ont demandé. A partir de cet instant, eux-mêmes doivent savoir ce qu’il faut : Une saine émulation de tout le monde. Mettons-nous ensemble pour avancer. Nous prenons cela pour de la blague. En réalité, ce que certains sont en train de construire aujourd’hui (l’honorable reste perplexe avant de continuer). On a toujours dit que Dieu aime le Bénin…

 

Vous prônez une scène politique monocolore ?

 

Pas du tout. J’ai horreur de ça. Je vous ai donné l’exemple du conseil communal de Savè composé uniquement de « yayistes » qui ne s’entendent pas. C’est presque partout. Les forces Fcbe aujourd’hui s’entredéchirent alors que nos vrais adversaires, ceux avec qui nous serons sur le terrain le dernier jour s’organisent. Mais entre nous, nous ne nous faisons pas de cadeau. Revenant à votre question, même au temps de la révolution, les Béninois n’étaient pas monocolores. Il y avait des opposants. Je ne veux pas parler de Pcb, c’est autre chose. En ce temps, il y avait des gens bien respectés qui n’avaient pas le même langage que le gouvernement. C’est pour cela, je dis souvent que notre Prpb était mieux que le régime du président Houphouët Boigny, que ce que le Rpt était au Togo. Ne parlons même pas du Gabon. Je ne suis pas certain que notre démocratie soit en train de nous servir aujourd’hui au Bénin le désordre que je vois, je ne sais pas encore où cela va nous conduire. En réalité, il nous faut un régime à la Rawlings avec moins les tueries.

 

Un mot sur les derniers développements de la commission politique de supervision de la Lépi

 

Notre démocratie a aujourd’hui 19 ans. En politique, elle est encore au biberon, elle n’est pas encore majeure. Il faut donc pardonner, excuser et comprendre beaucoup de choses. Parce que la vraie loi au Bénin, c’est ôte-toi pour que je m’y installe. C’est tout ce qui nous lie. Si ce n’était pas ancré dans nos mœurs, si on n’avait pas développé cela, on souffrirait moins. Notre démocratie avance à pas de caméléon parce qu’il y a cette réalité et c’est ce qui influence la Cps. Sinon, tel que c’est fait, il ne devrait pas avoir de problème. Cela devrait avancer sur des roulettes. Chacun prend ses dispositions pour que le jour J, cela soit en sa faveur au lieu de construire pour les générations futures, pour faire quelque chose de bien afin qu’ils aient moins de problèmes. Mais, on ne fait pas ça. On fait en sorte que nous qui sommes là aujourd’hui, on puisse profiter de la chose. Et quand on raisonne comme cela, vous voulez qu’on aille où. C’est pourquoi, il faut prier pour que Dieu nous assiste davantage afin que les petites corrections dont la démocratie a besoin, qu’on puisse les obtenir à temps afin que tout aille dans l’intérêt de la Nation. Mais, tel que cela se passe aujourd’hui, des fois j’ai envie de pleurer. Notre peuple, ce n’est pas ce qu’il attend de ses acteurs politiques. Imaginez que des personnes aussi responsables à ce point se réunissent et que certaines personnes se retirent. Ce n’est pas sérieux. On dit souvent que le linge sale se lave en famille. C’est simplement un jeu d’échec et on pousse les pions. Lorsqu’on sait qu’on est en position de faiblesse, c’est à ce moment qu’on crie.

 

Honorable la rentrée est pour bientôt. Mais les syndicalistes et le gouvernement n’ont pas encore accordé leurs violons pour nous garantir une année scolaire apaisée, que dites-vous de la situation ?

 

Je crois que dans ce domaine, la faute est aux journalistes. Soit, ils sont sous informés soit ils méprisent les informations qu’ils ont. Je veux que vous sachiez dès aujourd’hui que des enseignants qui gagnaient avant l’arrivée de Boni Yayi 100.mille FCfa sont au moins à 150.000 en moins de trois ans. Si eux, ils ont cela alors qu’à côté, il y a d’autres qui n’ont pratiquement rien, il faut qu’ils se taisent. Et c’est ceux qui ont eu des facilités qui vont continuer par crier, moi je crois qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ce matin, j’ai vu mon frère Essè Iko qui s’égosillait et je me suis dit est-ce qu’il sait de quoi il parle en réalité. Si le Fmi est aux trousses de Boni Yayi comme l’annoncent les journaux, c’est à cause des enseignants. Allons plus en profondeur. J’ai un cousin enseignant et je lui demande pourquoi il se plaint qu’il n’a pas d’argent. Il est à 90.000 par mois à Kilibo dans un village. Et pour réussir paisiblement sa vie, il dépensait moins de 50.000 Fcfa par mois. Et il ne peut pas épargner. Et s’il est allé à la retraite dans ces conditions, il ne peut rien faire. Mais aujourd’hui, avec l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir, il m’a dit hier qu’il est en train de construire sa maison. Tout simplement parce qu’on lui a fait des rappels. Beaucoup sont ceux qui ont acheté des véhicules aujourd’hui. Ça veut dire que la situation des enseignants béninois, même si l’essentiel ou tout n’a pas été fait est meilleure qu’auparavant. Et le régime qui a pu faire cela, il faut le laisser souffler un peu pour s’occuper des autres couches sociales.

 

Je pense comme vous l’avez dit, on fait tout pour amener un président au pouvoir et quelque temps après, on fait également tout pour le changer. Je suis d’accord, je ne suis pas contre cela, il faut changer. Mais il faut permettre au président de faire deux mandats et après cela, on peut analyser s’il est bon ou pas. La semaine dernière, on méditait et on se disait que ce que nous faisons est dangereux. Qui ne sait pas que les Béninois sont en campagne aujourd’hui. Les Béninois sont en campagne à cause des élections présidentielles de 2011. Quand est ce que nous allons construire notre pays ? On se disait qu’il vaut mieux revoir notre copie en ce qui concerne le mandat du président. Au lieu que cela soit cinq ans, ramenons cela à dix ans.

 

Le président finit ces dix ans et nous colle la paix. Donc, il ne sera pas au pouvoir et penser à sa réélection. Le fait que quelqu’un soit là et pense en même temps à sa réélection, il ne fera pas grand-chose et dans ce cas, c’est difficile. Il est obligé de jouer faux pour satisfaire la population. Alors que cette population veut la vérité. Voilà pourquoi, je dis que ce qu’il nous aujourd’hui est un Rawlings avec moins de tueries.

Source: FRATERNITE

Par illassa.benoit
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Mardi 15 septembre 2009
 
Aube Nouvelle | 15 septembre 2009 
 

Rapport de la commission d’enquête sur la mairie de Savè : Les clarifications du maire Adimi qui confondent le préfet Nouatin

 

 

Le maire de la commune de Savè, Félix Adimi, entouré de certains membres du conseil communal, a tenu à faire des clarifications sur le rapport de la commission d’enquête de même que les conclusions tirées après le rapport par l’autorité qui l’a commanditée, le préfet Armand Nouatin. C’était hier à la faveur d’une conférence de presse au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb).

 

Par : Barnabé HOUNKANRIN

 

Sept principaux points du rapport de la commission d’enquête et les conclusions tirées par le préfet suite audit rapport ont suscité l’indignation du maire de la commune de Savè, Félix Adimi, qui a tenu à rendre publique sa part de vérité sur le sujet. Dans une démarche qui consiste à relever les insuffisances du rapport et l’incongruité des conclusions tirées par le préfet, Félix Adimi a abordé, point par point, les différentes questions auxquelles touche le rapport. Il s’agit d’un supposé voyage du maire Adimi en Chine avec un monsieur autre que celui désigné par le conseil communal, d’une surfacturation et factures pour le reboisement de juin 2008, une prétendue modification des délibérations du conseil communal, l’utilisation des fonds à des fins non autorisées, l’aliénation des biens domaniaux, le contrat avec Collines Hebdo et le prélèvement de 25 % (11.562.619) F Cfa des patentes de la SUCOBE. Sur le voyage du maire sur la Chine, le maire dit avoir agi sur décision du conseil communal auquel il renvoie le préfet pour bien se rendre compte qu’il avait la latitude de choisir son assistant et que l’incidence financière a été à la charge du ministère de l’industrie chinoise. Le maire Adimi a également parlé de son voyage en France, voyage après lequel un groupe de 08 conseillers communaux a affirmé qu’il a reçu des colis sans préciser qui a donné les colis et leur contenu. « Tout cela n’est que mensonge grotesque pour nuire » a déclaré le maire. En ce qui concerne la surfacturation pour le reboisement de juin 2008, Félix Adimi a fait un rappel-mémoire au préfet. En effet, affirme-t-il, son intervention dans ce dossier ne se résume qu’à une simple régularisation de signature car il a prit fonction le 16 juin 2008 et ne saurait répondre d’une dépense exécutée avant sa prise de fonction. « C’est une contre-vérité flagrante, une accusation non fondée » a déclaré le maire.. Dans le rapport et selon les conclusions du préfet, « le maire n’est pas compétent pour faire auditer la gestion de la mairie du temps de son prédécesseur (confère l’article 142 de la loi 98-007 du 15 janvier portant régime financier des communes en République du Bénin)…Il s’agit d’une dépense non autorisée des fonds engagés… » A ce sujet, le maire affirme que le budget a ce propos a été régulièrement voté en conseil communal et approuvé par arrêté préfectoral N° 4/055/DPZ-C/SG-SAF du 25 mars 2009. Plus grave selon Adimi, il n’existe pas d’article 142 dans la loi citée par le préfet et que le dernier article de la loi est le 60 qui dispose que « la présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera exécutée comme loi de l’Etat ». Sur tous les points, le maire Félix Adimi a exhibé des preuves qui contredisent le rapport et les conclusions tirées par le préfet Nouation et rendues au ministre de la décentralisation par ce dernier.

 

Félix Adimi tire les grandes leçons et apaise

 

Pour le maire Adimi, les conclusions du préfet apparaissent, en général, comme des points de vue exprimés par un groupe minoritaire de 08 conseillers communaux sur les 17 qui composent le conseil communal. Il récuse en bloc toutes les conclusions du préfet suite au rapport d’enquête et qui sont contenues dans sa lettre transmise au ministre de la décentralisation. Il regrette les actes du groupe de 08 conseillers dits « patriotes » et les appelle à l’œuvre de reconstruction du tissu social et économique de la commune de Savè. Il lance un appel à l’esprit de patriotisme et de discernement de chacun et de tous pour que les querelles politiciennes ne prennent pas le pas sur les questions de développement.





Par illassa.benoit
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Mercredi 9 septembre 2009

Lu pour vous sur le forum xénophobe et régionaliste Tchabèbénin !!!

 

Carnet Noir: FOUNDOHOU Michel,  Directeur Adjoint de Cabinet du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche n'est plus

 

De: chabisalomon@ gmail.com <chabisalomon@ gmail.com>


Objet: [tchabebenin] FOUNDOHOU MICHEL DECEDE


À: tchabebenin@ yahoogroups. com
Date: Mercredi 9 Septembre 2009, 0h34

 

 

J'ai le profond regret d'annoncer à la communauté des forumistes patriotes de tchabebenin la mort prématurée de notre frère FOUNDOHOU Michel, ingénieur agronome, Directeur Adjoint de Cabinet du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, survenue le lundi 7 septembre 2009 aux environs de 21 heures, des suites d'une courte maladie.

 

En votre nom à vous tous, je présente les condoléances profondément attristées de notre forum à la nation béninoise, à la communauté tchabè, à la ville de Kilibo et à la famille de l'illustre disparu à l'âme duquel nous souhaitons un repos éternel paisible.

P.S. Très préoccupé par la propagande populiste du roi Boni 1er, aucun quotidien de la place n'a annoncé la triste nouvelle.

Par illassa.benoit
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Mercredi 9 septembre 2009
Aube Nouvelle | 9 septembre 2009
 

 Le roi Boni 1er met en service une station de pompage d’eau potable à Savé

 

 

Le Président de la République, son excellence M. Boni YAYI a procédé à la coupure de ruban symbolique, consacrant l’inauguration et la mise en service de la station de pompage et de traitement d’eau de Gobè à Savè. C’était hier, mardi 8 Septembre 2009, en présence des autorités communales, sages, notables, députés et une foule de population venue exprimer leur joie de pouvoir boire enfin de l’eau potable.

Le joyau qui a été inauguré ce mardi 8 Septembre 2009, est une initiative personnelle du Chef de l’Etat et représente la première phase du projet d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa, Glazoué et des localités environnantes à partir des eaux de surface. Après treize mois de travaux, l’entreprise Sogea –Satom a pu mettre en place une station capable de prélever un débit journalier de 800 m3 d’eau du barrage d’Ilauko en vue d’alimenter la ville de Savè. Le coût total de la réalisation de l’ouvrage est de 3.519.720.790, entièrement financé par le budget national. Selon, le Ministre de l’énergie et de l’eau, M Sacca Lafia, « la situation hydrogéologique de la région de Savé rend difficile l’accès aux eaux souterraines. Par conséquent, la mobilisation des eaux de surface demeure l’unique solution. » Il a remercié le Président de la République qui, par cet acte, permet aux populations de Savè d’accéder enfin à leur droit légitime de boire de l’eau potable. La station de pompage de Gobé est composée d’un ensemble d’équipements au nombre desquels on peut citer :
- une prise d’eau d’hydro mobile de type barge à 260 m de la berge


- 12,581 km de conduite de transport d’eau brute en Pvc
- une station de traitement d’eau brute à travers l’installation de 2 floculateurs, 2décanteurs, 2filtres à sable, une salle de dosage et 1 réservoir d’eau traité en béton armé de 200 m3
- 12, 198 km de conduite de transport d’eau traité en Pvc et en fonte ductile Dn 200mm
- 19,347 km de conduites en Pvc et en fonte de diamètres variant entre DN50 et DN 150mm pour l’extension et la densification du réseau de distribution,
- 450 matériels de branchements. A cela, il convient d’ajouter deux groupes électrogènes et des ouvrages annexes de traitement d’eau. Selon le ministre Sacca Lafia, la seconde phase du projet a déjà démarré par les études de faisabilité complémentaires. D’un coût global de 14 milliards de Francs Cfa, cette seconde phase étendra les travaux aux villes de Dassa, Glazoué, et localités environnantes. Les populations de Savè par la voix des élus locaux et députés de la région, ont remercié le Chef de l’Etat pour son attachement au mieux-être de ses concitoyens. Pour cette première phase, la Soneb consent à un abonnement promotionnel qui passe de 100.000Fcfa à 50.000Fcfa pour les trois cent premiers abonnés.

E. Aballo



Par illassa.benoit
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Mercredi 26 août 2009
CENSURE DE BENOIT ILLASSA - DROIT DE REPONSE (1)

26/08/2009
 
Monsieur le Modérateur du forum tchabe<tchabebenin@yahoogroups.com>,
 
Je vous demande de rappeler à vos listiers de ne plus parler de moi sur votre forum. A partir du moment où je ne dispose pas de l'opportunité de répondre aux élucrubations des censeurs pour répondre aux attaques à ma personne, le bon sens aurait voulu que vous fassiez ce rappel à l'ordre en complément de votre décision de censure.
 
Je n'ai aucun regret face à cette mesure. Au contraire, je vous demande de la maintenir ad vitam ad eternam !!!
 
Bien cordialement,
 
Benoît ILLASSA 

 

 

 

(1) Conformément aux dispositions de la Loi organique N°92-021 du 21.08.1992 et celles de la Loi N° 97-010 du 20.08.1997 en vigueur en République du Bénin.


Par illassa.benoit
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Mercredi 26 août 2009
mardi 25 août 2009, par dp 24 H
Crise politique nationale
 
Amos Elègbè sert-il vraiment Boni Yayi ?

 
En ce moment de crise politique sous le régime du Changement, la question se pose sur le rôle que joue le conseiller spécial aux affaires politiques du chef de l’Etat, Amos Elègbè. Il est en train de perdre sa crédibilité face à ses anciens compagnons de lutte. Il est même aujourd’hui décrié par ses nouveaux alliés.

Amos Elègbè est-il l’homme de tous les systèmes politiques ? Les observateurs avertis de la vie politique nationale répondent à cette interrogation par l’affirmative. Bon stratège politique, il a su trouver le moment qu’il fallait pour séduire le président de la République. Il venait régulièrement à la télévision nationale pour fustiger les opposants. En difficulté face à la classe politique de son pays, le chef de l’Etat le nomme conseiller spécial aux affaires politiques, pensant qu’il avait trouvé l’homme qu’il faut pour remédier à la crise politique. Depuis plusieurs mois que le natif du département des Collines est au poste, la situation s’empire, au point que l’on se demande s’il joue son rôle aux côtés du chef de l’Etat. Actuellement, les positions se radicalisent contre le régime du Changement. Les partis politiques, les centrales syndicales, la Société civile et le peuple se liguent contre le président Boni Yayi et ses partisans. La violation de la Constitution, le non-respect des règles élémentaires de l’administration et les actes anti-démocratiques se multiplient, alors qu’il y a un conseiller aux affaires politiques à la présidence de la République. M. Elègbè n’a pas su mettre son expérience au service du Changement. Dès lors, deux questions se posent. Est-ce le chef de l’Etat qui n’écoute pas le doyen Elègbè ? Il est possible que ce soit le président de la République qui bafoue son conseiller. Selon les personnes très proches du pouvoir en place, le président Boni Yayi accorde plus d’importance à ceux qui chantent ses louanges. Dans ces conditions, Amos Elègbè risque de ne pas être écouté. Un autre schéma peut mettre en doute la capacité dudit conseiller, c’est-à-dire qu’il donne de mauvais conseils au chef de l’Etat pour se faire plaire. A ce niveau, la probabilité est forte pour que cette dernière hypothèse soit vraie. Il est courtisan de renom. Ainsi, dire ce qui plaît au prince serait le bon chemin pour sauvegarder ses propres intérêts. Pour preuve, il défend souvent l’indéfendable, pensant que les Béninois sont dupes.

 

 L’essentiel pour lui est qu’il soit dans le système. En conséquence, le Changement est décrié par tous.

 

Critiques

 

Dans un entretien accordé à un journal de la place, l’ancien ministre de la Défense, Pierre Osho, n’a pas fait de cadeau à Amos Elègbè. Ce dernier a été traité de transhumant. M. Osho a été plus loin en disant que le conseiller aux affaires politiques du président Boni Yayi est un homme sans conviction. Pour mémoire des Béninois, il faut noter que M. Elègbè est un ancien révolutionnaire. Il faisait partie des caciques du marxisme léniniste. Après le départ du président Mathieu Kérékou, il a changé rapidement sa veste. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé dans le système Soglo de 1991 à 1996. Bon transhumant, il a rejoint le général Kérékou, revenu au pouvoir en 1996. Le natif des Collines a été ministre de la Culture. Aux élections de 2006, il a soutenu le candidat du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), Kolawolé Idji, contre Boni Yayi. « Il n’y a pas de générations spontanées en politique », disait-il pendant la campagne électorale contre celui qu’il sert aujourd’hui. A l’ère du Changement, il a viré du côté du pouvoir. Il s’aperçoit clairement qu’Amos Elègbè court à l’abri à l’avènement de tout régime. C’est au chef de l’Etat de tirer les conclusions qui s’imposent.

Wilfrid Babatoundé

Par illassa.benoit
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Lundi 24 août 2009
Crise au sein du conseil communal de savè

Savè: Destitution programmée du Maire Félix Adimi


La lutte contre la corruption engagée par le Dr Boni Yayi a du plomb dans l’aile. Alors qu’on n’a pas fini de déplorer au sommet de l’Etat, le scandale de la Cen-Sad, au niveau local, c’est la gestion de certains maires qui inquiète. A Savè, ce sont 8 conseillers communaux sur les 17 que compte le conseil communal qui ont des choses à reprocher à la gestion du maire Félix Adimi, conformément à la loi sur la décentralisation. Et pour faire la lumière sur cette gestion, les 8 conseillers communaux que sont Aballo Georges, Abdou Idrissou Adjè Bienvenue, Akpo Symphorien, Chabi Simon, Dossoumou Alexis, Goubali Saturnin, Houadjeto Justin et N’dah Kouagou ont saisi l’autorité de tutelle qu’est le préfet des départements du Zou et des Collines. Dans leur requête au préfet, ils soutiennent que le maire s’est rendu coupable de la modification de délibération du conseil communal de Savè, de l’utilisation des fonds de la commune à des fins non autorisées par le conseil, du non respect des décisions prises par le conseil communal, des surfacturations et des factures fictives pour des activités non réalisées, de l’aliénation des biens domaniaux, de signature de contrat sans autorisation du conseil, du prélèvement de 25% des patentes de Sucobe pour la commune de Savè à des fins inconnues. Ainsi, suite à ces observations à l’endroit du préfet des départements du Zou et des Collines dans une correspondance en date du 19 janvier 2009, celui-ci a diligenté une commission d’enquête à Savè. Celle-ci a fini ses travaux mais à ce jour, le rapport de la commission d’enquête est resté sans suite. Impatients de connaître des conclusions de l’enquête à la mairie de Savè, surtout après leur transmission au ministre de la décentralisation, les mêmes conseillers ont, dans une nouvelle correspondance, demandé au préfet l’issue du rapport. Mais, jusqu’à ce jour, cela semble être lettre morte. Las de ne pas avoir gain de cause, les huit conseillers ont saisi par correspondance en date du 10 juin 2009, le ministre de la décentralisation. Mais le dossier n’a guère évolué. Mystère est toujours entretenu autour du rapport de la commission d’enquête dans la commune de Savè. Mais téméraires, les 8 conseillers communaux qui n’entendent pas cautionner la gestion scandaleuse du maire Félix Adimi projettent de faire connaître dans les tout prochains jours au grand public, la conclusion des travaux de la commission d’enquête diligentée par le préfet des départements du Zou et des Collines. Cette commission a-t-elle confirmé ou infirmé les dénonciations des 8 conseillers ? Seuls les détenteurs du rapport peuvent se prononcer. D’ores et déjà, ils s’étonnent du silence de l’autorité de tutelle qui a survolé la commune de Savè dans le département. Il faut signaler que les recommandations du préfet dans le rapport apportent une solution aux problèmes posés par les huit conseillers. Que président de la République se saisisse du dossier pour le bonheur des populations de la commune de Savè.


Objet : Information sur les constats

D’irrégularités flagrantes dans la Gestion communale de Savè

 

Monsieur le Préfet,

 

Nous avons l`honneur de venir très respectueusement porter à votre connaissance ce qui suit :

L’ensemble des conseillers signataires de cette lettre ont constaté des actes d’infractions aux lois et textes régissant l’administration des communes au Bénin. Ces lois et textes ont comme caractéristiques de prévenir et de punir toute infraction lorsqu’on vient à enfreindre à leurs applications. C’est ainsi que depuis notre installation le 03 Juin 2008 nous avons eu une session ordinaire et cinq sessions extraordinaires. Lesquelles sessions nous ont permis de constater les irrégularités suivantes dont la qualification et la classification restent sous votre autorité :

 

- Modification de délibération du conseil communal afin d’introduire des décisions non approuvées par le conseil (voir Procès Verbal de la session de 09 septembre 2008 relatif au collectif budgétaire)

 

- Utilisation, des fonds de la commune à des fins non autorisés par le conseil communal (commande et début du paiement de l’audit organisationnel, comptable et financier dont la prérogative n’incombe qu’à l’autorité de tutelle)

 

- Non respect des décisions prises par le conseil (voyage effectué en Chine autorisé par le conseil communal avec un assistant Chef service planification en la personne de BACHABI Raïmi mais dans son rapport de mission, il révèle qu’il a effectué ce voyage avec un certain Salifou DAOUDA inconnu des conseillers donc un détournement de fonds mis à la disposition de la commune).

 

- Surfacturation et factures fictives pour des activités non réalisées portant sur le reboisement de Juin 2008 et la tournée de prise de contact et de sensibilisation dans les arrondissements.

 

- Aliénation des biens domaniaux (Morcellement de la réserve administrative Savè nouveau extension et constitution d’un Lot 37 Bis au nom de ADIMI Félix).

 

- Signature du contrat avec collines Hebdo sans autorisation du conseil

 

- Le prélèvement de 25% (11.562.619 FCFA) des patentes de SUCOBE pour la commune de Savè à destination inconnue.

 

Monsieur le Préfet, ces infractions suscitées ont leur qualification et leur classification dans les articles. 67, 55, 125 et 126 de la loi N° 97-029 du 15 Janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin.

Monsieur le Préfet, nous avons grand espoir que notre requête retiendra votre attention et que des dispositions que vous voudriez bien prendre seront de nature à sauver le conseil communal complètement à terre et redonner espoir à la commune. Tous les signataires sont disposés à fournir des informations utiles dont vous aurez besoin. Vous voudriez bien accepter Monsieur le Préfet en ce début de l’année 2009 nos sincères vœux d’excellente santé, de prospérité, de longévité et de succès à la tête de notre département.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre requête, veuillez recevoir Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments distingués.

 

Ampliations :

Président de la République——01

Cour suprême —— 0 1

Ministère de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’Administration et l’aménagement du territoire. ——————01

Intéressé ——0 1

Autres Conseillers —07


Savè, le 20 mai 2009

 

Les Conseillers communaux

- ABALLO Georges

- ABDOU Idrissou

- ADJE Bienvenu

- CHABI Simon

- DOSSOUMOU B. Alexis

- GOUBALI Saturnin

- HOUADJETO Justin

- N’DAH Kouagou

 

Le Collectif des huit conseillers

A

Monsieur le Préfet,

Objet : Réclamation des résultats de la commission d’enquête diligentée à la Mairie de Savè

Monsieur le préfet,

Nous avons l’honneur de venir par la présente lettre porter à votre connaissance ce qui suit :

Suite à notre lettre en date du 19 janvier 2009 relative à la mauvaise gestion de l’exécutif de notre commune vous avez diligenté une commission d’enquête pour vérifier les faits.

Aussi, lors de votre tournée statuaire dans notre commune, la question avait été posée par le collectif des huit conseillers signataires de la lettre suscitée plus haut par rapport aux résultats de la commission d’enquête. A cette occasion vous avez souhaité l’organisation d’une rencontre de vérité et de réconciliation. Mais le caractère donné par la suite à cette rencontre à travers les personnes ressources invitées laisse croire à un marché de dupes avec l’ensemble des huit conseillers. Ce qui explique à nos yeux l’échec de cette rencontre d’une part. d’autre part l’approbation par l’autorité de tutelle du budget primitif 2009 de la commune qui comporte des lignes budgétaires liées aux règlements financiers des actions non autorisées par le conseil communal ne nous permet pas de dire que les textes de lois de la décentralisation ont leur raison d’être.

En somme, tout porte à croire à notre avis que l’exécutif est en possession du résultat des enquêtes et qu’il se trouve en position de force (voir son droit de réponse adressé au directeur du journal « la libération » pour injurier publiquement des conseillers élus comme lui et dont la photocopie est annexée).

Cette position de force l’amène à vouloir aujourd’hui transférer le siège de la commune à Cotonou en s’octroyant des missions de longues durées avec des objets confus et en déplaçant plusieurs chefs services de la mairie de Savè pour Cotonou pour y tenir des réunions ou faire signer des dossiers.

Face à une telle situation, le collectif des huit conseillers, auteurs de la plainte souhaiteraient vivement la publication du rapport de la commission pour situer les responsabiltés et permettre de prendre des dispositions idoines conformément aux textes de lois de la décentralisation en vigueur au Bénin.

Toutefois le collectif des huit conseillers attire votre aimable attention sur le fait qu’ils prendraient des dispositions utiles pour rétablir la légalité dans le cadre de la gestion administrative et financière des affaires de la commune. Nous n’accepterons donc pas de nous faire insulter quand on sait que nous dénonçons des faits illégaux pour la plupart.

C’est pourquoi, monsieur le préfet de peur que, votre autorité ne soit interpellée comme étant le responsable de tous les dérapages qui ont cour actuellement à nos yeux, nous venons très respectueusement vous adresser cette correspondance à laquelle nous attachons un intérêt tout particulier. Nous espérons que ce silence mortel et suicidaire sera enfin levé pour mettre chacun dans ses droits et devant ses responsabilités.

Recevez Monsieur le préfet, nos sincères considérations

Ampliations

- Président de la République 01

- MDLAAT…………………01

- Cour suprême……………..01

- MJLDH……………………01


Savè, le 20 juin 2009

Le Collectif des Conseillers communaux Patriotes de Savè :

- DOSSOUMOU B Alexis

- ADJE Bienvenue

- CHABI Simon

- ABALLO Georges

- GOUBALI Sarturnin

- HOUADJETO Justin

- ABDOU Idrissou

- N’DAH Kouagou

A

Monsieur le ,Ministre de la Décentralisation de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire COTONOU.

OBJET : Demande de publication des solutions liées à la situation

Conflictelle du conseil Communal de Savè .

. :

.Monsieur le Ministre,

L’édification de l’émergence de la nation Béninoise telle que l’appelle de tous ses vœux le premier Magistrat de notre pays, son excellence le Docteur Thomas BONI YAYI, impose à tous une gestion saine et transparente des ressources à disposition quel que soit le niveau où nous nous situons comme acteurs et animateurs de la vie politico-administrative et sociale.

Cette légitime ambition a incité nos gouvernants à commettre d’éminents juristes à la définition du cadre et des modalités de fonctionnement des conseils communaux au travers de la prise des textes fondamentaux qui régissent actuellement la décentralisation ou la gouvernance locale chez nous au Bénin.

Naturellement, le non respect de ces textes tout comme leur interprétation subjective voire abusive, entraînent indubitablement des heures, des dysfonctionnements aux seins des conseils Communaux ou Municipaux avec à la clé l’absence de cohésion et l’harmonie, c’est-à-dire toutes choses nuisibles à la nécessaire marche vers le développement local rêvé.

Cette réalité étant la caractéristique première de notre conseil Communal placé sous la présidence de Félix ADIMI depuis le Jeudi 03 juin 2008 date de notre installation, nous avons ici et maintenant l’honneur de venir très respectueusement porter à votre connaissance après l’autorité de tutelle, nos chef d’accusation contre le Maire de Savè, les démarches entreprises et nos attentes

I) Les chefs d’accusation

1) Faux en écriture publiques et authentiques

2) Utilisation des fonds de la Commune à des fins personnelles ; donc dépenses non autorisées par le conseil Communal

3) Non observance de la procédure administrative dans le recrutement des agentss en dépit de la lettre circulaire N° 678 MDGLAAT/ DC/ SG/DRH/ SA du 16 octobre 2008.

4) Aliénation des biens domaniaux.

5) Non respect des décisions du conseil Communal

6) Malversations et détournements des fonds publics.

II- LES DEMARCHES ENTREPRISES

Au regard de chacune de ces exactions, nous avons régulièrement joint par écrit l’autorité de tutelle, le Préfet du Zou et des Collines, aux fins d’une meilleure appréciation des actes incriminés en terme de leur légalité.

Au Maire, nous avons dûment adressé une pétition pour l’amener à renouer avec les pratiques légales et orthodoxes, seul gage de la restauration de l’unité et de l’efficacité du conseil Communal.

Il est vrai, si en violation flagrante des articles 65 et 66 du décret 2001-414 du 15 octobre 2001, fixant le cadre général du règlement intérieur des conseils communaux et du règlement intérieur du conseil Communal de Savè en ces articles 60 et 61, le Maire n’ a pas cru devoir réagir positivement à ce jour à la pétition à lui adressée, le Préfet en revanche a diligenté des commissions d’enquête à la Mairie de Savè d’abord les 9 et 10 puis le 25 Février 2009 pour vérification des faits incriminés, inspiré certainement du souci de préserver les acquis de la démocratie à la base et faire prévaloir l’argument de la légalité. Bien plus, profitant de l’une de ses tournées statutaires le Préfet, sur notre demande insistante, est revenu sur toutes ces questions, compte tenu surtout du fait que la profondeur de la crise avait quasiment atteint son point culminant. Mais peu de temps après, c’est encore le Préfet qui a commencé par entretenir le dilatoire dans le règlement effectif des dissidences à caractère purement administratif en initiant contre toute attente une rencontre qu’il dénomma « journée de vérité et de réconciliation », en apportant sa connivence dans l’approbation expresse du budget primitif exercice 2009 de la Commune de Savè par arrêté préfectoral n° 4/055/PDZC/SG/SAVE du 25 Mars 2009 bien qu’ayant reçu notre correspondance du 07 Mars 2009.

III- NOS ATTENTES

La longue marche du chef de l’Etat contre la corruption devrait installer en chacun de nous le germe de l’incorruptibilité et de l’intégrité de manière à ce que l’objectivité puisse prendre le pas sur la subjectivité et la légalité sur les distorsions coupables. Dans cette vaine, il importe que :

a) les résultats des deux commissions d’enquête soient enfin rendus publiques.

b) le(s) coupable(s) soit (ent) strictement soumis a la rigueur de la loi pour décourager à jamais toutes velléité de corruption et ses corollaires.

En conséquence, nous en appelons à votre autorité pour que force reste à la loi, que le droit soit dit et la vérité établie pour la paix et la cohésion sociale à SAVE.

Veuillez agréer Monsieur le Ministre l’expression de notre patriotisme.

 

 


24-08-2009, Léandre ADOMOU

Source: FRATERNITE


Par illassa.benoit
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Vendredi 14 août 2009

14 août 2009


Développement de la commune de Savè: Le maire Félix Adimi reçoit des investisseurs chinois [...]



 

Le développement de la commune de Savè est véritablement en marche. Le voyage du maire en Chine donne déjà des fruits. C’est le moins qu’on puisse dire avec l’arrivée au Bénin, ce jour vendredi 14 août 2009, de plusieurs investisseurs chinois qui ont décidé d’accompagner Félix Adimi, le maire de la commune de Savè dans le développement de sa localité. Un séjour qui prendra fin le 18 août prochain.



Ils sont là pour conclure plusieurs projets dont l’installation d’une usine d’assemblage de véhicules de transport public, de machines agricoles et de pièces de rechange, l’installation d’une usine de fabrication de panneaux et d’équipements solaires et celle d’une usine de transformation de noix de cajou et de son amende. En outre, les groupes chinois, Hongfu et Foton, s’attaqueront à des projets touristiques qui sont, entre autres, la construction d’un complexe hôtelier sur la berge de la rivière « Ahin », la restauration de sites touristiques et la construction de logements sociaux. Il faut dire que d’autres projets sont déjà réalisés par le maire Félix Adimi parmi lesquels on peut citer la mise en place d’hommes jeunes, capables d’animer avec efficacité une administration performante et la réalisation de 59 chantiers à caractère social dont 18 déjà réalisés et réceptionnés et 41 en cours de réalisation dans tous les arrondissements de la commune de Savè.

Didier Kassaraté (stag)

Source: LEMATINAL

Par illassa.benoit
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Samedi 8 août 2009

Yayi Boni n'a aucun plan de développement pour le Bénin !!!

 

07/08/2009

 

Cher tous,

D’abord, je tiens à féliciter certains frères qui ont encore le courage de partager avec nous leur divergence de vues sur le changement et le développement de notre région. Je salue particulièrement  Affissou pour son courage et le frère Illassa qui nous illumine sur certains faits déshonorants du pouvoir.  Nous sommes libre d’accepter ou de rejeter son opinion. C’est à l’aune de cette divergence de point de vue qu’on mesure la vivacité de la démocratie. Je ne voudrais pas prendre ici fait et cause pour Illassa ni pour Affisou mais je voudrais les remercier pour leur courage, leur effort et le risque qu’ils prennent pour exprimer leurs opinions.  Et si nous pensons vraiment aider le PR, cessons de l’appeler notre frère à longueur de temps au risque de lui faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes comme l’a fait Yve Edgard Monnou au couple SOGLO pendant que la barque sombrait en 1996.

 Qu’attendons nous du changement pour notre région ? Nombreux sont ceux qui désirent voir se concrétiser nos vœux à travers la réponse à cette problématique.  Quel engagement, quel défi le changement entend relever pour nous tchabe ? Cessons le sentimentalisme et le pharisaïsme qui caractérisent depuis toujours ce forum.  La réussite de la mission de Yayi est tributaire d’une bonne gestion du pouvoir. Rare sont ceux qui relèvent leur tête au dessus de la mêlée et expriment leur opinion dans notre arène.

Ce forum, au départ, pensais-je, était dédié au débat sur développement de notre localité. Pourquoi certains pensent qu’on peut parler du développement sans parler de politique ? Je m’attends à un forum démocratique, un espace d’échanges, de critique et d’analyse objective. Pourquoi refusons nous de voir ce qui saute pourtant à l’œil ? Bien sûr qu’il y a certains qui ne pourront jamais, en tout cas pas de si tôt,  répondre à tant d’interrogations relevées par l’opinion nationale à travers la presse. Ne demandons pas à un secrétaire adjoint du gouvernement ou à un conseiller spécial aux affaires techniques ou à un ministre de L’enseignement primaire et secondaire de dire au chef de l’état que ça ne va pas. Ce serait trop juste pour être beau. Presque tous les « cadres Tchabe » sont aux basques du président. Car ils ont chacun leur avantages et intérêt à sauvegarder. Vous ne pouvez pas être sur un arbre et demander qu’on le déracine. Notre région devrait s’engager à relever le défi de se développer en veillant aux équilibres sociaux, territoriaux et naturels ainsi qu’à l’amélioration de son cadre de vie et ceci à travers ses cadres à divers niveaux. Si ce forum avait eu de succès, ce que je ne pense pas forcément, il aurait pu favoriser la mise en place d’un instrument puissant de développement  à travers un groupe de cadres qui devraient former un lobby de pression pour guider, orienter le choix de Yayi dans sa vision, si vision il y a, pour le pays Tchabe.  Apprenons à nous dire non quand ça ne va pas. Le Pr Yayi n’a aucun plan de développement pour Tchabe. Avouons-le et si quelqu’un en a connaissance, qu’il nous décline les principales caractéristiques. Ce ne devrait pas être un secret de couvent. Mais les pharisaïques me dirons qu’il est le président de tous les béninois, alors que s’il entamait une telle politique ils seront les premiers à se réclamer des retombées.  Notre frère, comme certains aiment l’appeler, devrait envisager faire de la région tchabe une région saine, efficace et prospère avec, en son centre , Savè comme une ville robuste dans laquelle le public, les administrations et les organisations collaboreront afin de multiplier les possibilités de développement communal, de gérer les ressources de façon productive et de les protéger, et de donner aux habitants une excellente qualité de vie. Cela suppose que les cadres qui ont brillé par leur absence dans cette vision auraient pu lui proposer une politique régionale efficace assortie d’un comité de tchabe sous cet angle à travers un plan quinquennal ou seront inclus toutes ces préoccupations. Malheureusement, certains de nos frères ainés préfèrent brandir partout que le PR est notre frère. Qu' il est bon, qu' il a construit des ponts et chaussées comme si cela suffisait.

 

Je me méfie d’un Président de la République qui est présent sur tous les fronts, qui ne peut plus prendre le recul nécessaire pour s’assurer que les grands arbitrages sont faits. Son gouvernement est usé par les grèves ; les oppositions à l’assemblée se font plus vives chaque jour, sa méthode cassante et souvent autoritaire en exaspère plus d’un. Ecoutez, le rôle du Président de la République est de rester discret, de ne gêner ni l’assemblée Nationale, ni les ministres qui sont en première ligne. En revanche, il faut qu’il soit prêt quand les députés décident de se séparer de l’exécutif en place. Il doit alors bien comprendre les attentes du pays, celles de ses administrés ; il convient aussi qu’il doive avoir présent à l’esprit les orientations qu’il conviendrait d’imprimer à l’Etat.

 

Au regard de cette réflexion, il doit s’efforcer de connaître les hommes de qualité pouvant diriger le pays avec lui. Pour cela il doit créer autour de lui une « garde rapprochée », des gens de confiance, loin de tout soupçon de corruption, sur lesquels il peut s’appuyer en toutes circonstances pour de meilleures propositions, non pas la marée de conseillers qui inondent son cabinet inutilement.  Je ne me peine pas de constater que notre PR passe pour quelqu’un qui sait toujours trouver des solutions à toutes ces préoccupations. Alors qu’il ne peut pas tout savoir c’est pour cela qu’il doit faire appel à des conseils de direction qui constituent pour lui des ressources extérieures précieuses. Il doit observer les ministres en place, les députés en vue. Il doit flairer, comparer, soupeser, évaluer et enfin, le moment venu, il tranche. Au delà du tumulte, des mouvements syndicaux, des conflits entre partis, des rivalités de personnes, des conflits d’intérêts, mon président doit pouvoir rassembler tous les Béninois. Celui qui ne prend pas partie est légitime pour arbitrer dans l’intérêt de la Nation toute entière. Un bon Président de la République, disait Armand Fallières, ancien président de la République française doit être discret. C’est mieux, disait-il. Le peuple se lasserait vite d’un Président omniprésent, intervenant sur tous les sujets, dans tous les grands journaux. Le Président doit avoir le verbe rare, entretenir un certain mystère, une distance qui suscite le respect, une hauteur qui décourage les basses attaques. La grande question pour nous aujourd’hui est de savoir ce que nous devrions attendre de notre président pour le développement de notre région ? Il faut que le PR soit clair et précis dans le choix de sa politique de développement pour notre region et sache exactement quels buts il poursuit et quels objectifs il vise pour le pays tchabe, qu’il explique, précise et apporte tous les éléments d’informations sur la vision qu’il a de notre région. Nous ne le sentons pas encore. Mais je sais que d’aucuns me diront non car ils ont pour leur intérêt mais pas celui de notre région. Poser la question à un paysan tchabe de savoir en quoi le changement, c'est-à-dire l’arrivée de Yayi Boni l’a affecté. Il n’a aucune réponse structurée à donner . Il restera évasif imprécis. Parce qu’il ne retient rien de ce changement. Que devons nous faire pour faire sentir à notre population les impacts du changement ?

S’il m’avait été donné de dire quelque chose au chef de l’état, je lui dirai d’être un analyste qui s’intéresse à son cadre de travail, dispose de toutes les informations nécessaires en temps et en heure pour pouvoir anticiper les situations; il doit être proche de ces différentes « parties prenantes ». Le président doit être un leader qui entraîne ses troupes et sait créer l’émulation au sein de ses équipes. On constate que C’est sur fond de peur que les cadres travaillent avec lui (les conseillers qui ne conseillent rien et préfèrent lui dire ce qu’il veut entendre). Mon Président doit être un courageux pour la gestion des affaires étatiques, les choses ne sont pas simples et les difficultés sont nombreuses au quotidien, plus que jamais, il faut des gens courageux à la tête de notre pays. Il doit pouvoir donner le ton, insuffler l’énergie et entretenir l’enthousiasme pour faire avancer la bonne gouvernance. Je reconnais qu’il a le sens du résultat mais doit savoir reconnaître celles et ceux qui y contribuent. Beaucoup de conseillers tuent le conseil. Il doit  comprendre que l’élément essentiel et crucial pour développer et rendre pérenne le développement, c’est le talent de ses collaborateurs.   Dans le cas de notre région, pour les actions de développement, le PR doit créer autour de lui une « garde rapprochée », des gens de confiance, identifiés par nous tous comme valables sur lesquels il peut s’appuyer en toutes circonstances pour de meilleures propositions.

Voici mon point de vue .

Merci a tous

EDEA Obognon Emile c/o Speak and Write Universitätsstraß e 60 35037 Marburg Tel. +41-(0)6421- 1745-0 Fax +49-(0)6421- 1745-45

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