Les TCHABE : le dynamisme

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 20:16

Aube Nouvelle | 16 décembre 2009 

 

Ouèssè: Le Chef de Brigade et un de ses agents grièvement blessés (Le chauffeur de la brigade de gendarmerie tué par les populations)

 

 



Tout est parti d’un accident de la circulation qui a occasionné un décès au niveau du village d’Idouya, commune de Ouèssè, dans les Collines. Pendant qu’un jeune homme du village traversait la voie à pieds, il a été heurté par un conducteur de taxi qui avait quitté Parakou et faisait route vers Cotonou. Cet accident a coûté la vie au jeune homme sous les regards des habitants de la localité. Face à la rage des parents et témoins du drame, le conducteur n’a eu la vie sauve qu’en se réfugiant à la gendarmerie de Ouèssè. Informé de la situation et de la colère des populations, le chef de brigade de Ouèssè, accompagné de certains de ses agents, s’est déplacé sur le lieu de l’accident. C’était déjà une foule en effervescence qui accueille le chef de brigade en lui réclamant l’auteur de l’accident. La tension monta d’un cran. La tentative d’apaisement du chef de brigade n’avait plus d’effet face à une population en colère. C’est ainsi qu’une vive altercation éclata entre la population et l’équipe de la gendarmerie sur les lieux de l’accident. Un triste bilan : le chauffeur de la brigade de gendarmerie de Ouèssè, un agent civil mis à la disposition de la gendarmerie par la mairie de Ouèssè, a été abattu par la population. Le chef de brigade et l’un de ses agents ont été grièvement blessés par cette foule déchaînée. Les deux blessés ont été évacués au centre hospitalier départemental du Borgou-Alibori à Parakou. Le chauffeur ayant causé l’accident de la circulation est toujours gardé à la gendarmerie de Ouèssè. Voilà une fois encore, un acte de la population de Ouèssè qui relance la question de la vindicte populaire et ses effets néfastes. Vivement que de tels actes ne se répètent point.

Par : Barnabé HOUNKANRIN

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 20:33

Lundi 14 décembre 2009

 

Afin d’imposer de force l’idée de la Lépi aux populations Amos Elègbè brandit la menace de guerre

 

 

(Le révisionniste sous Kérékou se prend pour un ardent défenseur du Changement)

 

« Lorsqu’une marchandise est de bonne qualité, on n’a pas besoin de la vanter » dit une sagesse africaine. C’est que feint d’ignorer Amos Elègbè. Voici un homme qui croit qu’il faut faire peur aux populations afin de les amener à adhérer à la vision du gouvernement du Changement, celle du passage en force de la réalisation de la Lépi malgré les critiques de l’opposition. Donc, pour le coup de force du gouvernement, Amos Elègbè a trouvé mieux que d’annoncer ouvertement lors des tournées de sensibilisation sur la Lépi, ô combien coûteuses pour le contribuable béninois que sans la Lépi, il y aura la guerre au Bénin. Telle est la nouvelle trouvaille de ce sbire du Changement qui, drapé de son manteau de conseiller politique du chef de l’Etat, ne lésine pas sur les moyens pour démontrer tout son dévouement au président Boni Yayi. C’est prendre la Lépi comme le Sida où on brandit sans cesse la menace pour mettre en garde les populations et pourtant, le mal persiste voire prendre de l’ampleur chaque année que Dieu fait. Si on procède aujourd’hui par les menaces de guerre, cela veut dire que la marchandise est mauvaise et que la mayonnaise refuse de prendre comme au niveau du Sida où cela ne marche pas.

 

 Lorsqu’on analyse ses propos, on a du mal à première vue à croire que c’est sorti de la bouche d’un conseiller politique du Pr. Mais quand il s’agit d’un Amos Elègbè, on se dit que tout est possible. Et c’est pourquoi il est à se demander ce que cet homme prodigue comme conseils à Yayi pour que le Bénin soit à la recherche de consensus. Des ballivernes sinon qu’il est à court d’idées en brandissant aux populations l’arme de la guerre. Ce que Amos Elègbè oublie ou feint d’oublier, c’est que depuis 19 ans, on a voté au Bénin sans Lépi dans la paix et en toute quiétude et que les Béninois savent surpasser leurs différences pour faire prévaloir l’intérêt supérieur de la Nation. Ce qui veut dire que ce n’est pas aujourd’hui que le Bénin plongera dans la guerre parce qu’un gouvernement qui a ingurgité les aides étrangères pour la réalisation de la Lépi, veut coûte que coûte ce machin pour dans un premier temps ne pas avoir de compte à rendre aux investisseurs étrangers et dans un second temps tripatouiller la liste pour assurer un second mandat à son chef. L’autre chose à signaler est que le peuple béninois n’est pas dupe. Il sait le type d’homme qu’il est. Ardent défenseur de la révision de la Constitution sous Kérékou, Elègbè a aujourd’hui toqué sa carapace de révisionniste contre celle d’un féru du Changement. C’est pourquoi il s’est précipité non pas pour montrer la justesse de la Lépi aux populations mais l’urgence de vite réaliser cette liste pour éviter la guerre. Un tel homme qui n’hésite pas à changer de position quand son ventre l’oblige et à manger toutes les nourritures, n’a plus de crédibilité aux vues des populations. Si le ridicule tuait au Bénin, Amos Elègbè aurait mieux fait de la boucler car en politique, il faut savoir quand parler et quand ne pas ouvrir sa grande gueule. Si ce n’est pas sous le Changement, un homme de cet acabit ne peut avoir une place auprès d’un chef de l’Etat puisque ses changements de position déterminent son appétit. Que Yayi ne soit pas surpris de voir son défenseur de la 25e heure le lâcher au bord du précipice pour s’accrocher à une autre personne ! Il n’aura que ses yeux pour pleurer et Amos Elègbè son ventre pour accueillir son nouveau gombo !

Source: Le Béninois Libéré



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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 19:52
Les 10 jours de l'Ambassadeur Joseph Yaï de l'UNESCO coûteront 4.089.200 aux Béninois
 

(Ça gronde déjà au MEMP)

 

 

lundi 14 décembre 2009, par DP Le Grand Journal

 

 

Le désormais ancien président du Conseil exécutif de l’Unesco, Olabiyi Joseph Babola Yaï sera à Cotonou pour rendre compte au chef de l’Etat de son mandat. Sa mission durera dix jours et coûtera 4.089200 FCFA entièrement à la charge du ministère des Enseignements maternel et primaire.

 

Déjà, ce voyage provoque la protestation dans le rang des travailleurs du ministère qui ne comprennent pas pourquoi en ce moment où notre pays traverse une crise financière, le gouvernement veut décaisser autant d’argent pour un compte rendu.

 

 

Sur sa propre demande, Olabiyi Joseph Babola Yaï, délégué permanent du Bénin à l’Unesco depuis 1999 et ancien président du Conseil exécutif depuis le 23 novembre 2009 effectuera à Cotonou du 21 au 29 décembre 2009, une mission au frais du contribuable béninois. L’objectif de cette mission est de « rendre compte de son mandat de président du conseil exécutif de l’Unesco au titre du biennium 2008-2009 ». Les frais de cette mission prévue pour durer dix jours, s’élèvent à 4.089.200FCFA et seront imputés sur le budget du ministère des Enseignements maternel et primaire. Ceci n’est pas du goût des travailleurs de ce département ministériel qui ne comprennent pas pourquoi en cette période de morosité, le gouvernement veut défalquer 4.089.200FCFA de leur caisse pour une mission de dix jours seulement.

 

En effet, le ministère des Enseignements maternel et primaire a introduit en conseil de ministres, une communication qui détaille que seul le transport de Olabiyi Joseph Babola Yaï Paris-Cotonou-Paris coûtera 2.889.200 FCFA et qu’il lui sera payé un frais de séjour de 1.200.000 FCFA soit 120.000 par jour.

 

Contacté, des travailleurs du ministère se disent très irrités et s’organisent pour protester. Ils se déclarent prêts à « déterrer la hache de guerre contre cette dépense financière inopportune en cette fin d’année difficile pour le peuple béninois ». D’autres se fondant sur la période choisie pour effectuer cette mission soupçonnent que l’ambassadeur veut profiter pour effectuer une mission de Père Noël sur le dos du contribuable.

 

Par Rodrigue Fassinou

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 13:06

Aube Nouvelle | 3 novembre 2009 

 

Conflit domanial dans la commune de Ouèssè : Vive tension entre les populations de Kombon et d’Idouya

 

 

Le Programme du Millénium Challenge Account (MCA), dont l’une des priorités est la sécurisation du foncier, vient de réveiller un contentieux foncier vieux d’une dizaine d’années qui opposent trois localités de l’aire géographique Tchabè, à savoir Kokoro et Kombon d’un côté et Idouya de l’autre , de l’arrondissement de Challa-Ogoï dans la commune de Ouessè. Après les déchirements du 1er novembre 2009, on observe un calme précaire.

 

Par : Matini MARCOS

 

A Ouèssè, une commune du département des Collines, la journée du 1er novembre 2009, date de la célébration des saints inscrits dans le Panthéon catholique, n’a pas suscité la sagesse chez les populations de trois localités de l’aire géographique Tchabè. C’est ce jour là que des échauffourées ont éclaté entre ces populations issues d’un même patriache. Le motif de ces affrontements est le litige relatif à un domaine d’Ansèkè qui est équidistant des trois localités. Ainsi, les populations de Kokoro et de Kombon ont affronté celles d’Idouya, dans un concert macabre de haches, de machetes, où on déplore plusieurs blessés graves. Le contentieux foncier oppose ces trois localités depuis plusieurs années et des tractactions ont été menées en vain pour trouver un consensus. La tension couvait quand une équipe du programme de MCA est arrivée en octobre 2009 pour clarifier la situation dans le cadre du volet : sécurisation du foncier au Bénin. Ce qui a ravivé la tension sociale. L’arrivée des gendarmes de Kilibo, d’Ouèssè renforcés par les éléments de la Compagnie de Gendarmerie de Savè a pu éviter le pire. Les personnes prises en otage ont été libérées, et les biens saisis de part et d’autres, ont été restitués sous la viligilance des Forces de sécurité. Toutefois, il faut reconnaître que le calme est précaire et qu’il urge que le gouvernement initie des séances de clarification afin que les frères ennemis se reconcillient. En réalité, la terre est la propriété de l’Etat et force doit rester à la loi.



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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 11:44
Dénis Oba Chabi: Si le Fmi est aux trousses de Boni Yayi... c’est à cause des enseignants 

 
30-09-2009  
 
La session budgétaire exercice 2010, l’emprise de la Politique sur le développement, l’instabilité au sein des conseils communaux, le clivage G et F et une année scolaire apaisée. Ce sont autant de questions abordées par l’honorable Dénis Oba Chabi, député Fcbe pour votre journal.


Charles YANSUNNU

Comment entrevoyez- vous la session budgétaire qui s’annonce ?

 

Ce serait en principe pour la 3ème fois que nous allons voter le budget de l’Etat en ce qui concerne la 5ème législature. Tout se passera comme nous avons l’habitude de le faire

 

Un de vos collègues a dit que cela ne sera pas facile puisqu’à ce jour, le gouvernement n’a pas introduit un collectif budgétaire

 

Ce n’est pas les députés qui conçoivent le collectif budgétaire. C’est du ressort du gouvernement. Et nous ne pouvons pas les obliger à le faire. D’ici à là, ils sont tenus d’envoyer le collectif budgétaire.

 

Pourquoi ce retard ?

 

Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement du Dr Boni Yayi est l’un des plus pragmatiques que nous ayons connus. Ça, il faut le dire, il faut aussi le reconnaître.

 

Cet avis n’est pas partagé

 

Oui, je suis d’accord qu’il peut ne pas être partagé par certains, mais la majorité sait que ce que je dis est vrai et vérifié et on est en démocratie. Vous savez aussi mieux que moi que la démocratie, c’est la moitié plus un. Si nous avons dix personnes et que six déjà disent la même chose, cela veut dire que tout le monde dit la même chose. Je disais tantôt qu’il y a eu des investissements que le budget 2009 n’avait pas pris en compte et il faut régulariser. Par rapport à ces régularisations, il faut un collectif budgétaire. Alors, je suis certain que le collectif, nous le verrons avant même le budget.

 

Est-ce que le collectif budgétaire et le budget seront étudiés ensemble au cours de la session ?

 

Le collectif budgétaire, c’est des corrections par rapport au budget en cours. Et, ces corrections existent. Le collectif est nécessaire et obligatoire pour équilibrer ce qui a été fait. S’ils ne corrigent pas, ce n’est pas bon. On dira où est ce qu’ils ont trouvé de l’argent pour réaliser telle ou telle chose avec le budget n’avait pas pris en compte. Donc, la nécessité s’impose. Pour le budget, cela va s’en dire. Avant la fin de l’année, on le votera.

 

Vous avez dit que ce gouvernement est l’un des plus pragmatiques. En quoi ?

 

Le pragmatisme dont je parle est connu de tout le monde. On n’a pas besoin d’être devin pour savoir que le gouvernement du changement tient compte de la réalité sur le terrain. Voilà un président qui ne reste pas tout le temps dans son bureau, il est sur le terrain. Et quand il va sur le terrain, s’il y a des choses, il prend des dispositions pour que ces choses soient corrigées à temps dans l’intérêt de la Nation. C’est pourquoi, je dis que le pragmatisme de ce gouvernement est à nul autre pareil.

 

Mais de ce fait d’aucuns pensent que c’est la raison pour laquelle plusieurs dossiers échappent au chef de l’Etat

 

Eux, ils ne peuvent dire que cela. Si la moitié plus un dit ce que je dis, où se situe le problème puisque nous sommes en démocratie. On ne peut pas les obliger à dire ce que nous disons. Ce qui est certain, eux-mêmes savent que le travail que fait aujourd’hui le président de la République, je ne vois pas parmi eux, celui qui peut l’égaler. Eux-mêmes le savent. Parmi eux, j’ai eu des confidences.

 

Partagez ces confidences avec nous

 

Parmi eux, certains députés m’ont approché. Ils m’ont dit, honnêtement si nous crions à l’Assemblée ne vous en faites pas, nous sommes dans nos droits. Nous ne devons que faire ça. Nous savons que si c’était les nôtres qui étaient à la place des vôtres, ils ne feront pas autant.

 

Donc, il n’y a rien de vrai dans ce que vos amis d’en face reprochent au chef de l’Etat.

 

Je n’ai jamais dit ça et je ne dirai jamais ça. Si l’on prend l’exemple de la Cen-Sad aujourd’hui, tout le monde sait qu’à ce niveau, il y a maldonne. Ils sont les premiers à avoir crié au scandale. On leur disait non ce n’est pas ça, mais aujourd’hui nous nous rendons compte qu’ils avaient parfaitement raison. Donc, on ne peut pas dire que ce qu’ils disent n’est pas vrai. Seulement qu’il faut savoir parler. Il y a des limites dans tout ce que l’on dit. Quand il y a parfois d’exagération, ça frise le manque de patriotisme alors que nous sommes tenus d’être de véritables patriotes. Sinon, ce n’est pas bon pour nous. Par rapport à la journée de la paix, par exemple, est ce qu’on a besoin d’être opposant ou mouvancier avant d’y participer. C’est tout le monde qui veut de la paix. Pourquoi ils ne viennent pas à une manifestation qui n’est même pas une initiative du Bénin. C’est un phénomène mondial.

 

Mais ils ont donné leurs raisons dans la

correspondance adressée au représentant résident du Pnud

 

Je suis d’accord qu’ils donnent ces raisons. Mais s’ils ne sont pas d’accord avec le gouvernement, eux-mêmes n’ont qu’à organiser quelque chose, concomitamment avec ce que le gouvernement a fait. Pour que le peuple s’aperçoive qu’effectivement, ils sont pour la paix. Tel qu’ils procèdent, cela veut dire qu’ils sont contre la paix. Donc, ils veulent la guerre. Voilà que la guerre ne consomme que du sang et de la chair humaine. La guerre ne connaît pas son instigateur pour l’épargner de ses armes. Par conséquent, ils ont le devoir en ce qui concerne la journée de la paix d’organiser eux-mêmes quelque chose pour que le peuple voit que nous sommes tous sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la paix.

 

Selon vous, les patriotes ne sont pas de l’autre côté, ils sont plutôt dans votre camp.

 

Je n’ai jamais dit cela. Ce que je dis, par rapport à la paix, ils se sont trompés. Le comportement qu’ils adoptent n’est pas normal. Ils peuvent faire mieux que ça.

 

Aujourd’hui, on note au niveau des communes un vent d’instabilité. Il y a Savè et plusieurs autres mairies. Le dernier cas qui focalise l’attention, c’est Dangbo.

 

Pour Dangbo, je ne maîtrise pas le dossier. Par contre pour Savè, c’est mon dossier personnel. Un député est élu pour la Nation et non pour un groupe contre un autre groupe. Mais il y en a qui exagèrent. Voilà un conseil communal où la quasi-totalité des membres est Fcbe. C’est moi qui ai géré les élections communales à Savè. Il y a plusieurs partis dans Fcbe. Donc, nous avons essayé de satisfaire autant que possible toutes les forces politiques. Au bout du rouleau, il y a deux camps qui se réclament tous de Boni Yayi. Dieu merci, c’est un des camps que moi je soutiens qui a gagné. Après la victoire, les gens ont prédit la mort du maire. Aujourd’hui, il est en train de faire plus d’un an. Ces mêmes types, parce qu’ils avaient perdu les élections, ont commencé par menacer le siège du maire. Il vaut mieux aller au tribunal pour inventer quelque chose contre le maire. Il y a un différend entre le maire et un citoyen qu’ils ont aggravé. Les autres, ayant des outils ont compris que c’était un montage d’où leur 2ème échec. Pour la 3ème fois, ils ont voulu exploiter le conseil communal : essayer d’avoir la majorité pour destituer le maire. Cela s’est révélé impossible. La dernière porte de sortie pour eux aujourd’hui, est tout ce qu’ils trament contre le maire en se disant que le gouvernement prendra ses responsabilités pour le démettre. Le ministre de la décentralisation, pour s’assurer de la véracité des faits allégués, a diligenté une commission parce que ceux qui attaquent le maire disent qu’il aurait détourné 11 millions. Ce sont des ristournes sur des collectes d’impôts. Sur les 11 millions, à peine le maire a eu 300.000 Fcfa, même les chauffeurs ont eu leur part dedans, ce n’est pas seulement à Savè que cela se passe. Ils sont allés plus loin que ça. Des responsables politiques et administratifs qui racontent autant de contrevérités, pourquoi vous voulez qu’on les suive, qu’on réagisse. Le peuple n’est pas dupe, le peuple suit tout ce qui se passe.

 

Ne voyez-vous pas finalement que la politique détériore tout au Bénin ?

 

Vous avez posé une bonne question. La politique, en réalité, je ne m’y connais pas. Je prie tous les dieux moi-même en tant que député que d’ici à là, j’abandonne rapidement la politique.

 

Pourquoi ?

 

Parce que j’ai fini par comprendre que ce n’est pas une bonne chose. Comme l’a dit le président Boni Yayi, c’est un marigot plein de caïmans voraces. Et quand vous n’êtes pas de ce milieu et que vous tombez dedans, on vous dévore en un rien de temps. Il n’y a pas de fraternité, il n’y a pas d’amitié. Alors, pourquoi nous sommes sur terre si nous ne pouvons pas nous aimer ? Et c’est presque partout. Seulement, certains pays ne font pas nos « conneries ». C’est ce qu’on appelle « béninoiserie ». Mais je ne sais pas si le mot « béninoiserie » suffit pour qualifier effectivement ce qui se passe aujourd’hui.

C’est plus que de la méchanceté. Prenez l’exemple du président de la République, regardez tout ce que celui-là fait et tout ce qu’on raconte sur lui. Voilà quelqu’un qui s’est rendu compte que dans son gouvernement, il y a maldonne et met une commission d’enquête sur pied et les gens crient encore. Vous voulez quoi ? Voilà un pays dans lequel les gens pensent qu’il faut se comporter comme si nous ne sommes pas entre frères, entre amis.

 

Honorable, le Bénin est un Etat de droit, quand il y a maldonne, il faut confier les affaires à la justice.

 

Oui, mais avant de confier à la justice, il faut constater que c’en est une. Est-ce que vous pouvez me dire qu’aujourd’hui, l’affaire n’est pas au niveau de la justice ? Le président ne peut pas se donner ce luxe de garder cette affaire à son niveau. C’est même à écarter.

 

Parlant toujours de la politique, le Bénin s’efforce à avoir trois grands groupes sur l’échiquier politique. Votre lecture de la chose ?

 

Je ne veux pas que nous soyons des confusionnistes. Ce qui se passe, ce n’est pas normal. Regardez, le Nigeria a deux ou trois partis, de même que le Ghana et même les Etats-Unis. C’est ce qu’il faut. Un de la gauche, un de la droite et un centriste. Le nôtre, ce n’est pas de cela que nous voulons. Nous ne voulons pas le groupe du Sud contre celui du Nord. Les G et F qui sont les têtes de pont. Soglo, Amoussou, Houngbédji, ce n’est pas ça. Si nous allons sur ce terrain, nous allons tous disparaître autant que nous sommes. Il faut que les G et F comprennent dès à présent que ce qu’ils font, ce n’est pas ce que les Béninois ont demandé. A partir de cet instant, eux-mêmes doivent savoir ce qu’il faut : Une saine émulation de tout le monde. Mettons-nous ensemble pour avancer. Nous prenons cela pour de la blague. En réalité, ce que certains sont en train de construire aujourd’hui (l’honorable reste perplexe avant de continuer). On a toujours dit que Dieu aime le Bénin…

 

Vous prônez une scène politique monocolore ?

 

Pas du tout. J’ai horreur de ça. Je vous ai donné l’exemple du conseil communal de Savè composé uniquement de « yayistes » qui ne s’entendent pas. C’est presque partout. Les forces Fcbe aujourd’hui s’entredéchirent alors que nos vrais adversaires, ceux avec qui nous serons sur le terrain le dernier jour s’organisent. Mais entre nous, nous ne nous faisons pas de cadeau. Revenant à votre question, même au temps de la révolution, les Béninois n’étaient pas monocolores. Il y avait des opposants. Je ne veux pas parler de Pcb, c’est autre chose. En ce temps, il y avait des gens bien respectés qui n’avaient pas le même langage que le gouvernement. C’est pour cela, je dis souvent que notre Prpb était mieux que le régime du président Houphouët Boigny, que ce que le Rpt était au Togo. Ne parlons même pas du Gabon. Je ne suis pas certain que notre démocratie soit en train de nous servir aujourd’hui au Bénin le désordre que je vois, je ne sais pas encore où cela va nous conduire. En réalité, il nous faut un régime à la Rawlings avec moins les tueries.

 

Un mot sur les derniers développements de la commission politique de supervision de la Lépi

 

Notre démocratie a aujourd’hui 19 ans. En politique, elle est encore au biberon, elle n’est pas encore majeure. Il faut donc pardonner, excuser et comprendre beaucoup de choses. Parce que la vraie loi au Bénin, c’est ôte-toi pour que je m’y installe. C’est tout ce qui nous lie. Si ce n’était pas ancré dans nos mœurs, si on n’avait pas développé cela, on souffrirait moins. Notre démocratie avance à pas de caméléon parce qu’il y a cette réalité et c’est ce qui influence la Cps. Sinon, tel que c’est fait, il ne devrait pas avoir de problème. Cela devrait avancer sur des roulettes. Chacun prend ses dispositions pour que le jour J, cela soit en sa faveur au lieu de construire pour les générations futures, pour faire quelque chose de bien afin qu’ils aient moins de problèmes. Mais, on ne fait pas ça. On fait en sorte que nous qui sommes là aujourd’hui, on puisse profiter de la chose. Et quand on raisonne comme cela, vous voulez qu’on aille où. C’est pourquoi, il faut prier pour que Dieu nous assiste davantage afin que les petites corrections dont la démocratie a besoin, qu’on puisse les obtenir à temps afin que tout aille dans l’intérêt de la Nation. Mais, tel que cela se passe aujourd’hui, des fois j’ai envie de pleurer. Notre peuple, ce n’est pas ce qu’il attend de ses acteurs politiques. Imaginez que des personnes aussi responsables à ce point se réunissent et que certaines personnes se retirent. Ce n’est pas sérieux. On dit souvent que le linge sale se lave en famille. C’est simplement un jeu d’échec et on pousse les pions. Lorsqu’on sait qu’on est en position de faiblesse, c’est à ce moment qu’on crie.

 

Honorable la rentrée est pour bientôt. Mais les syndicalistes et le gouvernement n’ont pas encore accordé leurs violons pour nous garantir une année scolaire apaisée, que dites-vous de la situation ?

 

Je crois que dans ce domaine, la faute est aux journalistes. Soit, ils sont sous informés soit ils méprisent les informations qu’ils ont. Je veux que vous sachiez dès aujourd’hui que des enseignants qui gagnaient avant l’arrivée de Boni Yayi 100.mille FCfa sont au moins à 150.000 en moins de trois ans. Si eux, ils ont cela alors qu’à côté, il y a d’autres qui n’ont pratiquement rien, il faut qu’ils se taisent. Et c’est ceux qui ont eu des facilités qui vont continuer par crier, moi je crois qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ce matin, j’ai vu mon frère Essè Iko qui s’égosillait et je me suis dit est-ce qu’il sait de quoi il parle en réalité. Si le Fmi est aux trousses de Boni Yayi comme l’annoncent les journaux, c’est à cause des enseignants. Allons plus en profondeur. J’ai un cousin enseignant et je lui demande pourquoi il se plaint qu’il n’a pas d’argent. Il est à 90.000 par mois à Kilibo dans un village. Et pour réussir paisiblement sa vie, il dépensait moins de 50.000 Fcfa par mois. Et il ne peut pas épargner. Et s’il est allé à la retraite dans ces conditions, il ne peut rien faire. Mais aujourd’hui, avec l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir, il m’a dit hier qu’il est en train de construire sa maison. Tout simplement parce qu’on lui a fait des rappels. Beaucoup sont ceux qui ont acheté des véhicules aujourd’hui. Ça veut dire que la situation des enseignants béninois, même si l’essentiel ou tout n’a pas été fait est meilleure qu’auparavant. Et le régime qui a pu faire cela, il faut le laisser souffler un peu pour s’occuper des autres couches sociales.

 

Je pense comme vous l’avez dit, on fait tout pour amener un président au pouvoir et quelque temps après, on fait également tout pour le changer. Je suis d’accord, je ne suis pas contre cela, il faut changer. Mais il faut permettre au président de faire deux mandats et après cela, on peut analyser s’il est bon ou pas. La semaine dernière, on méditait et on se disait que ce que nous faisons est dangereux. Qui ne sait pas que les Béninois sont en campagne aujourd’hui. Les Béninois sont en campagne à cause des élections présidentielles de 2011. Quand est ce que nous allons construire notre pays ? On se disait qu’il vaut mieux revoir notre copie en ce qui concerne le mandat du président. Au lieu que cela soit cinq ans, ramenons cela à dix ans.

 

Le président finit ces dix ans et nous colle la paix. Donc, il ne sera pas au pouvoir et penser à sa réélection. Le fait que quelqu’un soit là et pense en même temps à sa réélection, il ne fera pas grand-chose et dans ce cas, c’est difficile. Il est obligé de jouer faux pour satisfaire la population. Alors que cette population veut la vérité. Voilà pourquoi, je dis que ce qu’il nous aujourd’hui est un Rawlings avec moins de tueries.

Source: FRATERNITE

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 13:19
 
Aube Nouvelle | 15 septembre 2009 
 

Rapport de la commission d’enquête sur la mairie de Savè : Les clarifications du maire Adimi qui confondent le préfet Nouatin

 

 

Le maire de la commune de Savè, Félix Adimi, entouré de certains membres du conseil communal, a tenu à faire des clarifications sur le rapport de la commission d’enquête de même que les conclusions tirées après le rapport par l’autorité qui l’a commanditée, le préfet Armand Nouatin. C’était hier à la faveur d’une conférence de presse au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb).

 

Par : Barnabé HOUNKANRIN

 

Sept principaux points du rapport de la commission d’enquête et les conclusions tirées par le préfet suite audit rapport ont suscité l’indignation du maire de la commune de Savè, Félix Adimi, qui a tenu à rendre publique sa part de vérité sur le sujet. Dans une démarche qui consiste à relever les insuffisances du rapport et l’incongruité des conclusions tirées par le préfet, Félix Adimi a abordé, point par point, les différentes questions auxquelles touche le rapport. Il s’agit d’un supposé voyage du maire Adimi en Chine avec un monsieur autre que celui désigné par le conseil communal, d’une surfacturation et factures pour le reboisement de juin 2008, une prétendue modification des délibérations du conseil communal, l’utilisation des fonds à des fins non autorisées, l’aliénation des biens domaniaux, le contrat avec Collines Hebdo et le prélèvement de 25 % (11.562.619) F Cfa des patentes de la SUCOBE. Sur le voyage du maire sur la Chine, le maire dit avoir agi sur décision du conseil communal auquel il renvoie le préfet pour bien se rendre compte qu’il avait la latitude de choisir son assistant et que l’incidence financière a été à la charge du ministère de l’industrie chinoise. Le maire Adimi a également parlé de son voyage en France, voyage après lequel un groupe de 08 conseillers communaux a affirmé qu’il a reçu des colis sans préciser qui a donné les colis et leur contenu. « Tout cela n’est que mensonge grotesque pour nuire » a déclaré le maire. En ce qui concerne la surfacturation pour le reboisement de juin 2008, Félix Adimi a fait un rappel-mémoire au préfet. En effet, affirme-t-il, son intervention dans ce dossier ne se résume qu’à une simple régularisation de signature car il a prit fonction le 16 juin 2008 et ne saurait répondre d’une dépense exécutée avant sa prise de fonction. « C’est une contre-vérité flagrante, une accusation non fondée » a déclaré le maire.. Dans le rapport et selon les conclusions du préfet, « le maire n’est pas compétent pour faire auditer la gestion de la mairie du temps de son prédécesseur (confère l’article 142 de la loi 98-007 du 15 janvier portant régime financier des communes en République du Bénin)…Il s’agit d’une dépense non autorisée des fonds engagés… » A ce sujet, le maire affirme que le budget a ce propos a été régulièrement voté en conseil communal et approuvé par arrêté préfectoral N° 4/055/DPZ-C/SG-SAF du 25 mars 2009. Plus grave selon Adimi, il n’existe pas d’article 142 dans la loi citée par le préfet et que le dernier article de la loi est le 60 qui dispose que « la présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera exécutée comme loi de l’Etat ». Sur tous les points, le maire Félix Adimi a exhibé des preuves qui contredisent le rapport et les conclusions tirées par le préfet Nouation et rendues au ministre de la décentralisation par ce dernier.

 

Félix Adimi tire les grandes leçons et apaise

 

Pour le maire Adimi, les conclusions du préfet apparaissent, en général, comme des points de vue exprimés par un groupe minoritaire de 08 conseillers communaux sur les 17 qui composent le conseil communal. Il récuse en bloc toutes les conclusions du préfet suite au rapport d’enquête et qui sont contenues dans sa lettre transmise au ministre de la décentralisation. Il regrette les actes du groupe de 08 conseillers dits « patriotes » et les appelle à l’œuvre de reconstruction du tissu social et économique de la commune de Savè. Il lance un appel à l’esprit de patriotisme et de discernement de chacun et de tous pour que les querelles politiciennes ne prennent pas le pas sur les questions de développement.





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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 20:41

Lu pour vous sur le forum xénophobe et régionaliste Tchabèbénin !!!

 

Carnet Noir: FOUNDOHOU Michel,  Directeur Adjoint de Cabinet du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche n'est plus

 

De: chabisalomon@ gmail.com <chabisalomon@ gmail.com>


Objet: [tchabebenin] FOUNDOHOU MICHEL DECEDE


À: tchabebenin@ yahoogroups. com
Date: Mercredi 9 Septembre 2009, 0h34

 

 

J'ai le profond regret d'annoncer à la communauté des forumistes patriotes de tchabebenin la mort prématurée de notre frère FOUNDOHOU Michel, ingénieur agronome, Directeur Adjoint de Cabinet du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, survenue le lundi 7 septembre 2009 aux environs de 21 heures, des suites d'une courte maladie.

 

En votre nom à vous tous, je présente les condoléances profondément attristées de notre forum à la nation béninoise, à la communauté tchabè, à la ville de Kilibo et à la famille de l'illustre disparu à l'âme duquel nous souhaitons un repos éternel paisible.

P.S. Très préoccupé par la propagande populiste du roi Boni 1er, aucun quotidien de la place n'a annoncé la triste nouvelle.

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 11:23
Aube Nouvelle | 9 septembre 2009
 

 Le roi Boni 1er met en service une station de pompage d’eau potable à Savé

 

 

Le Président de la République, son excellence M. Boni YAYI a procédé à la coupure de ruban symbolique, consacrant l’inauguration et la mise en service de la station de pompage et de traitement d’eau de Gobè à Savè. C’était hier, mardi 8 Septembre 2009, en présence des autorités communales, sages, notables, députés et une foule de population venue exprimer leur joie de pouvoir boire enfin de l’eau potable.

Le joyau qui a été inauguré ce mardi 8 Septembre 2009, est une initiative personnelle du Chef de l’Etat et représente la première phase du projet d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa, Glazoué et des localités environnantes à partir des eaux de surface. Après treize mois de travaux, l’entreprise Sogea –Satom a pu mettre en place une station capable de prélever un débit journalier de 800 m3 d’eau du barrage d’Ilauko en vue d’alimenter la ville de Savè. Le coût total de la réalisation de l’ouvrage est de 3.519.720.790, entièrement financé par le budget national. Selon, le Ministre de l’énergie et de l’eau, M Sacca Lafia, « la situation hydrogéologique de la région de Savé rend difficile l’accès aux eaux souterraines. Par conséquent, la mobilisation des eaux de surface demeure l’unique solution. » Il a remercié le Président de la République qui, par cet acte, permet aux populations de Savè d’accéder enfin à leur droit légitime de boire de l’eau potable. La station de pompage de Gobé est composée d’un ensemble d’équipements au nombre desquels on peut citer :
- une prise d’eau d’hydro mobile de type barge à 260 m de la berge


- 12,581 km de conduite de transport d’eau brute en Pvc
- une station de traitement d’eau brute à travers l’installation de 2 floculateurs, 2décanteurs, 2filtres à sable, une salle de dosage et 1 réservoir d’eau traité en béton armé de 200 m3
- 12, 198 km de conduite de transport d’eau traité en Pvc et en fonte ductile Dn 200mm
- 19,347 km de conduites en Pvc et en fonte de diamètres variant entre DN50 et DN 150mm pour l’extension et la densification du réseau de distribution,
- 450 matériels de branchements. A cela, il convient d’ajouter deux groupes électrogènes et des ouvrages annexes de traitement d’eau. Selon le ministre Sacca Lafia, la seconde phase du projet a déjà démarré par les études de faisabilité complémentaires. D’un coût global de 14 milliards de Francs Cfa, cette seconde phase étendra les travaux aux villes de Dassa, Glazoué, et localités environnantes. Les populations de Savè par la voix des élus locaux et députés de la région, ont remercié le Chef de l’Etat pour son attachement au mieux-être de ses concitoyens. Pour cette première phase, la Soneb consent à un abonnement promotionnel qui passe de 100.000Fcfa à 50.000Fcfa pour les trois cent premiers abonnés.

E. Aballo



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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 15:52
CENSURE DE BENOIT ILLASSA - DROIT DE REPONSE (1)

26/08/2009
 
Monsieur le Modérateur du forum tchabe<tchabebenin@yahoogroups.com>,
 
Je vous demande de rappeler à vos listiers de ne plus parler de moi sur votre forum. A partir du moment où je ne dispose pas de l'opportunité de répondre aux élucrubations des censeurs pour répondre aux attaques à ma personne, le bon sens aurait voulu que vous fassiez ce rappel à l'ordre en complément de votre décision de censure.
 
Je n'ai aucun regret face à cette mesure. Au contraire, je vous demande de la maintenir ad vitam ad eternam !!!
 
Bien cordialement,
 
Benoît ILLASSA 

 

 

 

(1) Conformément aux dispositions de la Loi organique N°92-021 du 21.08.1992 et celles de la Loi N° 97-010 du 20.08.1997 en vigueur en République du Bénin.


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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 12:07
mardi 25 août 2009, par dp 24 H
Crise politique nationale
 
Amos Elègbè sert-il vraiment Boni Yayi ?

 
En ce moment de crise politique sous le régime du Changement, la question se pose sur le rôle que joue le conseiller spécial aux affaires politiques du chef de l’Etat, Amos Elègbè. Il est en train de perdre sa crédibilité face à ses anciens compagnons de lutte. Il est même aujourd’hui décrié par ses nouveaux alliés.

Amos Elègbè est-il l’homme de tous les systèmes politiques ? Les observateurs avertis de la vie politique nationale répondent à cette interrogation par l’affirmative. Bon stratège politique, il a su trouver le moment qu’il fallait pour séduire le président de la République. Il venait régulièrement à la télévision nationale pour fustiger les opposants. En difficulté face à la classe politique de son pays, le chef de l’Etat le nomme conseiller spécial aux affaires politiques, pensant qu’il avait trouvé l’homme qu’il faut pour remédier à la crise politique. Depuis plusieurs mois que le natif du département des Collines est au poste, la situation s’empire, au point que l’on se demande s’il joue son rôle aux côtés du chef de l’Etat. Actuellement, les positions se radicalisent contre le régime du Changement. Les partis politiques, les centrales syndicales, la Société civile et le peuple se liguent contre le président Boni Yayi et ses partisans. La violation de la Constitution, le non-respect des règles élémentaires de l’administration et les actes anti-démocratiques se multiplient, alors qu’il y a un conseiller aux affaires politiques à la présidence de la République. M. Elègbè n’a pas su mettre son expérience au service du Changement. Dès lors, deux questions se posent. Est-ce le chef de l’Etat qui n’écoute pas le doyen Elègbè ? Il est possible que ce soit le président de la République qui bafoue son conseiller. Selon les personnes très proches du pouvoir en place, le président Boni Yayi accorde plus d’importance à ceux qui chantent ses louanges. Dans ces conditions, Amos Elègbè risque de ne pas être écouté. Un autre schéma peut mettre en doute la capacité dudit conseiller, c’est-à-dire qu’il donne de mauvais conseils au chef de l’Etat pour se faire plaire. A ce niveau, la probabilité est forte pour que cette dernière hypothèse soit vraie. Il est courtisan de renom. Ainsi, dire ce qui plaît au prince serait le bon chemin pour sauvegarder ses propres intérêts. Pour preuve, il défend souvent l’indéfendable, pensant que les Béninois sont dupes.

 

 L’essentiel pour lui est qu’il soit dans le système. En conséquence, le Changement est décrié par tous.

 

Critiques

 

Dans un entretien accordé à un journal de la place, l’ancien ministre de la Défense, Pierre Osho, n’a pas fait de cadeau à Amos Elègbè. Ce dernier a été traité de transhumant. M. Osho a été plus loin en disant que le conseiller aux affaires politiques du président Boni Yayi est un homme sans conviction. Pour mémoire des Béninois, il faut noter que M. Elègbè est un ancien révolutionnaire. Il faisait partie des caciques du marxisme léniniste. Après le départ du président Mathieu Kérékou, il a changé rapidement sa veste. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé dans le système Soglo de 1991 à 1996. Bon transhumant, il a rejoint le général Kérékou, revenu au pouvoir en 1996. Le natif des Collines a été ministre de la Culture. Aux élections de 2006, il a soutenu le candidat du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), Kolawolé Idji, contre Boni Yayi. « Il n’y a pas de générations spontanées en politique », disait-il pendant la campagne électorale contre celui qu’il sert aujourd’hui. A l’ère du Changement, il a viré du côté du pouvoir. Il s’aperçoit clairement qu’Amos Elègbè court à l’abri à l’avènement de tout régime. C’est au chef de l’Etat de tirer les conclusions qui s’imposent.

Wilfrid Babatoundé

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