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Actualités Béninoises

Mardi 3 novembre 2009

3 500 Béninois effectuent le pèlerinage de la Mecque en 2009

 

 

3 novembre 2009 
 



APA-​Co­to­nou (Bénin) Un pre­mier convoi de 218 pè­le­rins des 3 500 can­di­dats au Hadj de la Mecque 2009, va quit­ter Co­to­nou mardi soir pour les Lieux saints de l’Islam, a an­non­cé à APA, le mi­nistre bé­ni­nois de l’In­té­rieur et de la sé­cu­ri­té, Abra­ham Zin­zin­do­houé.


« Les au­to­ri­tés po­li­tiques et les guides de la re­li­gion mu­sul­mane, ont tout mis en œuvre pour que ces pè­le­rins, voyagent dans de bonnes condi­tions et en toute tran­quilli­té », a confié à APA, le mi­nistre Zin­zin­do­houé


Pour ce res­pon­sable en charge du dé­par­te­ment de la sé­cu­ri­té, les pè­le­rins bé­ni­nois voya­ge­rons à bord des lignes de la com­pa­gnie Ethio­pian Air­lines de l’Ethio­pie.


« Le contrat signé entre le gou­ver­ne­ment bé­ni­nois et la com­pa­gnie Ethio­pian Air­lines porte sur un mi­ni­mum de 1 800 pè­le­rins et un maxi­mum de 3 500 pè­le­rins avec la pos­si­bi­li­té d’aug­men­ter un aé­ro­nef si né­ces­saire », a-​t-​il ex­pli­qué à APA.


Pour le mi­nistre de l’In­té­rieur du Bénin, le choix de cette com­pa­gnie a été guidé par le souci de ga­ran­ties de sû­re­té et de sé­cu­ri­té conte­nues dans son offre et pour la qua­li­té des ser­vices pro­po­sés.


« Les né­go­cia­tions du gou­ver­ne­ment bé­ni­nois avec cette com­pa­gnie ont conduit, no­tam­ment à un type d’aé­ro­nef B 767 300 avec 235 sièges pour un tarif de 1 795 dol­lars par pè­le­rin », a-​t-​il ex­pli­qué, avec une in­di­ca­tion des pro­grammes de vols.


« Pour l’aller, les pè­le­rins bé­ni­nois quit­te­ront Co­to­nou, les 4,5,6 et 7 no­vembre pro­chain, alors que le re­tour est pro­gram­mé aux 3,4,5 et 6 dé­cembre pro­chain », a-​t-​il in­di­qué.


Selon un re­cen­se­ment ef­fec­tué en 2003, près de deux mil­lions de Bé­ni­nois pra­tiquent la re­li­gion mu­sul­mane et se conforment donc aux prin­cipes sa­cro-​saints du Dieu su­prême Allah : faire les 5 prières quo­ti­diennes, re­con­naître Allah comme étant l’être su­prême, faire son pè­le­ri­nage à la Mecque, faire le ca­rême obli­ga­toire, res­pec­ter son alen­tour ainsi que les grands in­ter­dits.


MT/mn/APA

03-​11-​2009

Par illassa.benoit
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Jeudi 29 octobre 2009

29 octobre 2009


Drame à Tchaourou: Vingt enfants meurent par noyade



La commune de Tchaourou a été durement frappée, hier mercredi 27 octobre 2009 par un cas de noyade qui a occasionné la mort de 20 écoliers qui traversaient le fleuve Okpara pour se rendre au Nigéria voisin dans le village Boukourô.


Le mercredi 27 octobre a été une journée particulièrement noire pour les populations de la commune de Tchaourou où, une vingtaine d’enfants ont péri par noyade. Toutes les victimes sont des élèves de l’école primaire publique de Kassouala. C’est au sortir des cours de la matinée qu’ils regagnaient en pirogue, le village de Boukourô, situé de l’autre coté du fleuve Okpara L’après-midi de ce mercredi étant habituellement quartier libre. Alors qu’ils embarquaient à bord de cette pirogue l’on ne pourrait pas imaginer que ces innocents avaient ainsi rendez- vous avec leur destin qui les emportera pour toujours, loin de parents et amis. Au moment, où ils embarquaient, une deuxième pirogue lourdement chargée de tissus se rendait à la même destination. Quelques instants après leur départ, c’est en accostant à l’autre rive du fleuve que le malheur se produisit : les deux pirogues tanguent et chavirent avant de se retrouver au fond des eaux du fleuve Okpara, actuellement en crue et avec un courant fluvial très violent. Ainsi, les 20 enfants qui étaient à bord disparaissent au fond des eaux. A l’heure où nous mettions sous presse, seul le corps d’une des victimes a pu être repêché. On attend d’être situé sur le sort des 19 autres corps qui sont toujours au fond des eaux. Cette triste nouvelle vient s’ajouter à bien d’autres faits qui se sont souvent produits dans la localité d’origine du chef de l’Etat. Déjà des cas d’intoxication alimentaire suivi de morts, ont endeuillé des familles. Il faut ajouter à cette liste noire, des cas de braquage et d’accidents de la circulation routière qui ont provoqués des pertes en vies humaines. Ceci, du fait de l’imprudence de certains conducteurs de véhicules en transit. Ces cas d’imprudence sont légion dans cette commune, malgré l’existence d’un commissariat de police et deux compagnies de gendarmerie. Face à ces nombreux cas d’accidents et autres drames enregistrés, il urge que les gardiens de la tradition dans cette localité se décident à en rechercher les causes, en recourant à la consultation de l’oracle, afin d’exorciser le mal.

 

Jean-Claude Kouagou (Br Borgou-Alibori)

Par illassa.benoit
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Mardi 27 octobre 2009

27 octobre 2009

 

Insécurité au Bénin: Un militaire abattu par les malfrats

Source: LEMATINAL 

Alerté par le docteur Fagla, braqué à la zone des Ambassades à Cotonou, un militaire a cru devoir rattraper les malfrats au poste-péage d’Ekpè sur la route de Porto Novo. Il a été abattu par ces derniers. Les forces de l’ordre sont massivement déployées sur le terrain pour retrouver les assaillants.


La scène se passait dans la nuit d’hier 26 octobre 2009. Des malfrats armés ont encore frappé fort. Leur cible, un brillant médecin, le docteur Fagla. Ils ont réussi à le déposséder de son véhicule haut de gamme 4x4 à quelques mètres de sa maison à la zone des Ambassades à Cotonou. Aussitôt après l’opération, les assaillants ont pris la poudre d’escampette. Selon la victime, ses bourreaux sont repartis du côté de la capitale, Porto- Novo. Informé par le médecin, un soldat en faction dans les encablures, ne s’est pas fait prier avant de se mettre à les pourchasser au moyen de sa moto. Il comptait les rattraper au niveau du poste-péage d’Ekpè, mais c’est sans compter avec la vigilance des malfrats qui ont compris qu’un soldat en tenue les filait. C’est ainsi que l’un d’entre eux se sert de son arme pour tirer à bout portant sur le vaillant homme. Criblé de balles, le militaire décède sur le champ et les braqueurs ont continué leur route sans rencontrer aucun obstacle. Selon nos informations, au moment où nous mettions sous presse, les malfrats auraient trouvé refuge dans une localité de la commune de Sèmè Kpodji, appelée Tchankpamè, arrondissement d’Agblangandan. Quelques minutes après le drame les forces de sécurité publique ont mis en place un dispositif qui a perturbé le trafic routier à l’entrée de Porto-Novo. Tous les usagers en partance pour la capitale, sont descendus des véhicules et fouillés de fond en comble. Comme si cela ne suffisait pas, les responsables de la sécurité ont envoyé un contingent de gendarmes, cagoulés et bien armés encercler une zone où les individus se seraient retranchés après leur forfait. Par ailleurs, le docteur Fagla s’est rendu au commissariat central de Cotonou pour sa déposition.

FN

Par illassa.benoit
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Jeudi 15 octobre 2009

Au Bénin, un voleur de poulet est battu à mort alors que les pilleurs de l'économie nationale voguent impunément dans FCBE

 

14 oct, 2009 | Par lautrefrat 

 

victor_topanouSoupçonné de vol d’un poulet, le nommé Yêkini Djidonou résidant dans la commune d’Abomey-Calavi a mystérieusement trouvé la mort après avoir été ligoté et passé à tabac au domicile du chef de village de Yêkon-Aga, dans l’arrondissement de Golo-Djigbé. Des sources proches de la victime indexent actuellement, le conseiller Bertin Awoyo qui serait à l’origine, de cette barbarie humaine à nulle autre pareille, confirmée, par un constat d’huissier en date du 6 Octobre 2009 et réalisé par Romain Akele, huissier de justice près la cour d’appel de Cotonou.

 

Un acte de violation flagrante des droits humains et qui mérite une lumière de justice dans le but de punir au besoin, les coupables. La triste scène remonte au lundi 5 Octobre 2009 à 16 heures précises selon les références de la plainte en date du 06 Octobre adressée au procureur de la république près le tribunal de première instance de Cotonou dans le but de le mettre la justice béninoise dans le bain de l’affaire qui n’est rien d’autre, qu’un acte de violation des droits de l’homme. La même plainte portant la signature du frère du défunt en la personne d’Ambroise Djidonnou renseigne sur le fait que l’intéressé décédé était à son domicile quant il a reçu la visite du sieur Avilokoclounon Clément, chef du village de Yêkon-Aga, lequel était en compagnie du nommé Awoyo Bertin, conseiller local. Ces derniers lui demandent de les suivre pour se rendre au domicile de son chef village avec l’ordre que cette injonction émanait du chef d’arrondissement de Golo-Djigbé qui voulait en savoir plus, au sujet du vol de poulet. Ces derniers l’ont donc embarqué de force sur une moto et l’ont passé à tabac après l’avoir ligoté. Après leur forfait, le chef village et son associé le ramène à la maison complètement épuisé avec des plaies et des boursouflures sur le corps selon le procès verbal du constat d’huissier. Quelques heures après, ce dernier décède après avoir demandé à l’un de ses dix enfants, de lui donner de l’eau à boire. A l’origine du fait, selon certaines sources proches de la famille, il y a un complot politique de liquidation du sieur Yêkini Djidonnou qui par le passé, avait opposé une forte résistance contre la manipulation des résultats selon la source familiale, au profit de la liste cauris contre la RB. Ceci respecte ainsi, la consigne donnée par les responsables de son parti le prd qui optait pour un soutien de la liste RB dans ledit arrondissement. Vivement que toute la lumière soit faite sur ce dossier on ne peut, confus.

Romaric Adjamonsi

Par illassa.benoit
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Mercredi 30 septembre 2009

30 septembre 2009


Braquage à Tchaourou:3 malfrats abattus par des chasseurs



La commune de Tchaourou, malgré ses deux brigades de gendarmerie, ne cesse d’être le lieu de prédilection des braqueurs. S’ils n’opèrent pas sur l’axe Parakou-Djougou à hauteur de Bétérou ou Kpéssou, c’est sur l’axe Parakou-Cotonou dans l’arrondissement de Tchatchou qu’ils agissent.


Ces hommes sans foi, ni loi étaient à nouveau dans la commune natale du chef de l’Etat Yayi Boni, dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 septembre 2009. Un conducteur de Titan a fait leur frais, alors qu’il se rendait à Cotonou. Un autre conducteur qui a eu l’intuition et le flair que des braqueurs étaient sur la route, a pris la décision de rebrousser chemin. Mais, les braqueurs ont voulu en finir avec lui et ses passagers. C’est ainsi qu’ils ont envahi la route inter Etat. De ce fait, ils ont attiré sur eux, l’attention des chasseurs qui veillaient au grain. Ces hommes qui comprennent le langage de la brousse et qui ont été recrutés et formés pour prêter mains fortes aux forces de sécurité sont allés à l’assaut des braqueurs qui essaient déjà, vu le danger qu’ils courraient, de prendre leurs jambes au cou. Le bilan de la « chasse » à l’homme dans la brousse fait état de 3 morts. Dans la matinée du mardi 28 septembre 2009, les autorités compétentes se sont rendues sur les lieux pour le constat d’usage. Le préfet, Dénis Ali-Yérima, le commandant de la gendarmerie de Parakou et le maire de la commune territorialement compétente, ont constaté les dégâts. I D

Par illassa.benoit
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Samedi 1 août 2009
L'ORTB EN DIFFUSION EN FRANCE
 
31/07/2009
 
L'ORTB Télévision nationale est une chaîne publique détenue à 100 % par l'Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (ORTB), société publique de radiodiffusion et télévision de l'État béninois.

La chaîne sera intégrée au Bouquet Africain dès aujourd'hui, permettant aux Béninois, abonnés à l'opérateur FREE de pouvoir avoir accès à la chaîne publique à la veille de la Fête Nationale de leur pays, demain 1er août.

La chaîne sera accessible sur le canal 251 de FREE (via abonnement au Bouquet Africain).

Pour rappel, il existe actuellement 2 offres inédites, Le « Bouquet Africain » et le « Bouquet Africain Premium ». Ces deux bouquets rencontrent un grand succès sur le marché français. Ils proposent des chaînes de 7 pays : Cameroun, Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Congo (Brazzaville) et à présent Bénin.

www.black-feelings. com


Par illassa.benoit
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Jeudi 30 juillet 2009

Fronde syndicale au Bénin : Yayi capitule

Les travailleurs marchent ce jour

 

jeudi 30 juillet 2009, par DP Le Grand Journal

 

Après le rendez-vous manqué du mardi 21 juillet 2009 dernier, les travailleurs du Bénin descendent dans les rues de Cotonou ce jour. C’est pour une marche de protestation visant à dénoncer la mauvaise gouvernance du régime en place. Suite à l’autorisation accordée par la mairie et les dégâts collatéraux occasionnés par l’interdiction de la première manifestation, le gouvernement qui a le dos au mur a finalement lâché du lest.


Les travailleurs regroupés au sein des organisations syndicales CSTB, CSA-Bénin, CGTB, Cosi, UNSTB et Fesyntra-Finances vont battre le macadam à travers les artères de la capitale économique du Bénin ce jour. C’est dans le cadre d’une marche de protestation contre les scandales commis dans l’organisation du 10e sommet de la Cen-Sad, la manière dont le gouvernement du Changement, qui est entrain de changer tout en mal, est entrain de gérer le dossier relatif à la privatisation des sociétés d’Etat.

 

En effet, cette marche qui devait avoir lieu le mardi 21 juillet dernier a été malheureusement interdite par le gouvernement par arrêté préfectoral sous prétexte qu’elle engendrerait un trouble à l’ordre public. Pour cette fois-ci, les travailleurs sont décidés à rompre toute barrière pour se faire entendre.

Une troupe galvanisée

Face aux agissements du régime en place qui frisent la violation des textes relatifs aux libertés d’expressions et syndicales, le secrétaire général de la Centrale syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), Gaston Azoua a galvanisé la troupe pour que la marche de ce jour soit une réussite. C’est ainsi qu’il a demandé aux travailleurs de ne avoir peur de rien, de se préparer pour affronter, s’il le faut, les forces de l’ordre. Du côté des secrétaires généraux, chacun a joué sa partition pour galvaniser les travailleurs.

 

Ces derniers qui étaient déçus et très fâchés du fait de l’ajournement du premier rendez-vous qu’ils ont pris des jours pour préparer sont décidés pour que la marche se déroule pour un plus grand succès. Même la manière dont le mouvement de grève de 48 heures qui a pris fin hier a été suivi est une bonne illustration et un signe avant-coureur de ce qui va se passer ce jour.

 

Ce matin encore, Azoua, Todjinou, Lokossou, et les autres leaders de syndicats vont conduire de main de maître les manifestations qui permettront aux populations de savoir une fois de plus les limites et la mal gouvernance du gouvernement de Yayi.

La mairie s’en lave les mains

Suite à l’interdiction de la marche du mardi 21 juillet dernier, nombre de personnes sont montées au créneau pour dénoncer la mairie de Cotonou. Elles l’avaient rendue responsable de l’interdiction de la manifestation. Malgré les explications de l’hôtel de ville de Cotonou, les amis du gouvernement de changement n’ont pas manqué de la vitupérer à leur guise.

Ce qui fait que fois-ci, le président Maire Nicéphore D. Soglo a pris ses précautions en autorisant la marche. Ce qui a d’ailleurs réjouit les travailleurs et les a encore rassurés par rapport à la situation de la semaine dernière.

Le gouvernement n’a pas le choix

Le fait de refuser la marche des travailleurs mardi dernier a occasionné des dégâts collatéraux au gouvernement de Boni Yayi. En effet, cette interdiction a impliqué une grève de 48 heures qui a été largement suivie par les travailleurs encore menaçants.

Même les régies financières ont été fermées pour raison de grève. Au niveau de la population, le chef de l’Etat et ses collaborateurs ont été discrédités et désavoués. Cet acte a encore ajouté aux violations des libertés qui sont enregistrées depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel locataire du palais de la Marina.

 

C’est ce qui justifie la pression que les Béninoises et Béninois exercent sur le pouvoir qui est du coup en perte de vitesse. L’autre aspect de ce dossier est le soutien que les travailleurs béninois ont reçu des syndicats de la France. Cela veut dire qu’il ne s’agit plus d’un problème national. In facto, tout cela montre que le régime de Yayi n’a pas le choix. Il ne peut donc pas s’opposer à la tenue de la marche de ce matin.



Par illassa.benoit
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Mercredi 29 juillet 2009
 

Bénin: La grève des travailleurs a été largement suivie


Paralysie de l’administration publique : Les menaces de Boni Yayi n’ont pas émoussé l’ardeur des syndicalistes

29 juillet 2009 par La Presse du Jour 

 

Les travailleurs réunis au sein des différentes centrales syndicales du Bénin observent depuis hier 28 juillet 2009 un mouvement de grève de 48 heures pour protester contre la confiscation des libertés syndicales. Visiblement, la menace de défalcation sur les salaires agitée par le gouvernement n’a pas émoussé leur ardeur. Il reste maintenant au Chef de l’Etat d’en tirer les conséquences.
En dehors de quelques services comme le Cnhu où le mouvement n’a pas été suivi à 100 %, la grève de 48 heures déclenchée depuis hier par les centrales syndicales du Bénin pour protester contre la confiscation de leurs libertés chèrement acquises à l’historique conférence des forces vives de la Nation au prix de hautes luttes a connu un grand succès sur toute l’étendue du territoire national. De Cotonou à Malanville en passant Natitingou, Djougou, Abomey, Bohicon, Porto-Novo, Lokossa…les travailleurs ont respecté le mot d’ordre de leurs centrales syndicales respectives. Pour le régime du Dr Boni Yayi qui a menacé de faire des défalcations sur salaire, il faut avouer qu’il s’agit là d’un grand camouflet. D’ailleurs dans sa déclaration à nos confrères de la chaîne de télévision privée Canal 3, le secrétaire général de la Cgtb a dit qu’on a déjà vu des éléphants danser dans ce pays. Son collègue de la Fédération des syndicats du ministère des finances ira loin disant que ce sont eux qui traitent les salaires et que rien ne peut leur arriver. Comme on peut le constater, loin de leur saper le moral, le communiqué diffusé par le gouvernement a plutôt apporté du tonus aux syndicalistes qui s’inscrivent désormais dans une logique jusqu’auboutiste. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à mettre en garde le gouvernement si d’aventure, la marche qu’ils projettent pour le jeudi 30 juillet prochain étaient empêchée comme ce fut le cas le 21 juillet dernier. Visiblement, c’est désormais le bras de fer entre le gouvernement du Dr Boni Yayi et les responsables syndicaux qui reçoivent du soutien de jour en jour.

Affissou Anonrin

 

La grève des travailleurs a été largement suivie


La grève de quarante-huit (48) heures mise en exécution hier mardi a été un succès. C’est du moins l’avis de plusieurs secrétaires généraux qui ont reçu les échos venant du pays profond. Les travailleurs, dans un mouvement d’ensemble, ont observé à travers tout le pays, le mot d’ordre de grève lancé par leurs leaders syndicaux. La conséquence immédiate, c’est la paralysie de l’administration publique. Une paralysie qui, malheureusement, devrait continuer ce jour. A Cotonou, malgré ce que les syndicalistes appellent l’intimidation du gouvernement, aucune administration n’a fonctionné normalement. Que ce soit au ministère des finances et dans ses régies que sont le Trésor, l’Impôt, la Douane, que ce soit au ministère de la fonction publique ou celui de la santé, qu’il s’agisse des entreprises para publiques et autres, les travailleurs n’ont pas cédé aux menaces du communiqué du gouvernement qui qualifie la grève d’illégale et d’illégitime. Mieux, le spectre de la défalcation brandie sur les travailleurs par rapport à leurs salaires, n’a pas émoussé leur ardeur et leur détermination à aller jusqu’au bout. Comme l’ont soutenu certains secrétaires des centrales et confédérations syndicales des travailleurs du Bénin rencontrés à la Bourse du travail hier, la menace du gouvernement a été plutôt source de motivation. On avance même un taux de succès de la grève avoisinant les 95%. S’il est arrivé que même la chaîne de communication publique ne se soit limitée qu’à un service minimum, tout porte à croire que la cause est vraiment entendue. En témoignent les divers courriers adressés aux centrales et confédérations syndicales, pour soutenir le combat des travailleurs.

Denis Magnidet

 

La marche a reçu un large soutien

 

La grève des travailleurs contre la violation des libertés syndicales au Bénin, a eu des soutiens divers. Le plus expressif est celui adressé hier aux secrétaires généraux de la Cstb, de la Cosi, de la Csa-Bénin, de la Cgtb et de l’Unstb, par la Confédération générale du travail (Cgt) de France. La motion de soutien partie de Montreuil le 28 juillet 2009, stipule que  » la Cgt de France, attentive aux luttes que vous menez, vous apporte tout son soutien, particulièrement dans cette période aux difficultés accrues pour les travailleuses et travailleurs béninois…..La Cgt et ses affiliés se retrouvent pleinement dans votre combat contre un gouvernement qui, comme vous l’écriviez avec justesse et pertinence dans votre motion commune,  » s’acharne à noyer les travailleurs et les populations des villages et des quartiers de ville dans les effets meurtriers de cette crise pour sauver le capital financier dont il a la garde et la défense…..Nous vous souhaitons plein succès dans vos revendications …….et vous  demandons de transmettre à tous vos affilié(e)s…l’expression de notre solidarité pleine et entière….  » Outre la Cgt, les centrales syndicales ont aussi reçu le soutien des organisations de la société civile. Hier, elles étaient allées rencontrer les responsables des centrales. A la Bourse du travail où les deux parties ont eu une séance d’écoute et d’échange sur la situation socio politique actuelle au Bénin, notamment celle relative aux atteintes aux libertés individuelles et collectives, il dégage que ces dérives conduisent inexorablement le Bénin vers un recul de la démocratie, de la paix sociale et des autres acquis de la conférence nationale. Face à ceci, il a été décidé, entre autres, de la création des forces positives pour combattre les déviances qui mettent dangereusement en péril nos acquis démocratiques. Les travailleurs de Bénin Télécom Sa, ne sont pas restés en marge des messages de soutien. Pour ceux réunis au sein du Syndicat libre des travailleurs de Bénin Télécom Sa (Syltra-Bt), c’est un combat partagé par tous ses acteurs qui en appellent à la mobilisation de tous les travailleurs pour la marche du jeudi 30 juillet prochain.

Denis Magnidet

 

Des responsables syndicaux apprécient

 

Gaston Azoua, Cstb: Les travailleurs viennent de déclencher une grève pour protester contre la mauvaise gestion du pays et la violation des libertés individuelles et collectives. Ils exigent du gouvernement le respect scrupuleux des libertés démocratiques et syndicales… Je puis vous assurer que la grève est bien suivie sur toute l’étendue du territoire national depuis ce matin. Il suffit de s’en rendre compte à travers toute l’administration centrale des finances, à la Sobemap, à l’Ortb, au ministère de la fonction publique et ailleurs dans les autres ministères. Le peuple ayant compris que nous nous installons progressivement dans un régime totalitaire, il était temps de se lever pour barrer la route à un gouvernement anti-populaire et anti-démocratique. Voilà ce qui explique ce sursaut patriotique national qui dénonce la nature tyrannique du gouvernement.

 

Emmanuel Zounon, Unstb : Nous sommes satisfaits du mouvement de grève. On ne s’attendait pas à un tel résultat. Le communiqué du gouvernement au contraire nous a aidés. A l’Unstb, nous faisons la part entre la lutte politique et la lutte syndicale. Dès lors que les libertés démocratiques sont touchées, il n’y a plus de raison que l’Unstb soit en marge de cette lutte. Et c’est à ce titre que nos militants ont participé à la lutte tant dans les administrations que dans les collectivités locales. Même les tribunaux de première instance, que ce soit à Porto-Novo, à Abomey, à Parakou, à Kandi et à Lokossa sont bloqués. C’est la preuve que le pouvoir appartient aux travailleurs. C’est un signal fort au gouvernement du Dr Boni Yayi qu’il n’a aucun intérêt à bloquer la marche de jeudi prochain. S’agissant de la mesure de défalcation proférée par le gouvernement, c’est un faux-fuyant. Le peuple a compris que le pouvoir est aux abois et qu’on lui cachait quelque chose. La menace de défalcation est apparue comme pour galvaniser l’ardeur des travailleurs. La mesure paraît illégale, puisqu’elle viole le droit des travailleurs. Et ce sont là des dérives sur lesquelles se fondent les travailleurs pour défendre leurs acquis.

 

Dieudonné Lokossou, Csa-Bénin : Le mouvement que nous avons déclenché pour protester contre l’interdiction de la marche du mardi 21 juillet dernier, est suivi par tous les travailleurs. Le constat que nous avons fait nous conforte que le mouvement est suivi à 95%. S’agissant de la mesure de défalcation dont parle le gouvernement, il faut comprendre que c’est une manœuvre dilatoire qui constitue en même temps un élément de motivation supplémentaire pour les travailleurs. Le gouvernement ne s’est pas arrêté à son communiqué. Il a recruté des laquais pour constituer une certaine association des fonctionnaires ni mouvanciers ni opposants, dirigée par un certain Cyriaque Agboton et, une autre union dite de travailleurs libres que dirigerait un certain Guy Lagoyi, des individus que nous ne connaissons pas en tant que syndicalistes… En tout cas, ces menaces de déstabilisation et de brisure  de mouvement se sont heurtées à la résistance des travailleurs qui savent où ils vont. Je crois qu’il faut remercier tous les travailleurs qui ont répondu positivement au mot d’ordre de grève.  Nous rassurons que ce n’est pas une grève dirigée contre un gouvernement, mais contre une pratique que nous avions décriée hier, à savoir la prédation des libertés publiques et des libertés d’expression. C’est cette confusion que fait le gouvernement qui va contre lui, lorsqu’il gère mal les relations sociales en banalisant les travailleurs.

Propos recueillis par Denis Magnidet

Par illassa.benoit
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Mardi 21 juillet 2009
mardi 21 juillet 2009, par dp 24 H
Interdiction de la marche des travailleurs
 
Cotonou sous haute tension ce jour

 

Des milliers de travailleurs béninois avaient prévus de descendre dans la rue ce jour mardi 21 juillet pour manifester leurs mécontentements face à la corruption et la crise sociale que traversent le Bénin. Alors que toutes les dispositions administratives étaient prises pour la tenue effective de la manifestation, grande a été la surprise de ces travailleurs d’apprendre l’interdiction de cette marche par le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral. Mais, de sources bien informées, les travailleurs ne démordent pas et maintiennent leur mot d’ordre. Leurs responsables affirment que la marche aura bel et bien lieu, malgré cette interdiction du préfet de l’Atlantique et du Littoral. La situation risque d’être explosive si les deux parties campent sur leur position. Des risques de violence et d’arrestation sont à craindre ce jour si on n’y prend pas garde. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral interdit des marches dans la ville de Cotonou. Le week-end dernier c’est le parti politique de l’opposition Nep- Mixalodo de M. Paul Gnimagnon qui avait été interdit de manifester son mécontentement contre les nombreux scandales financiers qui émaillent le régime du Changement notamment les 6,7 milliards de francs Cfa détournés dans la réfection du Palais des Congrès et du Centre international des conférences de Cotonou entrant dans le cadre du 10ème sommet de la Cen/Sad tenu au Bénin en 2008. Aujourd’hui, c’est le tour des centrales syndicales de subir l’oppression du Changement A travers cette deuxième interdiction, on peut affirmer sans ambages que le pouvoir fait recours à l’arbitraire. Or, la liberté d’expression et de mouvements associatifs font partie intégrante des principes de la démocratie et de la déclaration universelle des droits de l’homme. Le Bénin qui se veut un pays émergent ne peut que suivre à la lettre ces principes qui participent à l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit. Tout porte à croire que seules les marches de soutien en faveur du chef de l’Etat sont autorisées au Bénin. Cette situation n’honore pas le régime du Changement.

Judicaël ZOHOUN



Par illassa.benoit
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Dimanche 12 juillet 2009

Bénin: UN DG RAVITAILLE MENSUELLEMENT, SON COMPTE DE DEUX MILLIONS FCFA

 

10 juil, 2009 | Par lautrefrat 
 
 
Les béninois de l’extérieur s’apprêtent à faire de troublantes révélations sur les hommes du changement. Contrairement à ce qu’on a fait miroiter à l’ensemble du peuple béninois du moins dans sa grande majorité, la grande corruption reste et demeure, une réalité tangible sous l’actuel régime qui a vrai dire, n’est pas différent outre mesure, de celui qui l’a précédé.
 
D’importants mouvements financiers à destination du vieux continent ont lieu en ce moment et c’est un directeur général d’une société d’Etat et non des moindres, qui est au cœur du scandale. De sources bien confirmées, on apprend que c’est la bagatelle de deux millions de nos francs qui tombent mensuellement dans le compte de ce directeur général au moment où la société qu’il dirige se porte de plus en plus mal. La question se pose donc de savoir, le rôle que jouent en définitive, toutes ces structures créées de part et d’autre, pour lutter contre la corruption.
L’émergence serait-elle donc devenue un simple refrain dans une gymnastique politique qui encourage la dilapidation des maigres ressources de l’Etat ? Le concept s’est-il résumé finalement, à une terminologie à consonance beaucoup plus politique ? Tout porte à le croire.
 
Le peuple se désole et le pays risque si on n’y prend effectivement garde, de refaire l’expérience politique de 1996 qui a vu l’échec retentissant du président Nicéphore Soglo pour une seconde mandature malgré son bilan socio- politico économique élogieux.
(Dossier à suivre)
 
Romaric Adjamonsi


Par illassa.benoit
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