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Actualités Africaines

Mercredi 21 octobre 2009

La leçon de démocratie d'Ali Bongo au roi Boni 1er du Benin 

 

 
 Mercredi 21 octobre 2009 

 
"Ali Bongo Ondimba a ouvert son premier conseil de ministres par une minute de silence, en mémoire de son père Omar Bongo Ondimba qui a occupé le fauteuil présidentiel durant 41 ans. Aussitôt installé dans le même fauteuil, le nouveau président a donné un grand coup de balais dans l’administration y compris dans celle de la présidence de la République.



Le cabinet privé du chef de l’Etat est ainsi supprimé, les nombreux postes de hauts représentants – hauts commissaires, hauts conseillers coordonnateurs disparaissent aussi.


Les coûteuses cérémonies d’installation de nouveaux ministres ne seront plus qu’un souvenir. Désormais les nouveaux ministres se voient interdit d’aller fêter leur nomination dans leur village."

Source: Jeune Afrique

Cet extrait fait forcément penser à la situation au Bénin de l'émergence. Combien de conseillers, de chargés de missions, d'hommes sans attributions fixes et/ou avec de statut officieux compte aujourd'hui le Palais de la Présidence? Difficile de répondre à ce questionnement. Et, contrairement à ce que vient de faire le tout nouveau hôte du palais de la présidence gabonaise, chaque remaniement ministériel, chaque limogeage, est suivi, au Bénin, de la création d'un nouveau poste au Palais de la marina: pas question de se faire des ennemis parmi les amis d'hier. Après une marche, un meeting de soutien, une déclaration d'une association, d'un mouvement qui flatte l'égo du Président ou qui décrète le 2ème mandat comme acquis, une nomination suit toujours.


Sur le 2ème volet, exception faite du ministre Koukpaki et dans une moindre mesure de son collègue Kogui N'douro, tous les ministres de Boni Yayi ont organisé une marche ou un metting de remerciement. De même que les directeurs de société d'Etat, les simples cadres; comme si les villages ou localités qui n'ont pas un fils au gouvernement ou à poste de grande responsabilité doivent organiser des marches et des meeting de protestation. Le Gabon qui a plus de ressources que le Bénin dit niet à tout ceci. ALi Bongo qui légitiment peut penser à un 2ème mandat dégraisse la Présidence, l'administration et interdit les dépenses inutiles de meeting de remerciement.
Pour une leçon, c'en 'est une bonne
Source: L'Araignée

 



Par illassa.benoit
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Jeudi 10 septembre 2009

Emissaires de Yayi Boni chez Blaise

 

Compassion et solidarité du peuple béninois aux sinistrés du Burkina Fasso

 

10/09/2009

 

Le président de la République sœur du Bénin, le Dr Yayi Boni, a dépêché une délégation auprès de son homologue burkinabè, Blaise Compaoré. L’audience accordée aux émissaires conduits par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Christophe Kint Aguiar, a eu lieu le mercredi 9 septembre 2009 et a porté sur un témoignage de solidarité de ce pays voisin aux sinistrés de la catastrophe du 1er septembre dernier à Ouagadougou.

 

 

L’intégration sous-régionale et les valeurs de bon voisinage commandent une solidarité agissante entre les peuples, condamnés à vivre ensemble. La volonté des gouvernants de préserver cette donne se manifeste chaque fois que possible.

Après le modus vivendi de Cotonou sur le différend frontalier Burkina-Bénin intervenu le lundi 7 septembre courant dans la capitale économique béninoise, et qui vise à assainir les relations entre les deux pays frères, la patrie du roi Béhanzin vient, encore une fois, de prouver son ardent désir de rester attachée dans la solidarité avec les Burkinabè.

 

Les envoyés du président Yayi Boni l’ont exprimé de vive voix au chef de l’Etat, Blaise Compaoré, qui les a reçus au palais de Kosyam.

 

Au sortir de cette entrevue, le chef de la délégation, le ministre béninois du Travail et de la Fonction publique, Christophe Kint Aguiar, a confié à la presse l’objet de leur visite. Il s’agit d’une délégation gouvernementale porteuse d’un message spécial du président du Bénin, à son frère et ami Blaise Compaoré.

On retiendra pour l’essentiel qu’il est question d’une mission qui s’inscrit dans le cadre de l’élan spontané de compassion et de solidarité fraternelles du peuple et du gouvernement du Bénin aux sinistrés de Ouagadougou lors de la pluie torrentielle du désormais mardi noir 1er septembre 2009.

Les Béninois, selon monsieur Aguiar, ont été très sensibles au drame que vivent les victimes de la catastrophe. Porté par le même élan, le gouvernement du Bénin, à travers le service national de la protection civile, a envoyé aux services compétents du Burkina Faso, un don symbolique d’environ deux tonnes de divers matériels et équipements. La remise officielle de ce don intervient en principe aujourd’hui même.

D. Evariste Ouédraogo

Source: L'Observateur Paalga

 

 

 

 

 

Il y a 3 commentaire(s) pour cet article

 

posté le 10 septembre 2009

Salut,

Je ne sais pas si mon commentaire va passer mais bon ... Je ne comprends pas d’où vient ce patriotisme béat et irreflechi dont on ne cesse de gaver les oreilles des honnêtes citoyens.Si quelqu’un a l’argent, et qu’il veut donner qu’il donne. Le gouvernement est mal placé pour dire du n’importe quoi la dessus.Ce gouvernement et ce pouvoir peut bel et bien mobilisé 70 milliards de FCFA et ce, en un coup d’oeil.Alors, un peu de respect et de decence. Ceux qui veulent faire quelque chose, et beaucoup sont honnêtes et de bonne foi, qu’il le fassent.Mon salaire du mois ne m’a jamais suffi.Voici pourquoi mon enfant connait l’importance de l’argent.Vous ne vous rappelez pas la randonnée bobolaise du fils de Bassolé ?? La brûlure de 10 000FCFA du fils de Diendéré ?? (relaté par l’Obs dans une lettre à Laye).Et je passe sur les courses à moto mortelles souvent à Ouaga 2000 des enfants de nos "gourous".Ces propos ne sont pas celui d’un aigri, sinon aigri comme le système injuste et l’impunité au Faso.Mon salaire en tant que fonctionnaire de l’ETAT represente à peine l’argent de poche mensuel des enfants du régime.Alors de grâce, epargnez moi des propos qui n’ont aucun intérêt.C’est déjà difficile de joindre les deux bouts, et maintenant avec les parents sinistrés à aider, je voudrais qu’on épargne les gens de ces publicités obscènes.Blaise par exemple en train de contribuer ou de manger le riz des sinistrés.Quelle comédie tragique !!! Quand pour une opération de cataracte(d’après l’Obs), on va à l’extérieur, il faut bien nous respecter et nous épargner ces mises en scènes dégueulasses d’un autre âge. Qui sont les responsables ??,Ils sont bien connus alors arrêtons de jouer à l’hypocrisie.Quand un maire dont les parents n’ont pas de fortune connue, quitte de la moto à la voiture présidentielle francaise, il faut se poser des questions légitimes.Devant, chez le Maire Simon Compaoré, c’est bien viabilisé et goudroné.La seule rue goudronée à ce niveau de Gounghin.Et que dire du nom de la rue ?Un certain Pasteur Compaoré ??? qui n’a sans doute rien fait pour ce pays. L’argent mobilisé sera bel et bien détourné.Que sait on aujourd’hui des fonds de solidarité ?Ont ils permis à un seul burkinabè honnête de sortir de la pauvreté ?Blaise en son temps avait remis 10 000 F, je crois.Et comme je sais qu’il est 100 milliard de fois plus riche, que moi, j’ai fait la division, et je me suis rendu compte que je devais rien remettre.Je mettrai 1 FCFA quand BLaise et autres Tertius, Simon, Rock remettront 100 milliards.Quand on a un parc animalier en son nom, dont le budget journalier ou hebdomadaire pourrait soulager tant de personnes, il faut se garder de parler de patriotisme là où il faut juste reconnaitre ses torts et procéder à une bonne distribution des ressources. Alors, Messieurs, Mesdames, juste un peu de décence, d’honnêteté et de responsabilité. Merci.


 

posté le 10 septembre 2009, par GI

On n’a pas envie d’être cynique mais nos dirigeants nous obligent : Dernier conseil de ministres : passation gré en gré d’un marché pour construire un piste d’atterrissage à l’entreprise EBOMAF. Le montant : plus d’un milliard de fcfa. Un piste à Ouahigouya qui va servir à quoi finalement ? Question de priorités...


 

posté le 10 septembre 2009, par Tinginbiiga

Il aurait été plus intelligent de convertir les frais de cette missions en don. Commençons par être pragmatique en Afrique Noir. Félicitations aux informaticiens de l’Obs. qui ont installé de quoi filtrer les mauvais messages.



 

Par illassa.benoit
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Lundi 3 août 2009
 
30-07-2009 - LA NOUVELLE TRIBUNE

 

 


Cotonou, Lomé et Niamey: Capitales de tous les dangers pour les journalistes

(La démocratie menacée)


Depuis quelques mois, les journalistes sont la cible d’attaques et d’intimidation tant de la part des gouvernements que de vils individus aux mentalités tordues au Niger, au Bénin et au Togo. Une recule grave en matière de démocratie en Afrique de l’ouest qui n’honore guère les dirigeants.
Il souffle un mauvais vent sur la corporation des journalistes dans la sous-région ouest africaine. Le Bénin, le Togo et le Niger sont les pays où actuellement il n’est pas bon de se déclarer journalistes. Car, les ennemis de la vérité sont aux aguets et sont prêts à tout pour en découdre avec tout homme des médias qui entend faire son métier honnêtement. Les différents actes perpétrés contre les porte-voix de toutes les couches de la société sont plus éloquents

Au Bénin : service de renseignement et badauds, même combat

 

Plus que jamais, les journalistes sont dans l’œil du cyclone depuis l’avènement du renouveau démocratique au Bénin. Les intimidations et autres attaques se succèdent de telle sorte qu’on se demande si cela ne fait pas partie d’un plan savamment orchestrer pour tiédir l’ardeur des journalistes au travail. D’abord, c’est par des appels téléphoniques anonymes ou à partir de numéros cachés, que certains journalistes sont interpellés après des écrits pour leur faire comprendre qu’ils étaient dans un mauvais rôle en ne s’alignant pas dans les rangs du changement. De cette technique, l’un des chroniqueurs de votre Journal « La Nouvelle Tribune » en a été victime. Il s’agit de l’écrivain, Florent Couao-Zotti. Selon ses propos, il a reçu un appel au cours duquel son interlocuteur lui dit et affirme appeler de la présidence de la République. Celui-ci lui fait comprendre qu’il ne perdait rien pour attendre avec ses écrits et qu’il en paierait de sa vie. Loin d’avoir été intimidé, le chroniqueur a, comme l’exige la loi, fait une déposition dans un commissariat de la place.

Le week-end écoulé, c’est une équipe de reportage de l’Ortb, conduite par le confrère Wabi Boukary qui prenait des images dans un marché d’une localité du département des Collines qui a été invectivé par un individu se présentant comme un agent de la présidence. La manière peu courtoise, à la limite grossière du prétendu agent, permet de comprendre qu’il portait une certaine aversion pour les hommes de la plume et du micro. Après l’étape des coups de fil, c’est désormais, est-on tenté de dire la phase d’attaque physique des journalistes.

En effet, dans la semaine écoulée, c’est le journaliste Sulpice Oscar Gbaguidi de la chaîne de télévision Canal 3, dont les chroniques ne sont pas toujours des plus tendres qui a été agressé alors qu’il rentrait chez lui. Un acte barbare dont les auteurs ont disparu dans la nature. N’ayant pas cherché à emporter son véhicule ni autre objet lui appartenant, on ne peut s’empêcher de penser à un règlement de compte.
De cette obscurité qui entoure encore l’agression de notre confrère de Canal 3 et les vrais ou faux appels et agents du service de renseignement de la présidence, on ne peut s’empêcher d’avoir des inquiétudes sur le sort des journalistes dans le ‘’pays-laboratoire’’ de la démocratie en Afrique.

Au Togo : Chasser le naturel, il revient au galop.

 

Le 23 juillet dernier, une marche des journalistes togolais contre l’agression d’un journaliste de Radio Métropolys a été dispersée parles gendarmes. Au motif que le pays n’appartient pas aux journalistes seuls, le directeur de la gendarmerie a demandé à ses hommes de charger les manifestants dès qu’ils vont parcourir une distance de 5 mètres. Toute chose qui contraste avec la volonté prônée par le président de ce pays de restaurer l’Etat de droit longtemps mis en veilleuse par une son feu père. Si non, comment un pays dont les délits de presse ne sont plus sanctionnés de privation des libertés individuelles, soit encore à réprimer des marches pacifiques de ceux-là qui ont pourtant œuvré à ce que le Togo soit mieux vu par les organismes internationaux. On a tout simplement l’impression que certains responsables militaires togolais sont encore nostalgiques de leur passé « glorieux ».

Au Niger, la loi de l’omerta : Moins on parle, mieux on s’en porte.

 

C’est connu de tous que le président nigérien, Mamadou Tandja a étalé au grand jour ses velléités  de prédateur des libertés et de la démocratie. Dans son noir et lugubre désir de demeurer au pouvoir en assassinant la démocratie, rien apparemment ne l’arrête. Dans l’accomplissement de son égoïsme sans nom, il n’a pas hésité à dissoudre toutes les institutions républicaines qui n’ont point épousé son projet. Le parlement, la Cour constitutionnellement et bien d’autres, constituent désormais des souvenirs dans la mémoire des Nigériens. Après ces institutions, c’est le tour des journalistes de subir la loi de l’omerta. En effet début juillet, le président Tandja a donné plein pouvoir au président du Conseil supérieur de la communication afin qu’il sanctionne sans préavis tout organe de presse qui publierait ou diffuserait des informations susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte à la sûreté de l’Etat. Alors que par le passé, le président du (Csc) et ses pairs ont toujours délibéré par consensus. Certains organes ont déjà mis fin à certaines émissions portant sur la politique nationale parce que des invités sont arrêtés dès qu’ils sortent de studio.  On se rappelle encore l’arrestation arbitraire de Moussa Kaka il y a quelques mois, ce n’est donc pas pour autant une situation nouvelle. Cependant, on ne saurait admettre le fait.

La démocratie menacée

 

Paradoxalement les trois pays sont limitrophes. Mieux, il se profile à l’horizon l’élection présidentielle dans ces pays. Déjà en décembre, ce sera le tour du Niger qui est en proie à un tripatouillage de la Constitution. L’année prochaine, les togolais vont aux urnes pendant que les Béninois attendront 2011. Dans les trois cas, plus personne ne doute de la volonté des présidents de rempiler. Ce qui amène à conclure que pour rester au pouvoir, ces chefs d’Etat seront prêts à faire feu de tout bois. Si le doute n’est plus permis dans le cas du Nigérien, on se souvient que le Togolais avait déjà démontré ses capacités à remporter une élection par tous les moyens. Même à faire enlever les urnes par les soldats. Quant à Boni Yayi, pris en pitié et porté en triomphe par les différentes couches de la société béninoise pour avoir été visé par une loi sur la résidence sur le territoire national, est aujourd’hui en proie à une contestation sans nulle autre pareille.

 

Mieux, les scandales se succèdent et mettent à mal sa profession de foi de bonne gouvernance et de champion touts catégories contre la corruption. Alors, le fait que les journalistes qui ont été les vrais acteurs de son accession au pouvoir, relaient aujourd’hui ses déboires, suffit-il que ces derniers soient devenus des persona non grata ? Ou tout ce qui se passe, serait-il le fait  de collaborateurs zélés ? Toujours est-il que ces actes ne grandissent pas la démocratie. Désormais, que les vœux pieux et autres déclarations d’amour à l’endroit de la presse se concrétisent. La presse étant le baromètre de toute démocratie, la muselée ou l’empêcher d’exercer en toute liberté, ne serait qu’un acte négatif que l’histoire se chargera de retenir et de communiquer à la postérité.

Benoît Mètonou

 



Par illassa.benoit
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Mardi 16 juin 2009
 

Bonjour,

 

Je vous invite à :

- boire beaucoup d'eau

- prendre votre poul/tension artérielle avant de vous engager dans la lecture de ce qui suit.

 

La Fortune de BONGO

 

* 2 comptes bancaires à Chypres : Bank of Cyprus => 22 millions de dollars - Hellenic Bank => 14 millions de dollars

 

* 4 comptes bancaires en Frances contenant respectivement : Société Générale => 17,6 millions d'euros - BNP Paribas => 14,3 millions d'euros - Ex-Credit Lyonnais => 8,2 millions d'euros - HSBC Paris => 3,2 millions d'euros.

 

* Divers comptes en banque, soit à son nom ou au nom de Abdullah Wad, ou au nom de Aboula Tzipi Wade ou au nom de Abadalaye Fabien Wade :

 

* 4 comptes bancaires à Dubaï contenant respectivement : Commercial Bank Of Dubaï => 32,5 millions de dollars - CityBank => 26,3 millions de dollars - Emirate Bank => 16,1 millions de dollars - Standard Chartered Bank => 10,9 millions de dollars.

 

Bien mal acquis

Par équilibre - libreville

 

A propos des biens mal acquis par Bongo et sa famille, on peut considérer aussi comme étant mal acquis le financement des campagnes présidentielles en France, et financées par Bongo. Par conséquent, tout cet argent mal acquis par les hommes politiques français doit être restitués aussi à l'Etat Gabonais. Nous connaissons qui en ont bénéficiés.... Alors, rendez à l'Etat gabonais son bien SVP.

 

- Des actions dans les structures suivantes, soit directement ou indirectement : AIBD (20 % des actions totales) - DAPORT Sénégal (30 % des actions) - BEN LADEN Sénégal (20 % des actions) - Dakar Dem Dikk (80 % des actions totales) - SATTAR ( 30 % des actions) - OIL Libya (30 % des actions) - ZAM ZAM (20 % des actions) - Jafza Sénégal (10 % des actions) - Veolia Sénégal (10 % des actions) - GECOM Industries (20 % des actions) - IRIS Sénégal ( 20 % des actions) - Expresso Sénégal (15 % des actions) - DELARUE Sénégal (5 % des actions) - MEDIATIQUE Afrique (10 % des actions) - AFRICA SALT (10 % des actions) - DP World Sénégal (10 % des actions) - HENAN Chine Sénégal (10 % des actions) - OFFNOR Shipping Sénégal (20 % des actions) - SERPM (Société d'Etude et de Réalisations des Phosphates de Matam, 25 % des actions) - Cabinet CICE (30 % des actions)

 

- Un hôtel de 90 chambres à Casablanca - Un hôtel 60 chambres à Marrakech - Un hôtel de 48 chambres à Paris XIVème - un hôtel 50 chambres en Suisse.

 

- 2 comptes bancaires en Suisse : Banque Migros => 43 millions CHF - Banque Coop => 65,2 millions CHF 25°

 

- Un parti politique dont il est le seul actionnaire à 100 %.

 

- Le patrimoine mobilier et immobilier du parti est en copropriété avec son fils Karim Ada : 500 voitures Pickup, 150 voitures 4x4, 35 voitures 8x8, 1 avion 20 places, 1 Péniche, 1 Yacht stationné à Nice, 1 permanence neuve construite sur un terrain de 5000 m2

 

- Un immeuble de 4 étages à Paris XVIème. Valeur estimée : 8 milliards - Une propriété à Montpellier - Une propriété à Bordeaux - Une villa en Côte d'Azur - Une villa à Orléans - Une maison de maître à Lilles - Une propriété dans le Michigan - Une propriété à New Orléans - Une propriété dans le Wisconsin - Un immeuble de 3 étages à New Jersey

 

*** 2 comptes bancaires aux USA : Bank of America => 6,2 millions de dollars - HSBC => 2,8 millions de dollars

 

- Un terrain de 100 hectares à Touba - Un terrain de 150 hectares aux environs de Tivaouane - Une propriété de 10 hectares à Popenguine - Une cité de 100 maisons à louer à Kebemer - 60 maisons achetées du Plan Jaxaay - Des vergers et champs cultivés d'à peu près 5000 hectares répartis dans différentes régions du Sénégal - Une propriété à Versailles, en copropriété avec son épouse, réfectionnée et étendue. Valeur estimée : 4 milliards

 

- Un terrain bientôt rasé de 3 hectares dans Dakar Centre Ville. Valeur estimée : 30 milliards - Un immeuble de 10 étages à la Rue Docteur Theze. Valeur estimée : 2 milliards - Une cité de 20 villas sur la Corniche, à hauteur de la villa de l'ex président Senghor. Valeur estimée 10 milliards - Un terrain de 10.000 m² au niveau du Stade LSS. Valeur estimée : 1.750.000.000 f

 

Cdlt.

  



Par illassa.benoit
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Samedi 18 avril 2009
Lignes Ennemies
par Souleymane Jules Diop

 

 

 


Chacun pour choix, Dieu partout
 
Jeudi 16 Avr 2009

 

« La pompe des enterrements
regarde plus la vanité des vivants
que l’honneur des morts »
LA ROCHEFOUCAULT

 

L’actualité de la semaine, marquée par la triste nouvelle de la disparition de Karine Wade, épouse de Karim Wade, ne doit pas nous faire oublier que les Wade ont choisi le jour de l’installation du maire de Dakar pour organiser ses funérailles à... Dakar. On me reprochera encore de « politiser » la disparition de cette ancienne camarade d’université de Sindiely Wade, que j’ai connue alors qu’elle venait de débarquer à Dakar pour retrouver celui qui deviendra son mari. Je dis donc ma tristesse de la voir partir. Je suis surtout triste pour ses enfants. Mais comme je ne pense pas que sa maladie date de la défaite la coalition Sopi à Dakar au soir du 22 mars, je continue de penser que si Karim Wade avait été élu maire, ils auraient organisé ces funérailles avant ou après, pas le jour retenu pour l’investiture du nouveau maire.

Depuis l’annonce officielle du décès de madame Wade, tous les programmes prévus sur le calendrier républicain ont été reportés. La télévision nationale a réservé des tranches horaires entières aux condoléances des institutions de la République à Karim Wade et à sa famille. Dès qu’ils ont appris la nouvelle, des ministres et membres influents de la Génération du concret ont tout abandonné pour se rendre à Paris. Mercredi, ils étaient des dizaines à attendre au pied de l’avion pour pleurer tendrement cette grande perte pour la République du Sénégal. Aucune personnalité de la République, soit-elle la plus éminente, n’a jamais reçu autant d’égards de la part de la République. On peut compatir à la douleur de la famille et dire quand même qu’à ce point, « trop haut, c’est trop » !
Jamais, dans l’histoire de la République, il n’y a eu un tel raffut pour commémorer une personne que si peu de gens connaissent. Pas même le président Senghor, premier président de la République du Sénégal, n’a bénéficié d’une telle attention. Encore moins Mamadou Dia, parti dans l’indifférence totale des tenants du pouvoir et de ceux qui s’empressent aujourd’hui de verser des larmes devant les caméras pour se faire remarquer. Je ne pardonnerai jamais à Abdoulaye Wade le mépris avec lequel il a accueilli le rappel à Dieu du président Dia. La veille de la célébration de notre fête de l’indépendance, son épouse, qui a été pendant longtemps la première dame du Sénégal aux côtés de Collette Senghor, a suivi l’ancien président du Conseil dans le plus grand des silences. Elle aurait mérité, cette dame, les condoléances de la République au nom de notre devoir de mémoire et de la contribution de son époux à l’indépendance de notre pays.

C’est même trahir une femme qui a vécu toute sa vie durant dans un effacement quasi monastique, que d’organiser ses funérailles avec autant de publicité et de désinvolture. Je veux parler de Karine Wade, bien sûr. Et comme Abdoulaye Wade ne fait jamais rien sans tenir sa machine à calculer dans les mains, je le soupçonne d’avoir voulu transformer la cérémonie d’investiture du nouveau maire de Dakar qui était prévue ce jeudi en un jour de deuil national. Le cordonnier n’abandonne rien, décidément.
 
La même maladresse est notée au sujet de la publicité tardive faite autour de la conversion supposée de cette dame à la religion musulmane. Si Karine Wade n’a pas fait de publicité autour de sa confession religieuse, pourquoi vouloir convaincre les Sénégalais avec autant d’insistance qu’elle était devenue une musulmane du nom de Aïda Marème ? C’est d’autant plus incompréhensible qu’il ne viendrait à personne l’idée de demander si Karim Wade a été baptisé musulman le 8 septembre 1968, par quel musulman et en quelle clinique. Comme il ne viendrait à personne l’idée de demander si Viviane Vert s’est convertie à l’islam, en quelle année, auprès de quel marabout et sous quel nouveau nom. Il y a des chrétiens sénégalais, des juifs sénégalais comme il y a des animistes sénégalais. Et dans ce pays de grande tradition, seul un nommé Abdoulaye Wade a été tenté une fois de remettre en cause le caractère laïc de la République. La religion de Karine Wade ne change rien à la tristesse que nous pouvons éprouver pour ses enfants et pour ses parents, qui sont les grands perdants.
 
Un membre de la Génération du concret l’a même appelée « ange ». Mais il eut été plus avisé de le lui dire de son vivant. Je me limite, pour ce qui me concerne, à dire qu’elle devait être une bonne mère pour ses enfants, et que vivre avec un homme aussi « occupé » que Karim Wade ne devait pas être une mince affaire. Les raisons du décès de madame Wade, quelles que douloureuses qu’elles puissent être, me font penser aux milliers de femmes anonymes qui meurent chaque année du cancer dans ce pays, parce qu’elles n’ont pas accès à des soins médicaux adéquats. Il y a quelques semaines, je suivais une émission de la télévision nationale consacrée à la maladie. Une femme y expliquait qu’il lui a fallu vendre ses grands-boubous et ceux de sa mère pour pouvoir se soigner. 2500 cas de cancers du sein sont déclarés tous les ans au Sénégal. La plupart ne survivent pas, à côté de toutes celles qui meurent sans savoir de quoi elles étaient malades, faute de moyens.
 
Il y a aussi toutes ces femmes qui meurent des suites d’un accouchement ou au cours des évacuations qui se font à dos d’âne. Excusez-moi, mais quand, dans un pays, les populations sont réduites à un tel état de pauvreté, on doit se garder de faire voler des jets privés et de parler de sa « fortune » dans les médias. C’est une indécence aussi coupable que celle dont on nous accuse ces derniers jours.
 
De là, j’imagine les larmoiements apitoyés des courtisans de la République. Ils ont déjà entamé leur procession à l’arrivée de la dépouille mortelle. Ils pensent tous que leur position dans le prochain gouvernement dépendra de la quantité de larmes qu’ils auront versée. Ils pleurent Karine Wade, mais c’est pour dire à Karim Wade à quel point ils l’aiment, détrompez-vous.
 
Ce que toute cette oraison fumiste révèle, malheureusement, c’est la prise d’otage de la République par une petite caste familiale sans retenue. J’essaie d’imaginer le nombre de sympathies que Karim Wade se serait faites si, au lendemain de sa défaite, il avait remercié les Sénégalais qui ont voté pour sa coalition et félicité les vainqueurs. On aurait tous crié « mais quelle grande humilité, ce Karim Wade » !

Ce que nous avons découvert par la suite, et que nous savions pour la plupart d’entre nous depuis longtemps, ne le dispensait pas d’un tel devoir auquel son père s’est soumis volontiers. Si nous lui devons, à vrai dire, de la sympathie et des condoléances, il devait au peu de gens qui ont voté pour lui un merci, et des félicitations à ceux qui l’ont battu où il s’est présenté.

Cette mort, que nous regrettons encore une fois, est aussi une leçon de vie : nous sommes tous égaux devant la mort. Pourquoi ne le serions nous pas devant la vie ?

La démocratie a ceci de commun avec la mort qu’elle ne relève ni de l’aisance ni de la connaissance, encore moins de la naissance. Il en est de même de la « fortune ». On ne l’emporte pas dans la tombe comme on ne l’emporte pas avec soi dans l’isoloir. C’est la leçon que les Sénégalais ont voulu administrer aux tenants de ce régime le 22 mars dernier, mais ils ne semblent pas avoir bien été compris. Ils ont voulu dire, encore une fois, nous en avons marre de cette frivolité démagogique et de cette luxure aveuglante. Vous ne les emporterez pas dans la tombe !
SJD

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Par illassa.benoit
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Dimanche 15 mars 2009
 

Dépravation des moeurs au Cameroun

 

samedi 14 mars 2009, par Dorothée Ndoumbè


Le carrefour "J’ai raté ma vie" et "la Rue de la joie", lieux de déperdition à Douala

Dans la capitale économique camerounaise, Douala, le carrefour "J’ai raté ma vie" et "la Rue de la joie" ont un point commun : les centaines de bars jonchent les routes de gauche à droite. Ils sont ouverts 24 heures sur 24, et l’on y pratique le commerce clandestin du sexe. De mémoire de Camerounais, ces quartiers ont reçu leur nom de baptême à cause de ces nombreux bars qu’on y trouve et de la dépravation des mœurs.

 

A l’origine, le carrefour "J’ai raté ma vie" s’appelait "Rue non glacé", à cause des bars qui y existaient, mais ceux ci n’offraient pas des boissons rafraîchissantes du fait de l’absence du courant électrique dans le quartier. Les réfrigérateurs et les congélateurs ne pouvaient pas jouer leur rôle, et les tenanciers de bars offraient des boissons chaudes aux clients.

 

La construction de la première route par les Chinois à Douala a entrainé l’ouverture de nouveaux bars, auberges et motels, très vite le lieu est devenu célèbre pour les disciples de Bacchus. Des jeunes filles et des jeunes hommes désœuvrés viennent ici dans l’espoir de changer leur vie. La devise ici est "sexe - bière - viande". Lorsqu’on interroge ces jeunes sur leur comportement insouciant, leur réponse est simple : "Laissez-moi tranquille, j’ai raté ma vie". Une sorte de désinvolture qui montre qu’ils n’ont plus rien à perdre ou à gagner. Les populations ont adopté cette expression pour désigner le quartier qui porte bien son nom. Désormais, c’est un lieu de déperdition où l’on rencontre des prostituées, des braqueurs, des soulards...

Jeunes filles en perdition

Les filles de 12 ans sont à la merci de n’importe qui. Il suffit d’arriver à leur adresser la parole et la conversation s’achève dans une auberge. La fille repart avec 1000 ou 1500 francs CFA, l’homme la tête vidée de toute la pression de la journée et le cœur léger ! Les jeunes filles qui ont "raté leur vie" sillonnent les bars à longueur de journées et toute la nuit. Leurs cibles premières sont les bars ayant des chambres de passage pour donner du plaisir à ces hommes prêts à payer. Victor est élève en cour du soir, et le jour il vend des cigarettes. Son panier de cigarettes sur la tête, il déambule dans la rue "j’ai raté ma vie". "Quand on rencontre une femme dans cette rue, quelque soit ce qu’elle fait, la première idée qu’on a d’elle est négative" dit-il.

 

Les noms des établissements de plaisir sont divers : "Pharmacie bar", "le ministère de l’ambiance", "Betacam", "Folklore", "Tour Eiffel Club", "Flotambeau", "Grand Bateau", "Métro bar"... Dieudonne Abdoulai est vendeur au bar "Sokas". "Nous repoussons les filles de rue ici, leur habillement seul nous amène à les tenir loin de notre bar. D’ailleurs, nous avons parfois des affrontements avec elles", déclare-t-il. Tous ceux qui viennent ici sont "fichés", on a une idée négative d’eux. Dieudonné affirme que ceux qui viennent au carrefour "J’ai raté ma vie" ont véritablement raté leur vie. Les filles sont perdues et elles n’ont personne pour les orienter. Elles sont laissées à elles-mêmes et suivent leurs amies. La nuit, ces filles mettent des tenues qui ne laissent pas seulement deviner leur forme mais dévoilent carrément toute leur intimité.

Le préfet du département du Wouri sévit

A la "rue de la joie", à Deido, c’est le même scénario. Ici, c’est le lieu de rencontre de ceux qui veulent mettre un peu de piment dans leur vie. On rencontre ceux qui viennent noyer leurs soucis dans un verre ou une bouteille de bière accompagnés d’un plat de poisson braisé. La soirée s’achève souvent dans l’auberge du coin ou dans une chambre du bar. Selon un tenancier, il y a ici comme au carrefour "J’ai raté ma vie", des filles qui font une semaine sans retourner chez elles. Elles ont raté leur vie, mais grâce à ce commerce du sexe, certaines ont pu envoyer leurs enfants en Europe. D’autres entretiennent leur famille avec cet argent. A la "rue de la joie", on est toujours joyeux. Il y a de la musique dans tous les coins. On danse sur les trottoirs. Parfois, les véhicules n’ont pas de place pour circuler. La population paraît allègre devant l’illusion que tout va bien.

 

Il y a quelques semaines, le préfet du département du Wouri, à Douala, Bernard Okalla Bilaï, a pris la décision de fermer ces débits de boisson et ces commerces du sexe. La décision n’a pas rencontré l’assentiment de tout le monde. Beaucoup considérait déjà "la rue de le joie" et "le carrefour j’ai raté ma vie" comme leurs lieux de service. La fermeture des bars et auberges va changer l’aspect de ces quartiers, et les riverains en sont heureux. Les tenanciers des bars et auberges ont eu une rencontre avec Bernard Okalla Bilai, préfet du Wouri. Mais il a tout de même ordonné la fermeture de ces lieux de jouissance. Une partie de la population demande même que le nom des rues soit changé. Le carrefour "J’ai raté ma vie" doit être rebaptisé "Rond point chinois" car c’est la première rue et le premier rond point construits par les Chinois. "C’est une rue belle et éclairée", dit Dieudonné Bilai. En attendant, on continue d’aller au carrefour "J’ai raté ma vie" et à la "rue de la joie" pour changer de vie, noyer les soucis, le temps d’une bonne bière ou de quelques heures de bon temps avec les "belles de nuit".

  



Par illassa.benoit
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Vendredi 6 mars 2009

Zimbabwe: l'épouse du premier ministre meurt dans un accident

Susan Tsvangirai, en compagnie de son époux Morgan, en 2003. L'épouse du premier ministre zimbabwéen est morte le 6 mars dans un accident de voiture.
AP
Susan Tsvangirai, en compagnie de son époux Morgan, en 2003. L'épouse du premier ministre zimbabwéen est morte le 6 mars dans un accident de voiture.
 

L'épouse du premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, Susan, est morte, vendredi 6 mars, dans un accident de la route au cours duquel son mari a également été blessé, selon un responsable du Mouvement pour le changement démocratique. "Mme Tsvangirai est morte sur le coup", a-t-il expliqué, soulignant que les causes de l'accident n'étaient "pas claires". Le chef du gouvernement a été hospitalisé dans un hôpital de la capitale, Harare, dans un état qui n'est pas jugé critique.

 
Morgan Tsvangirai, 56 ans, a été intronisé le 11 février premier ministre d'un gouvernement d'union, après un accord avec son rival historique, le président Robert Mugabe, 85 ans, pour mettre fin à l'impasse politique qui paralysait le pays depuis des mois. Cet accident soulève de nouvelles inquiétudes sur la réussite du nouveau gouvernement d'union, déjà déstabilisé par l'arrestation de Roy Bennett, un proche de M. Tsvangirai, et des désaccords sur la nomination de certains responsables.
 
"CETTE TRAGÉDIE, DANS UN TEL CONTEXTE, SOULÈVE BEAUCOUP DE QUESTIONS"
 
Selon un analyste auprès de l'International Crisis Group, Sydney Masamvu, "les tensions sont encore fortes et il y a beaucoup de méfiance entre les deux partis politiques (...). Cette tragédie, dans un tel contexte, soulève beaucoup de questions". S'il s'agit simplement d'un accident, "il n'y aura donc pas de conséquences politiques directes pour le Zimbabwe", tranche Dirk Kotze, de l'Université d'Afrique du Sud. "Mais cela entraînerait une crise majeure s'il y avait des doutes sur le fait que ce n'était pas juste un accident", souligne ce professeur.
 
Le gouvernement britannique a fait part, vendredi, de sa "profonde tristesse" après cet accident. "Nous surveillons la situation de près", a déclaré une porte-parole du ministère des affaires étrangères.
Par illassa.benoit
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Samedi 25 octobre 2008
 

«Les notes sexuellement transmissibles » tuent la qualité de l’enseignement

 

 

 

24 octobre 2008 - IRIN

 

L’exploitation sexuelle dans les écoles africaines est devenue un phénomène tellement répandu que les élèves ont inventé leurs propres termes, afin de faire référence aux relations sexuelles qu’ils ont avec leurs enseignants.

Qu’il s’agisse de « notes sexuellement transmissibles » ou de « FS » pour « fatigue sexuelle », en référence à l’épuisement causé par les divers rapports sexuels que les élèves ont avec leurs professeurs, ces termes argotiques rendent compte de la prévalence de l’exploitation sexuelle au sein des écoles africaines.

Cette terminologie a été découverte lors des recherches effectuées dans le cadre du dernier rapport de Plan International (PI) intitulé ‘Apprendre sans peur’, qui s’inscrit dans la campagne mondiale de l’organisation visant à mettre un terme de la violence dans les écoles.

« Nous avions conscience de l’existence du problème depuis plusieurs années, mais nous ne disposions que d’éléments anecdotiques relatifs à la violence et à ses effets », a déclaré à IRINnews John Chaloner, le directeur régional de Plan pour l'Afrique de l'Ouest et du centre. « Lors de l’élaboration de ce rapport, nous avons parlé aux enfants, aux enseignants et aux parents. En conséquence, nous travaillons désormais à partir de preuves, et non des ouï-dire. »

Le danger de l’abandon scolaire

Alors que les enfants reprennent le chemin de l’école à travers l’Afrique, le rapport révèle des taux alarmants de violence, qui entravent les efforts des gouvernements à offrir une éducation de qualité aux jeunes. En effet, le rapport conclut que de nombreux garçons et jeunes filles abandonnent l’école après avoir subi des violences sexuelles ou des châtiments corporels.

« Nos enseignants devraient être là pour nous apprendre et pas pour nous toucher là où nous ne voulons pas » a confié à PI une jeune Ougandaise de 15 ans. « J’ai l’impression de disparaître du monde si quelqu’un qui est censé me protéger me détruit ».

Selon le rapport, des recherches conduites en Ouganda ont relevé que huit pour cent des garçons et des filles de 16 et 17 ans interrogés avaient eu des rapports sexuels avec leurs enseignants. En Afrique du Sud, des enseignants ont été reconnus coupables d’au moins un tiers des viols d’enfant. Une enquête menée dans 10 villages béninois a révélé que 34 pour cent des enfants avaient subi des actes de violence sexuelle dans leur école.

Les garçons souffrent généralement de châtiments corporels plus violents, et parfois meurtriers, de la part de leurs enseignants que les filles. En revanche, ces dernières sont davantage victimes de violence sexuelle et d’exploitation. Toujours selon le rapport, les filles sont confrontées à la double menace de la violence sexuelle de la part des enseignants ou autres tuteurs, et des autres élèves masculins, lorsqu’elles se trouvent à l’école, ou sur le chemin de l’école.

« Les enseignants justifiaient l’exploitation sexuelle des élèves filles par le fait que leurs vêtements et leur comportement étaient provocants et qu’ils étaient éloignés de chez eux et “en manque” », peut-on lire dans le rapport de PI.

Echanges sexuels

De plus, l’apparente connivence de certaines jeunes filles peut apparaître comme une « zone d’ombre » dans cette situation.

Les expressions « Afrivente » ou « vente gratuite » ont été inventées pour décrire les filles.



Par illassa.benoit
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Dimanche 10 février 2008
 
 
 

L’Egypte domine le Cameroun 1 à 0 et remporte la 26e CAN 

Les Pharaons remportent leur sixième titre

A l’issue d’un match tactique, l’Egypte remporte ce dimanche à Accra la Coupe d’Afrique des Nations (Can) pour la sixième fois. Ils ont dominé le Cameroun 1-0 sur un but d’Aboutrika à la 77e minute.


 Dossier : CAN 2008 : Phase finale

 Notre portail dédié à la CAN



dimanche 10 février 2008, par Antoine Ganne function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}  


Si beaucoup attendaient une finale entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, le match qui a eu lieu hier pour la troisième place (victoire des Black Star 4-2), c’est finalement une finale logique qui a opposé ce dimanche, à Accra, les deux équipes les plus titrées du continent. D’un coté, l’Egypte, championne d’Afrique en titre, à son palmarès 5 Can et 2 participations à une Coupe du Monde. De l’autre, le Cameroun, 4 Can et 5 participations au Mondial.

Les Pharaons égyptiens faisaient figure de favoris. Ils se sont brillamment qualifiés en demi-finale face aux Eléphants ivoiriens (4-1), leur équipe est homogène, composée en majorité de joueurs des deux grands clubs du Caïre, le Zamalek et Al Ahly et ils ont à cœur de garder leur titre face à un adversaire qu’ils ont déjà dominé lors du premier tour. "Le Cameroun est une grande équipe mais nous l’avons déjà battue dans ce tournoi et c’est un bon signe pour nous. Tous mes joueurs sont motivés et veulent garder le titre pour prouver qu’ils sont réellement les champions d’Afrique", a confié à l’AFP l’entraîneur égyptien Hassan Shehata, sûr de son groupe.

En face, les Camerounais, dominés par l’Egypte en poule, vainqueur dans la douleur de la Tunisie 3-2 après prolongation et victorieux du Ghana 1-0 en demi-finale. Ils avaient pourtant dominé tout le match et montré que leur groupe avait des ressources et de l’expérience, à défaut de talent.

Un match tactique

La première mi-temps est équilibrée. Les deux équipes sont tournées vers l’offensive mais ne font aucune faute tactique. A un bon tir coté gauche d’Eto’o non cadré (34e) répond un coup-franc de Zaki qui passe juste au dessus. 0-0 à la mi-temps, tout reste à faire. Les Pharaons vont mieux démarrer le second acte et à la 64e. Hosny, le milieu de terrain égyptien s’élève pour couper un ballon aérien dans la surface adverse et voit le poteau repousser sa tête alors que Kameni, son gardien, n’a pas bougé. L’Egypte prend le match en main et ouvre logiquement le score par Aboutrika, le milieu de terrain d’Al Ahly, à un quart d’heure de la fin. Sur une erreur de Rigobert Song, Zidan arrache le ballon pour servir en retrait son partenaire qui ajuste Kameni. Les Pharaons mènent 1-0 à la 77e.

La fin de match sera camerounaise, notamment avec une main égyptienne non sifflée sur une action d’Eto’o à la 82e minute. Puis une tête de Song qui frôle la transversale dans les arrêts de jeu. Mais les Lions Indomptables se réveillent trop tardivement et ne peuvent empêcher l’Egypte de conquérir son sixième trophée africain.


CAN 2008 : Phase finale

Le Ghana prend la troisième place de sa CAN

Finale de la CAN 2008 : le Cameroun retrouve l’Egypte

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Dimanche 10 février 2008
CAN 2008: Un arbitre béninois désigné pour la finale Version imprimable
Actualités - Sport
Cotonou, Bénin (PANA) - L’arbitre béninois Bonaventure Coffi Codjia vient d’être désigné pour officier la finale de la 26ème Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football qui opposera, dimanche à Accra, l’Egypte au Cameroun, a–t-on appris vendredi à Cotonou de sources sportives.

Devenu arbitre international en 1994, l’incontournable sifflet béninois en est à sa cinquième CAN, après avoir officié lors de la Coupe du monde 2002, de la Coupe des Confédérations 1999 et 2003, des championnats du monde juniors (2001, 2005) et de quatre Coupes d’Afrique des nations (2000, 2002, 2004 et 2006).

Agé de 40 ans, ce fils d'un ancien arbitre international (Alphonse Codjia), Bonaventure Coffi Codjia qui était jusqu'en 1986 joueur, rêvait de devenir un joueur professionnel reconnu sur le plan international.

Suite à un accident qui l'a pendant un moment éloigné des terrains de foot, il accepte d'embrasser la carrière d'arbitrage. Avec l'aide de son père qui lui en avait d'ailleurs fait la proposition, il arrivera à braver les railleries de ses anciens camarades pour qui la profession d'arbitre, n'est que "l'affaire de ceux qui ne veulent pas se gêner".

Devenu en 1987 arbitre de district, il a gravi régulièrement les échelons pour passer d'arbitre fédéral en 1991 à celui d'international en 1994, année où a commencé sa carrière africaine, avec à ce jour, plus de quarante matches à son actif.

Plus à l'aise sur le terrain de foot que partout ailleurs, cet agent de la Société de Constation en Expertise Maritime confie qu'il n'aurait pas pu s'épanouir et mener librement sa profession, s'il n'avait pas fait carrière dans cette société, créée en collaboration avec son père.

Avec son dynamisme et sa passion pour l'arbitrage, il assure s'arranger pour que ses "fréquentes absences ne pèsent pas sur l'évolution de la société".

Passionné du sport, Coffi dont l'arme de réussite est "la persévérance et l'humilité", rêve toujours de gravir les échelons qui pourront faire de lui une star internationale de l'arbitrage.
 
Cotonou - 08/02/2008
Par illassa.benoit
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