Actualités Africaines

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 16:44
Note de lecture
"Ne voulant pas être redevable à un groupe précis, j’ai souhaité que les militants, les citoyens togolais de la diaspora donnent ce qu’ils veulent. Ca a marché, oui."
 
Un exemple à suivre pour tous les béninois de la diaspora qui veulent chasser Yayi Boni du pouvoir en 2011 ? Un exemple à méditer pour tous !!!
 
I.B.
 
Kofi Yamgnane : « Pour le Togo, c’est 2010 ou jamais ! »
 
 
Interview du candidat à la présidentielle togolaise
 
Quelques années après avoir mis fin à sa carrière politique en France, le Franco-togolais Kofi Yamgnane se présente pour la deuxième fois à l’élection présidentielle de son pays d’origine, le Togo, prévue le 28 février prochain. Afrik l’a rencontré le 18 novembre dernier, à Paris, quelques jours avant son départ pour Lomé. De passage en France pour sa campagne électorale, le candidat s’était alors retrouvé, comme ces derniers jours, au centre de l’attention médiatique française et togolaise.

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  mercredi 9 décembre 2009 / par Lola Simonet

Kofi Yamgnane ferait-il de l’ombre au président Faure Gnassingbé ? C’est en tout cas ce que laissent entendre les presses française et togolaise depuis deux jours, après que le candidat à l’élection présidentielle togolaise de 2010 est devenu l’enjeu d’une bisbille diplomatique entre ses deux pays, la France et le Togo. Une querelle autour d’un candidat binational de nouveau sous le feu des projecteurs français, après son passage dans l’hexagone, il y a trois semaines. Venu en France pour chercher des soutiens politiques et financiers, Kofi Yamgnane avait alors dressé le bilan de son séjour français, abordé sa bataille pour des élections présidentielles transparentes le 28 février 2010 [date avancée mais pas encore confirmée par la Commission électorale nationale indépendante], et présenté ses projets pour les Togolais. Il se montrait prêt à entamer une campagne difficile, faisant du « brousse à brousse » sa stratégie de campagne, à défaut d’avoir accès aux médias nationaux. Un outsider « made in France » entré de plain-pied dans la course à la présidentielle togolaise.

 

Afrik.com : Vous êtes venu en France pour chercher le soutien de la communauté internationale afin de mettre en place un scrutin togolais transparent en 2010. Avez-vous obtenu ce que vous vouliez ?

 
Kofi Yamgnane :
Je suis allé où je voulais, oui. J’ai rencontré les membres PS de la Commission des Affaires internationales de l’Assemblée nationale française. J’ai aussi rencontré François Bayrou mais surtout, je suis allé à l’Élysée et au Quai d’Orsay. A tous, j’ai fait part de mes craintes concernant le déroulement du processus électoral togolais à venir. Documents en mains, je leur ai montré une liste de fraudes que le pouvoir en place entendait utiliser pour rester à la tête du pays, parce que je suis persuadé que la communauté internationale peut éviter cela.

 

Afrik.com : Concrètement, comment comptez-vous vous y prendre pour que les élections soient transparentes le jour du scrutin ?


Kofi Yamgnane :

Déjà, il faut savoir qu’il y aura à peu près 6000 bureaux de vote dans le pays. Je compte mettre deux personnes qui me soutiennent dans chacun d’eux. En plus de celles de l’opposition. D’ailleurs avec celle-ci, j’entends bien me mettre d’accord sur une méthode pour empêcher les fraudes. Car empêcher les fraudes, c’est bousculer le RPT [Rassemblement du Peuple Togolais, parti de la majorité présidentielle].

 

 

Afrik.com : Malgré cela, ne pensez-vous pas qu’un scénario à la gabonaise soit possible ?


Kofi Yamgnane :

Non, je ne pense pas. Il faut savoir qu’au Gabon, quand l’ Élysée a demandé des preuves de fraudes, l’opposition n’avait rien à présenter. Elle n’avait pas les chiffres du scrutin ! Nous, nous les aurons. Nous aurons les vrais chiffres. Et non pas ceux que Faure [Gnassingbé, Chef de l’ État togolais] veut que nous ayons. Car, si vous les voulez, ces chiffres-là existent déjà… Il annoncera le soir de l’élection qu’il a obtenu 38% des suffrages, et moi, il me créditera de 1 à 3% des voix.

 

 

Afrik.com : Votre séjour en France avait également pour but de récolter des fonds pour votre campagne. Qu’en est-il ?


Kofi Yamgnane :

J’ai presque obtenu la somme que je voulais, soit un million d’euros. Et de la part de particuliers en plus. Ne voulant pas être redevable à un groupe précis, j’ai souhaité que les militants, les citoyens togolais de la diaspora donnent ce qu’ils veulent. Ca a marché, oui. Récemment, un Togolais vivant aux États-Unis, en Caroline du Nord, m’a appelé. Il m’a dit qu’il comptait envoyer 200 euros dans son village, à Atitogo, pour ma campagne. C’est une bonne chose. Cela suffit amplement.

 

 

Afrik.com : Les Français de Saint-Coulitz, le village français où vous avez été maire, vous soutiennent-ils dans votre aventure togolaise ?


Kofi Yamgnane :

(Il sourit). Pas seulement les habitants de Saint-Coulitz, mais les Bretons en général ! A mon meeting de Quimper (en Bretagne), il y avait plus de 300 personnes, j’en étais très surpris et ému. Ils contribuent également de façon importante à ma campagne. Concernant Saint-Coulitz, je reste très proche de ses habitants. L’un d’eux m’a dit qu’il était très fier qu’un habitant du village parte installer la démocratie ailleurs. A contrario, une habitante m’a confié les larmes aux yeux qu’elle avait peur pour moi. « Ils vont te tuer, n’y vas pas ! », m’a-t-elle presque supplié… Certes, j’ai peur, moi aussi, je ne suis pas un héros. Mais je ne veux pas non plus reculer. Si le Togo doit passer par ma mort, j’y suis prêt.

 

 

Afrik.com : Pourquoi cette ténacité ?

 
Kofi Yamgnane :
Vous savez, j’ai rencontré une dame à Aneho (dans le Sud du Togo, sur la côte). Elle était dans sa case et tenait une photo de son fils dans les mains. Le jeune homme avait une balle au milieu du front. « C’est mon fils unique », m’a-t-elle dit. « Je ne te demande pas de le ressusciter, mais est-ce que tu peux lui rendre justice ? ». C’est tout ce qu’elle m’a demandé. Pour elle, et pour tous ceux qui sont dans le besoin, je ne peux pas faire marche arrière.

 

Afrik.com : Vous retournez au Togo dans quelques jours pour battre campagne. Comment va-t-elle se dérouler ?


Kofi Yamgnane :

Je bats campagne depuis quelques mois déjà, même si la campagne officielle ne débute que le 13 février. Malheureusement je n’ai pas accès aux médias, mais je me déplace beaucoup, pour rencontrer la population lors de réunions de quartiers, de meetings spontanés. Je fais, non pas du « porte à porte », mais du « brousse à brousse » ! (Il Rit.)

 

 

Afrik.com : Qui participe à vos réunions ?

 
Kofi Yamgnane :
Les femmes et les jeunes généralement. Ils sont très nombreux. Je pense que ce sont les franges de la population qui ont vraiment choisi leur camp. A Lomé, j’ai un comité de soutien, ce sont les femmes d’Assigmé qui s’en chargent. Elles sont à peu près 450. Concernant les jeunes, ils sont fougueux, ils en ont assez du pouvoir en place. Certains m’ont même demandé des armes. Voyez par exemple les Zemidjan [
1]. Ils font un travail très difficile. Au bout de trois mois, ils ont des hémorroïdes et la colonne vertébrale fichue. C’est un mal social dont personne ne parle !

 

Afrik.com : Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités ?


Kofi Yamgnane :

(Il soupire.) Tout est une priorité au Togo. Il faut que les gens mangent à leur faim, aient accès aux soins, puissent s’instruire… Tout d’abord, je pense que l’agriculture est primordiale. Les gens continuent à se servir du coupe-coupe et de la daba [

2], par conséquent seulement 25% des terres sont cultivables. Je souhaite qu’on atteigne le double. Il faut également mettre en place des plans d’eau pour irriguer les cultures en saison sèche. Ensuite, l’énergie et la santé sont les deux axes majeurs qui méritent d’être suivis. Quarante médicaments et cinq vaccins sont essentiels aux populations. Il nous les faut. Cela coûtera 4000 milliards de FCFA tous les cinq ans, et nous emprunterons pour financer cet achat.

 

Afrik.com : Vous avez fait part de vos idées aux différents partis politiques togolais ?

 
Kofi Yamgnane :
J’ai rencontrés les membres du RPT deux fois, mais sans suite. Je n’attends rien d’eux. Par contre, j’ai parlé à plusieurs reprises aux représentants de l’opposition. Je pense qu’il faut qu’on discute et qu’on travaille ensemble. Ce qui se fera dès mon retour à Lomé, puisque je dois les rencontrer. Dans l’idéal, je souhaiterais qu’on mette au point une plate-forme. Mais il est hors de question d’imposer une personnalité ou un nom, comme a tenté de le faire Olympio (Gilchrist Olympio, leader de l’Union des Forces du Changement, parti d’opposition). Comme on dit, un éléphant ne suit pas un chien !

 

Afrik.com : Concernant la politique régionale, et internationale. Quels sont vos projets ?


Kofi Yamgnane :

L’Afrique, c’est un milliard d’habitants, mais on compte pour du beurre : nous ne participons qu’à hauteur de 1% au commerce international, ce n’est rien. L’idée de Khadafi des

Etats-Unis d’Afrique, c’est la seule perspective. Au niveau régional, je souhaite bien sûr m’entendre avec les présidents Compaoré, Amadou Toumani Touré, Atta Mills. Mon aventure n’est pas seulement togolaise, elle est africaine. Seulement, au niveau des élites, il faut que ça change. Ce que j’appelle le « syndicat des chefs d’Etat » existe bel et bien. Il faut une rupture.

 

Afrik.com : La rupture générale, c’est votre credo ?


Kofi Yamgnane :

Plus ou moins oui. C’est en tout cas ce que signifie mon slogan : « Essou nene » [Ca suffit, en mina.]… (Il sourit.) Ce sont les gens qui ont trouvé ce slogan, les femmes surtout. Un jour, l’une d’entre elles m’a fait part d’une métaphore. Imaginez un peu… Nous sommes à un match de foot. Notre équipe gagne un penalty. On place un de nos joueurs, il tire. Il rate. Deuxième action et faute, notre équipe a de nouveau un penalty. Le même tireur est choisi. Il rate de nouveau. Et comme cela, cinq fois d’affilée durant le match. A une minute avant la fin du match, un dernier penalty nous est offert. Va-t-on y envoyer le seul et même joueur qui a raté toutes ses tentatives ? Cette femme m’a alors dit : « Kofi, tu es notre nouveau tireur »… J’ai raconté cette métaphore lors de mon passage télévisé il y a quelques mois. Elle m’a valu une interdiction de passage télévisé depuis. Mais les Togolais ont apprécié.

 

 

Afrik.com : En gros, le dernier penalty, c’est le scrutin présidentiel de 2010 ?


Kofi Yamgnane :

Oui, c’est cela. Pour le Togo, c’est 2010 ou jamais. Sinon, Faure est là pour quarante ans.

 

 

Lire aussi :

- Kofi Yamgnane embarrasse le pouvoir togolais


- 

Kofi Yamgnane compte sur la diaspora togolaise


- 
Le Celte noir prend la plume

 

[1] Le terme signifie « Emmène moi vite » en langue fon, au Bénin. C’est le nom donné aux taxi-motos, et par extension à leurs conducteurs, à Cotonou et à Lomé.

 

[2] Outil traditionnel de l’agriculteur en Afrique de l’Ouest.





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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 23:53

05/12/2009

 

CONAKRY (AFP) 

 

Guinée: "forte récompense" offerte pour arrêter l'aide de camp Toumba

 

Les militaires au pouvoir en Guinée ont annoncé samedi qu'une "forte récompense" serait attribuée à toute personne qui permettrait d'arrêter l'aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, qui a tenté d'assassiner jeudi le chef de la junte, Moussa Dadis Camara.

 

"Le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) et le gouvernement lancent un appel à l'ensemble de la population pour collaborer activement aux recherches entreprises pour retrouver le lieutenant Aboubakar Sidiki Diakité et ses acolytes, en fuite depuis l'exécution de leur forfaiture", selon un communiqué lu par un officier à la télévision d'Etat.

 

"Une forte récompense sera attribuée à toute personne dont la contribution permettra de mettre la main sur ces dangereux criminels", ont déclaré les autorités.

Pendant la lecture du communiqué, la télévision affichait un portrait de Toumba, l'aide de camp du chef de la junte qui avait tiré sur lui jeudi soir, dans un camp militaire de la capitale.

 

Samedi, Toumba a assuré à l'AFP être "libre" et en "lieu sûr en Guinée", en attendant "de voir l'évolution des choses".

La junte a par ailleurs annoncé, dans son communiqué, que plusieurs militaires avaient été arrêtés, citant les noms de quatre d'entre eux, trois hommes et une femme.

Les "éléments en état d'arrestation" sont "le sergent chef Mohamed 2 Camara alias Beugré, ex-commandant du BASP (bataillon autonome de la sécurité présidentielle (...), le sergent chef Mohamed Soumah et le sous-lieutenant Mabinty Soumah" (une femme, ndlr), selon le communiqué. La junte précise que ces trois personnes ont été arrêtées à la frontière (avec la Sierra-Leone) de Pamelap" (120 km au sud de Conakry, ndlr).

 

"D'autres arrestations ont eu lieu à travers différentes frontières de la République, y compris le maréchal de logis Alpha Baldé", ajoute le pouvoir militaire.

Au cours du journal de 20H30 (GMT) de la télévision d'Etat, le présentateur a assuré que le capitaine Dadis Camara, évacué vendredi au Maroc, recouvrait "progressivement la santé à Rabat" et allait "nettement mieux".

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 17:36
Trois ministres tués dans un attentat en Somalie
 
L’explosion dans un hôtel de Mogadiscio a fait au moins dix-neuf morts
 
L’attentat perpétré jeudi en Somalie a coûté la vie à trois ministres du gouvernement de transition somalien (TGF). L’explosion s’est produite à l’Hôtel Shamow de Mogadiscio, lors d’une cérémonie de remise de diplômes. Deux journalistes, dont le reporter d’images de la chaîne al-Arabiya, Hassan Zuber Hadji, auraient également trouvé la mort.

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 jeudi 3 décembre 2009 / par Stéphanie Plasse

Trois ministres du gouvernement de transition somalien (TFG) ont été tués jeudi dans une explosion qui a frappé l’hôtel Shamow, à Mogadiscio. Il s’agit du ministre de l’Enseignement supérieur, Ibrahim Hassan Addow, le ministre de l’Education, Mohammed Abdullhai Waayel, et le ministre de la Santé, Qamar Aden Ali, a déclaré un responsable gouvernemental en charge de la sécurité. Un quatrième membre du TFG, le ministre des Sports, Suleyman Olad Roble, a été blessé, selon cette même source.

 

La violence règne à Mogadiscio

 

Cette attaque a visé l’hôtel où se déroulait une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants de l’université Bénadir à laquelle les hommes politiques participaient. Le président de l’établissement a précisé que 43 étudiants en médecine, informatique, et ingénierie, participaient à cet événement. Un étudiant aurait apparemment déclenché des explosifs qu’il portait sur lui, selon un employé.

 

Au total dix-neuf personnes ont été tuées dans cette explosion. Parmi eux, deux journalistes, le reportage d’images de la chaîne al-Arabiya, Hassan Zuber Hadji, et le correspondant de la radio Shabelle, Mohamed Amin Aden.

 

Depuis plusieurs mois, Mogadiscio est le théâtre de violents affrontements. Le gouvernement somalien est confronté au mouvement rebelle, Al Shebbab, qui contrôle différentes régions et sème la terreur dans le pays.



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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 16:57

Nigeria : confusion et inquiétudes face à la santé du président

 

 

AFP / 02 décembre 2009

 

 

LAGOS - L'absence prolongée du président nigérian Umaru Yar'Adua, hospitalisé en Arabie saoudite depuis plus d'une semaine, suscite depuis quelques jours des interrogations dans la presse et une certaine confusion politique.

 

Dans un climat tendu, des personnalités politiques de tous bords s'inquiètent de la vacance du pouvoir et tandis que le Parti du peuple démocratique (PDP) au pouvoir se veut rassurant, certains appellent à prier pour le président, d'autres parlent de préparer sa succession, voire demandent explicitement sa démission.

 

Une cinquantaine de personnalités politiques, selon les journaux de mercredi, ont appelé dans une déclaration commune le président à démissionner ou à se déclarer inapte, estimant que ses problèmes de santé l'empêchaient d'assurer pleinement ses fonctions.

La lecture des plus grands journaux nationaux donne le sentiment que le pays et les cercles dirigeants se préparent à l' "après-Yar'adua".

 

Les quotidiens publient des extraits de la Constitution concernant ce qui est prévu en cas de décès, de démission ou de déclaration d'inaptitude du président, des articles médicaux, et interrogent des juristes sur les implications d'une vacance.

 

Umaru Yar'Adua, 58 ans, notoirement en mauvaise santé depuis plusieurs années, s'est rendu en Arabie saoudite le 23 novembre pour raisons médicales. Son médecin personnel, le docteur Salisu Banye, a annoncé le 26 novembre qu'il est soigné à l'hôpital Roi Fayçal de Jeddah pour une péricardite aiguë, une inflammation de la membrane entourant le coeur.

C'était la première fois que les autorités indiquaient avec précision l'affection dont souffre le président. Mais depuis lors, la présidence n'a plus communiqué sur son état de santé.

 

Selon des informations non confirmées, Umaru Yar'Adua souffrirait de problèmes rénaux. Plusieurs sources, citées par la presse nigériane, ont également évoqué le syndrome de Churg et Strauss, une maladie liée à l'inflammation de vaisseaux sanguins qui peut affecter différents organes.

 

Le PDP s'est indigné des spéculations sur une éventuelle "crise de succession".

"Les rapports qui nous parviennent indiquent que (la santé du) président s'améliore progressivement et qu'il va bientôt rentrer pour poursuivre le bon travail qu'il accomplit", a-t-il affirmé dans un communiqué lundi.

La ministre de l'Information Dora Akunyili a assuré que "le gouvernement va continuer à fonctionner de façon optimale" jusqu'au retour du chef de l'Etat.

 

(©AFP / 02 décembre 2009 13h45)





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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 21:03

La leçon de démocratie d'Ali Bongo au roi Boni 1er du Benin 

 

 
 Mercredi 21 octobre 2009 

 
"Ali Bongo Ondimba a ouvert son premier conseil de ministres par une minute de silence, en mémoire de son père Omar Bongo Ondimba qui a occupé le fauteuil présidentiel durant 41 ans. Aussitôt installé dans le même fauteuil, le nouveau président a donné un grand coup de balais dans l’administration y compris dans celle de la présidence de la République.



Le cabinet privé du chef de l’Etat est ainsi supprimé, les nombreux postes de hauts représentants – hauts commissaires, hauts conseillers coordonnateurs disparaissent aussi.


Les coûteuses cérémonies d’installation de nouveaux ministres ne seront plus qu’un souvenir. Désormais les nouveaux ministres se voient interdit d’aller fêter leur nomination dans leur village."

Source: Jeune Afrique

Cet extrait fait forcément penser à la situation au Bénin de l'émergence. Combien de conseillers, de chargés de missions, d'hommes sans attributions fixes et/ou avec de statut officieux compte aujourd'hui le Palais de la Présidence? Difficile de répondre à ce questionnement. Et, contrairement à ce que vient de faire le tout nouveau hôte du palais de la présidence gabonaise, chaque remaniement ministériel, chaque limogeage, est suivi, au Bénin, de la création d'un nouveau poste au Palais de la marina: pas question de se faire des ennemis parmi les amis d'hier. Après une marche, un meeting de soutien, une déclaration d'une association, d'un mouvement qui flatte l'égo du Président ou qui décrète le 2ème mandat comme acquis, une nomination suit toujours.


Sur le 2ème volet, exception faite du ministre Koukpaki et dans une moindre mesure de son collègue Kogui N'douro, tous les ministres de Boni Yayi ont organisé une marche ou un metting de remerciement. De même que les directeurs de société d'Etat, les simples cadres; comme si les villages ou localités qui n'ont pas un fils au gouvernement ou à poste de grande responsabilité doivent organiser des marches et des meeting de protestation. Le Gabon qui a plus de ressources que le Bénin dit niet à tout ceci. ALi Bongo qui légitiment peut penser à un 2ème mandat dégraisse la Présidence, l'administration et interdit les dépenses inutiles de meeting de remerciement.
Pour une leçon, c'en 'est une bonne
Source: L'Araignée

 



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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 18:43

Emissaires de Yayi Boni chez Blaise

 

Compassion et solidarité du peuple béninois aux sinistrés du Burkina Fasso

 

10/09/2009

 

Le président de la République sœur du Bénin, le Dr Yayi Boni, a dépêché une délégation auprès de son homologue burkinabè, Blaise Compaoré. L’audience accordée aux émissaires conduits par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Christophe Kint Aguiar, a eu lieu le mercredi 9 septembre 2009 et a porté sur un témoignage de solidarité de ce pays voisin aux sinistrés de la catastrophe du 1er septembre dernier à Ouagadougou.

 

 

L’intégration sous-régionale et les valeurs de bon voisinage commandent une solidarité agissante entre les peuples, condamnés à vivre ensemble. La volonté des gouvernants de préserver cette donne se manifeste chaque fois que possible.

Après le modus vivendi de Cotonou sur le différend frontalier Burkina-Bénin intervenu le lundi 7 septembre courant dans la capitale économique béninoise, et qui vise à assainir les relations entre les deux pays frères, la patrie du roi Béhanzin vient, encore une fois, de prouver son ardent désir de rester attachée dans la solidarité avec les Burkinabè.

 

Les envoyés du président Yayi Boni l’ont exprimé de vive voix au chef de l’Etat, Blaise Compaoré, qui les a reçus au palais de Kosyam.

 

Au sortir de cette entrevue, le chef de la délégation, le ministre béninois du Travail et de la Fonction publique, Christophe Kint Aguiar, a confié à la presse l’objet de leur visite. Il s’agit d’une délégation gouvernementale porteuse d’un message spécial du président du Bénin, à son frère et ami Blaise Compaoré.

On retiendra pour l’essentiel qu’il est question d’une mission qui s’inscrit dans le cadre de l’élan spontané de compassion et de solidarité fraternelles du peuple et du gouvernement du Bénin aux sinistrés de Ouagadougou lors de la pluie torrentielle du désormais mardi noir 1er septembre 2009.

Les Béninois, selon monsieur Aguiar, ont été très sensibles au drame que vivent les victimes de la catastrophe. Porté par le même élan, le gouvernement du Bénin, à travers le service national de la protection civile, a envoyé aux services compétents du Burkina Faso, un don symbolique d’environ deux tonnes de divers matériels et équipements. La remise officielle de ce don intervient en principe aujourd’hui même.

D. Evariste Ouédraogo

Source: L'Observateur Paalga

 

 

 

 

 

Il y a 3 commentaire(s) pour cet article

 

posté le 10 septembre 2009

Salut,

Je ne sais pas si mon commentaire va passer mais bon ... Je ne comprends pas d’où vient ce patriotisme béat et irreflechi dont on ne cesse de gaver les oreilles des honnêtes citoyens.Si quelqu’un a l’argent, et qu’il veut donner qu’il donne. Le gouvernement est mal placé pour dire du n’importe quoi la dessus.Ce gouvernement et ce pouvoir peut bel et bien mobilisé 70 milliards de FCFA et ce, en un coup d’oeil.Alors, un peu de respect et de decence. Ceux qui veulent faire quelque chose, et beaucoup sont honnêtes et de bonne foi, qu’il le fassent.Mon salaire du mois ne m’a jamais suffi.Voici pourquoi mon enfant connait l’importance de l’argent.Vous ne vous rappelez pas la randonnée bobolaise du fils de Bassolé ?? La brûlure de 10 000FCFA du fils de Diendéré ?? (relaté par l’Obs dans une lettre à Laye).Et je passe sur les courses à moto mortelles souvent à Ouaga 2000 des enfants de nos "gourous".Ces propos ne sont pas celui d’un aigri, sinon aigri comme le système injuste et l’impunité au Faso.Mon salaire en tant que fonctionnaire de l’ETAT represente à peine l’argent de poche mensuel des enfants du régime.Alors de grâce, epargnez moi des propos qui n’ont aucun intérêt.C’est déjà difficile de joindre les deux bouts, et maintenant avec les parents sinistrés à aider, je voudrais qu’on épargne les gens de ces publicités obscènes.Blaise par exemple en train de contribuer ou de manger le riz des sinistrés.Quelle comédie tragique !!! Quand pour une opération de cataracte(d’après l’Obs), on va à l’extérieur, il faut bien nous respecter et nous épargner ces mises en scènes dégueulasses d’un autre âge. Qui sont les responsables ??,Ils sont bien connus alors arrêtons de jouer à l’hypocrisie.Quand un maire dont les parents n’ont pas de fortune connue, quitte de la moto à la voiture présidentielle francaise, il faut se poser des questions légitimes.Devant, chez le Maire Simon Compaoré, c’est bien viabilisé et goudroné.La seule rue goudronée à ce niveau de Gounghin.Et que dire du nom de la rue ?Un certain Pasteur Compaoré ??? qui n’a sans doute rien fait pour ce pays. L’argent mobilisé sera bel et bien détourné.Que sait on aujourd’hui des fonds de solidarité ?Ont ils permis à un seul burkinabè honnête de sortir de la pauvreté ?Blaise en son temps avait remis 10 000 F, je crois.Et comme je sais qu’il est 100 milliard de fois plus riche, que moi, j’ai fait la division, et je me suis rendu compte que je devais rien remettre.Je mettrai 1 FCFA quand BLaise et autres Tertius, Simon, Rock remettront 100 milliards.Quand on a un parc animalier en son nom, dont le budget journalier ou hebdomadaire pourrait soulager tant de personnes, il faut se garder de parler de patriotisme là où il faut juste reconnaitre ses torts et procéder à une bonne distribution des ressources. Alors, Messieurs, Mesdames, juste un peu de décence, d’honnêteté et de responsabilité. Merci.


 

posté le 10 septembre 2009, par GI

On n’a pas envie d’être cynique mais nos dirigeants nous obligent : Dernier conseil de ministres : passation gré en gré d’un marché pour construire un piste d’atterrissage à l’entreprise EBOMAF. Le montant : plus d’un milliard de fcfa. Un piste à Ouahigouya qui va servir à quoi finalement ? Question de priorités...


 

posté le 10 septembre 2009, par Tinginbiiga

Il aurait été plus intelligent de convertir les frais de cette missions en don. Commençons par être pragmatique en Afrique Noir. Félicitations aux informaticiens de l’Obs. qui ont installé de quoi filtrer les mauvais messages.



 

Par illassa.benoit - Publié dans : Actualités Africaines
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 11:43
 
30-07-2009 - LA NOUVELLE TRIBUNE

 

 


Cotonou, Lomé et Niamey: Capitales de tous les dangers pour les journalistes

(La démocratie menacée)


Depuis quelques mois, les journalistes sont la cible d’attaques et d’intimidation tant de la part des gouvernements que de vils individus aux mentalités tordues au Niger, au Bénin et au Togo. Une recule grave en matière de démocratie en Afrique de l’ouest qui n’honore guère les dirigeants.
Il souffle un mauvais vent sur la corporation des journalistes dans la sous-région ouest africaine. Le Bénin, le Togo et le Niger sont les pays où actuellement il n’est pas bon de se déclarer journalistes. Car, les ennemis de la vérité sont aux aguets et sont prêts à tout pour en découdre avec tout homme des médias qui entend faire son métier honnêtement. Les différents actes perpétrés contre les porte-voix de toutes les couches de la société sont plus éloquents

Au Bénin : service de renseignement et badauds, même combat

 

Plus que jamais, les journalistes sont dans l’œil du cyclone depuis l’avènement du renouveau démocratique au Bénin. Les intimidations et autres attaques se succèdent de telle sorte qu’on se demande si cela ne fait pas partie d’un plan savamment orchestrer pour tiédir l’ardeur des journalistes au travail. D’abord, c’est par des appels téléphoniques anonymes ou à partir de numéros cachés, que certains journalistes sont interpellés après des écrits pour leur faire comprendre qu’ils étaient dans un mauvais rôle en ne s’alignant pas dans les rangs du changement. De cette technique, l’un des chroniqueurs de votre Journal « La Nouvelle Tribune » en a été victime. Il s’agit de l’écrivain, Florent Couao-Zotti. Selon ses propos, il a reçu un appel au cours duquel son interlocuteur lui dit et affirme appeler de la présidence de la République. Celui-ci lui fait comprendre qu’il ne perdait rien pour attendre avec ses écrits et qu’il en paierait de sa vie. Loin d’avoir été intimidé, le chroniqueur a, comme l’exige la loi, fait une déposition dans un commissariat de la place.

Le week-end écoulé, c’est une équipe de reportage de l’Ortb, conduite par le confrère Wabi Boukary qui prenait des images dans un marché d’une localité du département des Collines qui a été invectivé par un individu se présentant comme un agent de la présidence. La manière peu courtoise, à la limite grossière du prétendu agent, permet de comprendre qu’il portait une certaine aversion pour les hommes de la plume et du micro. Après l’étape des coups de fil, c’est désormais, est-on tenté de dire la phase d’attaque physique des journalistes.

En effet, dans la semaine écoulée, c’est le journaliste Sulpice Oscar Gbaguidi de la chaîne de télévision Canal 3, dont les chroniques ne sont pas toujours des plus tendres qui a été agressé alors qu’il rentrait chez lui. Un acte barbare dont les auteurs ont disparu dans la nature. N’ayant pas cherché à emporter son véhicule ni autre objet lui appartenant, on ne peut s’empêcher de penser à un règlement de compte.
De cette obscurité qui entoure encore l’agression de notre confrère de Canal 3 et les vrais ou faux appels et agents du service de renseignement de la présidence, on ne peut s’empêcher d’avoir des inquiétudes sur le sort des journalistes dans le ‘’pays-laboratoire’’ de la démocratie en Afrique.

Au Togo : Chasser le naturel, il revient au galop.

 

Le 23 juillet dernier, une marche des journalistes togolais contre l’agression d’un journaliste de Radio Métropolys a été dispersée parles gendarmes. Au motif que le pays n’appartient pas aux journalistes seuls, le directeur de la gendarmerie a demandé à ses hommes de charger les manifestants dès qu’ils vont parcourir une distance de 5 mètres. Toute chose qui contraste avec la volonté prônée par le président de ce pays de restaurer l’Etat de droit longtemps mis en veilleuse par une son feu père. Si non, comment un pays dont les délits de presse ne sont plus sanctionnés de privation des libertés individuelles, soit encore à réprimer des marches pacifiques de ceux-là qui ont pourtant œuvré à ce que le Togo soit mieux vu par les organismes internationaux. On a tout simplement l’impression que certains responsables militaires togolais sont encore nostalgiques de leur passé « glorieux ».

Au Niger, la loi de l’omerta : Moins on parle, mieux on s’en porte.

 

C’est connu de tous que le président nigérien, Mamadou Tandja a étalé au grand jour ses velléités  de prédateur des libertés et de la démocratie. Dans son noir et lugubre désir de demeurer au pouvoir en assassinant la démocratie, rien apparemment ne l’arrête. Dans l’accomplissement de son égoïsme sans nom, il n’a pas hésité à dissoudre toutes les institutions républicaines qui n’ont point épousé son projet. Le parlement, la Cour constitutionnellement et bien d’autres, constituent désormais des souvenirs dans la mémoire des Nigériens. Après ces institutions, c’est le tour des journalistes de subir la loi de l’omerta. En effet début juillet, le président Tandja a donné plein pouvoir au président du Conseil supérieur de la communication afin qu’il sanctionne sans préavis tout organe de presse qui publierait ou diffuserait des informations susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte à la sûreté de l’Etat. Alors que par le passé, le président du (Csc) et ses pairs ont toujours délibéré par consensus. Certains organes ont déjà mis fin à certaines émissions portant sur la politique nationale parce que des invités sont arrêtés dès qu’ils sortent de studio.  On se rappelle encore l’arrestation arbitraire de Moussa Kaka il y a quelques mois, ce n’est donc pas pour autant une situation nouvelle. Cependant, on ne saurait admettre le fait.

La démocratie menacée

 

Paradoxalement les trois pays sont limitrophes. Mieux, il se profile à l’horizon l’élection présidentielle dans ces pays. Déjà en décembre, ce sera le tour du Niger qui est en proie à un tripatouillage de la Constitution. L’année prochaine, les togolais vont aux urnes pendant que les Béninois attendront 2011. Dans les trois cas, plus personne ne doute de la volonté des présidents de rempiler. Ce qui amène à conclure que pour rester au pouvoir, ces chefs d’Etat seront prêts à faire feu de tout bois. Si le doute n’est plus permis dans le cas du Nigérien, on se souvient que le Togolais avait déjà démontré ses capacités à remporter une élection par tous les moyens. Même à faire enlever les urnes par les soldats. Quant à Boni Yayi, pris en pitié et porté en triomphe par les différentes couches de la société béninoise pour avoir été visé par une loi sur la résidence sur le territoire national, est aujourd’hui en proie à une contestation sans nulle autre pareille.

 

Mieux, les scandales se succèdent et mettent à mal sa profession de foi de bonne gouvernance et de champion touts catégories contre la corruption. Alors, le fait que les journalistes qui ont été les vrais acteurs de son accession au pouvoir, relaient aujourd’hui ses déboires, suffit-il que ces derniers soient devenus des persona non grata ? Ou tout ce qui se passe, serait-il le fait  de collaborateurs zélés ? Toujours est-il que ces actes ne grandissent pas la démocratie. Désormais, que les vœux pieux et autres déclarations d’amour à l’endroit de la presse se concrétisent. La presse étant le baromètre de toute démocratie, la muselée ou l’empêcher d’exercer en toute liberté, ne serait qu’un acte négatif que l’histoire se chargera de retenir et de communiquer à la postérité.

Benoît Mètonou

 



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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 23:29
 

Bonjour,

 

Je vous invite à :

- boire beaucoup d'eau

- prendre votre poul/tension artérielle avant de vous engager dans la lecture de ce qui suit.

 

La Fortune de BONGO

 

* 2 comptes bancaires à Chypres : Bank of Cyprus => 22 millions de dollars - Hellenic Bank => 14 millions de dollars

 

* 4 comptes bancaires en Frances contenant respectivement : Société Générale => 17,6 millions d'euros - BNP Paribas => 14,3 millions d'euros - Ex-Credit Lyonnais => 8,2 millions d'euros - HSBC Paris => 3,2 millions d'euros.

 

* Divers comptes en banque, soit à son nom ou au nom de Abdullah Wad, ou au nom de Aboula Tzipi Wade ou au nom de Abadalaye Fabien Wade :

 

* 4 comptes bancaires à Dubaï contenant respectivement : Commercial Bank Of Dubaï => 32,5 millions de dollars - CityBank => 26,3 millions de dollars - Emirate Bank => 16,1 millions de dollars - Standard Chartered Bank => 10,9 millions de dollars.

 

Bien mal acquis

Par équilibre - libreville

 

A propos des biens mal acquis par Bongo et sa famille, on peut considérer aussi comme étant mal acquis le financement des campagnes présidentielles en France, et financées par Bongo. Par conséquent, tout cet argent mal acquis par les hommes politiques français doit être restitués aussi à l'Etat Gabonais. Nous connaissons qui en ont bénéficiés.... Alors, rendez à l'Etat gabonais son bien SVP.

 

- Des actions dans les structures suivantes, soit directement ou indirectement : AIBD (20 % des actions totales) - DAPORT Sénégal (30 % des actions) - BEN LADEN Sénégal (20 % des actions) - Dakar Dem Dikk (80 % des actions totales) - SATTAR ( 30 % des actions) - OIL Libya (30 % des actions) - ZAM ZAM (20 % des actions) - Jafza Sénégal (10 % des actions) - Veolia Sénégal (10 % des actions) - GECOM Industries (20 % des actions) - IRIS Sénégal ( 20 % des actions) - Expresso Sénégal (15 % des actions) - DELARUE Sénégal (5 % des actions) - MEDIATIQUE Afrique (10 % des actions) - AFRICA SALT (10 % des actions) - DP World Sénégal (10 % des actions) - HENAN Chine Sénégal (10 % des actions) - OFFNOR Shipping Sénégal (20 % des actions) - SERPM (Société d'Etude et de Réalisations des Phosphates de Matam, 25 % des actions) - Cabinet CICE (30 % des actions)

 

- Un hôtel de 90 chambres à Casablanca - Un hôtel 60 chambres à Marrakech - Un hôtel de 48 chambres à Paris XIVème - un hôtel 50 chambres en Suisse.

 

- 2 comptes bancaires en Suisse : Banque Migros => 43 millions CHF - Banque Coop => 65,2 millions CHF 25°

 

- Un parti politique dont il est le seul actionnaire à 100 %.

 

- Le patrimoine mobilier et immobilier du parti est en copropriété avec son fils Karim Ada : 500 voitures Pickup, 150 voitures 4x4, 35 voitures 8x8, 1 avion 20 places, 1 Péniche, 1 Yacht stationné à Nice, 1 permanence neuve construite sur un terrain de 5000 m2

 

- Un immeuble de 4 étages à Paris XVIème. Valeur estimée : 8 milliards - Une propriété à Montpellier - Une propriété à Bordeaux - Une villa en Côte d'Azur - Une villa à Orléans - Une maison de maître à Lilles - Une propriété dans le Michigan - Une propriété à New Orléans - Une propriété dans le Wisconsin - Un immeuble de 3 étages à New Jersey

 

*** 2 comptes bancaires aux USA : Bank of America => 6,2 millions de dollars - HSBC => 2,8 millions de dollars

 

- Un terrain de 100 hectares à Touba - Un terrain de 150 hectares aux environs de Tivaouane - Une propriété de 10 hectares à Popenguine - Une cité de 100 maisons à louer à Kebemer - 60 maisons achetées du Plan Jaxaay - Des vergers et champs cultivés d'à peu près 5000 hectares répartis dans différentes régions du Sénégal - Une propriété à Versailles, en copropriété avec son épouse, réfectionnée et étendue. Valeur estimée : 4 milliards

 

- Un terrain bientôt rasé de 3 hectares dans Dakar Centre Ville. Valeur estimée : 30 milliards - Un immeuble de 10 étages à la Rue Docteur Theze. Valeur estimée : 2 milliards - Une cité de 20 villas sur la Corniche, à hauteur de la villa de l'ex président Senghor. Valeur estimée 10 milliards - Un terrain de 10.000 m² au niveau du Stade LSS. Valeur estimée : 1.750.000.000 f

 

Cdlt.

  



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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 01:13
Lignes Ennemies
par Souleymane Jules Diop

 

 

 


Chacun pour choix, Dieu partout
 
Jeudi 16 Avr 2009

 

« La pompe des enterrements
regarde plus la vanité des vivants
que l’honneur des morts »
LA ROCHEFOUCAULT

 

L’actualité de la semaine, marquée par la triste nouvelle de la disparition de Karine Wade, épouse de Karim Wade, ne doit pas nous faire oublier que les Wade ont choisi le jour de l’installation du maire de Dakar pour organiser ses funérailles à... Dakar. On me reprochera encore de « politiser » la disparition de cette ancienne camarade d’université de Sindiely Wade, que j’ai connue alors qu’elle venait de débarquer à Dakar pour retrouver celui qui deviendra son mari. Je dis donc ma tristesse de la voir partir. Je suis surtout triste pour ses enfants. Mais comme je ne pense pas que sa maladie date de la défaite la coalition Sopi à Dakar au soir du 22 mars, je continue de penser que si Karim Wade avait été élu maire, ils auraient organisé ces funérailles avant ou après, pas le jour retenu pour l’investiture du nouveau maire.

Depuis l’annonce officielle du décès de madame Wade, tous les programmes prévus sur le calendrier républicain ont été reportés. La télévision nationale a réservé des tranches horaires entières aux condoléances des institutions de la République à Karim Wade et à sa famille. Dès qu’ils ont appris la nouvelle, des ministres et membres influents de la Génération du concret ont tout abandonné pour se rendre à Paris. Mercredi, ils étaient des dizaines à attendre au pied de l’avion pour pleurer tendrement cette grande perte pour la République du Sénégal. Aucune personnalité de la République, soit-elle la plus éminente, n’a jamais reçu autant d’égards de la part de la République. On peut compatir à la douleur de la famille et dire quand même qu’à ce point, « trop haut, c’est trop » !
Jamais, dans l’histoire de la République, il n’y a eu un tel raffut pour commémorer une personne que si peu de gens connaissent. Pas même le président Senghor, premier président de la République du Sénégal, n’a bénéficié d’une telle attention. Encore moins Mamadou Dia, parti dans l’indifférence totale des tenants du pouvoir et de ceux qui s’empressent aujourd’hui de verser des larmes devant les caméras pour se faire remarquer. Je ne pardonnerai jamais à Abdoulaye Wade le mépris avec lequel il a accueilli le rappel à Dieu du président Dia. La veille de la célébration de notre fête de l’indépendance, son épouse, qui a été pendant longtemps la première dame du Sénégal aux côtés de Collette Senghor, a suivi l’ancien président du Conseil dans le plus grand des silences. Elle aurait mérité, cette dame, les condoléances de la République au nom de notre devoir de mémoire et de la contribution de son époux à l’indépendance de notre pays.

C’est même trahir une femme qui a vécu toute sa vie durant dans un effacement quasi monastique, que d’organiser ses funérailles avec autant de publicité et de désinvolture. Je veux parler de Karine Wade, bien sûr. Et comme Abdoulaye Wade ne fait jamais rien sans tenir sa machine à calculer dans les mains, je le soupçonne d’avoir voulu transformer la cérémonie d’investiture du nouveau maire de Dakar qui était prévue ce jeudi en un jour de deuil national. Le cordonnier n’abandonne rien, décidément.
 
La même maladresse est notée au sujet de la publicité tardive faite autour de la conversion supposée de cette dame à la religion musulmane. Si Karine Wade n’a pas fait de publicité autour de sa confession religieuse, pourquoi vouloir convaincre les Sénégalais avec autant d’insistance qu’elle était devenue une musulmane du nom de Aïda Marème ? C’est d’autant plus incompréhensible qu’il ne viendrait à personne l’idée de demander si Karim Wade a été baptisé musulman le 8 septembre 1968, par quel musulman et en quelle clinique. Comme il ne viendrait à personne l’idée de demander si Viviane Vert s’est convertie à l’islam, en quelle année, auprès de quel marabout et sous quel nouveau nom. Il y a des chrétiens sénégalais, des juifs sénégalais comme il y a des animistes sénégalais. Et dans ce pays de grande tradition, seul un nommé Abdoulaye Wade a été tenté une fois de remettre en cause le caractère laïc de la République. La religion de Karine Wade ne change rien à la tristesse que nous pouvons éprouver pour ses enfants et pour ses parents, qui sont les grands perdants.
 
Un membre de la Génération du concret l’a même appelée « ange ». Mais il eut été plus avisé de le lui dire de son vivant. Je me limite, pour ce qui me concerne, à dire qu’elle devait être une bonne mère pour ses enfants, et que vivre avec un homme aussi « occupé » que Karim Wade ne devait pas être une mince affaire. Les raisons du décès de madame Wade, quelles que douloureuses qu’elles puissent être, me font penser aux milliers de femmes anonymes qui meurent chaque année du cancer dans ce pays, parce qu’elles n’ont pas accès à des soins médicaux adéquats. Il y a quelques semaines, je suivais une émission de la télévision nationale consacrée à la maladie. Une femme y expliquait qu’il lui a fallu vendre ses grands-boubous et ceux de sa mère pour pouvoir se soigner. 2500 cas de cancers du sein sont déclarés tous les ans au Sénégal. La plupart ne survivent pas, à côté de toutes celles qui meurent sans savoir de quoi elles étaient malades, faute de moyens.
 
Il y a aussi toutes ces femmes qui meurent des suites d’un accouchement ou au cours des évacuations qui se font à dos d’âne. Excusez-moi, mais quand, dans un pays, les populations sont réduites à un tel état de pauvreté, on doit se garder de faire voler des jets privés et de parler de sa « fortune » dans les médias. C’est une indécence aussi coupable que celle dont on nous accuse ces derniers jours.
 
De là, j’imagine les larmoiements apitoyés des courtisans de la République. Ils ont déjà entamé leur procession à l’arrivée de la dépouille mortelle. Ils pensent tous que leur position dans le prochain gouvernement dépendra de la quantité de larmes qu’ils auront versée. Ils pleurent Karine Wade, mais c’est pour dire à Karim Wade à quel point ils l’aiment, détrompez-vous.
 
Ce que toute cette oraison fumiste révèle, malheureusement, c’est la prise d’otage de la République par une petite caste familiale sans retenue. J’essaie d’imaginer le nombre de sympathies que Karim Wade se serait faites si, au lendemain de sa défaite, il avait remercié les Sénégalais qui ont voté pour sa coalition et félicité les vainqueurs. On aurait tous crié « mais quelle grande humilité, ce Karim Wade » !

Ce que nous avons découvert par la suite, et que nous savions pour la plupart d’entre nous depuis longtemps, ne le dispensait pas d’un tel devoir auquel son père s’est soumis volontiers. Si nous lui devons, à vrai dire, de la sympathie et des condoléances, il devait au peu de gens qui ont voté pour lui un merci, et des félicitations à ceux qui l’ont battu où il s’est présenté.

Cette mort, que nous regrettons encore une fois, est aussi une leçon de vie : nous sommes tous égaux devant la mort. Pourquoi ne le serions nous pas devant la vie ?

La démocratie a ceci de commun avec la mort qu’elle ne relève ni de l’aisance ni de la connaissance, encore moins de la naissance. Il en est de même de la « fortune ». On ne l’emporte pas dans la tombe comme on ne l’emporte pas avec soi dans l’isoloir. C’est la leçon que les Sénégalais ont voulu administrer aux tenants de ce régime le 22 mars dernier, mais ils ne semblent pas avoir bien été compris. Ils ont voulu dire, encore une fois, nous en avons marre de cette frivolité démagogique et de cette luxure aveuglante. Vous ne les emporterez pas dans la tombe !
SJD

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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 13:23
 

Dépravation des moeurs au Cameroun

 

samedi 14 mars 2009, par Dorothée Ndoumbè


Le carrefour "J’ai raté ma vie" et "la Rue de la joie", lieux de déperdition à Douala

Dans la capitale économique camerounaise, Douala, le carrefour "J’ai raté ma vie" et "la Rue de la joie" ont un point commun : les centaines de bars jonchent les routes de gauche à droite. Ils sont ouverts 24 heures sur 24, et l’on y pratique le commerce clandestin du sexe. De mémoire de Camerounais, ces quartiers ont reçu leur nom de baptême à cause de ces nombreux bars qu’on y trouve et de la dépravation des mœurs.

 

A l’origine, le carrefour "J’ai raté ma vie" s’appelait "Rue non glacé", à cause des bars qui y existaient, mais ceux ci n’offraient pas des boissons rafraîchissantes du fait de l’absence du courant électrique dans le quartier. Les réfrigérateurs et les congélateurs ne pouvaient pas jouer leur rôle, et les tenanciers de bars offraient des boissons chaudes aux clients.

 

La construction de la première route par les Chinois à Douala a entrainé l’ouverture de nouveaux bars, auberges et motels, très vite le lieu est devenu célèbre pour les disciples de Bacchus. Des jeunes filles et des jeunes hommes désœuvrés viennent ici dans l’espoir de changer leur vie. La devise ici est "sexe - bière - viande". Lorsqu’on interroge ces jeunes sur leur comportement insouciant, leur réponse est simple : "Laissez-moi tranquille, j’ai raté ma vie". Une sorte de désinvolture qui montre qu’ils n’ont plus rien à perdre ou à gagner. Les populations ont adopté cette expression pour désigner le quartier qui porte bien son nom. Désormais, c’est un lieu de déperdition où l’on rencontre des prostituées, des braqueurs, des soulards...

Jeunes filles en perdition

Les filles de 12 ans sont à la merci de n’importe qui. Il suffit d’arriver à leur adresser la parole et la conversation s’achève dans une auberge. La fille repart avec 1000 ou 1500 francs CFA, l’homme la tête vidée de toute la pression de la journée et le cœur léger ! Les jeunes filles qui ont "raté leur vie" sillonnent les bars à longueur de journées et toute la nuit. Leurs cibles premières sont les bars ayant des chambres de passage pour donner du plaisir à ces hommes prêts à payer. Victor est élève en cour du soir, et le jour il vend des cigarettes. Son panier de cigarettes sur la tête, il déambule dans la rue "j’ai raté ma vie". "Quand on rencontre une femme dans cette rue, quelque soit ce qu’elle fait, la première idée qu’on a d’elle est négative" dit-il.

 

Les noms des établissements de plaisir sont divers : "Pharmacie bar", "le ministère de l’ambiance", "Betacam", "Folklore", "Tour Eiffel Club", "Flotambeau", "Grand Bateau", "Métro bar"... Dieudonne Abdoulai est vendeur au bar "Sokas". "Nous repoussons les filles de rue ici, leur habillement seul nous amène à les tenir loin de notre bar. D’ailleurs, nous avons parfois des affrontements avec elles", déclare-t-il. Tous ceux qui viennent ici sont "fichés", on a une idée négative d’eux. Dieudonné affirme que ceux qui viennent au carrefour "J’ai raté ma vie" ont véritablement raté leur vie. Les filles sont perdues et elles n’ont personne pour les orienter. Elles sont laissées à elles-mêmes et suivent leurs amies. La nuit, ces filles mettent des tenues qui ne laissent pas seulement deviner leur forme mais dévoilent carrément toute leur intimité.

Le préfet du département du Wouri sévit

A la "rue de la joie", à Deido, c’est le même scénario. Ici, c’est le lieu de rencontre de ceux qui veulent mettre un peu de piment dans leur vie. On rencontre ceux qui viennent noyer leurs soucis dans un verre ou une bouteille de bière accompagnés d’un plat de poisson braisé. La soirée s’achève souvent dans l’auberge du coin ou dans une chambre du bar. Selon un tenancier, il y a ici comme au carrefour "J’ai raté ma vie", des filles qui font une semaine sans retourner chez elles. Elles ont raté leur vie, mais grâce à ce commerce du sexe, certaines ont pu envoyer leurs enfants en Europe. D’autres entretiennent leur famille avec cet argent. A la "rue de la joie", on est toujours joyeux. Il y a de la musique dans tous les coins. On danse sur les trottoirs. Parfois, les véhicules n’ont pas de place pour circuler. La population paraît allègre devant l’illusion que tout va bien.

 

Il y a quelques semaines, le préfet du département du Wouri, à Douala, Bernard Okalla Bilaï, a pris la décision de fermer ces débits de boisson et ces commerces du sexe. La décision n’a pas rencontré l’assentiment de tout le monde. Beaucoup considérait déjà "la rue de le joie" et "le carrefour j’ai raté ma vie" comme leurs lieux de service. La fermeture des bars et auberges va changer l’aspect de ces quartiers, et les riverains en sont heureux. Les tenanciers des bars et auberges ont eu une rencontre avec Bernard Okalla Bilai, préfet du Wouri. Mais il a tout de même ordonné la fermeture de ces lieux de jouissance. Une partie de la population demande même que le nom des rues soit changé. Le carrefour "J’ai raté ma vie" doit être rebaptisé "Rond point chinois" car c’est la première rue et le premier rond point construits par les Chinois. "C’est une rue belle et éclairée", dit Dieudonné Bilai. En attendant, on continue d’aller au carrefour "J’ai raté ma vie" et à la "rue de la joie" pour changer de vie, noyer les soucis, le temps d’une bonne bière ou de quelques heures de bon temps avec les "belles de nuit".

  



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