Actualités Internationales

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 15:00
Inquiétude au Canada après une série de réactions allergiques au vaccin contre la grippe A
 
 
LEMONDE.FR avec AFP | 24.11.09 
 

lors que les campagnes de vaccination ont démarré dans une quarantaine de pays, un nombre inhabituel de réactions allergiques "graves" au vaccin contre le virus grippal H1N1 a été enregistré récemment au Canada où un lot du groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) a été rappelé, indique l'Organisation mondiale de la santé.

"Les autorités canadiennes mènent les recherches" nécessaires pour établir les causes de ces allergies, indique un porte-parole de l'OMS, Thomas Abraham. Il a assuré que l'OMS ne changeait pas dans l'état actuel ses recommandations concernant les vaccinations à grande échelle, qui restent selon l'organisation le moyen le plus efficace pour lutter contre un virus jugé "vicieux". "Nous devons d'abord comprendre ce qui s'est passé au Canada", a insisté le porte-parole.

 

Le Canada est particulièrement touché par la première pandémie de grippe atypique du siècle qui a tué plus de 6 750 personnes dans le monde depuis son apparition au printemps. Le pays où, selon les dernières données de l'OMS, "la transmission grippale continue de s'intensifier sans montrer clairement qu'elle a atteint un pic", dénombrait près de 200 morts le 17 novembre. A cette date, les autorités sanitaires faisaient également état de 36 cas de réactions graves sur les 6,6 millions de personnes vaccinées, représentant environ un cinquième de la population du pays.

 

L'OMS est montée au créneau à plusieurs reprises pour contrer une suspicion répandue contre le vaccin H1N1 produit à vive allure sur ses ordres.
L'OMS a répété vendredi que les vaccins restaient "efficaces" et ce malgré des cas de mutations du virus enregistrés notamment en Norvège. Quant à la trentaine de décès signalés dans le cadre des vaccinations à grande échelle, rien ne permet, selon l'organisation, d'établir, pour le moment, un lien avec les vaccins. Un cas d'effet secondaire indésirable est rapporté pour 10 000 doses de vaccin administrées. Sur 100 effets secondaires indésirables, cinq sont sérieux, y compris un décès, avait alors expliqué une responsable de l'organisation onusienne.



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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 00:14

Basile Boli en garde à vue !

Si Basile Boli s'est, un temps, beaucoup amusé avec les jeux d'argent, animant avec Didier Roustan la pastille télévisuelle consacrée au Loto Foot, des manipulations financières supposées, dans la réalité, lui valent d'être aujourd'hui en garde à vue !

 

Photos/Vidéos liées

 
L'ancien footballeur, entré dans la légende en inscrivant l'unique but de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1993, offrant à l'Olympique de Marseille un titre historique face au Milan AC, est en garde à vue depuis ce matin à la brigade de répression de la délinquance économique de la PJ parisienne, selon une information de RTL, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Nanterre au sujet d'une association dont l'ancien footballeur est le président (Entreprendre et réussir en Afrique).

Alors que cette association a vocation à accompagner le retour des Africains de France dans leur pays, dans la perspective de projets de développement locaux, la justice soupçonne des malversations, portant sur des sommes considérables. Les enquêteurs auraient ainsi relevé des anomalies et constaté que certains postes budgétaires atteignent des sommes extrêmement élevées, comme les frais de gestion ou les salaires.

 

Après une fin de carrière sans panache au Japon en 1997, Basile Boli s'était reconverti dans les affaires, mais s'était surtout signalé en rejoignant les rangs des supporteurs de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007 (cette même année, il avait d'ailleurs été nommé secrétaire national de l'UMP en charge du co-développement), après avoir boudé une offre du PS. Le président, une fois en fonction, n'avait pas oublié sa contribution, et lui avait octroyé les insignes de chevalier de la Légion d'honneur par décret, en janvier 2008.

 

Pour l'heure, pas de détails quant à la prolongation ou non de sa garde à vue.



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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 10:21

Mercredi 05 Novembre 2008
     
Kenya: Le village de la grand-mère d’Obama à l’heure américaine  
     
«C’est un grand jour à célébrer»: à Kogelo, le village kényan de la grand-mère paternelle de Barack Obama, chacun s’est mis à l’heure américaine, décalage horaire oblige, pour suivre le scrutin présidentiel, sans douter un seul instant de la victoire de l’«Enfant du pays».  
     

   A Kogelo, situé dans l’ouest du Kenya à une soixantaine de kilomètres de la ville de Kisumu, des techniciens installaient hier un écran de télévision géant, devant lequel parents du candidat démocrate, amis, voisins, connaissances s’apprêtaient à festoyer pendant une longue nuit d’attente, avant l’annonce du nom du prochain président des Etats-Unis. Dans ce village situé sur les rives du lac Victoria, un boeuf sera sacrifié aux agapes nocturnes et à la soirée électorale, le résultat du scrutin n’étant pas attendu au Kenya avant mercredi au petit matin. «La raison pour laquelle nous sommes ici est que nous attendons un grand jour à célébrer», explique à l’Afp Malik Obama, demi-frère du sénateur de l’Illinois, qui se refuse à évoquer une défaite de son parent. «Nous n’envisageons pas cette possibilité», tranche-t-il. Sorti de l’anonymat par l’ascension politique de Barack Obama, Kogelo bénéficie déjà des premières retombées de la renommée du sénateur. La police a installé un campement près de la maison de Sarah Obama, la grand-mère de Barack, pour lui assurer sa protection 24 heures sur 24. Sarah est la troisième épouse du grand-père paternel de Barack Obama. Aucun lien biologique ne les unit mais le candidat démocrate la considère comme sa grand-mère.

   Effet bénéfique pour Kogelo

    L’autre grand-mère de Barack Obama, blanche, Madelyn Dunham, âgée de 86 ans et installée à Hawaï, est morte lundi soir des suites d’un cancer, à la veille de l’élection. Autre effet bénéfique de l’élection américaine pour Kogelo, le gouvernement kényan a fait bitumer à la hâte la piste poussiéreuse reliant le village à la capitale provinciale, Kisumu. A Kisumu, troisième ville du Kenya et fief de l’ethnie Luo dont était issu le défunt père de Barack Obama, les habitants se préparaient eux aussi à défiler dans les rues et à célébrer la victoire, déjà acquise à leurs yeux, du sénateur démocrate. «Notre meilleur signe de solidarité sera de marcher dans les rues pour le remercier de son combat», explique John Ouma, petit commerçant, précisant que des quantités suffisantes d’alcool ont été prévues pour l’évènement. Dans les rues de la ville, des bars et des clubs peaufinaient les préparatifs de «soirées de la victoire». «Nous voulons offrir aux habitants de Kisumu une occasion de se réunir et de fêter la victoire d’Obama», assure Mary Awino, en distribuant des prospectus pour l’une de ces «soirées de la victoire». Sur le prospectus, un slogan écrit en langue luo: «c’est notre tour, fils d’Alego », en référence à la région où se trouve le village de Kogelo. «Nous ne faisons pas campagne, pas plus que nous ne votons en Amérique, mais tenons à être aux côtés de notre fils», souligne de son côté Peter Odoyo, un ancien député reconverti dans la publicité qui a fait installer en ville un portrait géant de Barack Obama en guise de «message de bonne volonté». La police a elle renforcé son dispositif, des commerçants craignant des débordements. Kisumu a été l’une des villes les plus touchées par les violences politico-ethniques qui ont suivi la contestation de la réélection du président Mwai Kibaki le 27 décembre. Le Kenya entretient des relations cordiales avec les Etats-Unis, mais beaucoup de Kényans jugent que l’élection de M. Obama donnerait un «statut spécial» à leur pays et améliorerait leur vie quotidienne. Janet Oselu, voisine de Sarah Obama, espère ainsi que le petit-fils de cette dernière pourra aider les gens de Kogelo à trouver du travail. «J’espère qu’il pourra nous aider en installant des entreprises qui créeront des emplois», confie naïvement Janet, en donnant à manger à son bébé.

 
 

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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /2008 04:03
En devançant largement Hillary Clinton dans l’Iowa, le sénateur, qui incarne jeunesse et rupture, confirme ses chances de devenir le premier Noir président des Etats-Unis.
De notre correspondante à New York ISABELLE DURIEZ
QUOTIDIEN LIBERATION : samedi 5 janvier 2008
   
 
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Un petit matin de juillet 2004, à Boston, quand la radio a retransmis le discours d’un certain Barack Obama, le chauffeur du bus qui conduisait des journalistes à la convention démocrate, un jeune noir, a commenté tout haut : «Vous entendez ce gars-là ? Il ira loin.» La veille, les démocrates avaient découvert le visage juvénile de cet élu de l’Illinois, en campagne pour un siège de sénateur qu’il décrochera quatre mois plus tard. Visage grave, et en même temps serein, voix chaude et posée, longues mains hypnotiques. Pour beaucoup, ce n’est que quand sa femme Michelle, belle Noire en tailleur blanc, est venue l’embrasser qu’ils ont réalisé qu’il était Noir. Ils étaient fascinés.

Personne n’aurait pourtant parié sur le fait que cet inconnu s’impose comme le candidat le plus crédible aux yeux des démocrates, quatre ans plus tard. Trop tôt, trop jeune, trop inexpérimenté, trop Noir. Barack Obama a tout entendu. Et en a fait un atout. La veille du caucus en Iowa, il lançait à ses partisans : «Certains disent : "Obama est peut-être une source d’inspiration, il a peut-être de bonnes idées, mais il n’a pas été assez testé à Washington. On va le faire mijoter un peu plus, faire évaporer tout son espoir, pour qu’il parle comme les autres, et alors il sera prêt…"»

Maintenant ou jamais. Lui, est persuadé d’une chose, c’est maintenant ou jamais. Maintenant, parce qu’après huit ans de présidence Bush et de batailles idéologiques stériles ou de guerres injustifiées, les Américains ont besoin qu’on leur parle de coalition et qu’on les berce de changement. Maintenant, parce qu’avec seulement trois ans passés au Sénat, son bilan est encore (presque) vierge de politique politicienne et ses discours pétris d’idéalisme. Maintenant, parce qu’à 46 ans, il est le plus jeune des candidats et peut incarner, presque physiquement, l’arrivée d’une nouvelle génération au pouvoir. «Notre génération», dit-il aux foules d’étudiants qui viennent le voir en masse. Maintenant, parce qu’il y croit et que cet espoir est communicatif. S’il a bien un talent, c’est celui de captiver les foules, de les faire rêver à quelque chose de meilleur, de leur réchauffer le cœur. Dit comme ça, cela fait très naïf. Mais jeudi soir encore, après son discours de victoire, les commentaires sur les sites politiques commençaient ainsi : «Il m’a donné la chair de poule» ou «J’en avais les larmes aux yeux». Combien d’hommes politiques sont capables de susciter de telles émotions ? Combien l’ont fait depuis John F. Kennedy ?

«Je ne devrais pas être là». Quand Barack Obama parle d’espoir à l’Amérique, il parle de lui-même. De cet enfant que rien ne prédestinait à avoir ne serait-ce qu’une carrière politique. Né d’une amourette estudiantine entre un père venu du Kenya et reparti aussitôt son cursus terminé et une mère blanche du Kansas qui l’a emmené dans ses valises à Djakarta. De ce gamin noir qui sourit sur les photos entre ses deux grands-parents blancs qui l’ont élevé à Hawaii. De cet ado qui a touché au shit et à la coke, s’est cherché, et a fini par admettre que puisque tout le monde le considérait comme un Noir, il était noir.

En pointant son sigle, le plus original de tous les candidats en lice, un «O» en forme de soleil qui se lève, il notait récemment devant une foule motivée : «Nos pancartes ne parlent pas d’Obama, elles parlent d’espoir. Je ne peux que parler d’espoir parce que je suis là aujourd’hui. Je ne suis pas né privilégié. Ma mère était une ado. Mon père est parti quand j’avais 2 ans. Elevé par mes grands-parents. Je ne devrais pas être là. Mais ils m’ont donné de l’amour, une éducation, et ils m’ont donné de l’espoir.»

Son éducation, il a eu la chance de la faire à Harvard, en droit, où il a prouvé qu’un Noir pouvait diriger la prestigieuse Harvard Law Review. De là, il est entré dans un cabinet d’avocat à Chicago, où il avait travaillé auparavant comme animateur social dans les quartiers difficiles. Ces derniers jours, pour convaincre la communauté noire qu’il est l’un des leurs, il a mis l’accent sur ces années-là, sur son engagement à défendre les victimes de discrimination. «J’ai laissé passer un emploi à Wall Street pour combattre le chômage et la pauvreté dans les rues de Chicago, a-t-il plaidé. J’ai refusé de travailler dans des cabinets d’affaires pour être un avocat des droits civils.» Jusque-là, la communauté afro-américaine était celle qui avait le plus de mal à se laisser embobiner par son idéalisme. Elle a un autre vécu. Une histoire imprégnée de souffrance, de racisme, d’échecs. Elle ne pouvait pas croire que le Blanc voterait pour un Noir. Dans un message voilé, c’est à elle que le vainqueur s’est adressé depuis l’Iowa, où 93 % des électeurs sont blancs : «Ils disaient que ce jour ne viendrait jamais. Que nos objectifs étaient trop élevés. Que ce pays est trop divisé, trop désenchanté. [Mais] nous sommes une seule et même nation. Un seul peuple et le temps du changement est arrivé.»

Quand Hillary Clinton s’est mise à reprendre le thème du changement, il y a quelques semaines, socle sur lequel Obama a bâti sa campagne, l’équipe de ce dernier a su que quelque chose était en train de se passer. Celle qui semblait la «nominée inévitable» ne l’était plus. Elle perdait des points précieux dans les sondages. Dans la panique, son équipe a lancé des attaques mesquines, accusant Obama d’être trop ambitieux parce qu’à l’école primaire, il a écrit qu’il voulait devenir président et insinuant qu’il n’a pas fait que prendre de la drogue, mais en vendre… Puis, l’ancienne first lady, qui met en avant son expérience, a inauguré un nouvel argument, en forme de prise de ju-jitsu : «Qui incarne mieux le changement que quelqu’un qui essaie de changer les choses depuis trente ans ?» La rhétorique a fait «pschit», comme un pétard mouillé. Et dans les rares étincelles, ceux qui rêvent de changement ont vu le retour des Clinton à la Maison Blanche comme un «retour vers le futur». A propositions et engagements de campagne quasi-identiques, ils ont préféré le candidat qui promet paix et réconciliation.

Rassembleur. Obama peut remercier Bush dans ses prières. Sans lui, l’Amérique ne chercherait pas un réconciliateur, voir même un rédempteur. Un homme capable de rassembler les hommes et les femmes (un tiers des électrices ont voté pour lui et non pour elle), les Noirs et les Blancs, les bleus (démocrates) et les rouges (républicains)… Un homme qui pardonne le pêcher originel de l’esclave et qui tend à l’Amérique un miroir dans lequel elle se trouve belle, multiraciale et efficace. Un homme qui soignera la plaie béante de la guerre en Irak et restaurera l’image de l’Amérique dans le monde. Le danger, quand on incarne un tel espoir, est de décevoir. «Vous me connaissez, vous savez qui je suis, ce que je vaux, rappelle Hillary Clinton. Avec moi, pas de surprise.» Voter pour Obama, c’est voter «sur un coup de dé» a mis en garde Bill Clinton. Les critiques sur son inexpérience, son idéalisme, sa couleur de peau vont pleuvoir. Les rêveurs seront appelés à faire preuve de plus de réalisme. Mais ils préféreront peut-être continuer à croire en ce rêve, que Barack Obama résume en peu de mots : «Une histoire qui ne peut arriver qu’aux Etats-Unis d’Amérique.»

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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /2007 00:16

Olabiyi Babalola Joseph Yaï (Bénin) est élu Président du Conseil exécutif de l’UNESCO

 

Olabiyi Babalola Joseph Yaï (Bénin) est élu Président du Conseil exécutif de l’UNESCO
  • © UNESCO/Michel Ravassard
  • Olabiyi Babalola Joseph Yaï , Président du Conseil exécutif de l’UNESCO

Olabiyi Babalola Joseph Yaï, Ambassadeur Délégué permanent du Bénin auprès de l’UNESCO, a été élu lundi, pour deux ans, Président du Conseil exécutif de l’Organisation.

 

 

Olabiyi Babalola Joseph Yaï a été élu dès le premier tour de scrutin. Il succède à Zhang Xinsheng (Chine) qui présidait le Conseil exécutif depuis octobre 2005.

Prenant la parole après son élection, Olabiyi Babalola Joseph Yaï a souligné : « les tâches qui nous attendent sont nombreuses et ardues, inédites pour certaines, mais elles sont exaltantes ». A ses yeux, le choix d’un Africain témoigne de l’intérêt croissant soulevé par le NEPAD au sein de l’UNESCO.

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, s’est félicité qu’un haut responsable du continent africain soit amené à diriger le Conseil exécutif à l’heure où l’Organisation s’est dotée d’une nouvelle stratégie à moyen terme et d’un programme et budget qui placent l’Afrique au premier rang de ses préoccupations.

Spécialisé en langues et littératures africaines, alphabétisation, poésie orale et cultures des diasporas africaines, Olabiyi Babalola Joseph Yai a été professeur d’université au Bénin, au Nigeria, au Brésil, au Japon, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis d’Amérique. Il a participé à l’élaboration des programmes UNESCO dans le domaine des langues et cultures africaines. Il a également été membre du Comité du Patrimoine mondial et de divers comités et jurys, notamment le Comité scientifique du Projet La Route de l’Esclave, et le jury chargé de nommer des Chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

Les 58 membres du Conseil exécutif, élus par la Conférence générale, se réunissent deux fois par an. Le Conseil est chargé d’examiner la mise en œuvre des programmes adoptés par la Conférence générale, l’organe décisionnel suprême de l’Organisation.

 

 

 

 

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 19:45

Compte rendu
Le procès d'un meurtrier raciste à Anvers rejaillit sur l'extrémisme flamand
LE MONDE | 02.10.07 | 15h22  •  Mis à jour le 02.10.07 | 15h22
BRUXELLES CORRESPONDANT

'est le procès d'un jeune homme mal dans sa peau devenu un tueur raciste qui a débuté, lundi 1er octobre, devant la cour d'assises d'Anvers (Belgique). Ce sera sans doute aussi le procès d'une idéologie et de ceux qui, directement ou indirectement, ont créé le contexte propice au double assassinat commis par Hans Van Temsche, 19 ans aujourd'hui.

 

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Le 11 mai 2006, cet étudiant solitaire a abattu froidement une jeune Malienne de 24 ans, Oulematou Niangadou, et l'enfant de 2 ans qu'elle gardait, Luna Drowart, la fille d'un couple de restaurateurs. Il a aussi fait feu sur une Turque portant un foulard qui lisait, assise sur un banc. Cette quadragénaire a échappé par miracle la mort.

Hans Van Temsche a lui-même déclaré qu'il avait l'intention d'abattre "de cinq à dix étrangers", des "macaques". Il s'était acheté une carabine le matin même. Il était en colère : il venait d'apprendre qu'il était renvoyé de son institut technique agricole parce qu'il fumait dans sa chambre.

Il rêvait d'une fin grandiose : abattu par la police, alors qu'il se serait retranché dans la cathédrale, comme dans ces jeux vidéo violents qu'il affectionnait. Un agent de police en a décidé autrement : après trois sommations, il lui a logé une balle dans le ventre.

Les parties civiles, les avocats de la Ligue des droits de l'homme et du Centre pour l'égalité des chances - un organisme parapublic - soulignent que l'on ne peut séparer l'acte d'Hans Van Temsche d'un contexte de haine raciale. Le grand-père et le grand-oncle du jeune homme avaient servi dans la Waffen SS. Il était très fier de posséder le poignard de ce grand-père, frappé de la devise "Sang et honneur", qui trônait chez lui à côté d'un exemplaire de Mein Kampf.

Sa tante, Frieda, a été députée du Vlaams Belang - ex-Vlaams Blok -, la formation xénophobe qui réalise 30 % aux élections à Anvers. Son père, Peter, a lui aussi adhéré au parti. Il affirme aujourd'hui en condamner les excès mais ne renie pas son slogan, "Notre propre peuple d'abord".

Après l'équipée sanglante d'Hans Van Temsche, le premier ministre libéral Guy Verhofstadt avait montré du doigt le Vlaams Belang. Le ministre des affaires étrangères, Karel De Gucht, avait condamné ses électeurs, jugeant que leur vote "est aussi responsable de ce que ce parti provoque". Des partis francophones avaient tenté, en vain, de le priver de sa dotation publique.

Au premier jour de son procès, Hans Van Temsche s'est présenté en adolescent attardé, timide, discret. Il a remisé son long manteau noir et ses chaussures de combat, il a corrigé son apparence "gothique". Ses cheveux ras ont poussé, il arbore une chemise et une cravate, il ne regarde pas la salle. Ses avocats lui ont conseillé de corriger l'image qu'il avait offerte jusque-là : un être froid, insensible, qui n'a manifesté aucun regret. Lundi soir, il a enfin présenté ses excuses aux parents de Luna.

Le père de la petite fille s'est levé, l'a toisé, n'a pas dit un mot, se souvenant des propos du jeune homme pour expliquer l'exécution de l'enfant : "J'ai pensé aux éléphanteaux qui se laissent mourir après le décès de leur mère."

Au premier jour de l'audience, ses avocats ont tenté un baroud d'honneur en affirmant que le procès fait à leur client n'était pas équitable, compte tenu de la médiatisation de cette affaire. Pour la suite, ils évoqueront la "force invincible" qui animait le jeune homme, harcelé, dans le temps, par des jeunes étrangers. Ils produiront des témoins qui décriront un perdant qu'on n'a pas cru quand il a parlé de ses projets meurtriers.


Jean-Pierre Stroobants

Références

Le Vlaams Belang a succédé en 2004 au parti Vlaams Blok ("Bloc flamand") après que la Cour de cassation belge a jugé que le programme de la formation nationaliste était raciste et incitait à la haine, ouvrant la voie à une suppression de tout financement public.

Aux municipales de 2006, le Vlaams Belang ("Intérêt flamand") a réalisé 33,5 % à Anvers et 15,3 % dans l'ensemble de la Flandre.

Le code pénal belge prévoit depuis 2003 une augmentation de deux ans des peines de réclusion si les motivations racistes d'un crime sont retenues.

Article paru dans l'édition du 03.10.07
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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /2007 20:18
 
 
 

DSK à la tête du FMI : Chronique d’une victoire annoncée 

Dominique Strauss-Kahn a été choisi ce vendredi pour diriger l’institution

Dominique Strauss-Kahn présidera pour les cinq prochaines années aux destinées du Fonds monétaire international. Il a été désigné par le conseil d’administration du Fonds ce vendredi.



vendredi 28 septembre 2007, par Falila Gbadamassi  


Le Français Dominique Strauss-Kahn, actuellement au Chili où il a choisi symboliquement d’attendre le verdict, est le nouveau patron du Fonds monétaire international (FMI). Il a été élu directeur général du Fonds ce vendredi à New York par les 24 membres du conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods. « C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité. Je veux remercier Jean-Claude Juncker (le premier ministre luxembourgeois, ndlr), grâce à qui tout a commencé. [...]. Fort de la puissante légitimité que me donne le très large soutien dont j’ai bénéficié, notamment dans les pays émergents et les pays à bas revenus, je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin », à déclaré Dominique Strauss-Kahn.

Soutenu par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada et les pays émergeants notamment l’Afrique du Sud et le Brésil, sa victoire face au tchèque Joseph Tosovsky, porté par la Russie, était attendue. Mais auparavant, il aura fallu convaincre Nicolas Sarkozy, le président français et les 27 membres de l’Union européenne qui lui accorderont leur soutien dès l’annonce de ses ambitions internationales. Fin juillet, Dominique Strauss-Kahn se rend donc à Washington où il se porte officiellement candidat à la direction du FMI et profite de son séjour américain pour rencontrer l’Espagnol Rodrigo Rato auquel il espère succéder.

Rencontrer et convaincre

Ce n’est alors que le début d’un périple qu’il entamera pour convaincre les pays en voie de développement et les nations émergentes d’appuyer une candidature qu’ils pourraient remettre en question. Elles s’insurgent en effet contre cet usage qui veut que l’Europe désigne le directeur général du FMI et les Etats-Unis, le président de la Banque mondiale. Après Washington, DSK va ainsi à la rencontre de Thabo Mbeki, le chef de l’Etat sud-africain et des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales africaines réunis à Maputo, au Mozambique. DSK sort de ses entretiens rassuré : l’Afrique est derrière lui. Le candidat prend ensuite la direction du Brésil où il est reçu par le président Luiz Inacio Lula da Silva qui lui confirmera plus tard son soutien.

Puis, petite pause estivale et DSK reprend son bâton de pélerin pour une autre tournée qui l’amène en Arabie Saoudite, en Egypte, en Chine, au Japon, en Corée du Sud et en Inde, des voix qui comptent désormais dans le concert des nations. L’opération de charme produira son effet. le prétendant européen est désormais bien armé pour affronter ses futurs employeurs dont le choix, assurent ces derniers, se fondera uniquement sur l’expérience professionnelle et les compétences des candidats. Dominique Strauss-Kahn et Joseph Tosovsky ont été reçus la semaine dernière, après la clôture des candidatures fixée au 31 août dernier.

Nouveau défenseur des pays émergents au sein du FMI

Elu pour cinq ans, Dominique Strauss-Kahn s’attèlera à conduire trois chantiers prioritaires qui répondent aux réformes dont le FMI a besoin de toute urgence pour restaurer sa crédibilité. Tout d’abord, écrivait-il dans une tribune dans le Wall Street Journal, le candidat français souhaite donner un « nouvelle impulsion en faveur du multilatéralisme » afin que « le Fonds développe toute l’expertise nécessaire sur les pays à qui il dispense ses conseils. » Ensuite, afin de « rétablir la pleine légitimité du FMI », l’économiste s’attachera à donner « une voix plus forte au sein de l’institution » aux pays issus du « monde émergent et en voie de développement (qui) ne se sent pas suffisamment inclus dans le Fonds ». Une telle démarche passe, selon DSK, par une « réforme des quotes-parts [1] » et « de nouvelles règles de vote au sein du conseil d’administration du Fonds ». Enfin, le nouveau directeur du FMI s’attaquera à l’épineuse question du budget de l’organisation. Il devrait s’appuyer sur les conclusions du rapport Crockett relatif au financement du FMI.

Economiste de formation, Dominique Strauss-Kahn est également un homme politique français de premier plan. Député socialiste – il appartient à l’aile modernisatrice du Parti socialiste français –, il fut ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements d’Edith Cresson (1991-1992) et Pierre Bérégovoy (1992-1993). Il quitta ensuite quelque temps le gouvernement pour exercer comme avocat d’entreprise avant de retrouver un portefeuille ministériel, celui de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (1997 -1999). A son crédit figurent le lancement de l’euro en France et sa contribution à l’Eurogroupe, organisation en charge de la nouvelle monnaie unique.

Polyglotte, DSK a vu le jour en 1949 et a grandi au Maroc. Il est l’époux de la célèbre journaliste française Anne Sinclair qui a renoncé à sa carrière à cause des activités politiques de son compagnon. Le directeur général du FMI est un passionné de technologies de l’information et un amateur d’échec. Après Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de Larosière (1978-1987) et Michel Camdessus (1987- 2000), Dominique Strauss-Khan devient le quatrième Français à accéder à la direction du FMI. Il devrait prendre fonction fin octobre et faire la preuve que le socialiste qui’il est - l’un des points sur lesquels il a été le plus critiqué - peut diriger et réformer une organisation comme le FMI.

Ce qu’il faut savoir sur le FMI

Le Fonds monétaire international a vu le jour en juillet 1944, à une conférence des Nations Unies qui s’est tenue à Bretton Woods (New Hampshire, États–Unis) à l’initiative de 45 pays.
  • Ses missions :
    - promouvoir la coopération monétaire internationale ;
    - faciliter l’expansion et la croissance équilibrées du commerce mondial ;
    - promouvoir la stabilité des changes ;
    - aider à établir un système multilatéral de paiements ;
    - mettre ses ressources (moyennant des garanties adéquates) à la disposition des pays confrontés à des difficultés de balance des paiements.
    Outre ses principales missions, le FMI se consacre à la réduction de la pauvreté dans le monde entier, soit de façon indépendante, soit en collaboration avec la Banque mondiale et d’autres institutions. Le FMI accorde une assistance financière par le biais de son mécanisme de prêts concessionnels — la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) et la Facilité de protection contre les chocs exogènes (facilité PCE) — ainsi qu’au moyen d’allégements de dette dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Initiative PPTE) et l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Dans la plupart des pays à faible revenu, cette assistance repose sur les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Préparé par les autorités nationales — en consultation avec la société civile et les partenaires extérieurs pour le développement —, le DSRP présente le cadre global de la politique économique, structurelle et sociale mise en œuvre pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté dans le pays concerné.

  • Quelques chiffres :
    — 185 pays. membres
    — 2.716 employés environ, originaires de 165 pays
    — Total des quotes-parts : 317 milliards de dollars EU (au 31 juillet 2006) répartis parmi les membres
    — Encours des prêts : 28 milliards de dollars américains à 74 pays, dont 6 milliards de dollars à des conditions concessionnelles à 56 pays (au 31 juillet 2006)


Source : FMI

[1] Le FMI reçoit ses ressources de ses pays membres, essentiellement par le biais du paiement de leurs quotes-parts. Elles sont proportionnelles au poids de leurs économies et déterminent celui de leur vote.

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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /2007 00:21
Le président de la Lega veut moins de footballeurs noirs Version imprimable
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RACISME EN SUISSE

 

Le président de la Lega Giuliano Bignasca risque une plainte pour enfreinte à la norme pénale antiraciste.

 

Le président de la Lega Giuliano Bignasca (Photo: Keystone)

Dans le journal de son parti, il critique l'équipe nationale de football parce qu'elle comporte trop de joueurs de couleur.

«Un footballeur de couleur chocolat est acceptable. Mais trois, c'est décidément trop», écrit M. Bignasca dimanche dans le Mattino della domenica. L'article s'intitule plus clairement «Trop de noirs dans le onze de Suisse».

Le président de la Lega justifie son point de vue par le fait que la Suisse n'a jamais été une nation impérialiste possédant des colonies. Et jusqu'à preuve du contraire, elle ne fait pas partie de l'Afrique, ajoute-t-il.

Indignation

Les propos de M. Bignasca ont déclenché un tollé. Sur les ondes de la radio de Suisse italienne RSI, des représentants de la communauté africaine du Tessin ont parlé de scandale. Ils ont exhorté les citoyens tessinois à boycotter la Lega lors des élections fédérales d'octobre.

L'Association suisse de football (ASF) espère quant à elle que le ministère public tessinois ouvrira d'office une enquête contre le président de la Lega. Elle étudie aussi le dépôt d'une plainte, a déclaré son secrétaire général Peter Gilliéron sur les ondes de la RSI.

Source: SDA/ATS

Mon petit mot pour ce Mr.

 

LA TRAITE DES NOIRS

Conquête et pillage

La conquête du Nouveau Monde passe par une politique de colonisation fondée sur le pillage. Les premiers esclaves du continent américain sont les populations indiennes, forcées par les Espagnols à exploiter les mines d'or et d'argent. En 1502, les premiers esclaves noirs sont débarqués sur l'île d'Hispaniola, aujourd'hui la République dominicaine et Haïti.

Toute l'Europe trafique

Français, Portugais, Espagnols, Hollandais, Anglais, Suisse... mettent au point un trafic à grande échelle. Les Français le nomment "bois d'ébène", les Anglais "Black ivory", ivoire noir. C'est derrière ces appellations précieuses que l'Europe organise son commerce d'êtres humains razziés sur le continent africain, embarqués à fonds de cales, vendus aux planteurs.

La première compagnie maritime, hollandaise, à pratiquer la traite est créée en 1621. En 1685, vingt ans après avoir créé la Compagnie française des Indes occidentales, Colbert édicte le "Code noir" une loi esclavagiste qui justifie le recours à l'asservissement. Dans l'article 44 de ce code, le législateur écrit:" Déclarons les esclaves être biens meubles".

etc... etc...

Par illassa2.benoit - Publié dans : Actualités Internationales
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 20:00

Avis de recherche: qui a vu cet homme, sur son vélo, en Asie?

C'est un e-mail arrivé en forme de SOS, lié à une rencontre éphémère, il y a deux ans, dans l'extrême ouest de la Chine. L'homme qui figure sur cette photo a disparu, et sa famille le recherche. Les "riverains" de Rue89, peut-être, peuvent aider à le retrouver.

Peter Maan, c'est son nom, a disparu il y a un peu plus de trois mois au Cambodge, ses papiers et cartes de crédit trouvés et ramenés au consulat britannique, sans autre trace. Son neveu, Ashley, qui vit au Canada, m'a contacté car il a découvert, en effectuant une recherche sur Internet, le post que j'avais écrit sur son oncle en août 2005 sur mon blog "chinois", à l'époque où j'étais le correspondant de Libération à Pékin. Telle une bouteille à la mer, il m'a demandé si je savais quelque chose.

Je n'ai, évidemment, aucune nouvelle d'un homme dont j'ai simplement croisé la vie l'espace de quelques heures. Mais je me suis dit que, peut-être, par miracle, certains d'entre vous, lecteurs de Rue89, avaient pu le croiser ou l'apercevoir au détour d'une route d'Asie, et aider Ashley Maan à reconstituer l'itinéraire qui s'est mystérieusement interrompu au Cambodge. Si c'est le cas, envoyez un e-mail à contact[at]rue89.com.

J'avais rencontré Peter Maan dans un endroit exceptionnel, dans un coin reculé de l'extrême ouest de la Chine, à deux pas de la frontière pakistanaise. Nous étions dans le même hôtel, dans cette petite ville de montagne, à 3 700 mètres d'altitude, où tout fermait après 20h00. Cet homme alors agé de 61 ans, au crâne rasé, s'était approché de nous avec une bière chinoise à la main, et s'était assis. "Bonjour, je viens d'Ecosse mais je suis né en Ouganda", avait-il dit pour se présenter. Il avait visiblement envie de parler. Et, avec Bertrand Meunier, le photographe avec lequel je voyagais, nous l'avons écouté toute la soirée.

De Mohamed à Peter

Peter Maan, d'origine pakistanaise, fait partie de ces Asiatiques chassés par Idi Amin Dada dans les années 60 (si vous avez vu "Le Dernier roi d'Ecosse", vous connaissez cet épisode). Il s'est retrouvé avec sa famille en Ecosse, où il a fini ses études, et a travaillé toute sa vie dans l'industrie pétrolière, la dure vie des plateformes off-shore, trois mois au large, trois mois à terre. Avant de s'appeler Peter, cet homme est né Mohamed Achraf Hussein, mais il a changé de nom en 1964 car il en avait marre de voir son CV refusé en Angleterre à cause de son patronyme... Déjà!

A sa retraite, il y a quatre ans, Peter/Mohamed était seul. "Je me suis retrouvé devant mon poste de télévision un soir, et je me suis dit: il doit y avoir autre chose dans la vie." Il découvre le vélo. Il décide qu'il aime décidément ça, vend sa maison en Ecosse, et fait du voyage sa vie. Il roule depuis la Turquie, un visa refusé par l'Iran le fait bifurquer vers le Caucase, puis l'Asie centrale. Il a adoré le Kyrgizstan, moins le Kazakhstan et ses policiers corrompus qui l'ont racketté un maximum... Une brève incursion chinoise et il devait alors enchaîner avec trois mois au Pakistan, le pays de ses ancêtres, à la recherche d'un demi-frère aperçu lorsque celui-ci avait seulement un an!

"Il y a plus de gens bien que de gens mauvais"

Il s'était confié toute la soirée, à l'époque, et j'avais écrit sur mon blog:

"Pas toujours facile de passer des cols à 5 000 m ou de faire face aux intempéries. "Parfois j'ai mon propre dialogue avec Dieu ou Allah, vous l'appelez comme vous voulez. Quand j'ai une tempête de neige de face, je lui dis, tu peux pas faire quelque chose... Parfois, ça marche."

Peter est un humaniste, qui se réjout du spectacle du monde. "Ma conclusion: il y a plus de gens bien que de gens mauvais." A la vitesse d'un vélo et au rythme des amitiés noués sur la route, on a le temps de le constater".

 

Bertrand Meunier avait repéré le décor kitschissime du restaurant de l'hôtel, et avait demandé à Peter Maan s'il pouvait le prendre en photo dans ce décor. Ca a donné une photo magnifique qui a ravi Ashley lorsqu'il l'a découverte sur le blog: "Ca m'a fait du bien de voir cette photo de lui, great shot", m'a-t-il écrit. La belle serveuse tadjik du restaurant avait, elle aussi, demandé à Bertrand d'être prise en photo devant ces montagnes mythiques. Le lendemain, Peter Maan a repris son vélo, et je n'en avais plus entendu parler. Jusqu'à cet e-mail triste m'annonçant sa disparition.

Par illassa2.benoit - Publié dans : Actualités Internationales
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /2007 21:17
Par illassa2.benoit - Publié dans : Actualités Internationales
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