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Actualités Internationales

Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 13:37

28/04/2013

 

 

RDC - Arrestation à San Francisco: un escroc congolais se faisait passer pour le fils du président Kabila

 

 

 

Un homme qui prétendait être le fils du président du Congo (RDC) a été arrêté et accusé de fraude pour avoir escroqué un agent immobilier du comté de Marin et sa petite amie de 1,6 millions de dollars.

 

 

Hervé Marvelous bénie, 41 ans, a été accusé de fraude dans une plainte pénale fédérale mercredi et arrêté à San Francisco, selon le procureur des États-Unis, Melinda Haag.

 

La plainte a été déposée sous scellés et a été rendu public après la comparution d’Hervé devant le tribunal fédéral de San Francisco jeudi dernier.

 

Hervé, qui est en garde à vue, a été condamnée à retourner devant la cour du magistrat Nathaniel Cousins ​​lundi pour une audience de libération sous caution. L’accusation de fraude est passible de 20 ans de prison.

Selon l’agent du FBI, Brian Weber, Hervé serait né en République démocratique du Congo (RDC), a obtenu l’asile aux États-Unis en 1999 et est devenu citoyen américain le mois dernier.

Pour l’agent Weber, Hervé aurait arnaqué un l’agent immobilier non identifié et sa petite amie de 1,6 millions de dollars entre 2006 et 2012 en leur disant une série d’histoires.

Hervé aurait d’abord dit à l’agent que son père était le président du Congo (RDC) et voulait acheter plusieurs maisons de plusieurs millions de dollars dans la Bay Area.

Plus tard, il a dit qu’il avait besoin d’aide pour récupérer 43 millions de dollars que le gouvernement américain avait prétendument saisis chez lui. Il a promis aux agents des millions de dollars de bonus, selon la déclaration sous serment.

L’agent du FBI affirme également que l’agent immobilier a donné à Hervé $ 635,000 en 2009. Du côté de la petite amie de l’agent, on découvre qu’elle fournissait à l’escroc de l’argent grâce à des virements bancaires jusqu’à un total de 970,000 $.

En 2008, Hervé aurait dit à l’agent immobilier qu’il était en procès dans une affaire d’un tribunal fédéral de San Francisco pour récupérer son argent. Mais il a dit à l’agent qu’il ne pouvait pas assister aux audiences parce qu’ils étaient à huit clos en vertu de la Loi sur la Foreign Intelligence Surveillance US.

Weber a également déclaré que Hervé a dit l’agent immobilier qu’il vivait dans l’Hôtel Four Seasons à San Francisco et que l’agent l’a rencontré régulièrement dans le hall de l’hôtel. Mais l’agent n’a jamais vu ses chambres et l’hôtel possède aucune trace de vie de ce Herve en 2008 ni 2012.

Pour les années 2009 à 2012, Hervé donne une explication à l’agent et sa petite amie; il était en détention dans une prison fédérale dans le cadre de l’affaire judiciaire alléguée et communiqué avec eux que par téléphone, promettant qu’il allait obtenir ses fonds dès qu’il a été libéré.

Pour l’agent immobilier, Hervé semblait crédible parce qu’il avait des documents, y compris une lettre gratuit à partir d’un sénateur américain et semblait confiant et connaît bien la région marché immobilier Bay réel.

L’agent du FBI a écrit que l’instruction de l’affaire indique Hervé n’est pas le fils du président congolais, Joseph Kabila, qu’il n’avait «aucune intention ou les moyens » pour rembourser ses victimes, n’avait aucune affaire judiciaire concernant la saisie présumé de 43 millions de dollars et n’était pas dans une prison fédérale 2009-2012.

Weber a écrit que les actions présumées de Herve semblent avoir été une variation d’une escroquerie parfois appelé « nigérian Prince» ou système de «Lettre nigérian », dans laquelle une personne prétend avoir un lien vers un dignitaire étranger riche et cherche l’avance des frais pour avoir accès aux cette richesse.

 

Roger Musandji

 
Version américaine par Julia Cheever, Bay City NewsAvec

 
 
 
 
 
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 17:13
Afrique: quatre femmes puissantes
  
  
Ellen Johnson-Sirleaf est la femme la plus puissante d’Afrique. Les femmes francophones sont absentes.
  
  
  
 

 
La femme la plus influente du continent africain s’appelle Ellen Johnson-Sirleaf, d’après le dernier classement Forbes des femmes les plus puissantes de la planète. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala et les Sud-africaines Maria Ramos et Nonkululeko Nyembezi-Heita complètent le quatuor africain de la puissance au féminin.
 

La présidente du Liberia Ellen Johnson-Sirleaf, 72 ans, est la femme africaine la plus puissante, selon la revue américaine Forbes. Elle occupe la 62e place dans le top 100 des femmes les plus influentes de la planète publié ce mercredi et dominé par la chancelière allemande Angela Merkel. En Afrique, c’est l’ancienne directrice générale de la Banque mondiale et actuelle ministre des Finances de son pays, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, 57 ans, qui occupe la seconde place et qui est classée 87e dans le monde. Elle est suivie par les Sud-africaines Maria Ramos (52 ans), présidente d’Absa Group, et Nonkululeko Nyembezi-Heita (52 ans), présidente d’Arcelor Mittal SA (South Africa). Elles occupent respectivement les 93e et 97e rangs du classement mondial.

 

Le pouvoir des femmes anglophones

 

Du côté des Afro-américaines, on retrouve Oprah Winfrey (57 ans) à la 14e place. Désormais à la tête de sa chaîne de télévision OWN (Oprah Winfrey Network), celle qui a souvent figuré dans le top 10 du classement réalisé par le magazine Forbes est devancée par ses compatriotes Michelle Obama (47 ans), la première dame américaine, et l’artiste Beyoncé Knowles (29 ans) qui arrivent respectivement à la huitième et à la onzième place. La présidente de Xerox, Ursurla Burns (52 ans), au 27e rang, le Dr Helene Gayle (56 ans), qui dirige l’organisation caritative Care USA, au 36e, et le Dr Risa Lavizzo-Mourey (56 ans), la première femme et la première Afro-américaine à diriger la puissante fondation américaine Robert Wood Johnson, à la 93e place, font également partie du club très sélect des puissantes femmes noires.

Afrik.com



 
 
 
 
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 10:29
 

Le Point.fr - Publié le 25/07/2011  

Nafissatou Diallo rompt le silence : "Je veux que DSK aille en prison"

 

La femme de chambre qui accuse DSK de tentative de viol s'est exprimée dans la presse américaine.

Nafissatou Diallo rompt le silence : "Je veux que DSK aille en prison"
Les avocats de DSK ont immédiatement répliqué au témoignage de la femme de chambre (à gauche sur la photo) dans la presse. © Heidi Gutman / Ap / Sipa / ABC
 
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Nafissatou Diallo a finalement décidé de briser le silence. Elle a donné une interview exclusive à la chaîne américaine ABC qui en a diffusé quelques extraits dimanche soir. Le reste doit être distillé lundi matin dans Good Morning America, puis mardi soir. Sur les images, on la voit marcher dans New York : une grande femme, les cheveux raides en pantalon noir et blouse blanche, avec le visage légèrement grêlé par des marques d'acné. Selon le magazine Newsweek, qui était aussi présent lors de l'interview, qui a duré trois heures, dans les bureaux de son avocat Kenneth Thompson sur la Cinquième Avenue, Nafissatou Diallo ne sait ni lire ni écrire, et a peu d'amis. Selon le magazine, la femme de chambre a pleuré plusieurs fois au cours de l'interview et ces pleurs, par moments, "avaient l'air forcés".
  
"Je n'ai jamais voulu parler publiquement, mais je n'ai pas le choix... Je dois le faire, pour moi. Je dois dire la vérité, explique-t-elle. Je veux que justice soit faite, je veux qu'il aille en prison, dit-elle. Je veux qu'il sache qu'il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil", ajoute-t-elle. Quand on lui demande pourquoi le procureur a émis des doutes sur l'affaire, elle reconnaît "des erreurs", mais affirme : "Dieu est témoin que je dis la vérité. Du plus profond de mon coeur. Dieu le sait."
  
"Cirque indécent" (avocats de DSK)
 
 
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont aussitôt réagi avec un communiqué exaspéré et vengeur. "Il est temps que ce cirque indécent s'arrête", expliquent-ils. "Madame Diallo est la première accusatrice de l'Histoire à lancer une campagne médiatique pour convaincre le procureur de poursuivre les accusations contre une personne à qui elle veut soutirer de l'argent. Ses avocats et ses attachés de presse ont orchestré un nombre sans précédent d'évènements médiatiques et de manifestations pour faire pression sur le procureur après qu'elle a avoué ses efforts extraordinaires pour le tromper. La conduite de ses avocats n'est pas professionnelle et viole les règles fondamentales de la profession. Son but évident est d'enflammer l'opinion publique contre un accusé dans une affaire criminelle en cours."
Dans l'interview, Nafissatou Diallo maintient farouchement que Dominique Strauss-Kahn l'a attaquée dans la chambre du Sofitel. Elle a vu un serveur sortir avec un plateau de la chambre 2806. Il lui a dit qu'elle était vide. Elle est rentrée en disant "Bonjour, femme de chambre" et puis elle a vu apparaître un type à poil avec des cheveux blancs. "Oh ! mon Dieu, je suis désolée", raconte-t-elle, ajoutant qu'elle a fait demi-tour. "Ne vous excusez pas", lui a-t-il dit. Mais il s'est mis à agir comme "un fou", selon elle. Il lui a attrapé la poitrine. Il a claqué la porte de la suite. "Tu es très belle", lui dit-il en la tirant vers la chambre, toujours selon la femme de chambre. "Arrêtez, monsieur, je veux pas perdre mon boulot." "Tu vas pas le perdre." "Il m'a tirée violemment vers le lit, il a essayé de me mettre son pénis dans la bouche", affirme la jeune femme en mimant comment elle a essayé de résister en tournant la tête et en serrant les lèvres. "Je l'ai poussé je me suis levée, je voulais l'effrayer."

 
"Je ne voulais pas perdre mon job"
  
"J'ai dit Regardez, il y a mon chef qui est là." Mais DSK lui répond qu'il n'y a personne. Selon le récit, il la pousse dans le couloir vers la salle de bains, remonte son uniforme sur les hanches et déchire son collant, lui attrapant violemment le sexe. Il la met à genoux, le dos au mur et lui impose une fellation. "Il me tenait la tête très fort là", dit-elle en montrant son crâne, "il bougeait et faisait du bruit. Il faisait 'uhh, uhh, uhh'", il m'a dit "suce mon-je peux pas le dire. Je me suis relevée, je crachais, j'ai couru, je me suis enfuie sans regarder en arrière, j'ai couru dans le couloir, j'étais tellement nerveuse, tellement effrayée, je ne voulais pas perdre mon job."
 
Elle raconte qu'elle s'est cachée dans un coin et a essayé de se calmer. Elle a vu DSK sortir. "Il m'a regardée comme ça", dit-elle en inclinant la tête et en regardent droit devant fixement. "Il n'a rien dit." Elle avait laissé ses produits de ménage dans la chambre 2820 donc elle est allée les chercher puis est revenue dans la 2806 pour "la nettoyer". Ce qui ne correspond pas à son témoignage devant le Grand Jury où elle a affirmé qu'elle était allée nettoyer la chambre 2820 et ensuite la chambre de DSK. Elle a aussi changé sa version disant d'abord à la police que DSK n'avait pas parlé pendant l'attaque. Newsweek a apparemment vu le rapport médical qui dit que la zone vaginale montre des signes d'irritation et qu'elle a un ligament déchiré dans l'épaule.
 
Procès ou non-lieu

 
Le lendemain quand Nafissatou Diallo regarde les informations et découvre qui est DSK, elle s'affole. Elle est ensuite logée dans un hôtel avec sa fille de 15 ans, sans téléphone portable, et a très peu de contacts avec l'extérieur pendant des semaines. Son visage s'éclaire seulement quand elle parle de son boulot. En avril, une de ses collègues est partie en congé de maternité et on lui a donné le 28e étage. "On travaillait en équipe. J'adorais ce job, j'aimais les gens. Tous de différents pays, Américains, Africains, Chinois. Mais nous étions tous pareil ici", raconte-t-elle.
 
Elle reste vague sur son passé, sur son père. Elle dit que son mari est mort "de maladie", qu'elle a été violée par deux soldats en Guinée. "Nous sommes pauvres, mais nous sommes des gens bons, je ne pense pas à l'argent." Quid alors de la fameuse conversation téléphonique avec Amara Tarawally, un trafiquant de drogue emprisonné en Arizona ? Selon le New York Times, elle lui aurait déclaré le lendemain de l'incident dans son dialecte : "Ne t'inquiète pas, ce type a plein de fric, je sais ce que je fais." Mais apparemment la citation est une paraphrase du traducteur et la vraie citation serait différente. Dans l'interview, elle nie avoir touché de l'argent d'Amara Tarawally. Il a eu accès à ses comptes en banque en lui donnant de faux sacs de marque. "Six ou sept. Ils n'étaient pas de très bonne qualité."

 
Ces déclarations publiques risquent de compliquer les rapports déjà très tendus entre les avocats de Nafissatou Diallo et le procureur. Les derniers interrogatoires au bureau de Cyrus Vance ont été particulièrement houleux. Reste maintenant au procureur à décider s'il peut aller au procès ou s'il vaut mieux un non-lieu. Une décision qui peut survenir à tout moment.


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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 15:28
Haïti: Cyclones, émeutes de la faim… un pays qui vit au rythme des crises
 
 
LE MONDE | 13.01.10
 
Saint-Domingue, correspondant
 

e séisme qui a frappé Haïti, mardi 12 janvier, touche l'un des pays les plus pauvres du monde, déjà mis à l'épreuve en 2008 par une série de cyclones. Plusieurs centaines de personnes avaient péri. La destruction des routes, des maisons et des infrastructures économiques avaient alors été chiffrée à près de 15% de la richesse nationale.
 

 

En 2008, Haïti avait aussi été un des pays les plus affectés par le renchérissement mondial des prix des matières premières et du pétrole. De violentes émeutes de la faim avaient secoué la capitale Port-au-Prince et d'autres villes de province, provoquant la chute du gouvernement du premier ministre Jacques-Edouard Alexis et le ralentissement des décaissements de l'aide internationale dont le pays reste très dépendant.

La liste des peines devait encore s'allonger avec la crise financière internationale. Non que celle-ci ait affecté directement ce pays peu intégré à l'économie mondiale, mais les flux d'argent envoyés par les Haïtiens émigrés aux Etats-Unis et au Canada se sont contractés.

 

12000 Haïtiens quittent chaque année leur pays, selon un récent rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui souligne le rôle vital de l'émigration. En 2008, 1,8 milliard de dollars (1,24milliard d'euros) ont été rapatriés dans le pays grâce aux migrants, deux fois plus que l'aide internationale.

 

CONTEXTE POLITIQUE INSTABLE

 

2009 avait marqué un certain retour à la normale avec l'amélioration de la production agricole et la reprise des exportations de textiles. La croissance s'était légèrement redressée (environ 2%) et l'inflation avait fortement baissé (5,1%). Sans permettre de faire reculer la pauvreté dans ce pays où 76% de la population survit avec moins de 2 dollars (1,3 euro) par jour.

En 2009, Haïti est passé du 146e au 149e rang - sur 182 pays - du classement du développement humain dressé par le PNUD. Les récoltes plus abondantes ont toutefois fait baisser le nombre de Haïtiens en situation "d'insécurité alimentaire" de 3,3millions fin 2008 à 1,9million.

 

Les principaux bailleurs de fonds ont annulé 930 millions d'euros de créances, plus de 70% de la dette extérieure et se sont engagés à fournir 216 millions d'euros sur deux ans pour financer le plan de réduction de la pauvreté du gouvernement. Ses priorités sont la création d'emplois dans les travaux d'infrastructure, la relance de l'agriculture, la santé, l'éducation et la protection de l'environnement.

 

Ce séisme intevient dans un contexte politique instable alors que des élections, législatives puis présidentielle, doivent avoir lieu cette année. La premier ministre, Michèle Pierre-Louis, a été destituée fin octobre 2009 par un vote de censure du Sénat et remplacé par Jean-Max Bellerive, le ministre de la coopération du gouvernement sortant.

 

Ce remaniement est intervenu après des élections partielles contestées au printemps 2009. Les relations avec la République dominicaine voisine se sont dégradées à la suite de l'assassinat de plusieurs sans-papiers haïtiens.

 

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, se sont rendus dans l'île dernièrement. Le mandat de la mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) comptant 7000 militaires et 2000 policiers a été prolongé d'un an à la mi-octobre.


Jean-Michel Caroit
Article paru dans l'édition du 14.01.10



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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 15:17
Haïti : la désolation après le séisme
 
 
LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 12.01.10

 

 


ucun bilan n'est encore disponible, mercredi matin 13 janvier, au lendemain du puissant séisme qui a frappé Haïti, mais les témoins parlent de chaos, de milliers d'habitants errant, parfois en larmes, dans les rues de la capitale, Port-au-Prince. A 16 h 53 mardi (22 h 53 à Paris), un tremblement de terre de magnitude 7 frappe l'ouest de l'île, suivi quelques minutes plus tard de deux répliques très fortes de magnitude 5,9 et 5,5, selon l'Institut géologique américain (USGS). Son épicentre a été localisé à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince.

 

Mercredi matin, les médias évoquent le risque de centaines, voire de milliers de victimes. Les photos publiées notamment via Twitter témoignent de l'importance des dégâts. Un témoin raconte à l'AFP que "le centre de Port-au-Prince est détruit" tandis qu'un médecin assure que "les morts seront comptés par centaines lorsqu'il sera possible de dresser un bilan". Plusieurs ministères ont été gravement endommagés, alors que des hôpitaux, des hôtels et des écoles se sont écroulés.

 

PORT-AU-PRINCE PLONGÉ DANS LE NOIR

 

L'ambassadeur du pays au Mexique a fait savoir mercredi matin que le président, René Preval "est vivant", malgré l'effondrement de son palais. "Le quartier général de la mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah) s'est effondré en grande partie. Il y a de nombreuses personnes sous les décombres, des morts et des blessés", affirme par ailleurs un employé local de l'organisation.

 

Peu de temps après la secousse, la nuit tombée sur la capitale haïtienne plongeait ses rues dévastées dans un noir complet qui ne fait qu'amplifier davantage la panique qui s'est emparée de la population. Des véhicules de la police haïtienne, des Nations unies ou de la Croix-Rouge tentaient de transporter des blessés, mais les maisons détruites bloquent la circulation. Autre difficulté pour les secours : les moyens de communication téléphonique ont été sérieusement affectés, et l'électricité a été coupée dans toute la ville. Le lycée français d'Haïti a résisté et sert de refuge à ses élèves ainsi qu'à de nombreux voisins venus s'y abriter.

 

Attention, certaines images de cette vidéo sont difficilement supportables.

 




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