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Politique Africaine

Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 20:55

DAKAR, 13 mai 2013 (IRIN) - Des universitaires et des représentants des gouvernements, des armées et de la société civile se sont réunis la semaine dernière à Dakar, la capitale sénégalaise pour évaluer les liens entre le développement et l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest. Certains participants à la conférence ont suggéré que le sous-développement, la marginalisation et la faible gouvernance créaient un terreau fertile pour le militantisme.

Si des facteurs locaux ont contribué à l’escalade de la violence extrémiste dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, l’avancée du djihad mondial liée à la « guerre contre le terrorisme » menée par les États-Unis depuis le 11 septembre 2011 a cependant aussi joué un rôle dans l’expansion du militantisme radical dans la région.

« Il y a, dans le Sahel, une combinaison de mauvaise gouvernance, de pauvreté, d’insécurité, ainsi que de plusieurs facteurs internes et externes [qui contribuent à la violence extrémiste] », a dit Ahmedou Ould-Abdallah, président du Centre de stratégie et de sécurité pour le Sahel et le Sahara (Centre 4 S), à l’occasion de l’ouverture de la conférence de Dakar, qui a eu lieu du 6 au 10 mai.

« Le Sahel offrait un terrain idéal pour le développement de la violence extrémiste et son expansion au-delà des frontières nationales », a-t-il ajouté.

L’instabilité de la région ne date pas d’hier. Depuis le premier coup d’État de l’Afrique indépendante, qui a renversé le président fondateur du Togo en 1963, l’Afrique de l’Ouest a en effet connu une série de putschs. Certains d’entre eux ont même déclenché des guerres civiles.

L’Afrique de l’Ouest est également l’une des régions les plus pauvres du monde en dépit des ressources naturelles dont elle dispose. Parmi les dix derniers pays du classement de l’
Indice de développement humain (IDH) des Nations Unies, sept sont situés en Afrique de l’Ouest.

La mauvaise gouvernance politique et la piètre gestion des ressources ont souvent été à l’origine d’explosions de violence au sein des franges mécontentes de la société. Par ailleurs, un certain nombre d’
études ont établi un lien entre la mauvaise gouvernance et l’insécurité en Afrique de l’Ouest.

Les Touaregs du Mali, par exemple, ont lutté contre la marginalisation dont ils se disaient victimes de la part du gouvernement central et revendiqué la création d’un État autonome touareg dans le nord du pays. À la suite du coup d’État de mars 2012 dans la capitale, Bamako, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) s’est emparé de villes du Nord qui étaient sous le contrôle des troupes gouvernementales, mais il a rapidement été chassé par des groupes militants islamiques.

La création du Boko Haram, une milice nigériane qui souhaite l’établissement d’un État islamique et se montre de plus en plus violente, devrait être considérée comme une réaction à la corruption gouvernementale généralisée, aux abus commis par les forces de sécurité, au conflit entre les musulmans du Nord, insatisfaits, et les chrétiens du Sud et à l’accroissement des disparités économiques entre les régions, selon le
Council on Foreign Relations.

Certains observateurs insistent sur l’importance des facteurs locaux. En effet, en Afrique, l’islam militant est essentiellement lié au contexte local, même s’il s’associe à des courants idéologiques plus larges. Ainsi, les groupes islamistes apparaissent, évoluent et réagissent aux problèmes locaux immédiats, a écrit Terje Ostebo, de l’Université de la Floride, dans un
article publié en novembre 2012 par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA).

« Le gouvernement malien n’a pas réussi à maintenir une présence forte dans le Nord et à investir systématiquement dans [les infrastructures de] la région. Cette situation a créé un environnement propice à l’expansion du militantisme islamique et à l’escalade de la violence dans la région », a dit M. Ostebo, professeur adjoint au CESA et au département de religion de l’Université de la Floride.

Marginalisation

« La pauvreté, le sous-développement et un sentiment de marginalisation et d’exclusion lié à l’absence de gouvernance, en particulier au niveau local, sont considérés comme des moteurs de l’extrémisme violent », a dit à IRIN Benjamin Nickels, professeur adjoint au CESA.

« Le soutien au développement est une approche à long terme qui permet d’agir sur ces éléments », a-t-il ajouté.

« La pauvreté, le sous-développement et un sentiment de marginalisation et d’exclusion lié à l’absence de gouvernance, en particulier au niveau local, sont considérés comme des moteurs de l’extrémisme violent »

« Il y a un certain nombre de facteurs sous-jacents qui font que certaines régions sont particulièrement vulnérables à l’extrémisme violent et aux idéologies extrémistes, et il y a ensuite un certain nombre de facteurs qui déclenchent la violence. Ces facteurs comportent une dimension économique sous-jacente qui est souvent négligée », a dit Raymond Gilpin, le doyen du CESA.

Selon M. Ostebo, la pauvreté, le chômage et les inégalités socio-économiques expliquent en partie la montée des mouvements islamiques violents et non violents.

« Il y a d’autres facteurs qui permettent d’expliquer la violence extrémiste. Il est cependant certain que les groupes militants ont plus de facilité à recruter des jeunes chômeurs qui ne peuvent imaginer un avenir pour eux-mêmes que des jeunes qui ont un emploi. Plus les jeunes ont de chances de trouver un emploi, moins ils risquent d’être recrutés par les groupes militants », a dit Gilles Yabi, de l’International Crisis Group (ICG).

« Le développement fait partie des mesures pour contrer la violence extrémiste. Mais le sous-développement est tellement ancré dans la réalité [de l’Afrique de l’Ouest] qu’il est très difficile de renverser la tendance », a-t-il dit à IRIN.

M. Ould-Abdallah a cité d’autres facteurs qui contribuent au crime et à la violence extrémiste en Afrique de l’Ouest, notamment la vastitude géographique de la région, la faiblesse des institutions publiques et la loyauté des habitants et des gouvernements envers leur tribu ou leur clan plutôt qu’envers l’État nation.

Dans l’espoir de mettre un terme aux insurrections, le Nigeria et le Mali ont tenté de négocier des accords avec les groupes militants. Ils ont cependant aussi eu recours à la force, dont le pouvoir pour éliminer les causes fondamentales de la rébellion est limité. La répression par les gouvernements ou les forces extérieures peut en effet pousser les militants islamistes à se battre pour leur propre existence et, dans le même temps, aggraver la perception de l’illégitimité de l’État, a indiqué M. Ostebo.

Débordement

L’intervention dirigée par la France au Mali a permis de déloger les rebelles islamistes de leurs bastions, mais certains craignent que les militants en fuite
déstabilisent les pays de la région, dont certains d’entre eux sont originaires, ciblent les étrangers qui vivent dans les pays voisins et gagnent la sympathie d’autres milices extrémistes.

L’attaque de janvier contre le complexe gazier algérien [d’In Amenas] a probablement été menée en représailles à l’offensive militaire française au Mali. Des soldats nigérians qui se dirigeaient vers le Mali pour prendre part à l’intervention africaine ont par ailleurs été attaqués par des militants liés au Boko Haram en janvier.

Le 7 mai, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a posté sur Internet un message vidéo dans lequel l’un de ses chefs appelait à attaquer les intérêts français partout dans le monde en réponse à l’intervention de la France au Mali.

Le Nigeria s’est allié à ses voisins pour mettre sur pied une force multinationale afin de lutter contre le Boko Haram.

« Pour l’heure, la priorité au Sahel est d’aider à résoudre la crise malienne. Après la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, l’Afrique de l’Ouest n’a pas besoin d’une autre crise prolongée », a dit M. Ould-Abdallah.

ob/cb – gd/amz

Theme (s): Démocratie et gouvernance, Sécurité,

[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
 
 
 
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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 17:45

09/05/2013

 

Togo : le conseil des ministres adopte le principe du financement public des partis politiques

 

 

(Agence Ecofin) - Le conseil des ministres du Togo a adopté un avant-projet de loi portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales. « Cet avant-projet marque un pas de plus dans le renforcement des conditions d'élections libres, transparentes et crédibles », annonce le communiqué gouvernemental.

 

Ce financement public impose la parité homme-femme dans les listes de candidatures. Le non respect de cette parité ne sera pas sanctionné mais en revanche son application sera financièrement récompensée.

 

Ces mesures précèdent tout juste les prochaines élections législatives qui, après avoir été plusieurs reportées, seraient maintenant en phase active de préparation.

 
 
 
 
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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 03:40

25/04/2013

 

 

BENIN: Si vous aimez Yayi Boni, dites-lui d'aller en stage chez Museveni en Ouganda

   

Ouganda : Museveni lance un « plan présidentiel » à 200 milliards de dollars qui mise sur le privé

  

(Agence Ecofin) - Le président Yoweri Museveni a lancé jeudi dernier un ambitieux programme de 200 milliards $ pour permettre à l’Ouganda d’atteindre d’ici 27 ans un revenu par habitant de 9500 $, un taux d’alphabétisation de 95%, une espérance de vie de 85 ans…

 

Ce « plan présidentiel » compte s’attaquer aux principaux goulots d’étranglements qui empêchent l’Ouganda (PIB 2011 : 16,8 milliards $ ; Population : 34,5 millions) d’exprimer son plein potentiel. Parmi les obstacles structurels à franchir figurent l’incapacité de l’Etat à mener à bien de grands programmes d’infrastructures, des ressources humaines insuffisantes pour accompagner le développement, un marché intérieur de petite taille, un manque d'industrialisation, un faible développement des services, des pénuries d'électricité, des pesanteurs qui entravent le développement du secteur privé…

 

Yoweri Museveni a profite du lancement de Vision 2040 pour encourager les fonctionnaires et l’appareil d’Etat à soutenir les entrepreneurs et investisseurs. « Ils prennent en charge les questions d'emplois, ils produisent des biens et services pour la consommation et l'exportation, ils font entrer des devises, ils payent des impôts qui permettent la construction de routes et d'écoles. Si vous maltraitez les investisseurs et les entrepreneurs, où allez-vous obtenir de l'argent pour payer les salaires ? Il est criminel de retarder un entrepreneur ou de demander des pots de vin. Tous les projets doivent être mis en œuvre rapidement » a prévenu Museveni.

 

Le financement du programme (National Vision 2040) sera assuré grâce aux revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures, de la fiscalité intérieure, des fonds internationaux et des mécanismes de partenariats publics privés (PPP).

Les officiels ougandais jugent ce plan crédible et réalisable en citant comme exemple la Malaisie et la Corée du Sud qui ont réalisé leur développement en mois de 50 ans.

 

Quelques projets de la vision 2040

 

Une raffinerie de pétrole et un reseau de pipeline associé

 

Une nouvelle ville dédiée aux hautes technologies

 

Des parcs scientifiques et technologiques dans chaque ville régionale

 

Un réseau de chemin de fer à écartement standard

 

Une industrie de transformation de phosphate en engrais

 

De grands périmètres d'irrigation agricoles

 

Plusieurs stations de production hydraulique et nucléaire

 
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Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 22:55

18/04/2013

 

CENTRAFRIQUE: Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
 

LA DECLARATION DE N'DJAMENA

Outre le communiqué final, les travaux du quatrième sommet de la CEEAC tenu à N’Djaména sont sanctionnés par une déclaration "Dite de N’Djaména" et une feuille de route relative à la composition et au fonctionnement du Conseil national de transition(CNT).
...

Sur invitation du Président en Exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, le Quatrième Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement s’est tenu à N’Djamena, le 18 Avril 2013, à l’effet d’examiner la situation qui prévaut en République Centrafricaine. S.E.M. Jacob Zuma, Président de la République Sud Africaine a également participé aux travaux du Sommet en qualité d’invité.
Le Sommet a adopté la déclaration suivante appelée « Déclaration de N’Djamena ».

Considérant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine et du Protocole relatif au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) ;

Considérant les décisions pertinentes prises dans le cadre de la sous région, en vue d’un règlement pacifique du conflit en République Centrafricaine, notamment l’Accord de cessez- le- feu et l’Accord Politique de Libreville du 11 janvier 2013 ;

Considérant la résolution relative à la concertation entre les Parties prenantes aux Accords de Libreville adoptée le 13 Avril 2013 à Bangui ;

Considérant l’Arrêté N°005 du 13 Avril 2013, portant création et composition du Conseil National de Transition ;
Considérant l’Arrêté N°006 du 13 Avril 2013 portant convocation du Conseil National de Transition ;

Considérant le document portant Procès-verbal N°001/CNT/SG du 16 Avril 2013 portant élection de M. DJOTODIA AM NONDOKORO Michel, Président de la République, Chef de l’Etat ;

Considérant la volonté constante des Etats membres de la CEEAC et leurs partenaires d’accompagner le processus de normalisation en République Centrafricaine ;

Conscients de la nécessité du dialogue pour l’instauration d’une paix durable et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, condition essentielle à la reconstruction du pays et au retour à l’ordre constitutionnel ;

Les Chefs d’Etats membres de la CEEAC réunis à N’Djamena, ont décidé de ce qui suit :

1. L’Accord Politique signé le 11 janvier 2013 à Libreville est et demeure le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition;

2. Prennent acte de la mise en place du Conseil National de Transition (CNT) et notent l’élection du Président de la République par cet organe;

3. La durée de la transition est fixée à 18 mois ;

4. Au cours de cette transition, des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières (référendum constitutionnel, législatives, présidentielles) sont organisées sur la base d’un ordonnancement juridique et d’un calendrier consensuels en vue du retour à un ordre constitutionnel démocratique incontesté ;

5. Le Chef de l’Etat, le Premier Ministre et les Ministres membres du Gouvernement de transition, ainsi que le Président et les membres du bureau du CNT, ne peuvent se présenter aux prochaines élections ;

6. Le Premier Ministre dispose de pouvoirs étendus. Il ne peut être révoqué par le Chef de l’Etat pendant la durée de la transition. Il est procédé à la formation d’un nouveau gouvernement de transition à travers de larges consultations et sur la base de l’esprit de l’Accord de Libreville ;

7. Le Gouvernement de transition, de nature inclusive, est chargé notamment de :
- Restaurer la paix et la sécurité des personnes et des biens (en cantonnant tous les éléments armés incontrôlés) et veiller à la protection des populations civiles à travers tout le territoire de la RCA;
- Assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation ;
- Veiller au respect strict des droits de l’homme du pluralisme et des libertés des citoyens;
- Préparer et organiser les élections;
- Réorganiser les forces de défense et de sécurité
- Réorganiser l’Administration Territoriale,
- Reformer le système judiciaire,
- Poursuivre le processus de Démobilisation – Désarmement - Réinsertion (DDR) - Reforme du Secteur de la Sécurité (RSS) avec le soutien de la Communauté Internationale ;
- Engager des reformes économiques et sociales.

8. Le Conseil National de Transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif. Il est chargé de préparer le projet de Constitution à soumettre au suffrage populaire. L’urgente mission du Conseil National de Transition est d’élaborer et d’adopter une Charte constitutionnelle de la transition organisant l’ensemble des pouvoirs publics de la transition conformément à l’Accord de Libreville, à la Déclaration de N’Djamena, au consensus populaire et de la classe politique centrafricaine.

9. La mise en place d’une « Cour Constitutionnelle de Transition » chargée de veiller à la constitutionnalité des lois, de connaitre du contentieux électoral, de proclamer les résultats définitifs des consultations électorales et de recevoir le Serment du Président de la République démocratiquement élu.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement lancent un appel pressant à l’ensemble de la Communauté Internationale, notamment, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie et les partenaires bilatéraux de la Centrafrique, de conjuguer efficacement leurs efforts en vue d’accompagner la transition en RCA afin de réaliser dans les meilleures conditions possibles les objectifs qu’elle s’assigne dans l’intérêt du peuple centrafricain , de la paix régionale et internationale.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement réitèrent leur totale confiance au Comité de Suivi de l’Accord de Libreville sous l’égide de SEM Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo ;

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement engagent ce Comité à prendre toutes les mesures appropriées pour accompagner la « transition ». Ils sont également convenus de la création d’un Groupe de Contact International, comprenant les organisations régionales et internationales dont la RCA est membre, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Ce Groupe est chargé de mobiliser les appuis politiques et les ressources financières nécessaires à la réussite de la transition et d’assurer son accompagnement stratégique. Le Groupe International de Contact est appelé à tenir sa première réunion de haut niveau le 3 Mai 2013 a Brazzaville.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement engagent le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, l’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF de se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature à renforcer l’efficacité de la MICOPAX et à assurer la capacité à contribuer à la protection des civils ainsi qu’a la réforme du secteur de défense et de sécurité de la RCA.

A cet effet les Chefs d’Etat ont demandé à la Commission de l’Union Africaine de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi que de la génération de forces en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la Communauté Internationale.

Le Sommet a adopté une feuille de route relative à la composition et au fonctionnement du CNT et un document comportant des éléments pour l’élaboration d’une autre feuille de route pour la Transition en RCA.

Fait à N'Djamena, le 18 avril 2013

Pour la CEEAC
Le Président

Idriss Deby Itno
Président de la République du Tchad

=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+
 =

FEUILLE DE ROUTE RELATVE A LA COMPOSITION ET AU FONCTIONNEMENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

1. Le Conseil National de Transition (CNT) dont le Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013 à N’Djamena, a recommandé la création, constitue l’élément central du dispositif institutionnel de la période de transition en raison des pouvoirs constituant et législatif qui lui sont dévolus. Etant donné que sa formation et sa mise en place ont été opérés sans la participation et la contribution de la CEEAC, le Conseil National de Transition doit être renforcé dans sa représentativité et sa composition.

2. La composition actuelle du CNT fixée à 105 membres a été conçue par analogie avec la composition de l’Assemblée Nationale qui a été dissoute. Les sièges attribués à différentes catégories politiques et socioprofessionnelles reflètent davantage un rapport de forces consacré par la situation politico-militaire plutôt qu’une représentation populaire répondant aux critères politiques.

3. résidant aux découpages électoraux traditionnellement suivis dans les pays à système démocratique.

4. Compte-tenu de la nécessité de faire du CNT le creuset d’une gestion inclusive de la transition et de réunion des conditions d’une plus grande participation à l’élaboration de la constitution et des textes législatifs indispensables au processus législatif et à la restauration de l’ordre constitutionnel, il convient de revoir la composition du CNT. Etant donné la nécessité d’assurer la stabilité du fonctionnement de cet organe, la réalisation d’un meilleur équilibre dans le sens de l’inclusivité de la composition du CNT, il est recommandé que :

- Que le nombre des sièges au sein du CNT soit porté à un total de 135 ;
- Que les nouveaux 30 sièges soient attribués aux régions du pays, aux formations politiques y compris l’ancienne majorité présidentielle, qui sont présentement sous-représentées, aux groupes politico-militaires qui n’ont pas encore renoncé à la lutte armée, ainsi qu’à la société civile et aux femmes.

5. Les Commissions Parlementaires devant élaborer les projets de constitution et les autres textes structurants de la transition et de la sortie de crise doivent être composées dans un strict équilibre des sensibilités politiques et sociales afin qu’aucun groupe en particulier ne puisse avoir une influence déterminante dans la prise de décision. L’adoption par consensus doit être considérée comme la règle. Après l’épuisement des efforts visant à réaliser un consensus, les décisions doivent être prises à la majorité qualifiée des deux-tiers (2/3) des membres.

6. Conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013, l’appellation officielle de l’autorité investie par le CNT de la responsabilité de Chef de l’Etat doit être « Chef de l’Etat de la Transition » à l’exclusion de tout autre titre. En conséquence, le CNT est appelé à procéder immédiatement à l’amendement de toute décision antérieure sur cette question.


Fait à N’Djamena, le 18 avril 2013

Source : Présidence du Tchad

© Avril 2013 LNC
 
 
 
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Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 23:47

 Garrigues-Sainte-Eulalie, 12/04/13

  

CENTRAFFRIQUE: La réponse du Doyen OBQ à Francis KPATINDE

 

 

Bien cher Francis,

 

Je viens de lire ton excellent article et te remercie d’avoir conformé nombre des faits dont j’étais informé : pour avoir initié- à la GLNF dont j’ai démissionné en 1981 - des Centrafricains maintenant en exil, certains Frères me téléphonent, souhaitent me revoir, etc. Les faits, les agissements et psychologie de François Bozizé présentés dans ton article correspondent singulièrement avec des propos des Frères centrafricains qu’il m’arrive de taquiner en disant« ..bon, que resterait-il si on ne tenait pas compte de ta rancoeur d’opposant ? »

  

Quand on a eu annoncé que Bozizé qui connaissait le Bénin s’y exilerait et serait reçu par ses coreligionnaires du christianisme céleste, j’ai réagit par le texte ci-dessous :

  

« LA POLITIQUE D’AKOKO POUR MONSIEUR THOMAS BONI YAYI.

  

François Bozizé au Bénin? Pourquoi pas? Des touristes tant d'Europe que du Moyen-Orient, assez surpris, m'ont informé en des termes que voici : « le Bénin fourmille de gens en soutane…» , « beaucoup de pseudo-religieux en vêtement blanc.. », « ...chose que je n’avais pas connue dans votre pays natal, il y a maintenant des...curés en soutane qui ne sont pas des prêtres catholiques...»

  

Eh bien! si éventuellement l'ex-président centrafricain y trouvait un hébergement politique, sa présence pourrait inspirer les Béninois et leur donner le courage de chasser Monsieur Thomas Boni Yayi du pouvoir.

 

Il a ses hommes de main (la tuerie dans son sillage à Ouidah ) et on laisse entendre qu'il a du sang sur les mains.

 

Mais je l'ai dit et le répète : pas de crime, pas d'effusion de sang.

 

Une solution simple : comme pour les présidents Maga, Apithy et Ahomadégbé, il faut que Monsieur Thomas Boni Yayi soit arrêté et assigné à résidence; il est une nuisance pour le Bénin de plus en plus ridiculisé; on a honte de dire qu'on est Béninois, qu'on est né dans le pays qu'on appelait Dahomey; j'en ai déjà appelé à la désobéissance civile dans l'Armée des hommes et des femmes et il faut chasser de la Marina celui dont le retour au pouvoir demeure une forfaiture; s'il ne veut pas s'en aller dignement, il faut recourir à la politique d'akoko: la claie recourbée qui sert à porter un cochon au marché, et le déposer chez lui en l'y assignant sous bonne garde.

  

Olympe BHÊLY-QUENUM. »

  

Comme je m’y attendais, un quidam, thuriféraire en cagoule nommé KOUBE répond sans préciser sa place le déni de Démocratie qu’une forfaiture a hissé au sommet de l’Etat au Bénin. Voici la prose du cagoulé transmise via le blog de notre ami Benoît Illassa :

 

« BENIN: LA POLITIQUE D’AKOKO POUR MONSIEUR THOMAS BONI YAYI selon le Doyen O.B.Q., sur votre blog Le blog de illassa2.benoit :

 

« Très cher grand écrivain Quenum, c'est vous qui avez honte d'être Béninois car vous êtes complètement coupé des réalités du Bénin. Nous Béninois sommes fier d'être Béninois et d'avoir un Président
à l'image de Boni Yayi. Il vient d'être invité au sommet des Brics en tant que personnalité africaine ayant un leadership avéré. ses pairs africains l'ont tellement admiré qu'ils lui confié la
présidence de l'UA pendant 1an. Mieux, à la fin de son mandat il a été unanimement félicité par les africains dans leur ensemble. Vous n'avez pas de leçons à donner aux Béninois et vous êtes
tellement en déphasage avec nos réalités pour nous demander de chasser Yayi. Si vous avez des talents de putschiste allez les vendre à Bangui ou ailleurs dans le Bénin de votre esprit; pas notre
Bénin à nous; un pays qui nous est cher et qui n'a aucun problème de gouvernance. »

*

Romancier, vieil écrivain politique, je sais que les collabos en quête de subsides soutiennent le fascisme, même ils n’en apprécient pas les agissements, fût-il représenté par un pseudo-Messie ou un « Veau d’Or » ; ainsi, la nuit, c’est en cagoule qu’ils se répandent en disant pis que pendre du leur bienfaiteur. Déchu, ils sont les premiers à lui trouver même les défauts qu’il n’a pas.

 

Voilà le portrait que m’a inspiré le quidam KOUBE qui ignore la misère du peuple béninois, « la régression préjudiciable »stigmatisée par le RP Codjo Benoît Alphonse Quenum et les dénonciations de bien d’autres. Peu avant sa mort, le Cardinal GANTIN m’avait dit « To o do gbigba wè…To o gba. » C’était un constat d’un très Grand Homme béninois qui n’était pas « complètement coupé des réalités du Bénin. » ; afin de lui donner tort, le quidam en cagoule n’hésiterait pas à aller cracher sur la tombe du Cardinal Bernardin GANTIN.

 

Depuis trois ans, il y a sur mon site www.obhelyquenum.com et sur mon blog : http://glexwevi.over-blog.common invitation aux Francs-Maçons ainsi qu’aux confréries des vodúnsi de réagir contre les agissements et les arbitraires de Monsieur Thomas Boni Yayi qui font honte d’être Béninois.

 

Amitiés d’Olympe.

 

 
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