Remplacez le Burkina par le Bénin et vous avez la même réalité !!!
I.B.
Où sont passés nos intellectuels ?:
« Ils sont tous avec le régime en place »
L'Observateur Paalga - 18/09/2009
Le débat lancé par Alceny Barry dans sa chronique « projecteurs » a tenu en haleine nos forumistes sur le www.lobservateur.bf. Dans cette
sélection, les avis sont divergents. Beaucoup pensent que nos intellectuels, compte tenu de la précarité de la vie, préfèrent jouer le jeu du régime en place et que, du coup, ils n’ont pas le
courage de se prononcer sur certains sujets.
Posté le 16 septembre 2009 par sniper de chicado
Comment ! Et nous, les forumistes ? C’est nous, les intellectuels ! Enfin... sauf Le riche. Comme des bolides, nos intellectuels fuient à l’étranger. La frustration au quotidien
infligée par le CDP est difficile à supporter. Et jusqu’à une période récente, notre peuple, justement à cause de l’achat des voix du CDP, ne suivait pas les intellectuels dans leur opposition
aux dérives du régime. Norbert Zongo a payé un lourd tribut et, vu la façon dont le juge a enterré son dossier, ça donne à réfléchir aux autres.
Posté le 17 septembre 2009 par Kanzim
Je partage l’opinion de M. Barry Alceny. Oui, et c’est malheureux, au Burkina Faso la proportion d’intellectuels acquis semble la plus importante, vu que les organes de presse officiels leur
sont acquis. L’exemple des OGM à ce propos, est assez éloquent, exemple qui nous a donné de voir des intellectuels renier le principe de précaution pour dissoudre leur dignité dans un
militantisme politique et commerçant : soutenir coûte que coûte le pouvoir qui, lui, a l’excuse de poursuivre des objectifs stratégiques, politiques et financiers. Des séniles
aux plus jeunes, en passant par des perroquets d’une vulgarisation agricole mal maîtrisée, à l’exemple de ce cotonculteur inculte, on a vu du beau monde se déshabiller de toute honorabilité pour
se jeter dans des conjectures intellectualistes.
D’autres exemples comme la crise à l’université de Ouagadougou ont illustré des intellectuels qui rugissent et barrissent le jour autour d’autres causes
humanitaires et altruistes, mais se rangent du côté de l’arbitraire dans l’ombre. En outre, il suffit de voir tous ces caquètements autour de la Journée du pardon : non content
de se ranger en plein jour, des intellectuels ont inventé des théories qui n’ont même pas le mérite d’être intelligentes, du genre de “si Blaise n’existait pas, il aurait fallu le créer en
laboratoire”.
Posté le 17 septembre 2009 par yalematiga
Il n’y a pas d’intellectuels au Burkina. Les intellectuels burkinabè sont tous à l’extérieur. Ceux qui sont au pays sont des aigris ou des collabos de
Blaise. Je vais demander aux Burkinabè de l’Europe du Nord, de l’Amérique du Nord de revenir apporter la science à leurs frères restés au pays. On voit
bien des gens comme Koro yamyele, kanzim et autres s’essayer à des réflexions intellectuelles, mais ce n’est pas facile. On ne réfléchit bien que quand on a bien mangé. Diaspora,
revient combler le vide.
Posté le 17 septembre 2009 par MOUMET
Pour ce qui est du Burkina, il vous suffit de recueillir les opinions des gens sur certaines questions importantes. Dans la plupart des cas, vous êtes choqué par la qualité des analyses de vos
interlocuteurs. Je me dis que la première qualité d’un intellectuel, c’est le courage. C’est un élément important.
Posté le 17 septembre 2009 par wang
Bonjour à tous. Merci, CQFD. Quand j’ai lu l’intervention de Yalematiga, j’ai été touché dans mon amour propre et je ne savais pas comment lui répondre.
Quand on a des problèmes, la solution la plus simple est de les fuir. C’est trop facile de s’expatrier et de croire que ceux qui sont courageusement restés au pays sont
aigris ou collabos. Norbert Zongo était peut-être aigris ou collabo ? Je crois que non. Quand on n’a rien à dire, on se tait.
Nous savons tous que la majeure partie de nos intellos expatriés le sont parce qu’ils sont égoïstes. Ils préfèrent avoir beaucoup de blé (en Europe ou
aux USA) plutôt que de rester contribuer à l’avancée du pays. Alors, monsieur Yalematiga, faites attention à ce que vous dites.
Posté le 17 septembre 2009 par Raogo
Selon yalematiga : “Il n’y a pas d’intellectuels au Burkina. Les intellectuels burkinabè sont tous à l’extérieur. Ceux qui sont au pays sont des aigris
ou des collabos de Blaise”. Ecoute, Yalematiga, je pense que tu devrais mesurer tes propos.
Parce que ceux qui sont restés, et que tu n’appelles pas intellectuels, ont eu le courage de rester au Faso, même s’ils se défendent tant bien que mal face au
pouvoir en place. Ce sont des patriotes, comparativement à ceux que tu appelles intellectuels et qui sont à l’extérieur. N’insulte pas les gens aigris. Actuellement, le Faso a besoin de personnes
qui proposent des solutions, pas d’individus qui critiquent.
Posté le 17 septembre 2009 par Fernando LéChé
Question importante et question d’actualité ! L’intellectuel burkinabè a failli à sa mission. La preuve, très peu s’intéressent aux maux qui minent la société burkinabè. Tous ont
peur du régime en place et, du coup, deviennent miopes-sourds-aveugles devant le désastre qu’engendre la politique du régime. Très peu proposent ou critiquent. Ils se disent :
“Moi, je me cherche”, oubliant béatement qu’ils ont un rôle très important à jouer dans une démocratique. L’intellectuel burkinabè se résume à deux choses : l’hypocrisie et la
lâcheté. Certes, certains se démarquent du lot, mais c’est après avoir mal dîné avec le diable qu’ils nous reviennent avec des discours mal en
point.
Posté le 17 septembre 2009 par vvm
Merci à Barry pour son écrit. Toutefois, il faut mettre un bémol quant à la critique de nos intellos. Notre pays n’ayant pas eu les mêmes faveurs de la part du colonisateur qui s’est plutôt servi
de nous pour construire et éduquer les autres pays de l’AOF a entamé sa marche indépendante avec des tares et des lourdeurs. Cela a engendré l’émigration massive et non contrôlée de sa frange
jeune vers les pays côtiers.
La première révolte contre cet état de fait a eu lieu en 1966. Cette révolte a enfanté, deux décennies plus tard, mai 1983, qui était en réalité notre
mai 68. Mai 1983 a enfanté décembre 1998, avec chaque fois des luttes inachevées. Il faut plutôt être content de la qualité des quelques rares intellectuels que nous avons et qui
compensent de loin leur faiblesse numérique.
Croyez-vous que si des pays comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin avaient eu Joseph Ki-Zerbo, Thomas Sankara, Norbert Zongo et leurs dignes
successeurs, enfants, exécuteurs testamentaires et héritiers que sont tous ceux qui contribuent, à leur manière (Nous du Forum, Les universitaires, les journalistes non acquis, une partie de la
société civile), à empêcher notre monarque de dormir tranquille ils seraient très loin dans le développement ?
La preuve en est que le Ghana, qui a eu la même génération de jeunes engagés, est plus loin en matière de développement que tous ces pays cités plus
haut. Que ceux qui luttent continuent de le faire et que les autres “s’applaventrissent”, car tôt ou tard, de la même manière que l’Allemagne hitlérienne n’a pas gagné la Deuxième
Guerre mondiale parce que Dieu ne l’a pas voulu, de la même manière le bien prendra toujours le dessus sur le mal.
Posté le 17 septembre 2009
Où sont-ils ? Réponse simple : la plupart sont au CDP, et au CDP on ne réfléchit pas. On ne parle pas. On écoute, on applaudit et on mange. Réfléchir au CDP
peut avoir 2 conséquences certaines : ou vous êtes 2 pieds sous terre, ou alors vous êtes un banni, avec la possibilité de devenir un refondateur.