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COUPS DE COEUR

Jeudi 11 avril 2013 4 11 /04 /Avr /2013 22:47

11/04/2013
 
HOLALALALALA !
 
Ni ma grand-mère, excellente belle femme d'Abeokuta, ni ma mère, magnifique Grande Prêtresse vodún n'en portait; elles avaient de beaux seins ; à Ouidah comme à Sègboxwè et à Xwéyogbé, les jeunes filles se promenaient les seins nus qu'elles ne cachaient que quand elles étaient fiancées.
 
"Eh ! Akouélé, pourquoi tu caches maintenant tes beaux seins qu'on aime regarder? " demanda un jour mon regretté frère Ange à celle qui deviendrait Kokolie dans le roman AS-TU VU KOKOILIE?
Dans ma jeunesse au pays natal, on ne faisait aucun de ces chichis que j'ai découverts en France.
 
Olympe BHÊLY-QUENUM
 
 
Par illassa.benoit - Publié dans : COUPS DE COEUR
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Mardi 2 avril 2013 2 02 /04 /Avr /2013 21:08

21.03.2013 - Secteur de la Communication et de l'information

Parler sans crainte : assurer la liberté d'expression dans tous les médias

 

© UNESCO

Le 3 mai, le monde célébrera le 20e anniversaire de la journée mondiale de la liberté de la presse : c’est une journée pensée pour défendre la liberté d’expression et la sécurité des journalistes, qu’ils travaillent dans un journal, à la radio ou sur l’Internet.

C’est dans cet esprit que l’UNESCO a choisi de célébrer cet événement avec le thème : « Parler sans crainte : assurer la liberté d'expression dans tous les médias ». L’événement principal est organisé conjointement par l’UNESCO, l’État du Costa Rica et l’Université pour la paix mandatée par les Nations Unies dans la ville de San José au Costa Rica, du 2 au 4 mai 2013.

 

Les célébrations de cette année 2013 entrent dans le cadre du Plan d'Action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité, qui est codirigé par l’UNESCO. Le but de ce plan est de mettre en commun le travail de différentes agences des Nations Unies et des partenaires extérieurs, afin de créer un environnement de travail plus sûr pour les journalistes, ainsi qu’amplifier les effets des mesures qui s’opposent à la violence contre les journalistes.

 

Le paysage médiatique a évolué au cours des vingt dernières années, créant ainsi de nouvelles possibilités d’échange et de dialogue ainsi que de partage du savoir et de l’information par le biais de nouvelles plateformes. Cependant, cette évolution n’a pas encore amélioré le respect de certaines libertés fondamentales : en particulier concernant la sécurité des journalistes. Même si des progrès ont été faits ces vingt dernières années, beaucoup de défis sont toujours d’actualité et de nouvelles menaces s’élèvent contre la liberté d’expression dans le monde de l’actualité numérique.

 

La date du 3 mai a été choisie pour commémorer l’adoption historique de la Déclaration de Windhoek à l’issue d’un séminaire de journalistes africains, organisé par l’UNESCO le 3 mai 1991. Cette déclaration souligne que la liberté de la presse n’est possible que dans un environnement médiatique indépendant, pluraliste et libre. C’est une condition préalable pour assurer la sécurité des journalistes, mais aussi pour que les crimes contre la liberté de la presse soient rapidement suivis d’une enquête minutieuse.

 

Cette année, la journée mondiale de la liberté de la presse s’intéresse tout particulièrement à la sécurité physique et psychologique des journalistes de toutes les formes de médias, en adressant le haut niveau d’impunité des crimes contre la liberté de la presse. L’attention porte aussi sur la liberté d’expression sur l’Internet, condition sine qua non à la sécurité des journalistes en ligne. Ces questions sont de première importance, étant donné que plus de 600 journalistes et employés des médias ont été tués au cours des dix dernières années alors qu’ils traitaient des actualités pour le grand public. En d’autres termes et en moyenne, chaque semaine un journaliste meurt dans l’exercice de ses fonctions. En 2012, la directrice-générale de l’UNESCO a condamné l’assassinat de 121 journalistes, soit presque le double de 2011 et 2010.

 

Au cours des 10 dernières années, seulement 10 cas de crimes contre des journalistes, des employés de médias et des rédacteurs de contenus sociaux ont conduit à une condamnation effective. Ce haut niveau d’impunité va à l’encontre du devoir des États de protéger leurs citoyens. Il nourrit aussi un cercle vicieux, où l’absence de punition enhardit ceux qui usent de violence contre les journalistes. Cela laisse entendre à l’opinion publique de rester muet face à la corruption, les dommages environnementaux et les violations des droits de l’homme et entraine de l’autocensure et l’érosion de la confiance pour le système judiciaire.

 

En outre, et ce, parce que de plus en plus de journalistes utilisent des plateformes numériques, ils doivent être équipés afin de protéger leurs fichiers électroniques, ce qui comprend l’identité de leurs sources. De plus en plus d’employés des médias ont vu leur équipement numérique confisqué et leur adresse électronique soumise à une surveillance illégale ou piratée. De nombreux sites d’information ont été désactivés par des attaques électroniques.

 

Lieu officiel de la conférence de la journée mondiale de la liberté de la presse et hôtel :

 

DoubleTree by Hilton Hotel Cariari
San José, Costa Rica

San Antonio de Belen Ciudad Cariari
San José, 40701, Costa Rica
Tél : +506-22-39-0022

Pour plus d’informations et pour vous inscrire pour la conférence de la journée mondiale de la liberté de la presse : www.unesco.org/webworld/en/wpfd
(Attention : toutes les demandes de visa doivent être soumises aux autorités costaricaines concernées avant le 20 avril 2013).

 
 
Par illassa.benoit - Publié dans : COUPS DE COEUR
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Mardi 2 avril 2013 2 02 /04 /Avr /2013 20:45

Daniel Pennac: "Une leçon d'ignorance"

 

Par (Express Yourself), publié le 02/04/2013 à 17:58, mis à jour à 19:07

Le 26 mars dernier, l'auteur de Chagrin d'école était reçu en grande pompe docteur honoris causa en pédagogie de l'université de Bologne. L'occasion pour Daniel Pennac (né Pennacchioni) de prononcer (en italien!) une leçon doctorale, sobrement intitulée Une leçon d'ignorance. Un savoureux hymne aux pédagogues et passeurs, à la lecture et à l'imagination, que nous publions en intégralité.

 

 

1) La voix de mon mauvais génie

Quand j'ai appris l'honneur que vous me faisiez, mon premier réflexe, fut de me dire: "Mais non, c'est beaucoup trop, il ne fallait pas!" La voix qui s'écriait cela en moi n'est pas celle de l'homme qui vous remercie aujourd'hui. C'est celle de l'enfant qu'il fut, la voix du mauvais élève qu'il fut et qui ne rate jamais une occasion de dénigrer la légitimité de l'adulte que je suis devenu.

"Docteur honoris causa de la plus ancienne université du monde occidental? Toi qui durant ta scolarité a toujours été dans les trois derniers de la classe, ça c'est ce qui s'appelle une erreur de casting! Le niveau baisse!! Même à l'Université de Bologne! Terrible époque! Tout fout le camp! Help! Socorro! Aiuto! Aiuto!"

La conséquence de ce ricanement fut mon absolue paralysie mentale. Je me suis senti tout à fait incapable - et fort malheureux de l'être! - d'écrire la leçon que vous me demandiez. En d'autres termes, la première conséquence de l'honneur que vous m'avez fait fut de me plonger dans un état voisin de la dépression nerveuse. De cela, je ne vous remercie pas.

Puis, je me suis demandé: Au nom de quoi me parle ce petit persifleur? Au nom du sentiment d'ignorance qui lui a tenu lieu d'identité pendant toute sa scolarité. Il était l'ignorant. Il était le mauvais élève. Il était celui qui ne répondait à aucun des critères du savoir que l'institution exigeait de lui. Il était l'enfant illégitime de l'école, le fils mal-aimé de la mère éducative. Celui qui, sur les bancs de l'école ne se sentait nulle part. Il était l'ignorant parmi les savants. Lui et ses semblables en conçoivent généralement un ressentiment terrible à l'encontre de toutes les institutions incarnant le savoir, c'est à dire, à leurs yeux, le pouvoir de les exclure du concert des citoyens honorables!

Ce mauvais génie jaillit encore parfois de mon encrier. Mais, avec le temps, j'ai appris à le calmer.

- Regarde, lui ai-je dit, en lui faisant lire votre lettre, Regarde donc ce qui motive mes amis de Bologne pour me proposer cette distinction. Ils ne parlent que de toi. C'est toi qu'ils honorent. De quel élève en difficulté me suis-je occupé ma vie durant? De toi! A qui ai-je donné le goût de réfléchir? A toi! Qui ai-je réconcilié avec la lumineuse solitude de la lecture? Toi! Et tout cela grâce à qui? A toi. Sans toi je n'aurais pas été professeur, sans toi il n'y aurait pas eu d'oeuvre pédagogique, tout simplement! Et pas d'oeuvre romanesque non plus. Vraiment, c'est toi que l'Université de Bologne honore. Parce que tu fus mon premier maître. Toi qui m'as enseigné la connaissance de la douleur pour que je sache l'apaiser chez tes semblables, en devenant professeur.

Voilà. C'est au prix de cette rhétorique un peu spécieuse que j'ai réussi à le calmer et que je me trouve aujourd'hui devant vous.

2) Pédagogues et démagogues

Pour vous parler de quoi? De pédagogie, de démagogie, de consumérisme, et de ce que peut la lecture sur notre sentiment de solitude.

Je l'ai déjà dit, le désastre scolaire procède toujours de la même chaîne de causes à effets: Peur de l'échec, honte d'avoir échoué, sentiment d'indignité, peur de l'avenir, solitude mentale.

Une solitude saturée par le sentiment d'indignité:
Je n'en peux plus de me fréquenter.
Je ferai n'importe quoi pour cesser d'être seul.
Ce que ce solitaire ignore, c'est qu'ils sont innombrables à partager le même sentiment de solitude.
Et que tous se lancent - comme lui - dans toutes sortes de stratégies pour s'offrir le réconfort d'une identité: Addictions diverses, consommation tous azimuts, constitution de bandes, communautés en tout genre - y compris aujourd'hui sur la toile - histoire d'être accepté par un groupe, quel qu'il soit.

Or, la particularité commune à ces groupes est le mépris des"intellectuels".

Je souligne le mot "intellectuels", parce que je l'entends de plus en plus souvent prononcé comme une insulte. D'abord par bon nombre d'adolescents pour qui l'adjectif "intellectuel" suggère je ne sais quel déficit de virilité et d'adaptabilité au monde réel. Ensuite par les plus populaires de nos médias où l'adjectif "intellectuel" est associé à l'ennui le plus profond, l'ergotage vain et le snobisme. Enfin, à l'échelle européenne, par nombre d'hommes politique qui présentent l'intellectuel comme le prototype de l'idéaliste irresponsable, du privilégié arrogant, de l'ennemi de l'entreprise, voire de l'intelligence corrompue.

Ainsi bruit l'air de notre temps. Et, ce que nous dit ce bruissement, c'est la victoire, de plus en plus fréquente, du démagogue sur le pédagogue.

A y regarder de près le démagogue est l'exact antonyme du pédagogue. Pourtant tous deux s'adressent au sentiment de solitude propre à l'être humain.

Le pédagogue nourrit notre solitude ontologique d'un savoir protéiforme, il ouvre notre curiosité, éveille notre appétit de recherche, stimule notre aptitude critique, exerce sur notre esprit une influence qui se refuse à la domination, bref contribue à faire de nous des individualités réfléchies, ouvertes et tolérantes, dont l'addition constitue une communauté humaine démocratiquement viable.

Le démagogue, lui, confisque à son profit le sentiment de solitude suscitée par nos échecs, nos manques, nos frustrations, nos malheurs, nos peurs et nos ressentiments. Il substitue le dogme à l'esprit critique, le slogan au raisonnement, la rumeur aux faits établis, les convictions aveugles aux doutes éclairés, les croyances aux savoirs, le diktat indiscutable aux institutions mesurées, et surtout, surtout, il désigne le coupable en se posant lui-même comme le vengeur providentiel. Ce faisant, il a du charme, au sens le plus archaïque du terme, et il l'exerce: il est le joueur de flûte qui nous arrache à notre solitude et nous sommes les enfants perdus qui le suivons en masse vers le fleuve qui nous noiera.

Loin de moi, pourtant, l'idée que tout élève abandonné à lui-même devient un adulte brûleur de livres et massacreur d'intellectuels. Par bonheur, si je puis dire, le publicitaire (autre antonyme du pédagogue) lui propose une alternative moins violente. Il lui offre un idéal de consommation en lui faisant prendre ses désirs d'avoir pour des besoins d'être. (Ici, sortir mon portable: A propos, rappelez-moi de changer mon portable, je ne me sens pas moi-même avec cette vieillerie. Je veux renaître avec le dernier modèle.)

3) Donner à lire

L'école est un rempart bien fragile contre la publicité et la démagogie. Nous luttons à armes inégales. Depuis plusieurs générations nos élèves sont éduqués par le bombardement publicitaire à être des clients plus que des esprits libres et des citoyens. Or, que baisse le pouvoir d'achat, les clients ont une fâcheuse tendance à prêter l'oreille aux démagogues.

Parlons un peu de lecture à présent. Du fameux rôle de la lecture. Loin de moi l'idée que la littérature soit la panacée absolue contre l'idiotie suiviste ou la consommation hypnotique. (Après tout certains intellectuels de ma génération n'ont pas été à l'abri des pires embrigadements... et il doit bien se trouver d'excellents lecteurs pour vouloir changer de voiture tous les ans.) Mais tout de même, tout de même, je n'arrive pas à m'ôter de l'idée, que la compagnie de nos auteurs favoris nous rendent plus fréquentables à nous-mêmes, plus aptes à préserver notre liberté d'être, à contrôler notre désir d'avoir et à nous consoler de notre solitude. C'est cette liberté qu'il est prudent de rendre à nos élèves les plus fâchés avec la littérature en les réconciliant avec la lecture.

Pourquoi, d'ailleurs, sont-ils tellement fâchés avec la lecture ces jeunes gens?

A nous entendre, s'ils "n'aiment pas lire", la responsabilité en incombe au monde tel qu'il évolue: chômage, familles mono parentales, démission du père, pertes des valeurs, consommation tous azimuts, cyber-tentations... La faute au système, la faute à la modernité. La faute à tout cela, c'est vrai, c'est vrai, on ne peut pas en douter. Mais pas la nôtre? Aucunement celle des professeurs de lettres?

Je vous propose l'exercice suivant. Au début de la prochaine année scolaire, postez-vous à la porte d'une librairie.

Vous constaterez que la plupart des élèves y entrent comme dans une pharmacie. Ils se présentent au libraire avec la fameuse "listes des livres à lire", comme un patient avec son ordonnance. Ils voient le libraire disparaître dans son officine, la liste à la main, et ressurgir derrière la pile des oeuvres "prescrites". Soit dit en passant, le terme de "prescription" ne me paraît pas le mieux approprié s'agissant de l'incitation à la lecture. Il sent trop sa potion: "Vous me lirez trois gouttes de Mallarmé (à chaque auteur français faire correspondre un italien) matin et soir dans un grand verre de commentaire... Un mois d'Education sentimentale et nous verrons ce que donnent vos analyses... La Recherche du temps perdu, n'interrompez surtout pas le traitement avant la fin."
Abominable.

Leur scolarité achevée, la plupart de ces jeunes adultes considéreront tout juste ces auteurs comme des noms donnés par le programme scolaire à l'obligation de lire. Loin de protester le jour où un fast-food remplacera la librairie ou la bibliothèque de leur quartier, il y déposeront leur progéniture pour aller passer ailleurs que dans les livres ce moment de liberté.

Cette indifférence à la lecture est aussi la conséquence d'un enseignement médico-légal de la littérature. Mais nous en concluons hâtivement qu'ils ne s'intéressent pas à la littérature - et, partant, qu'ils "n'aiment pas lire."

En réalité, comme certains médecins spécialistes s'intéressent davantage à la maladie qu'aux malades, il arrive trop souvent que nous autres pédagogues menions bataille pour la littérature sans nous soucier de faire des lecteurs. Nous nous posons en gardiens d'un temple dont nous déplorons qu'il se vide mais en nous félicitant qu'il soit si savamment gardé.

4) Gardiens du temple

Gardien du temple, c'est ce qui se recrute le mieux, c'est ce qui est le plus facile à former. (On dira bientôt formater - et pour une fois ce sera plus juste.) Des gardiens du temple, on en trouve dans tous les secteurs, chez les médecins, les architectes, les diplomates, les juristes, les économistes et, bien entendu, les chez les professeurs de lettres.

Prenez un livre, un auteur, un mouvement littéraire, aspirez sa substantifique moelle, vitrifiez-la, décrétez-en le culte, vous aurez votre temple et avec les diplômes nécessaires et un peu d'entregent, vous en deviendrez le gardien.

Les gardiens du temple se reconnaissent à ce qu'ils décrètent et déplorent.

Décrètent l'absolue nécessité de lire mais déplorent la mort de la littérature (Ah la la, plus un romancier digne de ce nom depuis Gide (ou Svevo)! Plus un philosophe depuis Sartre (ou Croce)! Rien de neuf depuis le surréalisme (ou le futurisme)...), décrètent l'excellence, déplorent la médiocrité, comme ce critique littéraire qui, tous les ans s'exclame invariablement: Six cents nouveaux romans et pas un qui soit lisible!
Les Gardiens du Temple décrètent et déplorent...
Mais ne font rien passer.
Décrètent et déplorent...
Hors toute responsabilité personnelle.
Rien à lire dans les six cents romans parus ces dernier temps en librairie...
Crétin! Comme dit
Woody Allen à ton propos: "On n'a jamais entendu un enfant dire 'quand je serai grand, je serai critique.'"

On l'aura compris, gardien du temple, ce n'est pas une fonction, c'est un état d'esprit, un rôle. C'est la lecture limitée à la connaissance, la connaissance considérée comme une propriété privée et la place de concierge garantie à vie. Le gardien du temple cultive la certitude qu'aujourd'hui la transmission ne peut plus se faire...

5) Les passeurs

D'autres, heureusement - professeurs, critiques littéraires, libraires, bibliothécaires - préfèrent être des passeurs. Et c'est beaucoup plus qu'un rôle, c'est une manière d'être, un comportement. Ceux-là, les passeurs, sont curieux de tout, lisent tout, ne confisquent rien, et transmettent le meilleur au plus grand nombre.

Passeurs sont les parents qui ne songent pas seulement à armer leurs enfant de lectures utiles pour les diplômer au plus vite, mais qui, connaissant le prix inestimable de la lecture en soi, souhaitent en faire des lecteurs au long cours.

Passeur est le professeur de littérature dont le cour vous donne envie de vous précipiter dans la première librairie venue. Et celui-là ne se contente pas d'enseigner la littérature française en France, l'italienne en Italie ou l'allemande en Allemagne, mais il ouvre toutes les frontières littéraires, il donne accès à l'Europe, au monde, à l'humanité et à tous les âges de la littérature.

Passeur est le libraire qui initie ses jeunes clients aux arcanes de la classification, qui leur apprend à voyager entre genres, thèmes, auteurs, pays, époques... qui fait de sa librairie leur univers.

Passeurs les universitaires qui ne se bornent pas à former des chirurgiens en littératures, mais des éveilleurs de conscience, des allumeurs d'émerveillement.

Passeur le bibliothécaire capable de raconter les romans présents sur ses étagères!

Passeur, l'éditeur qui se refuse à investir dans les seules collections de best-sellers mais qui ne s'enferme pas pour autant dans la tour d'ivoire de la littérature expérimentale.

Passeur, le critique littéraire qui lit tout, découvre et donne à lire le jeune romancier, le jeune dramaturge, le nouveau poète, ou qui ressuscite la grande plume oubliée, au lieu de se rengorger dans sa vanité de fossoyeur raffiné.

Passeur, le lecteur dont la bibliothèque personnelle ne contient que de mauvais romans ou des essais de seconde main, parce qu'il a prêté les meilleurs, qu'on ne lui a pas rendus. Oui, l'acte de lire étant par essence un acte d'anthropophagie, il est irréfléchi d'attendre qu'un livre prêté nous soit rendu.

Passeur suprême enfin, celui qui ne vous demande jamais votre opinion sur le livre que vous venez de lire, car il sait que la littérature n'est pas affaire de communication. Pour être passeurs convaincus, nous sommes aussi les gardiens de notre temple intime. Je l'ai écrit dans Comme un roman: Nous lisons parce que nous nous savons seuls. La lecture nous est une compagnie qui ne prend la place d'aucune autre et qu'aucune autre compagnie ne saurait remplacer. Elle ne nous offre aucune explication définitive sur notre destin mais tisse un réseau serré de connivences entre la vie et nous. Infimes et paradoxales connivences qui disent le paradoxal bonheur de vivre alors même qu'elles éclairent l'absurdité tragique de la vie. En sorte que nos raisons de lire sont aussi étranges et personnelles que nos raisons de vivre.

Oui, telle est la paradoxale mission du passeur de livres: offrir à chacun de nous le plaisir secret d'être le Gardien de notre propre Temple.

Conclusion et remerciement final

Aux passeurs, je dois tout. Ma résurrection scolaire, grâce à l'ingéniosité pédagogique et à la générosité intellectuelle de quelques professeurs. Aux passeurs, je dois mes bonheurs de lectures qui ne comptent pas pour rien dans celui d'une vie. Au passeurs je dois le succès de mon travail d'écrivain qui est allé de bouche en oreille pour arriver jusqu'à vous. Passeurs, en ce qui concerne mon rapport à l'Italie, furent Stefano Benni qui introduisit mes livres chez vous et Yasmina Melaouah qui fait si joliment glisser mes textes de ma langue à la vôtre. Passeurs enfin, vous-mêmes, qui avez choisi de m'honorer aujourd'hui, ce qui me touche infiniment plus que je ne saurais vous le dire. Merci, donc, de tout mon coeur, à vous tous.

 
 
 
 
Par illassa.benoit - Publié dans : COUPS DE COEUR
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Mardi 12 février 2013 2 12 /02 /Fév /2013 00:10

Le prochain Pape pourrait être noir
 
 
 

Contre toute attente, Benoit XVI a annoncé sa démission ce lundi. Plusieurs candidats sont susceptibles de lui succéder. Parmi eux, figure le cardinal guinéen Robert Sarah.

Un nouveau pape noir ? Cela pourrait bien être le cas, depuis que Benoit XVI a tiré sa révérence ce lundi, dans la matinée. Une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe. « Mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer de façon adéquate le ministère » a déclaré le pape. Il renoncera officiellement à ses fonctions le 28 février. Son successeur devrait être désigné le 31 mars au plus tard, pour Pâques.

 

Plusieurs candidats sont déjà aux aguets pour exercer la plus haute fonction ecclésiastique. Parmi eux, figurent le cardinal guinéen Robert Sarah, 69 ans, dont la candidature est sérieuse. Nommé président du Conseil pontifical « Cor Unum » en octobre 2010 par le pape Benoit XVI, il représente donc un candidat potentiel pour succéder au pape.

 

D’ailleurs, Benoit XVI l’a envoyé début novembre comme émissaire en Syrie pour apaiser les tensions. Il s’est rendu à la vallée de la Beqaa, où il a rencontré des réfugiés syriens. Une visite qui a également permis au cardinal guinéen d’apporter l’aide financière de l’Eglise d’un montant d’un million d’euros aux plus démunis.

 

Le cardinal Robert Sarah est aussi un homme très engagé. Il n’hésite pas à critiquer régulièrement les relations qu’entretiennent l’Afrique et l’occident. « Il arrive fréquemment que les aides au développement soient données à des conditions déterminées, souvent liées au contrôle des naissances où à la promotion de ce qu’on appelle les nouveaux droits », a-t-il confié en janvier au journal du Vatican Lobservatore Romano.

 

Prêtre à 24 ans, évêque à 34 ans

 

Le responsable religieux guinéen a également déploré les modèles « culturels qui nous sont imposés et qui sont très éloignés de notre mentalité et de nos problèmes réels ». Selon lui, ils constituent des « conséquences terribles, en particulier sur les jeunes, qui sont divisés entre les modèles de vie hérités de leur contexte culturel et les modèles de vie consuméristes occidentaux. Nous sommes deux fois affaiblis : tant en raison des conditions économiques dans lesquelles nous nous trouvons, que de ces modèles culturels. »

 

Il estime que « la technique qui ne connait pas de limites et de liberté » est l’une des principales causes de cette crise morale, donnant à l’homme un sentiment de toute-puissance, jusqu’à se sentir en mesure non seulement de décider entre le bien et le mal, mais également de sa propre nature même ».

 

Position ferme contre le mariage pour tous

 

Le cardinal s’est aussi exprimé sur le mariage pour tous, débat qui fait rage en France, qu’il a sévèrement pointé du doigt : « ces jours derniers encore, (…) une volonté de démonter le mariage et la famille veut arriver à démanteler la différence naturelle entre homme et femme, pour parvenir à une équivalence du mariage naturel avec la coexistence homosexuelle. Tout cela conduit l’Occident à la décadence morale ».

 

Le poids des responsabilités, le cardinal Robert Sarah, l’a très tôt porté. Il est ordonné prêtre alors qu’il n’avait que 24 ans en 1969. Puis dix ans plus tard, en 1979, le natif d’Ourous, dans le nord de la Guinée, est nommé archevêque de Conakry par le Pape Jean Paul II, alors qu’il n’avait que 34 ans, devenant ainsi le plus jeune évêque au monde. Le fervent défenseur de la dignité humaine, qui a connu le dur régime de Sékou Touré occupera ses fonctions jusqu’en 2001, avant d’être nommé par le Pape Jean Paul II secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

Président du Conseil pontifical depuis 2010, si le cardinal Robert Sarah est nommé Pape, ce serait historique. En effet, depuis 496, aucun homme noir n’a accédé à la plus haute fonction du Vatican. Ne sait-on jamais….

 

http://www.afrik.com/le-prochain-pape-pourrait-etre-noir

 
 
 
 
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Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 10:31

 Bénin:Jean-Baptiste Satchivi fait commandeur dans l’Ordre national pour 24 ans dans l’entrepreneuriat au service du Bénin qui gagne

 

 

Fraternité- le 03 Nov. 2011

 

 

Une décoration méritée pour 24 ans dans l’entrepreneuriat au Bénin: Jean-Baptiste Satchivi fait commandeur dans l’Ordre national

 

Annoncée depuis le 2 mai 2009 sur instruction du chef de l’Etat par l’entremise du ministre Grégoire Akoffodji, la réception dans l’ordre national au titre de commandeur de Jean Baptiste Satchivi a eu lieu hier 2 novembre 2011 à l’Eglise St Charbel de Cotonou à titre exceptionnel. Devant un gratin de personnalités socio-politiques et opérateurs économiques, un homme a été célébré grâce à son travail de longue haleine. Il s’agit du président directeur général du Groupe Agrisatch et du Comptoir de distribution des produits agricoles, Jean-Baptiste Satchivi encore appelé Jeannot pour certains. Il se dit fier de nourrir de par ses produits les Béninois. Allocutions, témoignages et paraphes de documents, le tout dans un esprit de souvenirs et d’engagement ont été les temps forts de cette cérémonie à la grandeur de cet entrepreneur hors pair.

 

  

L’élévation dans l’ordre national au Bénin se fait à titres normal, exceptionnel et posthume. Pour le second cas, cela relève exclusivement de la volonté du chef de l’Etat. Et c’est le cas pour le président directeur général du groupe Agrisatch, Jean-Baptiste Satchivi qui a été élevé hier dans l’ordre national au rang de commandeur. Une cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte de l’Eglise St Charbel à Akpakpa après une messe d’action de grâces. Devant un gratin de personnalités socio politiques et opérateurs économiques, au-delà des produits agro-alimentaires vendus par le Comptoir de distribution de produits alimentaires (Cdpa), le promoteur de cette grande entreprise a été présenté sous ses multiples facettes. D’abord, la grande chancelière de l’ordre national Koubourath Osséni a rappelé le parcours de Jean-Baptiste Satchivi, une figure de proue dans le monde des affaires au Bénin. Né le 24 juin 1957 à Ouidah, après de brillantes études universitaires, il décroche un diplôme supérieur de recherche (Dsr) en économie et commerce international puis son diplôme d’Etudes supérieures spécialisées (Dess) en entreprise et développement à l’Université Paris V René Descartes. Marié et père de 4 enfants, son ouverture d’esprit et son souci de toujours mieux faire ont contribué à faire actuellement de lui chef de plusieurs entreprises que sont Cdpa-Agrisatch et Sbb. Manager, il a placé l’homme au cœur de son système organisationnel. Et aujourd’hui, avec toutes les entreprises dont il dispose et qui comptent plus d’une centaine d’employés, Jean-Baptiste Satchivi contribue largement au budget national du Bénin. Homme de cœur au plan social et moral, il est également une somme de valeurs professionnelles. La fibre patriotique de l’homme n’a jamais fait défaut à la conduite Républicaine des affaires de l’Etat béninois.

 

Les entreprises, parrains des universités

 

Pour la présidente de l’Institut pour la promotion de la femme, Vicentia Bocco, Jean-Baptiste Satchivi est un homme authentique et vrai. Il est une qualité qui manque aujourd’hui au Bénin>

 

C’est un homme, dira-t-elle, sur lequel on peut se reposer. Après avoir rappelé les liens de fraternité qui lient leurs deux familles et surtout la tendre enfance passée avec, comme elle aime l’appeler, Jeannot bien qu’étant plus âgée que lui, les relations se sont poursuivies également à Paris. Pendant qu’elle poursuit ses études de spécialisation en médecine, Jeannot lui gardait ses enfants. Elle a encore gardé par devers elle les photos d’antan pour un tant soit peu rappeler les vieux souvenirs.

 

Devenue ministre, Mme Vicentia Bocco a concocté avec le président du groupe Agrisatch un programme pour amener les universitaires vers les entreprises. Une idée de Jean-Baptiste Satchivi qui a voulu que les formations universitaires tiennent compte des besoins de qualification des entreprises. Ainsi, les diplômés qui seront mis sur le marché de l’emploi ne seront plus formés pour le chômage. Toutes choses pour amener les entreprises à parrainer les universitaires. Au-delà de brasser des milliards, il est celui qui donne un sens à son travail et qui plus est met sa force physique et intellectuelle à propos. Elle conclut que cette décoration est mille fois méritée par le Pdg de Agrisatch.

 

Jeannot, " le croquant "

 

Abondant dans le même sens, avec la verve qu’on lui connaît, Me Lionnel Agbo a sublimé toutes les qualités du récipiendaire. C’est une vérité de Lapalisse que Jeannot " le croquant " est un homme brillant. Le porte-parole de la présidence sous Boni Yayi I a rappelé combien de fois les études finies, Jean Baptiste Satchivi plus que convaincu est rentré de l’Europe pour s’investir pour le développement de son pays alors que lui n’avait d’yeux que pour la politique. " Tu ne feras de la politique que si nous développons le pays ". Une phrase fétiche de l’entrepreneur hors pair qu’il a rappelé. Au nombre des actions inscrites à l’actif du président du Cdpa, Me Lionnel Agbo estime qu’il a été l’instigateur au Bénin du 13ème mois dans les entreprises privées grâce à sa solidarité à toute épreuve. Toutes choses pour faire du social. Mais il ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Car, il a créé la fondation Satch pour aider au mieux les cas sociaux. Avec une foi indéfectible en Dieu, le promoteur ne manque pas de mettre la providence au cœur de toutes ses actions. Me Lionnel Agbo ne s’est pas aussi empêché de remercier le chef de l’Etat qui n’a pas reconnu les mérites de la personne mais plutôt l’ambition de l’entrepreneuriat qui ne cesse d’animer l’homme.

 

Une décoration dédiée aux entreprises béninoises

 

Alors que le Bénin traversait des périodes difficiles avant la conférence des forces vives de la nation, Jean Baptiste Satchivi n’a pas craint de retourner au pays après ses brillantes études en Europe. Conscient que l’Etat ne saurait lui offrir un emploi, il a réfléchi à comment construire son propre groupe quand bien même il est convaincu que ce ne serait pas une chose aisée. Aujourd’hui, un regard dans le rétroviseur l’amène à rendre hommage à tous ceux qui ont fait les premiers pas avec lui sans occulter ses collaborateurs d’aujourd’hui. " Je ne regrette pas d’avoir fait ce choix " a-t-il déclaré. Avec toute la fierté qui l’anime, " Je dédie cette reconnaissance qui m’est attribuée à toutes les entreprises du Bénin, tous secteurs confondus pour continuer à créer la richesse au Bénin " souligne Jean-Baptiste Satchivi. Il est d’autant plus fier que tout ce qu’il a fait, il l’a fait au Bénin et avec les Béninois. C’est la preuve pour lui qu’au bout de l’ancienne corde, on peut tisser la nouvelle. Cette reconnaissance le motive davantage à demeurer un modèle et à faire plus. C’est d’ailleurs pourquoi, il annonce déjà l’extension de son complexe en 2012. Cette décoration, a-t-il dit lui rappelle les moments passés qui ont contribué à son installation au Bénin. De la poissonnerie Dantokpa créée en mars 1988 à la Société de Brasserie et de Boissons (Sbb) en 2007 en passant par le lancement dans les années 89 du Comptoir de distribution des produits alimentaires (Cdpa) et la création d’Agrisatch en 2004, le parcours a été celui d’un combattant. Dans son adresse au chef de l’Etat, le Pdg déclare :

 

" Lorsque le 2 mai 2009 à l’occasion de l’inauguration à Tori du complexe avicole vous aviez annoncé publiquement notre distinction, nous avons compris l’importance que vous accordez à la promotion de l’entrepreneuriat dans votre programme de développement. Nous avons compris votre ambition pour de réelles actions d’investissement au Bénin. Je vous suis infiniment reconnaissant pour cette marque de distinction et vous réaffirme notre engagement à travailler inlassablement à travers le développement de l’entrepreneuriat et de l’entreprise au Bénin ". Premier dans le secteur au Bénin avec une production de 90.000 œufs par jour, une usine de fabrique d’aliments pour volaille d’une capacité de 5.000 tonnes/heure et un cheptel de plus de 100 mille poules pondeuses, Jean-Baptiste Satchivi revendique une Afrique qui gagne et nourrit son peuple.

 

 
Par illassa.benoit - Publié dans : COUPS DE COEUR
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