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ACTIVITES MILITANTES

Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 16:32

http://johngaynardcreativity.blogspot.fr/2013/02/appel-candidatures-formations-en-mai-et.html

Appel à candidatures:

Formations en mai et juillet 2013 à la sécurité sur internet pour journalistes et activistes en Afrique de l'Ouest/Golfe de Guinée

Le 27 mai et le 15 juillet 2013, l'Université de Clemson et Internet Sans Frontières organisent des "Data Security Camps" à destination des journalistes et activistes originaires ou vivant dans un pays du Golfe de Guinée. La date limite d'envoi des candidatures a été repoussée : envoyez vos dossiers jusqu'au 29 mars 2013.
A Paris et Abidjan, le 27 mai et le 15 juillet 2013, L’Université de Clemson et Internet Sans Frontières organisent des « Data Security Camp » pour former des journalistes, et des activistes défendant les droits de l’homme et la démocratie sur les médias sociaux dans la région du Golfe de Guinée, à contrer la répression sur internet. Les séminaires de formation seront dirigés par le Docteur Richard Brooks de l’Université de Clemson aux États-Unis, qui travaille depuis un an sur un projet de recherche appelé «Soutien Internet à la démocratie en Afrique de l'Ouest».
Les séminaires formeront les participants aux technologies de contre-surveillance mises au point par le docteur Brooks et son équipe à l'Université de Clemson. Les participants apprendront comment assurer la sécurité de leurs communications sur internet, comment assurer la confidentialité (privacy) et comment éviter d’être suivi sur internet. Des technologies telles que Tor et I2P fournissent des moyens de communications anonymes, mais des gouvernements répressifs utilisent des systèmes de filtrage sur leurs réseaux afin de bloquer l'accès à ces services. L’approche technique développée par le docteur Brooks prend en compte, afin de les contrer, les technologies actuelles de surveillance de réseau.
Les candidats intéressés sont invités à postuler pour une place dans un des séminaires de formation (voir ci-dessous comment postuler). Les formations seront offertes sans charge aux candidats qualifiés, mais les participants devront couvrir les frais de déplacement et d’hébergement eux-mêmes. Les séminaires se dérouleront en français et en anglais.

Qui peut postuler?

Pour postuler, il vous suffit d’envoyer un courriel à idswaone@gmail.com . Le courriel devra être intitulé Paris – Data Security Camp (pour les candidats souhaitant participer à la session de formation parisienne le 27 mai 2013) ou Abidjan – Data Security Camp (pour les candidats souhaitant participer à la session de formation à Abidjan le 15 juillet 2013). Il devra contenir une description de votre activité en tant que journaliste ou activiste web œuvrant pour la liberté sur internet, la démocratie ou les droits de l’homme en Afrique de l’Ouest. Si vous souhaitez obtenir plus de précisions avant de postuler par email, veuillez appeler le numéro de téléphone (aux Etats-Unis) 00-1-864-986-0813 et laisser un message pour que nous puissions vous rappeler. N’oubliez pas de laisser votre numéro de téléphone.
Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au lundi 29 mars 2013 à 23h59 GMT.
Les candidats seront prévenus au courant du mois d’avril 2013, en cas de réponse positive et négative.
Une fois votre candidature acceptée, des informations détaillées quant au déroulement des séminaires de formation vous seront communiquées. Le nombre de places étant limité, les candidats sont invités à postuler le plus tôt possible.
Tout défenseur des droits de l’homme ou la démocratie, qu’il ou elle soit activiste web ou journaliste, et qui peut faire preuve de son activité pour faire avancer ces causes avec les outils d’Internet, tels que les média sociaux, est suffisamment qualifié. Les hackers, développeurs du Golfe de Guinée qui développent des technologies de contre-surveillance pour activistes, ou journalistes sont également qualifiés. Toute université dans le Golfe de Guinée qui aimerait participer au projet, et recevoir le soutien de l’équipe du Docteur Brooks, est également invitée à nous contacter.

Pourquoi ces séminaires de formation sont-ils nécessaires?

Un nombre important de cas prouvent l'utilisation accrue des médias sociaux par des régimes répressifs, afin d’identifier et d’attaquer les défenseurs de la démocratie et les droits de l’homme en Afrique de l'Ouest, notamment ceux qui sont novices dans l’utilisation de ces médias. Il est facile pour des gouvernements répressifs de trouver des entreprises de télécommunications prêtes à leur fournir des systèmes de surveillance sur Internet et des technologies de filtrage qui peuvent être employés contre des journalistes et des activistes web.
La surveillance du réseau permet aux régimes répressifs de suivre les internautes, ce qui peut mettre en danger non seulement des journalistes et des activistes mais également des utilisateurs de médias sociaux. Un débat a d’ailleurs lieu actuellement quant à savoir si Internet et les médias sociaux sont plus avantageux pour les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme, ou pour les gouvernements répressifs. Les troubles récents au Moyen-Orient et en Iran fournissent de nombreux exemples de gouvernements se servant des médias sociaux pour identifier des dissidents. Il est important pour les journalistes et activistes web du Golfe de Guinée d’apprendre le fonctionnement des systèmes de surveillance sur Internet et les meilleures façons de les contrer.

Les objectifs du projet “Soutien Internet à la Démocratie en Afrique de l'Ouest”

L’objectif principal du projet «Soutien Internet à la démocratie en Afrique de l'Ouest» est de permettre l'accès à Internet sans entraves aux habitants des pays dont les régimes cherchent à restreindre la liberté d’expression, la liberté de la presse, la démocratie et les droits de l’homme. Le but des séminaires de formation est de former des publics dits “à risque” (journalistes, activistes du web et des médias sociaux qui cherchent à protéger les droits de l'homme et défendre la démocratie) à l’utilisation des technologies contre la censure (Counter-Censorship technologies). Après les séminaires, les participants seront intégrés dans la communauté en ligne du projet (réseau sécurisé) et recevront des mises à jour régulières des technologies contre la censure avec lesquelles ils auront été familiarisés lors des formations. Au terme de ce projet, d’avantage de journalistes et d’activistes web pour la démocratie et les droits de l'homme du Golfe de Guinée auront les outils et les connaissances dont ils ont besoin pour contourner la censure actuelle sur Internet, ainsi que les technologies de surveillance.

Durée du projet

Le projet va durer trois ans. A la fin de cette période, des partenariats entre l'équipe du docteur Brooks à Clemson, des universités d'Afrique de l’ouest et des groupes d’utilisateurs activistes auront eu pour résultat de rendre le projet autonome. Les personnes qui participent aux séminaires de formation au cours des première, deuxième et troisième années continueront à recevoir un soutien technique à travers un forum sécurisé.
 
 
 
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Samedi 3 novembre 2012 6 03 /11 /Nov /2012 22:15

03/11/2012

 
 
BENIN : Appel à l’apaisement du climat socio-politique par des citoyens béninois
 
 
Depuis la Conférence nationale de février 1990, notre pays jouit d’une paix relative. Au travers de la Constitution du 11 décembre 1990 le peuple béninois a opté pour un régime démocratique et un état de droit. Ceci constitue un de ses avantages comparatifs dans une région du monde soumise à des secousses politiques violentes.
 
 Malgré ce choix, le processus démocratique dans notre pays souffre de graves lacunes :
 
 - La corruption gangrène notre société à tous les niveaux, renforcée par l’impunité qui en est le corollaire ;
 
 - Le financement des activités politiques par les milieux économiques et les inévitables retours d’ascenseur discréditent l’Etat et l’empêchent de jouer pleinement son rôle de régulateur.
 
- Les combats stériles, et les conflits d’intérêt sont légion et détournent l’ensemble de notre société des priorités que constituent la lutte contre la pauvreté par le développement socio-économique et l’approfondissement de l’appropriation du pouvoir par le PEUPLE SOUVERAIN.
 
- La gestion des affaires publiques connaît de graves dysfonctionnements qui nuisent à l’ensemble de l’économie du pays et risquent de conduire à sa ruine.
 
Nous considérons que dans ces conditions, s’inscrivant dans l’esprit de notre Constitution, c’est le Président de la République, symbole de notre unité qui devrait, au-dessus de la mêlée, montrer la voie de la cohésion nationale à tous les citoyens de ce pays.
 
Cette vision est loin d’être partagée aujourd’hui puisqu’à tort ou à raison, nombre de nos compatriotes estiment que c’est l’interview accordée par le Premier Magistrat à des chaînes de télévision béninoises les 1er et 2 août 2012 qui a servi d’amplificateur à une crise latente. Depuis cet évènement en effet, des bruits de complots et de bottes sont savamment entretenus et contribuent à angoisser la population. Certains opposants contribuent, avec le gouvernement, à attiser une tension préjudiciable au bien-être du peuple Béninois. Une telle ambiance délétère, dans le contexte de grande vulnérabilité que connaît la sous-région, constitue une menace flagrante et grandissante au processus démocratique né de la Conférence Nationale.
 
Tenant compte de ce qui précède, Nous déclarons ce qui suit : 
 
Le complot ne saurait constituer en démocratie un moyen d’accession ou de maintien au pouvoir.
 
1. Le Président de la République se doit de prendre de la hauteur et incarner l’unité nationale comme l’exige la Constitution.
 
2. Toute manœuvre d’intimidation d’où qu’elle vienne, ne peut que contribuer à ternir l’image de notre pays et à brider la liberté d’expression.
 
3. En vertu de la Constitution, le mandat de Monsieur Yayi Boni, Président de la République actuel s’achève en mars 2016 et tout le monde est invité au strict respect de cette échéance et à la participation au sursaut civique indispensable à toute alternance de qualité.
 
4. Instaurées au sommet de l’Etat, la reddition des comptes et la lutte contre l'impunite auront valeur d'exemple pour l’ensemble du corpus social et le Chef de l’Etat doit en assurer l’entière responsabilité.
 
Nous citoyens béninois, signataires du présent appel, 
 
· Exprimons notre foi au PEUPLE SOUVERAIN et à la défense pacifique de ses intérêts.
 
· Invitons la population béninoise à la vigilance afin de contrecarrer toute action partisane de violation de la Constitution et/ou de mise sous tutelle de la Démocratie, qu’elle vienne de la mouvance présidentielle ou d’opposants au Président de la République.
 
· Appelons l’ensemble des acteurs politiques de tous bords à la retenue, au sens du devoir civique et patriotique pour que notre Pays et ses populations soient épargnés des affres de la violence quelle qu’elle soit, de la division et du chaos et que soient sauvegardées l’unité nationale, la cohésion et la concorde.
 
· Lançons un vibrant appel à la communauté régionale et internationale afin qu'elle prenne ses responsabilités à temps, pour ramener la sagesse et la sérénité au sein de la classe politique et garantir au peuple béninois le climat de paix, propice au développement harmonieux qu’il mérite.
 
Fait à Cotonou, le 30 octobre 2012,
 
Liste des premiers signataires
 
 
-
Guy
Bas du formulaire
       
Ken
++
(*) Cette signature n'engage en rien l'institution qui emploie chacun des signataires.
N.B. Les personnes désireuses de signer cet Appel peuvent le faire en se rendant sur le site de l’Université d’Eté du Développement : www.ued-benin.org Bas du formulaire
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Mercredi 13 juin 2012 3 13 /06 /Juin /2012 22:55

13/06/2012

 

BENIN: Conférence de Presse de GERDDES-Afrique

  

 

Dans le cadre des conférences périodiques qu'organise le GERDDES-Afrique,il est prévu ce Jeudi 14 Juin 2012 à l'Hotel NOVOTEL de Cotonou, dans la Salle GANI à 10 heures précises , une conférence de presse sur:
 
-La position du GERDDES-Afrique face à la bonne gouvernance en Afrique;
 
-La crise au Mali et les suites de l'élection présidentielle française pour l'Afrique; et
-La situation Socio-politique et économique au Bénin..
 
Cette conférence de presse , animée par le Maître Sadikou Ayo ALAO, Président du GERDDES-Afrique , sera diffusée sur les chaînes satellitaires comme LC2,CANAL3 BENIN , GOLFE TV, et ORTB.

 
NB:L' Intégralité de cette conférence sera mise ultérieurement sur le site du GERDDES-Afrique.

 
Merci

--

Afi Massan EDJOSSAN
Assistante Administrative

GERDDES-Afrique

Bureau de Liaison (Cotonou)
01 BP 1258 Cotonou-Benin
Tél : 21 30 92 68
Fax: 21 30 92 73
 
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 22:18

 

28/12/2011

  

  

BENIN: LETTRE OUVERTE DES JEUNES DEMOCRATES PROMPTS AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BENIN, SON EXCELLENCE DOCTEUR BONI YAYI

  

  Cotonou, le 28 Décembre 2011

Groupe Jeunes Démocrates Prompts

  

 

 

 

 

 

jdprompts@groups.facebook.com

http://www.facebook.com/groups/jdprompts/

 

A

 

SON EXCELLENCE DOCTEUR BONI YAYI

 

 

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

 

A l’orée de cette nouvelle année, nous Jeunes Démocrates Prompts voudrons par la présente lettre vous souhaiter nos vœux les plus sincères. A cet effet, nous vous souhaitons la santé avant tout, le discernement pour prendre les décisions adéquates qui favoriseront le bien-être de la population, l’humilité pour accepter et tenir compte des requêtes du peuple dont vous avez prêté serment de défendre les intérêts. Cher Président, parlant de requêtes et d’intérêts, nous ne saurons laisser se terminer cette année sans vous rappeler au préalable nombreuses promesses que vous n’avez manqué de nous faire tour à tour à l’ère du changement, de l’émergence et de la refondation. En tant que garant de la sécurité nationale, vous faites office d’une figure de référence pour le peuple qui vous a porté à la plus haute hiérarchie de ce pays et confié les rênes de sa destinée. Lorsqu’en cette qualité vous aviez reçu le sieur AKPLOGAN au palais A l’orée de cette nouvelle année, nous Jeunes Démocrates Prompts voudront par la présente lettre souhaiter nos vœux les plus sincères au Président de la République le Docteur Thomas Boni Yayi. A cet effet, nous lui souhaitons la santé avant tout, le discernement pour prendre les décisions adéquates qui favoriseront le bien-être de sa population, l’humilité pour accepter et tenir compte des requêtes du peuple dont il a prêté serment de défendre les intérêts.

 

Cher Président, parlant de requêtes et d’intérêts, nous ne saurons laisser se terminer cette année sans vous rappeler au préalable nombreuses promesses que vous n’avez manqué de nous faire tour à tour à l’ère du changement, de l’émergence et de la refondation. En tant que garant de la sécurité nationale, vous faites office d’une figure de référence pour le peuple qui vous a porté à la plus haute hiérarchie de ce pays et confié les rênes de sa destinée.

 

Lorsqu’en cette qualité vous aviez reçu le sieur AKPLOGAN au palais présidentiel, cette action a eu pour but de créditer les agences de placement de ce monsieur et d’encourager bon nombre de la population à confier ses économies à sa société ICC Services. Grande alors a été la surprise et le désarroi du peuple d’apprendre, Monsieur le Président, que vous avez déclaré tout ignorer des activités illégales et illicites de cet ancien forgeron reconverti dans l’arnaque. Vous avez sans doute appris quel a été l’impact de votre déclaration suite à la faillite de ICC Services : des mères ont enterré leurs fils et filles, des femmes ont pleuré le décès tragique de leurs maris, les époux ont connus un veuvage précoce, des orphelins souffrent de part le pays. Les larmes de votre peuple ne se sont taries qu’en reprenant espoir avec votre ferme promesse renouvelée lors des campagnes présidentielles de restituer à chaque spolié ce qui lui revient de droit.

 

Cher Président, il s’est écoulé bientôt 10 mois depuis votre nouveau mandat sans que nous ayons noté une action concrète tendant vers le remboursement de ces deniers. D’aucuns penseraient que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient, mais nous, cher Président, nous Jeunes Démocrates Prompts, nous avons encore un certain espoir en vous, même si les minutes s’égrènent lentement, même si les signes semblent plutôt invisibles, nous avons la foi que vous ne laisserez pas plus longtemps votre peuple continuer à endurer la misère au quotidien, faire de l’amertume son compagnon.

 

Nous avons foi que notre Président, le père des orphelins, le mari des veuves, saurait trouver en son cœur une volonté de secourir ce peuple pour lequel il jure vouloir verser de son sang. Nous n’en sommes pas encore là, Monsieur le Président, et nous n’y serons jamais par la grâce de Dieu. Cependant, nous avons ardemment besoin de croire, nous la jeunesse, que notre Président est un homme de parole, que les promesses qu’il fait, il les tient.

 

Cela nous est primordial pour vous soutenir sur ce virage de « gouvernance managériale » que vous prônez désormais pour le peuple. Comme pour un virage où les obstacles peuvent surgir de nulle part, nous craignons devoir encore être des spectateurs impuissants de vos décisions, des spectateurs passifs et non des acteurs actifs d’une population constituée pour la plupart de jeunes.

 

Cher Président, comme au début de chaque mandat et au cours des 6 discours que vous avez successivement prononcés au cours de ces dernières années, vous n’avez pas manqué de nous laisser entrevoir une lueur de changement, de renouvellement de la condition des jeunes. 

Les années n’ont pas manqué cependant de se succéder sans que nous ayons vu nos attentes satisfaites, nos rêves réalisés. Le chômage demeure toujours autant à l’ordre du jour et l’aide à l’auto emploi pratiquement inexistante.

 

Vous comprenez avec nous, Monsieur le Président, que nous voyons donc d’un œil plutôt circonspect le nouveau concept de Gouvernance Managériale qui impliquerait un transfert des compétences. 

Nous sommes cependant convaincus du principe selon lequel, à défaut de croire aveuglément une personne manifestant la volonté d’accomplir une innovation, il faut lui accorder un bénéfice du doute à toute personne afin de l’encourager à concrétiser puis réussir cette initiative. Pour finir, Cher Président, nous vous assurons de notre participation, aussi minime soit-elle à la réalisation de cet objectif que nous poursuivons tous, cet objectif sur lequel nous gardons les yeux rivés, inlassablement et éternellement : le Développement de notre chère nation, afin de faire de notre pays, un lieu où il fait bon vivre pour tous, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

 

Veuillez agréer très cher président, l’expression de notre parfaite considération.

 

Pour les administrateurs,

Joël Dimitri VIHOUNDJE



 
 
 
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 21:46

27/09/2011

  

  

BENIN: ADRESSE DU PCB AUX HONORABLES DEPUTES

DE LA VIème LEGISLATURE

 

 

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

 

Depuis quelque temps, une avalanche de projets ou propositions de lois sont déposés devant vous à l’Assemblée nationale pour être votés. La caractéristique commune de ces projets et propositions de loi c’est la restriction sinon la liquidation des libertés fondamentales, acquis des combats populaires de l’année 1989 et consacrés par la Conférence nationale. Vous me permettez de les rappeler: il s’agit du projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin, de la proposition de loi organique portant conditions de recours au référendum, et celle portant règles générales applicables aux militaires, paramilitaires et corps assimilés. Il s’établit comme une conjonction des actions les unes provenant du gouvernement les autres provenant de la majorité présidentielle au parlement. Toutes n’ayant qu’un seul objectif: museler le peuple et le retourner à la période du despotisme obscur de Kérékou-PRPB. Avec un zèle particulier, cette majorité écrasante présidentielle (constituée de «yayistes» de première heure et des traitres de la Renaissance du Bénin) en votre nom vient d’adopter - le lundi 26 septembre - la proposition de loi portant règles générales applicables aux personnels militaires, des forces de sécurité publiques et assimilés; ce qui signifie en réalité interdiction de la grève aux personnels de la douane! Puis que les autres corps de militaires, de paramilitaires n’en jouissaient pas ou n’en usaient pas beaucoup tels les agents des eaux et forêts. Ainsi malgré tous les remous et protestations populaires que ces divers projets et propositions de loi soulèvent la majorité mécanique fascisante au parlement fonce tête baissée. Ce sera probablement le même sort que cette majorité réservera au projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin et à la proposition de loi référendaire, tous aussi liberticides l’un que l’autre.

 

Parlons de cette fameuse loi qui vient d’être votée par le parlement. Si l’on considère tout le lynchage médiatique dont les douaniers ont été l’objet, jetés qu’ils sont en pâture à la vindicte populaire par le Premier Magistrat du pays, l’on comprend aisément l’objectif de cette loi: régler un compte à ces douaniers responsables selon le pouvoir de tous les malheurs du pays. Comme si ce sont les douaniers qui sont comptables de tous les scandales politico-financiers qui émaillent la vie politique du Bénin depuis quelques années. L’article 1er de la loi dispose: «La présente loi a pour objet de définir les règles particulières applicables aux personnels militaires, des forces de sécurité publique et assimilés…Les personnels des forces de sécurité publique et assimilés sont ceux de la Police Nationale, de la Douane et des Eaux et Forêts et Chasse». Et l’article 9 de la loi de conclure l’objectif de cette loi en ces termes: «Les personnels militaires, des forces de sécurité publique et assimilés sont tenus d’assurer leur mission en toute circonstance. Ils ne peuvent exercer le droit de grève». Il est arbitraire et fasciste d’assimiler les agents de douane aux personnels «de la sécurité publique» comme d’ailleurs ceux des agents des eaux et forêts. La mission essentielle des agents de la douane, ce n’est pas d’assurer l’ordre public ou la sécurité publique comme les personnels de la police nationale. Encore que dans certains pays et sous certaines conditions, la police a le droit de grève. La mission essentielle de la douane est économique et financière et si les agents des douanes sont armés, c’est pour leur permettre de se défendre contre les attaques de contrebandiers malfaisants. L’histoire de notre pays a prouvé que cette assimilation a été le fait du despotisme. Ainsi, de 1960 à 1972, les douaniers avec leur syndicat –le SYNAD- jouissaient du droit de grève. Avec l’avènement du régime despotique de Kérékou-PRPB, les douaniers ont été assimilés aux forces de sécurité dans les fameuses FSP (Forces de Sécurité Publique comprenant Gendarmerie, police nationale, douane, eaux et forêts) et intégrés au Ministère de la Défense. La Conférence Nationale a dénoncé cette situation et rétabli le corps de la douane dans sa fonction de régie économique et financière, intégrée au Ministère des Finances. En décidant de retourner la douane dans les rangs de forces de sécurité publique, YAYI Boni et son groupe parlementaire ne font que remettre les pas dans ceux de Kérékou de la période du PRPB. La raison de cette assimilation avancée par des députés de la mouvance selon laquelle «le budget de notre pays est essentiellement fiscal», en plus du fait que cette argumentation est incantatoire et que tout budget normal est «fiscal», signifie que bientôt la même interdiction de grève s’étendra aux agents des impôts et pourquoi pas du Trésor tous «régies financières».

Passons maintenant au Projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin.

 

Ce projet de loi sur la grève est un amas de dispositions arbitraires (et même anticonstitutionnelles). Je veux simplement évoquer certaines telles celles des articles 3«Les grèves qui n’ont pas un caractère professionnel sont illicites et interdites notamment les grèves politiques» ou «le droit de grève est limité dans les services essentiels» et comme services essentiels «ceux relevant de la santé, de la sécurité, de l’énergie, de l’eau, des transports aériens, des télécommunications» (Art 15); tout comme la réquisition «d’office» de tous les agents de l’Etat ou des entreprises publiques, semi-publiques ou privées «stratégiques.…ceux dont l’activité est indispensable à l’intérêt général et au développement économique de la nation notamment les services financiers où la «cessation même partielle de travail, porterait de graves préjudices à l’économie nationale» (Art 19).

 

L’appréciation du caractère «essentiel», «stratégique» du service, de l’entreprise publique, semi-publique ou privée étant laissé à la libre discrétion du pouvoir ou du patron signifie que la grève est d’interdiction générale aux travailleurs tant du secteur public que privé. Si vous ajoutez à ces dispositions celles de l’article 8 fixant les conditions du déclenchement de la grève («négociations collectives obligatoires», «décision de la majorité des travailleurs…objet d’un procès-verbal signé de tous les participants», «préavis de 20 jours ouvrables») ou enfin celle de l’article 9 réservant aux seules «organisations de travailleurs régulièrement constituées» le droit de déclencher une grève, vous verrez que cette loi ne mérite d’autre appellation qu’une loi anti- grève. Puis-je me permettre de vous rappeler que le droit de grève appartient au travailleur et non à une organisation syndicale et que ces dispositions du projet de loi sont une violation flagrante de l’article 31 de notre Constitution (encore en vigueur) et qui dispose « L’Etat reconnaît et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts, soit individuellement, soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi» ?

 

Quant à la proposition de loi référendaire, elle va de la même veine fasciste. Les articles 14 et 15 en sont l’illustration. L’article 14 de la dite proposition de loi dispose : «Tout parti politique ou alliance de partis politiques qui désire participer à la campagne référendaire adresse à la CENA, une demande de participation dans les 10 jours qui suivent le décret de convocation du corps électoral…». L’article 15 poursuit: «La CENA peut déclarer irrecevable une demande de participation à la campagne en vue du référendum…». Une telle disposition d’une part, arrache au citoyen à titre individuel ou organisé avec d’autres en diverses associations diverses telles les ONG, le droit de participer à la campagne référendaire censée porter sur des questions existentielles de l’Etat; d’autre part elle soumet à autorisation préalable une liberté inscrite à l’article 5 de la Constitution qui dispose: «Les Partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la Charte des Partis politiques…». Alors que, quoi que loi référendaire, elle demeure une loi et ne saurait être en contradiction avec les dispositions formelles de la Constitution existante. Et si des partis politiques ne sont pas contents de leur exclusion de la campagne référendaire, la loi les renvoie devant qui Devant la Cour Constitutionnelle, c’est-à-dire devant DOSSOU Robert, le frère Siamois du Président YAYI Boni. Autrement dit le choix des partis devant participer à une campagne référendaire revient en définitive au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, YAYI Boni lui-même. Le serpent se mord la queue !

 

De la sorte, la «Refondation» prônée par le Président YAYI Boni notamment lors de sa prestation de serment le 06 Avril 2011 revêt maintenant un contenu, celui rappelant une période noire de notre histoire, celle de l’autocratie de Kérékou-PRPB: instaurer un silence de cimetière propice à tous les crimes économiques et politiques, empêcher les citoyens et les travailleurs de se prononcer sur les graves atteintes aux libertés si chèrement conquises, les graves destructions du patrimoine national mettant en danger la vie de milliers de citoyens et même de millions de personnes.

 

 Mesdames et messieurs,

Honorables Députés de la sixième Législature,

Il n’est pas dans mon intention ici de revenir sur les conditions chaotiques dans lesquelles la Majorité parlementaire actuelle, à la solde du Président de la République a été constituée. Vous êtes là aujourd’hui et vous représentez à tort ou à raison ce peuple si cher à nous tous. Et c’est à ce titre que je veux souligner la responsabilité que vous endossez devant l’Histoire et vous rappelle ces principes élémentaires tirés de l’expérience de l’humanité et de la nôtre propre: ous les usurpateurs ont toujours voulu faire oublier qu’ils accèdent au pouvoir pour un temps évidemment limité. Les dictateurs dominants d’aujourd’hui veulent faire oublier qu’ils sont fragiles, relatifs et mortels et que selon l’heureuse expression du juriste français Burdeau «la démocratie est une forme de coexistence à laquelle on ne peut mettre un terme qu’en s’engageant dans une aventure chaotique». C’est dire que votre aventure, celle de mettre un terme à l’expérience «démocratique en cours dans notre pays depuis 1990» et instaurer une dictature de type autocratique centrée autour de la personne du Chef de l’Etat, YAYI Boni, ne peut se réaliser sans créer un chaos dont personne, même vous-mêmes à titre individuel, n’a intérêt. D’abord le peuple et en particulier vos électeurs en seront les principales victimes. Ensuite, vos proches, car il n’est pas dit que tous les membres de vos familles respectives doivent être de votre bord politique. Enfin vous-mêmes, car si aujourd’hui, pour des intérêts matériels ou de considération sociale, vous croyez avoir la planète en vos mains, il n’est pas dit que demain, une petite contradiction ne peut pas surgir entre vous et le nouveau despote et qu’il fera exercer sur vous aussi la dictature que vous lui aurez permis d’exercer sur d’autres. N’oubliez pas qu’une loi a vocation de traverser le temps.

 

 Mesdames et messieurs,

Honorables Députés de la sixième Législature,

 

Je sais que bon nombre d’entre vous (surtout vous de la majorité mécanique présidentielle) mépriseront ces lignes, ne les liront peut-être même pas. Qu’importe! Mais sachez que si notre vaillant peuple a pu réaliser le grand mouvement populaire du 11 décembre 1989 ayant abouti au renversement du pouvoir honni de Kérékou-PRPB, il relèvera à terme le défi que vous lui lancez aujourd’hui par l’imposition de lois fascistes. Les travailleurs dans tous les secteurs relèveront le défi. Nos peuples, dans les grands tournants de leur histoire n’ont jamais courbé l’échine. Les ADANDOZAN, GBEHANZIN, Bio GUERA, KABA, KPOYIZOUN, nous ont tracé la voie: celle de l’honneur et du patriotisme. Où sont passés aujourd’hui les individus tels VILON GUEZO, Mama Sanni GOMINA, MALAM IDI, hier grands pontes de l’Assemblée Nationale «Révolutionnaire» (ANR), faiseurs de lois fascistes de triste mémoire? Dans la poubelle de l’histoire avec le mépris populaire que cela mérite. Sous nos yeux, les Ben ALI, MOUBARAK, CHIRAC sont traînés devant les tribunaux pour répondre de leurs forfaits.

 

Ce sera inévitablement ainsi chez nous, dans notre pays, sur cette terre nôtre que tous nous chérissons.

 

Et ce sera Justice.

 

Recevez chers Députés et Compatriotes, mes salutations distinguées et patriotiques.

 

Cotonou le 27 Septembre 2011,

 

Le Premier Secrétaire du Parti Communiste du Bénin

Philippe NOUDJENOUME



 
 
 
 
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