ACTIVITES MILITANTES

Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 20:08
08 décembre 2009

L’appel “Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration” peut être signé là

 

http://appel.epetitions.net/

le groupe facebook

«Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’Immigration et de “l’Identité nationale” a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger - et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

«Qu’a fait naître ce ministère? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

«Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des “dérapages” individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un “débat” sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.

«La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : “Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?” La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.

«C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

«Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce “ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration”, car il met en danger la démocratie.»

_________________________________________

Premier signataires : Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X) Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière) Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS), Patrick Weil (historien, CNRS).

 

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Commentaires

  1. Travaillant depuis plusieurs années auprès de personnes migrantes (notamment maghrébines) vivant seuls en France relégués dans des foyers dortoirs indignes du “pays des droits de l’homme. Je fais partie de ces intellectuels qui ont quitté leur pays (l’Algérie) pour vivre en France. Je n’ai pas fait ce choix par hasard mais parce je pensais y trouver les valeurs de la démocratie et de la tolérance. Si je ne regrette pas mon choix, je suis pourtant aujourd’hui, avec beaucoup de mes amis et collègues, très inquiet de la dérive à laquelle nous assistons face à un pouvoir qui instrumentalise de manière éhontée la question de l’identité nationale tout en l’accolant de manière malsaine à la question de l’émigration. Je partage votre inquiétude pour l’avenir de la démocratie.
    Omar HALLOUCHE Anthropologue





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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 13:27

mercredi 2 décembre 2009

NIGER: APPEL A MANIFESTER à Bruxelles le Mardi 8 Décembre 2009 à 11h

01-12-09

COORDINATION POUR LA SAUVEGARDE DE LA DEMOCRATIE AU NIGER

DAns le cadre de la poursuite et de l'intensification de notre lutte pour la restauration effective des acquis démocratiques au Niger, la Coordination pour la Sauvegarde de la Démocratie au Niger (CSD France), le Collectif pour la Sauvegarde des acquis Démocratique au Niger (COSAD Belgique) et la Coordination Europe pour la Restauration de la Démocratie au Niger (CERDN)
 
appellent à vaste rassemblement devant le siège de l’Union Européenne 175, Rue de la Loi – 1048 Bruxelles le Mardi 8 Décembre 2009 à 11heures précises.

Cette manifestation entre dans le cadre des consultations au titre des articles 9 et 96 de l'Accord de Partenariat ACP – CE (communément appelé Accord de Cotonou), entre l’Union Européenne et la République du Niger suite à une décision du Conseil des Ministres de Affaires Etrangères l'Union.

Dans cette perspective, la Coordination pour la sauvegarde de la démocratie invite les militantes et militants ainsi que tous nos compatriotes attachés à la restauration et à la défense des acquis démocratiques au Niger, à faire un large écho à cette manifestation en vue d’une mobilisation massive pour l’occasion.
La coordination invite instamment les militantes et militants ainsi que tous nos compatriotes vivant en Europe, à prendre dès à présent toutes dispositions utiles afin de participer pleinement à cette manifestation.

Des voitures particulières mises pour l’occasion à la disposition des participants assureront le transport Aller – Retour Paris - Bruxelles.

Le départ de Paris est prévu le Mardi 8 Décembre 2009 à 06h30 précises à porte de la chapelle - Sortie du métro porte de la chapelle.

Aux fins d’une meilleure organisation du transport, nous prions les destinataires de cet appel à nous confirmer dès réception, par retour mail (coordonnées téléphoniques inclus), leur participation effective à la manifestation au plus tard le 03/12/2009.

Pour la Coordination
Chékaraou Touré Moctar

 

http://issikta.blogspot.com/2009/12/appel-manifesterbruxelles-le-mardi-8.html




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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 21:46

REPUBLIQUE DU BENIN
UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
FEDERATION NATIONALE DES ETUDIANTS DU BENIN
BUREAU EXECUTIF FEDERAL

N°: 10-2009 RB/UAC/FNEB/BEF/SG

 

 Abomey-Calavi, le 22 octobre 2009

Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Objet : Lancement officiel des inscriptions en ligne à l’UAC par le Recteur


Monsieur le Ministre,
Nous voudrions, par la présente, porter à votre connaissance ce qui suit:
La Fédération Nationale des Etudiants du Bénin, le premier syndicat et le plus représentatif des Etudiants du Bénin a été désagréablement surprise de prendre connaissance le mardi 20 octobre 2009,
à travers les médias, du lancement officiel des inscriptions en ligne au titre de la rentrée universitaire 2009-2010.


Loin de saluer cette décision, la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin (FNEB) ne voudrait guère cacher son indignation pour la raison selon laquelle le recteur de l’université a pris cette
décision sans consulter l’institution syndicale malgré que la Fédération, de part ses premiers responsables, ait tenté maintes fois d’engager un dialogue avec l’autorité qui, à chaque fois, n’a
donné aucune réponse. Nous avons été cependant à la quête des informations et constaté avec amertume que l’inscription s’avère être un calvaire évident pour l’étudiant d’autant plus qu’aucune
information ne le renseigne au point de faciliter l’inscription.


Cet acte, dans un premier temps, dénote d’un manque de considération flagrant à l’endroit de l’organe dont l’expérience capitalisée aujourd’hui dans la lutte en vue de l’amélioration des conditions
de vie des étudiants béninois n’est plus à démontrer.. Dans un second temps, l’autorité universitaire a suffisamment violé les textes qui régissent ses rapports avec les syndicats en milieu
universitaire, notamment l’article 60 de la loi 2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin.


Nous sommes conscients que la réussite universitaire est une étroite perspective à laquelle elle ne voudrait pas faillir. Nous sommes également conscients qu’elle aurait su bien jouer si tous les
acteurs œuvrant à l’amélioration des conditions de vie des étudiants sont associés à la prise de certaines mesures.
En effet, l’on ne saurait faire le bonheur des étudiants sans eux-mêmes ; l’on ne saurait vouloir prendre de décisions sans qu’elles ne soient discutées avec la communauté estudiantine. C’est
pourquoi nous condamnons cet acte avec la dernière rigueur.


Ainsi, la communauté estudiantine n’a-t-elle pas été associée ni de près ni de loin à la décision d’inscription en ligne des étudiants au titre de l’année universitaire 2009-2010. Cette mesure ne
l’engage donc point.


Enfin, la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin (FNEB) tiendra pour responsable l’autorité pour toutes déconvenues qu’engendrerait cette décision.

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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 13:33

Coopération Bénin-Union Européenne

 

9-04-2009 - FRATERNITE

Halte à la traite des enfants au marché Arzèkè


L’Union Européenne et le Bénin se donnent la main pour lutter contre la traite des enfants dans notre pays. C’est ce qui découle des actions posées par certaines Organisations non gouvernementales (Ong) béninoises appuyées par l’Union Européenne à travers son 2ème projet de lutte contre la traite des enfants. Les nombreux Centres d’écoute et de sécurisation des enfants, en l’occurrence des jeunes filles, ouverts dans les marchés de Dantokpa à Cotonou, de Arzèkè à Parakou et de Malanville permettent inéluctablement de réduire le nombre d’enfants errants dans ces espaces géographiques. En effet, il n’est plus un secret pour personne que certains enfants prennent pour logis, les coins et recoins des marchés. Ils y séjournent, mangent et y dorment. Pire, ils se livrent à des actes de banditisme. Et c’est pour arrêter la saignée que des centres d’écoute et de sécurisation des enfants sont érigés dans certains marchés du Bénin. Il est donc désormais clair que plus l’Union européenne s’investit dans la lutte contre la traite des enfants, plus on tend vers l’éradication du phénomène. Le constat est appréciable au Marché Arzèkè de Parakou. En effet, situé en plein cœur du marché, le Centre d’écoute et de sécurisation des enfants (Cese) lutte inlassablement contre la traite des enfants à Parakou et environs. Déjà, il a à son actif une quarantaine d’enfants déscolarisés et abandonnés. L’arsenal mis en place par ce centre porte ses fruits. Une visite guidée sur les lieux et l’on se rend compte que les enfants démunis sont mis dans de très bonnes conditions d’étude. Les salles de cours spacieuses et la compétence des formateurs en sont une bonne illustration. Le Cese occupe également les démunis avec des activités ludiques, histoire de leur redonner espoir. L’association pour la protection de l’enfance malheureuse (Apem) et le groupe de recherche et d’action pour le développement humain (Gradh) appuient, tout comme l’Union européenne, le Cese qui sensibilise les tuteurs des fillettes vendeuses au marché Arzèkè sur la traite. Pour Roger Ouensavi, expert au bureau central d’assistance technique au 2ème projet de lutte contre la traite des enfants, le Cese offre des cours dénommés Aea, entendez : alternative éducative accélérée. Selon ses propos, ce centre contribue d’une manière ou d’une autre à la réduction de la pauvreté en ce sens que les enfants déscolarisés sont repris, entretenus et suivis dans leur cursus scolaire. Il a ensuite mis l’accent sur le fait que la discipline des commerçantes du marché Arzèkè leur facilite un peu la tâche. Car, les portes de ce marché sont ouvertes et fermées tous les jours de 06 heures à 19 heures, ce qui permet de vite identifier les enfants errants. Le Cese Arzèkè présente des candidats au Certificat d’étude primaire et s’est aussi spécialisé dans les cours d’alphabétisation et d’éducation approfondis. Des jeunes dames sont recyclées en français dans ce centre avec un chronogramme bien défini.

Adrien TCHOMAKOU


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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 11:24

11 février 2009

Idéogramme 95 : Au Nom d’Andoche Amègnissè

Mon Idéo Va, Court, Vole et Tombe sur...

Bats Ta Coulpe !

ideog1 Quand on considère l’emprisonnement arbitraire d’Andoche Amègnissè on est sidéré de constater que la chose peut se passer dans un pays qui s’honorait d’être à l’avant-garde de l’expérience démocratique en Afrique noire ; un pays dont la réputation démocratique faisait partie naguère de ses ressources symboliques et de ses atouts diplomatiques. On est sous le choc de constater avec quelle servilité l’institution judiciaire au plus haut niveau est instrumentalisée, et se conforme aux fantasmes du chef de l’Etat. Ce que trahit ces désirs personnels, à l’instar de maints actes autoritaires de Yayi Boni, n’est rien moins qu’une allégorie funeste de dispositions tyranniques  : culte de la personnalité, propagandisme au mépris de l’intelligence des gens, violation répétée des règles démocratiques, achat de consciences, westernisation crapuleuse des élections,  monopolisation sans vergogne de l’appareil d’Etat à des fins partisantes, etc.

Mais comme le dit le sens commun, on a les dirigeants qu’on mérite. Si l’embastillement arbitraire d’Andoche Amègnissè est d’abord décidé par Yayi Boni, le seul fait que cette pulsion tyrannique et liberticide qui a disparu de nos mœurs politiques depuis le Renouveau Démocratique ressuscite, le fait qu’il dure dans le silence de l’opinion, le fait qu’il jouisse de la conspiration du silence, le fait qu’il soit admis et banalisé, le fait que la victime soit renvoyée à ses chères études de trublion de la vie médiatique, abandonnée à son sort,  passée en pertes et profits des préoccupations d'une Société civile politiqquement aliénée, le fait qu’au mieux les partis politiques ne se bousculent pas au portillon de la dénonciation ou au pire en ont pris leur parti – c’est le cas de le dire – cette insensibilité au sort d’un concitoyen injustement privé de sa liberté est la preuve que la collectivité nationale et la société politique tout entières sont objectivement complices de cette barbarie à visage juridique.

Ce n’est donc pas parce que Yayi Boni et sa justice à la solde l’ont décidé et voulu que notre compatriote Andoche Amègnissè est arbitrairement privé de sa liberté, mais parce que, tous autant que nous sommes, nous pouvons souffrir la chose, la tolérer : nous en sommes des complices potentiels et le tyran n’a eu qu’à spéculer sur notre complicité. Or la démocratie, la vraie, suppose un devoir d’empathie. La morale démocratique fait de la solidarité citoyenne un impératif catégorique. On ne peut rester impunément insensible au sort d’un concitoyen aux prises à la tyrannie, parce qu’il serait isolé, ou seul. Au contraire, c’est son isolement et sa solitude qui nous obligent à la solidarité.  A défaut nous sommes à la fois les bourreaux et la victimes de la tyrannie ; tel est le paradoxe d'une démocratie sans lien social ni moral. Nos hésitations, nos silences, nos compromissions, nos peurs voire nos lâchetés, sont autant de blancs-seings à l’injustice. La tyrannie est un monstre retors et implacable : laissez-lui un doigt, et il ne tardera pas à avaler votre bras, puis votre corps tout entier ! En démocratie, la défense de la liberté de tous passe par la défense de la liberté de chacun. Nous sommes tous à terme des Amègnissè. Par ailleurs, comme le dit le nom de l’intéressé lui-même, c’est notre prochain, l’autre, qui est notre sauveur, notre ange gardien. Quand accepterons-nous de rendre grâce à son nom ?

Eloi Goutchili

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Copyright, Blaise APLOGAN, 2008, © Bienvenu sur Babilown



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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 14:50
Ambassade du Bénin en Côte d’Ivoire

 

 

18-11-2008 - LA NOUVELLE TRIBUNE

 

ImageDes Béninois exigent le départ du chargé d’affaires en Côte d'Ivoire


L’ambassade du Bénin à Abidjan-Cocody (Deux-Plateaux, rue des jardins) était en ébullition, samedi dernier. Des Béninois réclamaient le départ du chargé d’affaires, Gbegbo Christophe, parce que, selon eux, il ne se soucie pas des cas sociaux. L’échauffourée intervient à la suite de la lecture de l’ordre du jour de la réunion que M. Gbegbo Christophe a convoquée pour faire le bilan de la visite du président béninois Boni Yayi, le 7 novembre dernier, à Abidjan. Les mécontents menacent de paralyser l’ambassade, lundi prochain, si leur revendication n’est pas satisfaite. Les échanges étaient vifs lorsque nous arrivions à l’ambassade du Bénin. Les protagonistes manquent de se porter main. La réunion convoquée par le chargé d’affaires est interrompue. Le président des jeunes Béninois en Côte d’Ivoire, Bruno Symahou indique que les relations entre l’ambassade et ses compatriotes sont tendues depuis un bon moment et qu’il faut trouver une solution dont le départ de M. Gbegbo Christophe. Senou Anselme est lui plus précis et plus amer. «Le chargé d’affaires ne se soucie pas des cas sociaux, pourtant il est en fonction pour nous. Nous avons en outre des problèmes pour établir nos pièces d’identité. Et puis nous ne comprenons pas pourquoi l’ambassade fait des difficultés pour nous recevoir. Ce chapitre nous frustre», a-t-il déploré. A l’en croire, nombreux sont les Béninois qui n’ont pas leur pièce d’identité, du moins leur carte consulaire. Il a révélé que le président Boni Yayi a avoué, lors de sa rencontre avec ses compatriotes, à l’hôtel Sofitel, au Plateau, qu’il n’a jamais reçu le rapport sur la situation des Béninois de Côte d’Ivoire. Nos initiatives pour avoir la version du chargé d’affaires sont restées vaines. Cependant, le 2ème secrétaire de l’ambassade, Henri Médruide, lors de son intervention, a demandé à ses compatriotes de rester sages et de rentrer chez eux. Le président, Boni Yayi, selon lui, a promis de faire venir une commission spéciale d’enquête à Abidjan pour savoir les problèmes des Béninois. Et qu’il enverrait cette commission au moment opportun. La réunion qui était ouverte à la communauté béninoise, dirigée par Aissi Kaodjou François, est reportée. La prochaine sera uniquement réservée aux responsables des desdites communautés. Les Béninois de Côte d’Ivoire veulent un nouvel ambassadeur qui pourra œuvrer pour leur bien être.

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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 01:04
"Un manifeste pour l'égalité réelle", soutenu par Carla Bruni-Sarkozy
 
LEMONDE.FR | 09.11.08

voquant la "leçon" que constitue pour la France la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine, un "manifeste pour l'égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche daté du 9 novembre, réclame un Grenelle sur ce thème. "En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l'empêche d'être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l'ordre qui restent vains et incompris", estime ce texte lancé par Yazid Sabeg. Ce fils de docker algérien devenu industriel, qui fut proche de Raymond Barre, puis de Jean-Louis Borloo, fut l'un des initiateurs de la Charte de la diversité dans l'entreprise,  lancée en 2004 par l'Institut Montaigne (club de réflexion de l'UMP). Il estime cependant dans le JDD que "le président Sarkozy n'a rien fait pour améliorer le sort des minorités".
 

 

Intitulé "Oui nous pouvons!", en référence au slogan de campagne du candidat démocrate américain, "Yes we can !", son manifeste a été signé par des responsables politiques de divers bords, comme Jean-François Copé et Patrick Devedjian (UMP), Dominique Voynet (Verts), Christiane Taubira (PRG), Arnaud Montebourg et Christian Paul (PS) et par des personnalités de la société civile, tels l'avocat Théo Klein, l'historien Benjamin Stora,  ou le collectif Les Gracques. Carla Bruni-Sarkozy déclare dans un entretien au JDD être "d'accord avec le texte", tout en expliquant que son statut d'épouse du président de la République l'a retenue de le signer.

 

Le manifeste formule six demandes : "Engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations, systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires, promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement, inciter fortement les employeurs et le premier d'entre eux, l'Etat, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité fondées sur l'obligation de résultat, limiter les mandats électoraux pour forcer le renouvellement du monde politique, soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l'égalité réelle et de la diversité".


Le Monde.fr

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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 12:58

  Le roi Boni 1er veut faire taire l’opposant Andoche Amègnissè 

 

22 octobre 2008


Parmi les prévenus qui comparaissent ce jour à la barre de la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Cotonou, figure en bonne place, l’opposant Andoche Amègnissè. Le Parquet lui reproche de faire paraître un période dénommé Tsyb 2011 sans se conformer aux dispositions en vigueur.

Dans le rang des prévenus qui comparaissent ce jour au Palais de justice de Cotonou, l’on retrouve le Professeur Andoche Amegnissè. Cela fait bientôt deux ans que celui qu’on ne présente plus s’est déclaré opposant N° 1 du régime du Changement dirigé par le chef de l’Etat Yayi Boni. Il y a quelques semaines, il s’est déguisé en journaliste et c’est en cette qualité qu’il comparaît pour des faits qui lui sont reprochés par la justice de son pays. En effet, c’est en étant directeur de publication qu’il fait paraître un périodique essentiellement dirigé contre le régime en place. Il en est à son deuxième numéro. Mais son bulletin d’informations dénommé « Tsyb 2011 », qui signifie littéralement « tout sauf Yayi Boni en 2011 », risque la suspension par la justice. Cité devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, il doit pourvoir se défendre contre les chefs d’accusation soulevés contre lui par le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou. « Tsyb 2011 » et Andoche Amegnissè se seraient rendus coupables en faisant paraître ce périodique de violation des articles 4, 5, 6, 9et suivants de la loi 60-12 du 30 juin 1960 sur la liberté de la presse. Aux termes des dispositions de ces articles, il est attendu qu’avant la publication de tout journal ou écrit périodique, il sera fait, au Parquet du Procureur de la République et au ministère de l’intérieur, une déclaration contenant : le titre du journal ou écrit périodique et son mode de publication, le nom et la demeure du directeur de publication, et du co-directeur de publication selon un cas prévu au deuxième alinéa de l’article 4 de la loi, l’indication de l’imprimerie où il doit être imprimé. Il est reproché à Andoche Amegnissè de ne pas chercher à se conformer aux dispositions en vigueur. Pour cette raison, le Parquet de Cotonou déclare les requis coupables de délits et contraventions prévus par la loi 60-12 du 30 juin 1960. Dans le procès qui s’ouvre ce jour, Andoche Amegnissè sera soutenu par un collectif d’avocats. Mais on se demande au prix de quelle stratégie de défense, ses avocats réussiront à faire tomber les chefs d’accusation qui pèsent sur le prévenu. Puisque dans cette affaire, on ne verra pas que le ministère public et le journaliste opposant, mais surtout un face-à-face caché entre Andoche Amegnissè et le pouvoir, qu’il a si tend vitriolé et qui aujourd’hui se cache derrière cette citation directe. Les conséquences pourraient déboucher sur la disparition du périodique « Tsyb 2011 ». Mais ce n’est pas pour faire taire l’homme. Il a plusieurs cordes à son arc.

FN

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /2008 19:31

Détermination : Me battre à mort pour Thomas Sankara

 

Par Myriam Sankara*

 

Montpellier le 15 octobre 2008

Message de la
veuve à l'occasion du 21ème anniversaire de l'assassinat du
Président Thomas Sankara.

Mes Chers amis,
Mes Chers Camarades,


A l'occasion de la commémoration du 21ème anniversaire de
l'assassinat le 15 octobre 1987du Président Thomas Sankara et de 12
de ses compagnons,
je suis heureuse de constater que vous êtes
toujours là aussi nombreux que d'habitude, pour ce rendez annuel de
la mémoire et du recueillement.
Il est important pour mes enfants et moi-même ainsi que pour toute
la famille Sankara et tous ceux qui sont attachés à l'idée même de
justice et de dignité humaine, de sentir que malgré toutes ces
longues années passées, des hommes, des femmes, des jeunes, au
Burkina Faso et un peu partout dans le monde continuent à se
mobiliser pour que l'œuvre et les idéaux de justice, d'intégrité et
de dignité défendus par le Président Thomas Sankara ne soient jamais
oubliés, malgré tous les efforts déployés par le régime pour effacer
ses traces.

Il est important pour le triomphe de ces idéaux, que des hommes et
des femmes continuent à redoubler de détermination au Burkina Faso
et partout dans le monde pour que les auteurs de cet ignoble
assassinat soient punis, malgré les entraves judiciaires et
politiques dressées délibérément depuis des années par le pouvoir
burkinabé contre notre combat.
Aussi, je réitère avec force et fermeté que malgré le déni de
justice dont mes enfants et moi-même sommes victimes, malgré le
refus des juridictions burkinabé d'instruire cette affaire
conformément aux recommandations pertinentes de l'Onu concernant la
saisine du Tribunal Militaire sur ordre du Ministre de la Défense
que nous n'avons cessé de réclamer,
malgré les diversions, les
mensonges, les obstacles dressés sur notre chemin par le pouvoir
burkinabé, nous ne baisserons jamais les bras et continuerons à
lutter.

Tant que la lumière ne sera pas faite sur l'assassinat du Président
Thomas Sankara, nous continuerons à nous battre par tous les moyens
de droit pour que justice soit faite. Nous continuerons à le faire
parce que la mémoire de mon époux l'exige. Nous continuerons à le
faire parce que les Burkinabé et les Africains veulent connaître la
vérité.
Nous continuerons à mener ce combat parce que nous ne nous
satisferons jamais de cette culture d'impunité et de violence
politique qui sévit au Burkina Faso et dans de nombreux pays
africains malgré des démocraties de pure façade.
Notre détermination est d'autant plus grande aujourd'hui que les
récentes révélations devant le Tribunal spécial pour le Liberia, des
anciens compagnons de Charles Taylor comme John Tarnue, ancien
commandant des forces du Liberia ou celles de l'ancien chef de
guerre Prince Johnson devant la Commission Vérité et Réconciliation
au Liberia, relayées par la presse nationale et internationale, ont
mis clairement et directement en cause Monsieur Blaise Compaore lui-
même dans le renversement et l'assassinat du Président Thomas
Sankara et de 12 de ses compagnons le 15 octobre 1987.

Nous ferons tout ce qui est possible auprès des instances les plus
indiquées sur le plan national et international pour lesquelles les
mots Justice, Etat de droit, Dignité humaine ne sont pas de mots
vains et creux pour que notre cause soit entendue; nous continuerons
à interpeller les autorités Burkinabé devant ces instances pour que
les auteurs de cet horrible massacre soient jugés comme le sont à
juste droit dans le monde les auteurs des crimes graves, comme l'est
d'ailleurs aujourd'hui Monsieur Charles Taylor avec lequel - selon
les deux criminels cités plus haut - Monsieur Blaise Compaore a
signé le pacte de sang qui a conduit à l'assassinat de mon époux et
de 12 de ses compagnons.

Je sais que vous continuerez à soutenir ce combat qu'aucune
indemnité financière ne pourra compenser tant que les assassins du
Président Thomas Sankara seront vivants et continueront à bénéficier
d'une totale impunité et à parader ici et là dans le monde. Je sais
que vous continuerez à soutenir ce combat étroitement lié à celui de
l'avènement d'une vraie démocratie et d'un vrai développement au
Burkina Faso et dans bon nombre de pays africains largement viciés
par cette impunité.

Qu'il me soit permis à cet effet de remercier tous les avocats du
Comité International Justice pour Thomas SANKARA, pour le précieux
appui qu'ils m'apportent gracieusement depuis des années dans ce
combat ainsi que tous ceux qui, au Burkina Faso, en Afrique et dans
le monde, continuent, depuis 21 ans à œuvrer pour que triomphent les
idéaux du Président Thomas Sankara,
tous ceux qui se dressent contre
l'injustice, l'oppression, la misère, au moment où la déroute
actuelle du libéralisme un peu partout démontre à quel point, les
idéaux que défendait Thomas Sankara restent d'actualité, et que se
pose aujourd'hui plus que jamais, la nécessité d'un ordre
international plus juste.

Merci à tous les Sankaristes de continuer courageusement cette lutte
sur le plan politique et social depuis des années. Je ne peux que
les encourager à travailler pour la mise en place d'un projet de
société qui prendra assise sur les idées de celui qui a incarné et
continuera à incarner l'espoir de tous ceux qui, au Burkina Faso, en
Afrique et dans le monde, s'élèvent quotidiennement contre les
injustices sociales et se battent pour leur dignité, leur
autodétermination, ceux qui refusent l'état de survie, la
corruption, le népotisme, la destruction de la nature,
l'exploitation de l'homme par l'homme.

Merci encore au peuple burkinabé et à sa jeunesse pour sa formidable
mobilisation autour du 20ème anniversaire l'année dernière.
Merci de m'avoir reçu si chaleureusement lors de ces inoubliables
moments à jamais inscrits dans la page de notre histoire et qui nous
donnent aujourd'hui la force de continuer ensemble à nous battre
avec plus de détermination qu'avant, pour faire en sorte que chaque
centimètre carré de nos vies devienne, comme le voulait le Président
Thomas Sankara, "un centimètre carré de liberté et de dignité "
pour
que,
Vive le Burkina Faso !
Vive l'Afrique!
Je vous remercie pour votre indéfectible soutien.

*Veuve du capitaine Thomas Sankara

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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 23:07
Une société de recrutement devant la justice pour discrimination raciale

LE MONDE | 24.06.08

assant, cynique, drôle, olivier Fourmy, président de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), s'est livré, lundi 23 juin, pendant près de six heures, à un caustique one-man-show. Il n'a pas épargné les trois prévenus : la société Daytona (en tant que personne morale), qui fournit des hôtesses ou des agents commerciaux, François Leveque, ancien directeur général (DG), et Caroline Housset, ex-directrice du département hôtesses. Ils sont poursuivis pour "discrimination lors de l'embauche en raison de l'ethnie" et "enregistrement de données nominatives sensibles sans l'accord de l'intéressé".

 


Ils sont soupçonnés d'avoir, en septembre 2002, mis en place un fichier Excel (près de 5 000 noms) où ressortait à côté de l'identité de l'employé, une curieuse colonne "O". "O" comme "origine" accompagnée d'un chiffre : 1 pour Européens blancs, 2 pour Maghrébins, 3 pour Noirs et 4 pour Asiatiques. L'entreprise est aussi soupçonnée d'avoir, dans une plaquette destinée aux responsables des ressources humaines, détaillé le profil type d'une hôtesse permanente : elle devait être "de nationalité française et pure white", c'est-à-dire "pure blanche" en anglais.

 

"PURE WHITE"

 

"Mme Housset, vous avez été la directrice du département hôtesses de 1999 à 2004, ces fichiers ne vous disent rien ?", demande le président. "Mon rôle était d'aller chercher des clients, pas de recruter", explique-t-elle. Pourtant, l'ancienne responsable des ressources humaines témoigne avoir dû préciser, sur son instruction, les origines des employés. "Je n'ai jamais vu ces fichiers", réaffirme-t-elle. "Ce qui veut dire que vous êtes tellement incompétente qu'on a pu faire ça dans votre dos ?"

Ces fichiers ont été découverts par Karim Dhif, le 13 novembre 2002, un employé en CDD. "La directrice des ressources humaines m'a confondu avec un stagiaire, raconte-t-il, et m'a expliqué le premier jour la signification de la colonne "O". Mais j'ai refusé de la remplir."

M. Leveque le charge par la suite de renouveler 60 % des hôtesses d'un client, Gillette. "Le client n'était pas content car il y avait trop de Noirs, raconte-t-il. M. Leveque m'a dit : "Tu peux prendre un Arabe, s'il parle comme toi, il n'y a pas de problèmes."" L'ancien DG reconnaît que Gillette a "pété les plombs, mais je n'ai rien fait". M. Dhif en parle avec des collègues, l'une d'elles lui montre une copie de la plaquette qui mentionne "pure white". En mars 2003, muni des preuves, il se rend à SOS-Racisme, qui portera plainte un an plus tard. L'association s'est portée partie civile tout comme la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

Cyril Gosset, avocat de SOS, a dénoncé "un système au seul intérêt de Daytona" qui doit satisfaire la clientèle dans une dure concurrence. L'entreprise a réalisé, en 2006, 13,5 millions de chiffre d'affaires pour un résultat de 80 000 euros. "C'est un système au nombre indéterminé de victimes mais qui potentiellement peut s'élever à 5 000", a-t-il ajouté. "Il aurait été préférable de perdre le contrat que votre âme", a clamé l'avocat de la Licra, David-Olivier Kaminski. La défense a regretté que d'autres responsables de l'entreprise, le PDG de l'époque et deux autres DG n'aient pas été appelés à la barre : "Où sont-ils ? Où sont également les discriminés ?", a estimé l'avocat Philippe Lepek.

Le procureur de la République a requis une amende de 80 000 à 100 000 euros à l'encontre de Daytona et de 6 000 à 8 000 euros pour les deux ex-dirigeants. Dans une ultime diatribe, le président Olivier Fourmy s'adresse à Caroline Housset : "C'est très mal de mentir. Dans d'autres pays, vous auriez eu la tête coupée." Le jugement a été mis en délibéré au 27 octobre.


Mustapha Kessous
Article paru dans l'édition du 25.06.08
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