POLITIQUE FRANCAISE

Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 20:30
Carla Bruni-Sarkozy et Melinda Gates à Cotonou fin janvier
 

COTONOU — Carla Bruni-Sarkozy et Melinda Gates sont attendues au Bénin du 26 au 27 janvier en visite dans le cadre de leurs activités humanitaires, a annoncé mardi à l'AFP la présidence béninoise.

 

"Une visite officielle de la première dame française Carla Sarkozy est prévue au Bénin du 26 au 27 janvier 2010 et elle vient en compagnie de Mme Melinda Gates dans le cadre de ses activités humanitaires", a déclaré le président béninois Thomas Boni Yayi joint par l'AFP.

Mme Bruni-Sarkozy est ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui a jusqu'à présent investi près de 19 milliards de dollars dans 140 pays et Mme Melinda Gates en tant que représentante de la Fondation Bill Gates, son époux qui a fondé Microsoft.

 

"Pour nous, l'honneur de cette visite et la joie qui nous animent vont de pair quand nous avons savons l'implication de ces dames dans la lutte contre ces fléaux chaque jour, un peu plus déciment nos sociétés", a-t-il ajouté.

 



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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 16:21

Bénin: Aide de la France pour la liste électorale informatisée

 

La France vient d'Accorder au Bénin un don de € 400.000 (262.382.800 FCFA), en vue d'Appuyer la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) pour le compte des Législatives et présidentielle de 2011, appris la PANA Une Ce jeudi, de sources diplomatiques à Cotonou.

Outre la France, les Pays-Bas (pour 1.311.914 000 FCFA), l'Union européenne (pour 1. 967.871.000 FCFA), la Belgique (pour 1.311.914.000 FCFA) et l'Allemagne (214.940.710 FCFA) Ont déjà Leurs engagements concrétiser à la réalisation de la liste électorale permanente informatisée au Bénin.

La LEPI Qui Devrait permettre de Réduire substantiellement la, fraude électorale et de Maîtriser les Coûts des élections à Travers Une Meilleure planification des Opérations, suscite depuis quelques semaines, Une polémique au sein de la classe politique béninoise.

Ce Notamment S'est malaise manifeste par de multiples interventions de différents acteurs politiques dénonçant "gestion consensuelle Une" non du dossier.

Cotonou - 18/12/2009 Pana



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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 19:27
Le Togo a expulsé un diplomate français en poste à Lomé
 
08 décembre 2009  
 

Accrochage diplomatique entre Lomé et Paris
 
 
Le Togo a expulsé un diplomate français en poste à Lomé qui aurait eu des "contacts trop suivis" avec Kofi Yamgnane, candidat à la présidentielle du 28 février. La France a réagi en demandant à son tour le départ d'un diplomate togolais.
 
 

AFP - Le Togo a décidé d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé, chargé du suivi de la politique intérieure du pays, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères, qui a demandé à son tour le départ d'un diplomate togolais.

 

"Nous confirmons la décision du Togo de demander le départ du premier secrétaire de l'ambassade de France, Eric Bosc", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero. "La France a pris une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a-t-il ajouté.

Le diplomate "n'a pas outrepassé sa mission" et a fait preuve d'un "grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux", a ajouté le porte-parole.

Bernard Valero était interrogé sur des informations selon lesquelles les autorités togolaises reprocheraient au diplomate des contacts trop suivis avec l'un des candidats à la présidentielle togolaise, Kofi Yamgnane.

Ce dernier dispose de la double nationalité française et togolaise et, après une carrière politique en France, il a annoncé qu'il briguait la présidence de son pays d'origine contre le président sortant Faure Gnassingbé. M. Valero s'est refusé à confirmer que le Togo avait réagi à des contacts avec M. Yamgnane: "il faudrait demander aux autorités togolaises", a-t-il dit, saluant "l'excellent travail" que M. Bosc effectuait au Togo comme auparavant dans son précédent poste en Haïti.

M. Bosc "fait ses valises. Le délai de son départ est dans les prochains jours", a-t-il dit, précisant que le diplomate effectuait sa quatrième année consécutive à Lomé.

Une élection présidentielle est prévue le 28 février prochain au Togo. Elle doit avoir lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Les deux principaux partis d’opposition ont menacé de la boycotter si le scrutin ne s'effectuait pas à deux tours.

Kofi Yamgnane, 64 ans, ingénieur des Mines de formation, secrétaire d'Etat à l'Intégration sous François Mitterrand, est connu pour ses critiques du régime politique togolais.

 

"Après 43 ans de Rassemblement du peuple togolais", parti de l'ex-président Gnassingbé Eyadéma, mort en 2005 et auquel a succédé son fils Faure Gnassingbé, "pas une famille togolaise qui n'a été touchée par une violence quelconque", a accusé Kofi Yamgnane dans une récente interview à l'AFP.

Il a été persona non grata durant près de 10 ans après avoir écrit un article au vitriol sur l'ancien président Eyadéma.

Ancien maire socialiste de la municipalité bretonne de Saint-Coulitz, il avait exhorté Paris à ne "plus" soutenir le "dictateur" Faure Gnassingbé et à rompre les liens politiques et économiques de la "Françafrique" entre Paris et certains dirigeants des anciennes colonies.

Kofi Yamgnane s'est installé à Lomé il y a un an. Il avait annoncé sa candidature début septembre.
 


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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 00:19

Nicolas Sarkozy reçoit son homologue béninois, Yayi Boni, ce vendredi 04 décembre à 11H00

 

Le Président de la République française, Nicolas SARKOZY, recevra M. Thomas BONI YAYI, Président de la République du Bénin, demain, vendredi 4 décembre 2009 à 11h00 au Palais de l'Elysée, pour un entretien qui sera principalement consacré aux relations bilatérales entre les deux pays.

I.B.


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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 00:15
C’est vous Monsieur Louverture ?
 
 
La Chronique de Luc Olinga
Il y a six ans quand je me suis lancé à la recherche de mon premier emploi, tout fraîchement diplômé, avec quelques amis nous avions coutume d’échanger le récit de nos mésaventures dans les bureaux des DRH pour ceux qui avaient eu la chance d’être convoqués à un entretien.
 
Louis, Guadéloupéen, un de mes compagnons d’infortune, diplômé de Science-Po Paris, un des lieux de formation des élites politiques françaises, avait obtenu un entretien pour un poste de stagiaire au Secrétariat général du gouvernement, plus connu sous le sigle de SGG, un organe placé sous l’autorité du Premier ministre et qui veille à la régularité des projets de loi notamment.

Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article
 mardi 24 novembre 2009 / par Luc Olinga, pour l'autre afrik

Louis était arrivé une dizaine de minutes avant l’heure prévue de son rendez-vous. Il avait été sélectionné sur CV sans photographie. Pour faire bonne impression, Louis portait un costume haute couture. Il avait signalé son arrivée à l’assistante de son interlocuteur. Celle-ci l’avait installé dans la salle d’attente. Louis repétait le "texte" qu’il avait préparé pour la circonstance quand une dame entra dans ces quelques mètres carrés austères.

 

Elle lui avait jeté un coup d’oeil avant de rebrousser chemin. Louis l’avait entendu ensuite manifester sa surprise à sa secrétaire parce qu’il n’y avait point de Monsieur Louverture dans les murs. Louis se leva et rentra de nouveau dans le bureau de l’assistante, laquelle fut surprise de le voir. Elle décrocha son téléphone et l’annonça. Cette fois-ci, elle l’avait prié d’attendre dans son bureau. Quand Louis fut enfin introduit, la responsable le toisa .

 

- "C’est vous Monsieur Louverture ?"

 

Louis avait opiné de la tête.

 

- "Vous avez bien fait fait Science-Po ?" osa-t-elle encore.

 

- Oui j’ai bien fait Science-Po, majeur Service public.

 

Elle avait du mal à dissimuler sa contrariété. Visiblement elle ne s’attendait pas à voir débarquer un jeune homme Noir, répondant au nom de Louis Bonaventure et de surcroît diplômé de Science-Po. Elle avait l’impression d’avoir été flouée. Comme si Louis avait abusé de sa confiance. L’entretien fut expédié. Louis reçut un email fort laconique et convenu quelques jours plus tard lui signifiant que malgré tout l’intérêt que présentait sa candidature, une autre personne avait été choisie.

 

Six ans plus tard, et trois ans après le vote de la loi sur l’Egalité des Chances, voilà que le gouvernement de Nicolas Sarkozy lance la mesure phare de ce texte : le CV anonyme. Le but, nous dit-on, est de permettre aux personnes qui ne sont pas "Français de souche", de franchir la première barrière liée aux préjugés sur la couleur de peau, la consonnance étrangère du nom, le lieu de résidence ou l’âge, et d’être convoqué pour un entretien. L’objectif est noble quand on regarde les chiffres de la discrimination : selon une enquête de l’Observatoire des discriminations (Université Paris I), un candidat s’appelant Abdelaziz, sans photo, reçoit trois fois moins de réponses qu’un candidat aux nom et prénom "français de souche".

Toujours selon la même enquête, une personne d’origine maghrébine a cinq fois moins de chances d’obtenir un entretien d’embauche à CV équivalent.

 

Toutefois la déception ne sera-t-elle pas plus grande lorsque les entretiens décrochés seront pour la plupart suivis de réponse négative ? Je crains de voir se reproduire le cas de Louis. La seconde étape (décrocher l’entretien), dont on fait, avec le CV anonyme, le tapis rouge menant aux portes de l’entreprise, risque de devenir la tombe des espoirs des jeunes Noirs, Maghrebins ou Asiatiques. Comment s’expliqueront-ils une accumulation de réponses négatives malgré des entretiens si ce n’est par une mise en abîme de leur personne ? Ils devront vivre ces rejets comme autant d’échecs personnels. Or les pratiques discriminantes existent et une majorité d’entreprises ainsi que la haute administration hésitent encore à recruter des personnes d’origine étrangère.

 

J’entends déjà les commentateurs lancer des "comment-se-fait-il-qu’ils-obtiennent- en-moyenne-cinq-entretiens-par personne-et sans-résultat-patent ?". J’imagine déjà les regards accusateurs qui se détourneront quand ces jeunes entreront dans une pièce. J’entends déjà le ton un brin résigné de certains discours d’hommes politiques : "on a mis en place le CV anonyme mais malgré ça, ils se plaignent toujours. On fait tout mais en retour ils ne font rien".

 

Un directeur d’une entreprise énergétique française m’a raconté avoir imposé officieusement que les étrangers représentent 20% des recrutements par an en dépit de l’opposition syndicale. "Je n’ai pas reçu le soutien de ma hiérarchie au départ. Tout le monde était sceptique mais aujourd’hui ça marche". Cette politique des quotas a permis de diversifier, m’expliquait-il, le personnel. "Si je n’avais pas imposé ça, on n’aurait toujours pas de "minorités visibles" chez nous, parce qu’on dit qu’on ne trouve pas de jeunes Noirs ou Arabes formés dans les grandes écoles", m’avait-il soutenu.

 

Plutôt que le CV anonyme, n’est-il tout simplement pas temps d’introduire de la discrimination positive via des quotas au sein des grandes entreprises, mais aussi de la haute administration publique, pour refléter la composition de la société française ? Dans les campus universitaires, on trouve des jeunes d’origine étrangère dans tous les niveaux d’études. Un tour des bibliothèques suffit à vous convaincre que des jeunes issus de parents immigrés, faisant des études supérieures, ne sont pas une denrée rare. Ils espèrent avoir une opportunité de montrer un jour ce dont ils sont capables !



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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 20:57
  
Point de vue
 
L'identité française, le rapport à l'autre et la diversité
 
 
LEMONDE.FR | 17.11.09 
L'identité nationale : quezako ? par Zohra Guerraoui

 

Eric Besson nous demande de définir ce qu'est "être français". Quelle gageure ! Peut-on définir une réalité aussi mouvante que l'identité nationale, cet ensemble de valeurs partagées par les individus appartenant à un même pays ? En le faisant ne risquons-nous pas de la figer, voire de la rigidifier ?

 

Dans le cas français, cette identité est associée aux valeurs républicaines, dont l'emblématique laïcité. Héritière d'une histoire mouvementée entre la monarchie et la république, entre le pouvoir politique et l'Eglise, prenant appui sur la philosophie des Lumières, elle se cristallise autour d'une représentation idéale du citoyen : celle d'un individu libéré de l'obscurantisme, porté par le progrès et les valeurs d'égalité, de liberté, de fraternité, défenseur des droits de l'Homme. Ainsi, l'identité nationale française s'enracinerait dans des valeurs universelles, respectueuses de la dignité de l'homme, et qui de ce fait ne peuvent que susciter l'adhésion de tous. Mais qu'en est-il dans la réalité ?

 

Aussi nobles soient ces valeurs, il ne faut pas oublier qu'elles se sont souvent imposées par la violence à différentes périodes de l'histoire de France : Révolution de 1789, Séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, 3ème République avec la volonté d'éradication des cultures régionales. Leur intériorisation est jugée nécessaire pour construire l'unité nationale. Toute autre valeur ne convergeant pas vers cet idéal républicain est combattue.

 

La politique d'assimilation doit prévaloir.

 

 Tous ces hommes et ces femmes appartenant à différentes régions françaises ou venant des quatre coins du monde doivent se reconnaître comme appartenant à un même pays, comme concitoyens. Ils doivent se fondre dans un même moule culturel. Car ne nous y trompons pas, derrière l'identité nationale, nous parlons aussi d'identité culturelle et donc d'une certaine conception de l'homme. Et justement, aujourd'hui, ce qui est implicitement sous-tendu par Eric Besson est que la diversité culturelle, réalité de la France, est un danger pour l'identité française et donc pour l'unité nationale.

 

Cette diversité est d'autant plus perçue comme menaçante qu'elle ne se limite plus aux populations européennes chrétiennes. En effet, le discours récurrent est que les valeurs portées par les populations migrantes extra-européennes sont incompatibles avec les valeurs républicaines. Partant de là, elles sont jugées inassimilables. Une position qui fait la part belle à l'idéologie de choc des civilisations (S.P. Huntington), qui pose la rencontre entre cultures comme un affrontement, chacune cherchant à anéantir l'autre afin de s'imposer.

 

Or que nous disent les études portant sur les rencontres interculturelles ? Que toute rencontre se traduit par du paradoxe alliant ouverture et fermeture, assimilation et différenciation, transformation et maintien de l'identité de chacun ; qu'elle génère aussi, par synthèse originale des éléments culturels des uns et des autres, la création de nouvelles réalités culturelles englobant leurs apports réinterprétés (Clanet).

En quoi cette approche nous aide-t-elle à penser la question de l'identité nationale ? En ce qu'elle souligne que les identités se construisent dans des cultures continuellement modifiées dans ce jeu incessant de constructions actives, et surtout interactives de la part des individus qui les partagent. Des cultures-processus qui seraient le résultat de co-constructions intersubjectives.

 

Ainsi donc, les personnes d'origines étrangères ne s'assimilent pas à la culture de l'autochtone, mais à une culture qu'elles ont elles-mêmes contribué à façonner, à partir de leur propre dynamique subjective, de leurs expériences existentielles, de leur créativité. Mais ce que laisse entendre aussi cette approche est que les identités, qui, aujourd'hui, se (re)structurent dans la diversité culturelle, ne peuvent être appréhendées comme unes et indivisibles (Morin). Ce sont des identités plurielles (Clanet), des identités composites (Glissant ; Laplantine), qui s'inscrivent non dans l'enracinement mais dans la relation (Glissant).

 

"Nous sommes tous des êtres poly-identitaires" écrivait Morin en 1987. Affirmation qui trouve un écho dans notre monde culturellement hétérogène. L'homme moderne, être composite, appartient à plusieurs groupes, dont aucun ne suffit à le définir. Il est cet "être tissé de fils de toutes les couleurs" (Maalouf ). La France d'aujourd'hui est métissée, elle se nourrit des apports des uns et des autres, et les jeunes l'ont bien compris en réinventant leur langage et leur musique. L'identité nationale ne peut être substantialisée, elle procède d'un ajustement continuel et se reconstruit inlassablement dans le changement et la continuité.

 

La capacité d'un pays à intégrer la différence est gage de stabilité mais encore faut-il que celui-ci accepte l'altérité. Encore faut-il que cet autre ne soit pas stigmatisé. Encore faut-il que cet autre ne soit pas désigné comme la cause de tous les maux que traversent le pays et surtout comme venant mettre à mal la pureté du groupe qui, dans un réflexe défensif, fonctionne sur le fantasme d'une origine à reproduire à l'infini.

 

Filiation et affiliation ne doivent pas être pensées comme s'excluant mais comme complémentaires. Se sentir d'ici et d'ailleurs est le lot d'une grande partie de l'humanité. Considérons-le comme une richesse et non comme un handicap. Ne laissons pas croire à ces millions de français venus d'ailleurs qu'ils ne sont pas d'ici. Ne brisons pas leur désir d'affiliation au groupe national en les renvoyant à leur filiation.

 

Je terminerai en citant E. Glissant : "Un pays est ouvert s'il n'érige pas ses propres valeurs en valeurs universelles mais essaye de faire la synthèse entre ses valeurs et les valeurs de l'autre" (Le Figaro, 27 et 28 juillet 2002).

 

Zohra Guerraoui, MCF de Psychologie interculturelle Université Toulouse 2

 

CLANET C. (1990). L'interculturel. Introduction aux approches interculturelles en éducation et en sciences humaines. Toulouse, PUM.


GLISSAND E. (1999). Métissage et créolisation. In S. Kandé (éd.), Discours sur le métissage, identités métisses, Paris, l'Harmattan, 47-53.


GLISSANT E. (1996). Introduction à une poétique du divers, Paris, Gallimard.


HUNTINGTON S.P. (1997). Le choc des civilisations, Paris, Odile Jacob.


LAPLANTINE F. (1999). Je, nous et les autres, Paris, Le Pommier-Fayard.


MAALOUF A. (1998). Les identités meurtrières. Paris, Grasset.


MORIN E. (1987). Penser l'Europe, Paris, Gallimard.

 

 

Les atouts oubliés de la France, par Patrick Lozès

 

On prétend que Clemenceau aurait dit : "Quand la maison brûle, on ne regarde pas qui passe les seaux d'eau."

 

La France dispose avec sa diversité d'atouts considérables. Elle a le monde chez elle. Le paradoxe, c'est qu'elle ne se sert pas de ces atouts pour conquérir l'économie mondiale.

 

D'après un sondage publié en avril 2009 par l'institut CSA, à la question "Avez-vous déjà envisagé de créer votre entreprise ?", 49 % des Français des minorités visibles répondent "oui". Ce chiffre monte à 59 % parmi les moins de 30 ans. Ce dynamisme montre que, contrairement à ce que l'on entend parfois, les minorités visibles sont une chance pour l'économie française. Elles sont un levier de la croissance économique.

 

Les Etats-Unis, pour ne prendre qu'un seul exemple, l'ont compris. Aux Etats-Unis, la diversité est développée par la Minority Business Development Agency, l'Agence pour le développement du commerce des minorités.

 

Le jour de sa création, le 5 mars 1969, Richard Nixon, un président républicain, a expliqué que la MBDA répondait : "Au besoin de stimuler particulièrement ces entreprises qui peuvent donner aux membres des groupes minoritaires confiance dans le fait que les opportunités ne sont pas fermées, ni limitées, pour eux, dans notre pays."

 

Cette politique a connu un succès phénoménal. De 100 000 entreprises détenues par les minorités en 1969, les Etats-Unis sont passés à 800 000 en 1980, puis à 3 millions en 1997. On estime aujourd'hui à 4,7 millions le nombre d'entreprises détenues par les minorités, soit plus de 20 % des entreprises du pays, pour un chiffre d'affaires de 495 milliards de dollars, en croissance de 343 % sur 10 ans. Le pouvoir d'achat des minorités visibles aux Etats-Unis est estimé, de son côté, à 1 trillion de dollars.


Selon la MBDA, si le taux de création d'entreprise au sein de la population générale était égal à celui des minorités, on créerait 16 millions d'emplois supplémentaires, générant 2,5 trillions de dollars de chiffres d'affaires, ce qui se traduirait par 100 milliards de dollars supplémentaires de recettes pour l'Etat.

Il est urgent de prendre conscience de ces enjeux, en France.

 

La diversité française, ce sont des millions d'enfants bilingues, disposant de plusieurs codes culturels et motivés. Ces enfants sont un atout pour la conquête de marchés extérieurs et pour l'exportation française. Ils sont un levier pour relancer la croissance. Ils pourraient être notre avenir.

La diversité constitue une priorité en temps de crise, précisément parce qu'elle permet d'en sortir. Alors pourquoi ne l'exploitons-nous pas ? Pourquoi tolérons-nous que des milliers de projets de création d'entreprise portés par les Français des minorités visibles ne voient pas le jour, chaque année, faute de pouvoir obtenir des prêts bancaires, faute de formation professionnelle, ou faute de réseaux ?

 

Pourquoi tolérons-nous qu'un très grand nombre de Français de la diversité soient contraints de s'expatrier, chaque année, pour pouvoir trouver un travail ou pour créer leur entreprise ?

 

Il n'est pas acceptable que ces Français, ces bac + 5 ou + 6 en finances, en commerce ou en marketing, enrichissent, à l'heure où nous écrivons ces lignes, les économies américaine, anglaise, ou australienne. Des économies qui ne s'arrêtent pas à la couleur de leur peau ni à leur nom de famille ni à leur origine géographique. Des économies qui les embauchent ou qui financent leurs projets, sur la base de leurs seules compétences. Nous avons su former ces jeunes. Pourquoi ne savons-nous pas les retenir ?

 

Il est temps de dire, également, que les minorités visibles constituent un marché. Un continent inexploré en termes de consommation ou de marketing, pour les entreprises françaises. Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable. Et disons-le : oui, on peut faire du marketing pour les minorités visibles, oui, on peut développer des produits pour les minorités visibles. Non seulement, nous pouvons le faire, mais nous devons le faire.


Des succès comme celui du pansement couleur chair, spécialement adapté aux minorités, doivent nous faire réfléchir. Un pansement couleur chair ne doit pas avoir la même couleur pour un Blanc que pour un Noir. C'est une évidence.

 

 

Et pourquoi ne voit-on jamais de Noirs, d'Arabo-maghrébins ou d'Asiatiques prendre leur petit déjeuner en famille, dans les publicités françaises, pour vanter une marque de café ou de cornflakes ?


Les Français des minorités visibles ne sont-ils pas, eux aussi, des consommateurs ? Si, bien sûr que si. Alors, qu'attendons-nous ?

Pour sortir de cette situation, nous proposons un plan à quatre étages.

 

Nous proposons, tout d'abord, la création d'une agence d'information et de promotion de l'emploi et de la création d'entreprise au sein des ZUS (zones urbaines sensibles). Elle sera multilingue, formée aux difficultés spécifiques des habitants des ZUS, et centralisera toute l'information disponible sur les dispositifs, publics et privés, facilitant le retour à l'emploi ou la création d'entreprise. Elle complétera l'action du Pôle emploi et de l'APCE, sur le terrain de la diversité.

 

Nous proposons, ensuite, la création d'un fonds d'investissement public, baptisé France Diversité, orienté vers le financement des entreprises et des commerces créées dans les ZUS.

 

Nous proposons, en troisième lieu, la création d'une agence nationale de la lutte contre les discriminations, dotée d'un corps d'inspecteurs, disposant d'un pouvoir d'investigation et de sanction.

 

Nous proposons, enfin, que la politique publique en matière de diversité soit rassemblée dans un seul ministère de la diversité économique, au lieu d'être éparpillée, comme c'est le cas aujourd'hui, entre un très grand nombre d'administrations et de ministères.

Une politique active en faveur de la diversité économique dopera la consommation et l'économie françaises. Nos entreprises, notre commerce extérieur, l'emploi, et les finances publiques en bénéficieront. La France en bénéficiera.

 

Patrick Lozès, président du CRAN, sera auditionné le 18 novembre par la Commission dite de l'emprunt national, coprésidée par MM. Alain Juppé et Michel Rocard.





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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 00:10

Le bâtonnier de Paris s'indigne de la garde à vue d'une avocate

 
 16.11.09 




PARIS (Reuters) - Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris Christian Charrière-Bournazel s'est indigné lundi soir du placement en garde à vue d'une avocate dont il juge les conditions dégradantes.
 

 

Une source judiciaire a confirmé à Reuters cette garde à vue en précisant que l'avocate était mise en cause car elle aurait prévenu de démarches policières le complice d'un trafiquant de drogue présumé.

 

Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier, a raconté sur France Info que Caroline Wassermann, connue notamment pour avoir défendu un temps l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, avait été convoquée au commissariat de Meaux (Seine-et-Marne) sous le prétexte d'un problème personnel.

 

"Elle a été menottée,

elle a été mise nue, on lui a mis un doigt dans l'anus. On la traite comme la dernière des dernières des dernières au mépris du respect de la personne humaine le plus élémentaire", a dit Christian Charrière-Bournazel.

Le bâtonnier a menacé de déposer une plainte pénale contre les policiers et le parquet.

 

Selon une source judiciaire, Caroline Wassermann est mise en cause pour avoir alerté par téléphone de possibles démarches policières un complice d'un de ses clients, juste après la mise en examen de ce dernier pour trafic de drogue.

 

La police a immédiatement eu connaissance de cette démarche car le complice en question était sur écoute téléphonique. Caroline Wassermann devait être mise en examen lundi soir après sa garde à vue.

Une précédente affaire du même type avait mis le feu aux poudres entre les avocats, corporation influente, et le pouvoir politique en 2005.

Deux avocats toulousains, France Moulin et Michel Dublanche, avaient été incarcérés car ils étaient soupçonnés d'avoir prévenu des proches de leur client de l'évolution d'un dossier.

 

Ils étaient mis en cause pour une infraction créée par le gouvernement en 2004, la "divulgation d'informations issues d'un dossier d'instruction de nature à entraver le déroulement des investigations".

 

Le tumulte provoqué par cette affaire avait amené le ministre de la Justice de l'époque, Pascal Clément, à assouplir à l'automne 2005 le régime de sanction de cette infraction.

Thierry Lévêque

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 23:15

 

BTP : timide rapport du Sénat sur le magot des caisses de congé

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 20:54
Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'EPAD
 
 
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.10.09 
 

ean Sarkozy a annoncé jeudi 22 octobre au journal de France 2 qu'il renonçait à briguer le 4 décembre la présidence de l'EPAD, établissement public de La Défense. Estimant que le fait d'être candidat à une élection n'était jamais "une erreur", le fils cadet du chef de l'Etat a dénoncé la "campagne de manipulation et de désinformation" qui l'avait finalement amené à faire le "choix de la raison".
 

 

"Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad [qui se tient vendredi] mais si je suis élu je ne briguerai pas la présidence", a déclaré le fils du président de la République. Il a expliqué sa volonté de renoncer à la présidence de l'établissement public par le fait qu'il ne voulait pas d'une "victoire entachée" d'un "soupçon de favoritisme".

 

"UNE GRANDE VICTOIRE"

 

L'arrivée programmée de Jean Sarkozy à la tête du plus grand quartier d'affaires européen avait provoqué une vive émotion dans les milieux politiques, à gauche mais aussi à droite. Le président du MoDem François Bayrou avait pour sa part qualifié d'"abus de pouvoir énorme" cette candidature. Et à droite aussi, des élus avaient fait part de leur scepticisme. Face à cette levée de boucliers, le président était lui-même monté au créneau pour défendre son fils. A travers lui, "c'est moi qui suis visé", avait assuré Nicolas Sarkozy dans son interview au Figaro du 16 octobre.

 

L'ambition du jeune homme à prendre la tête de l'EPAD se heurtait également à l'incompréhension du public. Selon un sondage CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, près des deux tiers des Français (64 %) et plus de la moitié des sympathisants de droite (51 %) critiquaient cette candidature.

 

L'annonce du renoncement de Jean Sarkozy a été immédiatement saluée par la conseillère générale (PCF) des Hauts-de-Seine, Nadine Garcia, elle-même candidature à la tête de l'établissement. Elle a évoqué "une grande victoire de tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme". "Dans notre pays, personne ne peut accepter de tels actes de népotisme. Je suis ravie si la mobilisation peut conduire le président de la République et son fils à changer d'attitude", a-t-elle ajouté. Selon la conseillère générale de Nanterre, les nombreuses réactions qui ont accompagné cette candidature, "en France et à l'étranger", ont "tourné le pays en ridicule".




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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 19:47
France-Afrique: Paris renoue avec ses vieilles habitudes
 
 
 
LE MONDE | 16.10.09
 
 

e "sacre", vendredi 16 septembre à Libreville, du fils du plus ancien et du plus trouble des alliés de la France en Afrique, Omar Bongo, est tout un symbole.
 
 L'investiture d'Ali Bongo coïncide avec la discrète réorientation de la politique de Paris vis-à-vis du continent africain. Cette fois-ci, aucun discours de Nicolas Sarkozy n'aura annoncé le vent nouveau. Ni celui de la rupture avec la Françafrique chiraquienne, comme à Cotonou en mai 2006, ni celui de la sincérité provocante, comme à Dakar en juillet 2007. Une inflexion de la politique africaine de la France vient de se négocier dans le silence feutré de l'Elysée, sans envolée lyrique ni médiatisation. Longtemps brandie par le président, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait long feu.
L'heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés africaines. Loin des velléités de banalisation, l'Afrique redevient un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l'exécutif.
 
Discret, le tournant n'a pas été pris en un jour. Il coïncide pourtant avec un événement hautement symbolique : l'élection, bénie par la France, d'Ali Bongo, le 30 août.
 
Pur hasard ? La veille du scrutin gabonais, une autre nouvelle significative avait filtré : le départ pour l'ambassade de France au Maroc de Bruno Joubert, conseiller de Nicolas Sarkozy, chargé de l'Afrique et figure de proue des "rénovateurs" de la présidence. Ceux précisément qui avaient manoeuvré en mai 2007 pour griller la politesse à Omar Bongo alors qu'il exigeait d'être le premier chef d'Etat africain à être reçu par le nouveau président français. A sa grande surprise, la première femme élue démocratiquement à la tête d'un Etat africain, la Libérienne Helen Johnson Sirleaf, de passage à Paris, avait alors eu les honneurs de l'Elysée avec vingt-quatre heures d'avance sur le vieil autocrate gabonais. Un symbole prometteur.
"Bruno Joubert n'a pas été débarqué, assure aujourd'hui un haut diplomate, mais son remplacement aura des conséquences importantes. Jusque-là, Sarkozy marchait sur deux pieds en Afrique (la diplomatie traditionnelle personnifiée par Bruno Joubert, équilibrant le poids des émissaires officieux qui rendent compte à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée). Désormais, il risque de boiter."
 
Notoirement agacé par les interventions de l'avocat Robert Bourgi, l'un de ces missi dominici officieux de la présidence, Bruno Joubert affirme que ce dernier "n'a pas cessé de jouer à contre-pied de ce qu'est la politique française" en Afrique. "Ses interventions ne m'ont pas fait diverger et j'ai toujours agi avec l'accord du président de la République", assure-t-il cependant.
Le départ du diplomate ne peut que réjouir M. Bourgi, qui doit savourer l'événement, mais en silence : l'Elysée lui a demandé de se faire discret après ses tonitruantes prises de position en faveur d'Ali Bongo.
Sur le dossier gabonais, M. Bourgi a gagné : en dépit d'un scrutin suspect et de pratiques financières désastreuses pour la population, il n'est plus question pour la France de prendre ses distances avec le régime gabonais. Tout en répétant que "la France n'a pas de candidat", l'exécutif français a tout fait pour favoriser l'élection d'Ali Bongo.
 
L'équipée secrète d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, récemment révélée par l'hebdomadaire Jeune Afrique, en témoigne. Une semaine avant le vote du 30 août, M. Joyandet, qui a succédé en mars 2008 à Jean-Marie Bockel limogé sous la pression d'Omar Bongo, s'était discrètement rendu en Guinée équatoriale. Dans ce pays pétrolier limitrophe du Gabon, le secrétaire d'Etat, dépêché par l'Elysée, a plaidé la cause d'Ali Bongo, qu'un conflit frontalier oppose au président équato-guinéen Teodoro Obiang. A ce dernier, M. Joyandet a demandé - en vain - de cesser son soutien financier à la campagne d'André Mba Obame, l'un des principaux opposants de Bongo junior. M. Mba Obame, qui estime que la victoire lui a été volée, observe aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre ce qu'il appelle un "putsch électoral".
 
Alain Joyandet, avant de s'envoler pour Libreville où il représentait la France, vendredi, à la cérémonie d'investiture, a poussé loin le service après vente en faveur d'Ali Bongo. Il convient de lui "laisser le temps de démontrer qu'il peut être un président de rupture", a-t-il déclaré, déchaînant la colère des opposants.
La succession d'Omar Bongo n'a fait que mettre en lumière le maintien en odeur de sainteté de tous les potentats "amis de la France" et la fin de la prétention de M. Sarkozy à leur "parler franchement". Elle a aussi révélé le rôle non négligeable joué par Robert Bourgi. La porte de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, n'est jamais fermée à cet héritier des réseaux gaullistes, lobbyiste actif en faveur de son client Ali Bongo.
 
A l'évidence, l'axe Joyandet-Bourgi, sous la houlette de Claude Guéant, a pris la main sur la cellule diplomatique, affaiblie par le départ de Bruno Joubert. M. Guéant, ancien préfet de Franche-Comté, est d'ailleurs une vieille connaissance d'Alain Joyandet, élu de Haute-Saône et candidat à la présidence de la région.
 
Le profil d'André Parant, successeur de Bruno Joubert à la tête de la cellule africaine de l'Elysée (forte de deux autres diplomates), renforce cette analyse. Propulsé dans ce saint des saints sans grande expérience africaine (un passage à la coopération à Bangui puis Paris et deux années d'ambassade à Dakar), le nouveau "M. Afrique" de l'Elysée se présente comme un homme "de synthèse, non dogmatique", conscient du "principe de réalité ", là où M. Joubert prétendait avoir toujours pour feuille de route le discours rénovateur de Cotonou. "Quelqu'un de solide, qui ne fera pas de vagues", résume un proche.
 
La prééminence de Claude Guéant est désormais totale, au moins pour les dossiers concernant l'ancien "pré carré" français, les plus sensibles politiquement. "Nicolas Sarkozy n'a pas de politique africaine, analyse un diplomate. Il considère qu'il n'y a que des coups à prendre et a délégué la question à Claude Guéant que le continent amuse." Un autre haut fonctionnaire constate : "Le secrétaire général de la présidence a désormais la haute main à la fois sur les questions africaines et sur celles de renseignement. Comme du temps de Jacques Foccart (secrétaire général de l'Elysée sous De Gaulle)."

Philippe Bernard
Article paru dans l'édition du 17.10.09


Par illassa.benoit - Publié dans : POLITIQUE FRANCAISE
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