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 16/04/2013

 

 

BENIN– SCOOP : Découvrez le nouveau « oiseau rare » du renard de Djrèrègbé, Albert TEVOEDJRE, pour remplacer Boni YAYI à la Présidence de la République en 2016

 

 

Par Benoît ILLASSA

 

 

L’homme qu’on ne présente plus, ci-devant Premier Médiateur de la République du Bénin de part la volonté de Boni Yayi qu’il a vendu aux béninois, à cause de sa haine viscérale envers son propre frère de Hogbonou (Porto-Novo) Adrien HOUNGBEDJI, a tout fait pour empêcher ce dernier de devenir Président de la République.

 

Sans tambour ni trompette, l’homme a encore frappé comme en 2005. Il a trouvé l’oiseau rare aux béninois qui ne lui ont rien demandé mais qui continuent de souffrir le martyr à cause de sa perception solitaire et dangereuse du pouvoir d’Etat. Les béninois attendent toujours les vingt mille emplois promis par le baratineur né pour les amener à voter pour le Président Mathieu Kérékou. Il les a emmené dans l’abattoir diront les mauvaises langues.

 

L’homme est très rusé comme tous les canidés. D’où son surnom qu’il n’a pas usurpé. En 2005, alors qu’on le croyait mort politiquement, il va dénicher Boni Yayi à Lomé en l’affublant du surnom de « l’oiseau rare » capable de vaincre la fatalité des béninois. Assommés et affaiblis, les politiques béninois vont le suivre au second tour à travers la fameuse coalition « Wloguèdè » pour adouber l’inconnu au bataillon, Boni Yayi. Ils foulent ainsi aux pieds la constitution béninoise qui dispose, notamment en son article 5, que « les partis politiques concourent à l’expression du suffrage… »

 

« L’oiseau rare » que le renard de Djrèrègbé a trouvé et dont il est entrain de façonner le profil aux béninois pour 2016 s’appelle Aurélien AGBENONCI. Celui-ci fut, pendant quatre ans, coordonnateur des activités des Nations Unies pour le Développement au Rwanda (PNUD). Depuis janvier 2013, il exerce les mêmes fonctions au Mali. Il y a quelques jours, Aurélien AGBENONCI a publié un pamphlet intitulé : « BENIN : Le devoir de se ressaisir ».

 

Ce pamphlet a eu un certain écho à travers la presse béninoise et dans certains milieux de l’intelligentsia béninoise. Il a même fait l’objet d’un éditorialiste et d’un petit débat sur une chaîne de télévision privée béninoise.

 

Le mardi 09 avril 2013, un ami de Genève « Suisse »m’envoie l’article pour diffusion dans mes réseaux et sur mon blog. Après lecture de l’article, je décide de ne pas le publier. Je garde jalousement le contenu pour moi tout seul avec mon seul instinct de jugeote. A cet instant précis, j’ai des doutes mais pas de certitude. Je décide de ne pas appeler mon ami de Genève ni répondre par courriel. J’ai toutefois lancé mes limiers sur l’enquête pour comprendre le contenu du calice que l’on veut me faire avaler.

 

Le 13 avril 2013, je reçois une relance de mon ami de Genève :

   

 

« Cher Ami,

 

Je suis surpris que ce bon texte n'ait pas été distribué à ta liste de distribution alors qu'il a fait l'objet d'une analyse intéressante au pays. Il a été publié dans la Nouvelle Tribune.

 

Il m'a semblé te l'avoir fait suivre il y a une semaine.

 

Ne ratons aucune occasion pour contribuer à la prise de conscience du plus grand nombre.

 

Bonne fin de semaine ».

 

 

Le même jour, je décide de réagir en ces termes :

 

 

« Cher ami,

 

C'est à bon escient que je n'ai pas jugé opportun de diffuser l'article. En effet, son auteur n'apporte rien de nouveau à nous autres qui luttions courageusement contre les dérives du pouvoir actuel au Bénin.

 

Si l'auteur veut s'engager dans une dynamique, il peut rejoindre ceux qui se battent déjà. Personnellement, je ne donne aucune caution à des opportunistes qui sortent du bois par calcul ciblé.

 

Comme tu le vois, certains d'entre-nous paient chèrement leur engagement politique. C'est la raison qui fonde le choix sélectif des auteurs ou analystes que je diffuse. Je suis par conséquent libre du contenu éditorial de mon blog dont je suis le seul responsable.

 

IB »

 

 

Et le 14 avril 2013, je reçois ce courriel teinté d’amertume de mon ami, toujours de Genève :

 

 

« Cher IB,

 

J'ai hésité à te répondre, ta conclusion étant explicite : tu es libre de publier qui tu veux. Je l'admets. C'est parce que je partage au même titre que nombre de nos concitoyens dont toi, le besoin de partager et de mobiliser que parfois je me permets de réagir et de soumettre certains papiers. Je n'ai jamais hésité à diffuser tes papiers dans mon propre réseau parce que cela nous grandit tous d'entendre une voix différente et courageuse

 

Je partage avec Monsieur Agbénonci le besoin de nous projeter dans un avenir plus ou moins proche et surtout le refus de nous opposer à un régime qui tient sa légitimité du peuple quelques soient les conditions dans lesquelles il a obtenu cette légitimité. Je constate d'ailleurs que toi aussi tu as cessé de tirer à boulets rouges sur un pouvoir qui est sur la fin. Le papier dont il est question, est assez neutre, mais ô combien fort en réaffirmation de certaines réalités que plus personne n'aborde chez nous. Il tranche avec le silence assourdissant de tous ceux qui représentent quelque chose au pays et qui se refusent de faire part de certaines préoccupations qui devraient nous interpellées.

 

Personnellement, j'aspire à être un démocrate et je ne comprends pas qu'une fois aux affaires les Africains se comportent en parfait despotes, convaincus que le pouvoir que nous leur avons confié est éternel et même qu'ils le tiendraient de Dieu que seul d'ailleurs ils craignent. Je sais que, face à ce genre de pouvoir, il n'est pas facile de défendre les droits du peuple et même ceux d'une démocratie apaisée. Ils ont besoin d'une confrontation permanente ce qui rappelle étrangement les systèmes paranoïaques des régimes décadents et/ou mal inspirés ou même en panne d'inspiration.

 

Pourtant, c'est à nous et encore à nous de continuer de nous battre pour leur faire entendre raison en leur rappelant les principes élémentaires qui régissent ce noble processus, dont notamment l'interdiction de modifier les règles du jeu démocratique, et/ou de les détourner à son avantage comme Wade l'a fait au Sénégal. Aucune voix n'est et ne saurait être de trop et, pour cela, nous devrions essayer de nous tenir la main et de nous tourner vers l'avenir que nous souhaitons radieux pour notre pays.

 

En publiant "le devoir de se ressaisir", Monsieur Agbénonci qui avait déjà publié un appel en janvier 2011 et qui a signé toutes les pétitions qu'on lui a proposées, ne fait pas preuve d'opportunisme mais met sa notoriété au service de la cause du développement de nos contrées.

 

Je n'insiste pas pour la publication du papier mais pour réfuter le caractère opportuniste dont tu l'affubles : il aurait pu faire l'apologie du régime; Je l'aurais dénoncé comme justement un opportuniste. Je déplore le silence des milieux intellectuels. Seuls quelques téméraires osent encore exprimer leur différence. Je ne crois d'ailleurs pas que le pouvoir exige le silence mais la peur a pris tout le monde aux tripes alors, on se tait, on se refuse d'apporter sa part de vérité et de contribution à la construction du Bénin. Je prends les mises en garde du papier au sérieux: peut-être est-ce parce que le confort occidental me fait perdre la notion des choses, et dramatiser ce qui ne devrait pas l'être. Il nous faudra être nombreux et forts pour construire le Bénin de demain.

 

Excellente semaine à toi. »

 

 

Certes aucune des correspondances que nous avons échangées ne dit rien le renard, ni sur la volonté du sieur Aurélien AGBENONCI. Mais, selon les informations receuillies à Porto-Novo, dans l’entourage immédiat de Tévoédjrè, il est confirmé que l’oiseau rare trouvé par lui pour 2016 est bel et bien le représentant actuel du PNUD au Mali. Toutes les structures des Nations Unies ont désormais ce cheval de Troie dans leur fonctionnement avec le Bénin.

 

 

Nous n’avons rien contre le sieur Aurélien AGBENONCI et sa personne. Tout béninois a en effet le droit et la vocation de vouloir diriger notre pays. Constitutionnellement, rien à redire. Toutefois, que ce vieux Monsieur qu’est Albert Tévoédjrè ose venir, pour une énième fois, narguer l’intelligence des béninois est tout simplement inadmissible. Son manège est désormais mis à nu. Nous l’espérons, pour le bonheur de notre commune cité, le Bénin.

 

 

IB

 

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