En lieu et place d'aller "boire à la rivière", les béninois feraient mieux de s'inspirer de l'exemple Malgache pour
renverser le roi Boni 1er et ses sbires avant même l'échéance fatidique et imprévisible de 2011. Les politiques béninois rendraient ainsi un service salutaire au peuple. La paralysie de
l'Assemblée nationale ne suffit plus. Tous les démocrates béninois doivent se lever pour barrer la route à l'autocrate et despote roi Boni 1er. Les griefs contenus dans l'historique discours
du 12 mars 2008 suffisent largement pour que chacun prenne ses responsabilités. En effet, depuis cette date, les actes de forfaiture du locataire du palais de la Marina ne se comptent plus
!!!
Assez !!! Organisons les masses populaires pour faire une révolution du palais !!! Ici et maintenant !!!
L'histoire retiendra la responsabilité de tous ceux qui assistent, hypocritement, à la mise en sac systématique des acquis de la
Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation de février 1990. Il s'agit ni plus ni moins que de la non assistance aux populations en danger. C'est notre passivité à tous qui amène des
ventrocrates comme Epiphane QUENUM et Mathias GBEDAN à fouler aux pieds les acquis et la détermination des "G" et "F".
Agissons avant que la terre ne se dérobe sous nos pieds !!!
I.B.
Péril malgache
LE MONDE | 31.01.09
ar trois fois déjà depuis l'indépendance de Madagascar en 1960, des émeutes ont abouti au renversement du régime en place à Antananarivo. Les manifestations de
rue qui ont causé la mort de dizaines de personnes depuis lundi 26 janvier vont-elles faire bégayer l'histoire de la Grande île ?
Telle est, à l'évidence, le dessein de Andry Rajoelina, 34 ans, le maire de la capitale malgache, ancien disc jockey aujourd'hui responsable de deux sociétés
spécialisés dans l'affichage publicitaire. Dénonçant la "dictature" du président Ravalomanana, le maire a appelé aux rassemblements qui ont dégénéré en pillages et provoqué une répression.
Il a déclaré prendre la tête d'une "transition démocratique" et affirmé vouloir organiser une élection présidentielle "dans deux ans maximum".
Le parallèle avec l'arrivée au pouvoir de l'actuel président malgache est frappant. En 2001, Marc Ravalomanana, lui-même chef d'entreprise, avait
utilisé la mairie d'Antananarivo comme tremplin. S'appuyant sur le mécontentement populaire, il avait fini par être élu puis proclamé président au terme d'une longue crise où la rue avait
pesé en sa faveur. Symbole de renouveau et d'efficacité, il a lancé une politique de privatisation et d'ouverture aux investisseurs étrangers marquée par de grands travaux.
Réélu en 2006, il est désormais accusé d'avoir confisqué le pouvoir au profit des sociétés qu'il dirige. Les manifestants semblent avoir visé en priorité les
magasins Magro dont il est propriétaire. Vice-président d'une Eglise d'obédience protestante, promoteur d'une régression continue des libertés publique, il a perdu le soutien déterminant de
l'Eglise catholique. Gérée dans l'opacité, la cession au conglomérat sud-coréen Daewoo Logistics de 1,3 million d'hectares de terres agricoles alimente la colère. Tout comme la hausse des
prix sur une île dont 85 % des habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour.
La France, ancien colonisateur, est d'autant plus embarrassée qu'elle a tardé à reconnaître la légitimité du président Ravalomanana. Au-delà des relations
avec Paris, les émeutes de Madagascar posent surtout la question des rapports entre la population et le pouvoir, qui se dit démocratiquement élu. De son côté, M. Rajoelina ferait bien de
défendre ses revendications par le dialogue avant d'utiliser la rue. Sauf à prendre la responsabilité d'un coup d'Etat aux conséquences plus que dommageables.
Article paru dans l'édition du 01.02.09