Rama Yade a intégré, ce mardi, le nouveau gouvernement de François Fillon. Elle y a été nommée secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’Homme, auprès de Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères et européennes. Secrétaire nationale à la Francophonie au sein de l’UMP, elle a connu une ascension fulgurante au sein du parti, notamment à la faveur d’une campagne présidentielle où Nicolas Sarkozy l’a propulsée au devant de la scène politique. Ramatoulaye Yade-Zimet, qui partage la vie d’un socialiste, Joseph Zimet, est née en 1976, à Dakar, au Sénégal. A 8 ans, elle quitte son pays natal pour la France. Rama Yade y obtient son bac, puis son diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris en 2000. Ses parents, qu’elle décrit comme des gens de gauche pourtant fascinés par des figures de droite – son père, un proche de l’ancien président sénégalais Leopold Sedar Senghor admirait le Général De Gaulle-, lui ont transmis très tôt le virus de la chose politique. Néanmoins, Rama Yade fait de la résistance. Figure de la diversité, certes, mais pas « alibi » La jeune femme devient administratrice au Sénat en passant l’épreuve d’un concours réputé difficile. Son chemin, comme pour la détourner d’une maladie contagieuse que serait la politique, y croise celui de Jean-Pierre Elkabbach avec qui elle collabore sur la chaîne Public Sénat. Elle en sera respectivement directrice adjointe des programmes et directrice de la communication. Mais très vite, la vocation à laquelle Rama Yade assimile son entrée en politique, la rattrape. L’incendie d’un hôtel, en août 2005, dans le 13e dans laquelle périront de nombreux immigrés africains précipite son entrée en politique...à droite. Aussi, en 2006, à la faveur de sa nomination comme secrétaire nationale de l’UMP, elle réintègre le Sénat. Depuis cette date, son militantisme ira crescendo. Au sein de l’UMP, le candidat Nicolas Sarkozy la remarque et l’incite à prendre la parole lors de ses différents meetings. Après l’avoir rencontrée le 2 janvier 2007 lors d’une cérémonie de présentation des vœux des Afro-Antillais, il lui demande de prononcer un discours lors de son investiture au congrès du parti. « Je voudrais qu’au Congrès, il y ait la France de la diversité qui s’exprime », aurait-il confié à celle qui ne se considère pas comme « un alibi ». Ce 14 janvier, son discours ne passe pas inaperçu et est très applaudi. Et pour cause, Rama Yade ne fait pas de cadeau à la gauche. Selon la secrétaire nationale à la Francophonie de l’UMP, les élites de gauche ont accordé aux enfants d’immigrés « de la pitié plutôt que le respect » alors que leur soutien aux socialistes n’a pas failli. « Pas un seul député des minorités à l’Assemblée », leur reprochera encore Rama Yade. A l’instar de Rachida Dati qui en est la fondatrice, la nouvelle secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’Homme est membre du Club XXIe siècle qui milite pour plus de diversité dans la société française. Elle en est d’ailleurs la vice-présidente. Autre point commun avec la Garde des sceaux : son admiration pour le parcours du président de la République. La réciproque semble vraie puisque Nicolas Sarkozy, qui adorerait son franc-parler, n’a pas limité ses compétences à la Francophonie comme beaucoup le prévoyait. Les membres du nouveau gouvernement de François Fillon | |||||||||
Rama Yade : une étoile montante de l’UMP au gouvernement
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