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Tentative d’escroquerie de 8 milliards de F cfa au détriment d’un Français :Une fille de Fagbohoun et cinq personnes arrêtées par la Bef [27 août 2007]

L’une des filles de l’homme d’affaires Séfou Fagbohoun qui lui aussi a des déboires avec la justice béninoise et cinq autres personnes ont été arrêtées et sont gardées à vue depuis le jeudi dernier à la brigade économique et financière de Cotonou. Motif : tentative d’escroquerie portant sur une somme qui frôle les 8 milliards de francs cfa au détriment d’un ressortissant français. ...

Escroquerie, tentative d’escroquerie, chèque sans provision, faux et usage de faux. Tels sont les motifs pour lesquels Rachidatou Fagbohoun et cinq autres personnes ont été arrêtées et gardées à vue à la Brigade économique et financière (Bef) de Cotonou depuis le jeudi dernier. Ce qui devrait être une simple vente d’or en poudre se révèle être un véritable calvaire pour le plaignant, Jean-Louis Nicolay, représentant la société Ait International. Une tonne d’or volatilisée dans Cotonou. Le total de la transaction devait avoisiner les 8 milliards cfa. Selon des sources bien informées, c’est dame Rachidatou Fagbohoun qui a manifesté son intention de vendre cette importante quantité d’or qui appartiendrait à son père auprès de qui elle aurait obtenu une permission spéciale. Par l’intermédiaire d’un ami burkinabé, elle a réussi à attirer l’homme d’affaires français à Cotonou. Après le constat de l’existence du produit, les deux parties ont signé un acte de vente. La livraison contre paiement est prévue pour avoir lieu à Bamako au bout de deux semaines. On était au mois de juillet 2007. La vendeuse présumée demande alors une avance de 40 millions FCF A pour les frais de transit et de transport jusqu’à Bamako. Ce qu’elle obtient après de rudes négociations. Elle signe une reconnaissance de dette et dépose un chèque au nom de Yvon Gbelissa domicilié à la Banque Atlantique Bénin en garantie en cas de non exécution de cette première partie de l’opération qui est le transport et le transit. A la date convenue pour la livraison, l’acheteur et toute l’équipe d’experts et de techniciens dépêchés depuis Paris pour la réception du produit ne voient rien venir. Commencent alors péripéties et attente qui vont durer plusieurs semaines. De source policière, on apprend que le plaignant a même manqué de se faire soutirer la bagatelle de 350 millions cfa pour le retrait de la marchandise auprès de la douane ghanéenne qui l’aurait saisie. Refus catégorique du sieur Nicolay de débourser cette somme avant la livraison effective. Pour l’acheteur et ses associés, c’est la croix et la bannière entre Cotonou, Paris, Bamako, Accra et Ouaga. Toujours sans la moindre trace de l’or qui a été pourtant vu dans le coffre d’une agence de gardiennage à Cotonou avant la conclusion du contrat. Au détour d’un passage au Bénin, l’acheteur obtient auprès de la fille Fagbohoun un autre contrat visant à couvrir une partie des préjudices causés par le défaut de livraison de la tonne d’or. Elle s’engage à payer à son vis-à-vis 1,5 millions d’Euros. Des traites avec des échéances précises ont été signées. Au bout de la course, le chèque en garantie des 40 millions d’avance se révèle être sans provision. Une bonne surprise, la signature en bas du chèque est déclarée non conforme. Le premier billet à ordre avec échéance du 14 août également en exécution du premier remboursement des préjudices n’a pu être honoré faute de provision, malgré un dépôt de ce billet à ordre le 16 août 2007 qui est toujours crédité le 21 août 2007 et ensuite débité le 22 août, Malgré ses couacs, le sieur Nicolay a tenté un règlement à l’amiable sans succès. De guerre lasse, il se constitue auprès d’un cabinet d’avocats, celui du bâtonnier Gabriel Dossou. Une plainte a été déposée à la Bef. Parallèlement à tout cela, il est envisagé une saisine de la justice française du fait de la nationalité française exhibée par dame Rachidatou à l’occasion de tous les actes qu’elle a signés. La crise de confiance est à son summum entre dame Rachidatou Fagbohoun et l’homme d’affaires français, Jean-Louis Nicolay. Les oncles présumés dont un certain El Hadj Baba Fagbohoun ayant assisté à la séance de négociation du début jusqu’à la fin ne font plus signe de vie. La mère de Rachidatou qui finalement devrait se porter solidaire de sa fille pour le paiement des traites bancaires a produit une pièce d’identité datant de 1983 lors de la conclusion d’un acte notarié à cet effet, C’est l’étude du notaire Koukoui qui a été sollicitée pour l’opération. Par ailleurs, tous les proches de la famille approchés par les conseils du sieur Nicolay ont décliné tour à tour toute initiative visant à négocier un règlement à l’amiable. Autant d’actes et de comportement qui ont considérablement entamé la confiance de l’acheteur décidé à mener les poursuites judiciaires jusqu’au bout.

Boubacar Boni Biao

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Tag(s) : #Le matinal
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