lundi 17 septembre 2007 par Loccidental
Mais mis à l’épreuve, ce dialogue ne semble avoir réussit qu’une chose : la nomination de Guillaume Soro à la primature ivoirienne pour chasser Banny, « le prince baoulé », qui se montrait trop encombrant pour ses « amitiés personnelles » avec Jacques Chirac qui tenait encore la barre à l’Elysée.
La période euphorique passée, Ouagadougou semble avoir apporté très peu à l’Eburnie. Sur les bords de la lagune Ebrié, ce ne sont plus les sorties de politiciens contre le couple Gbagbo-Soro qui manquent.
Ainsi, après Mamadou Koulibaly et Laurent Dona Fologo, deux personnalités dont le soutien à Gbagbo n’avait jamais souffert le doute, c’est au tour de IB, ex-compagnon de Soro Guillaume, de monter au créneau. Pour ce « père de la rébellion » qui dit être utilisé comme bouc émissaire par Gbagbo et Soro pour cacher leur impuissance à « sortir la Côte d’Ivoire du trou », comme parlait Houphouët-Boigny, le couple Gbagbo-Soro a trahi. « Le Nord comme le Sud ont été trahis par le couple GBAGBO-SORO ! Dont le seul but est de s’enrichir sur le compte de la misère » des Ivoiriens.
Pour Ibrahim Coulibaly dit IB le tableau est très sombre car « les Ivoiriens se sentent abusés et bernés, en dépit des actions de propagande et de communication politique initiées par les tenants actuels du pouvoir. Les militaires revendiquent, les enseignants protestent, les malades meurent parce que les médecins sont en grève, la filière café cacao cafouille, les transporteurs sont divisés sur la question du nouveau permis de conduire, les prix des denrées alimentaires flambent, l’identification n’a toujours pas démarré et les élections deviennent incertaines dans les délais préétablis ».
Comme on le voit, la politique pratique de Gbagbo et Soro ne plait pas aux Ivoiriens. Quiconque est en contact actuellement avec Abidjan sait que le pays entier grogne au vu de la flambée des prix sur les marchés, de la gabegie entretenue dans le système scolaire, de la gangrène de la Fesci (fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) dont sont issus Blé Goudé et Soro Guillaume et qui a « pris en otage » toute l’école etc.
Aussi, politiquement, personne ne comprend pourquoi Soro Guillaume n’a pas encore déclaré la fin de la rébellion, alors qu’il a été nommé sciemment pour faire valoir officiellement (de manière républicaine) les droits des peuples dont il se réclame.
Par Jedidja
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