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Processus de sortie de crise : IB s’invite au débat

(Fraternite-Matin 05/10/2007)


M. Ben Rassoul Timité, chef de cabinet privé de Ibrahim Coulibaly (IB) a animé un point de presse, hier, au siège de l'Union nationale des Ivoiriens du renouveau (UNIR), à Adjamé 220 logements. L'information publiée mercredi dans les colonnes d'un confrère selon laquelle le président Ibrahim Coulibaly serait en prison, au Benin, a été démentie catégoriquement. Il a invité les journalistes qui voudraient vérifier l'information, à s'inscrire afin de se rendre au Bénin pour discuter avec IB.
Pour étayer ses propos, Ben Rassoul Timité a organisé un entretien téléphonique entre la presse et Ibrahim Coulibaly.
M. Ibrahim Coulibaly a axé son intervention sur sa prétendue arrestation, ses rapports avec le pouvoir et les perspectives, les audiences foraines, l'Accord politique de Ouaga, la Constitution et son parti. Pour lui, contrairement à une certaine presse qui véhicule qu'il serait en prison au Bénin, il déclare : "je ne peux rester en prison et parler avec la presse ivoirienne par téléphone. Donc, je vous rassure que je n'ai pas de problème avec les autorités béninoises. Je m'entends bien avec elles. Je vis bien avec mes collaborateurs ici.
Cependant, si vous voulez me rencontrer, je vous donne carte blanche. Là, on pourrait discuter de tout", a-t-il dit. Face aux rumeurs qui font état de la préparation d'un coup d'Etat dont IB serait le cerveau, sa réaction n'a pas non plus tardé. "Je ne peux être l'ennemi de la paix, de l'amour de mon pays et l'unité entre mes frères ivoiriens et avec nos frères étrangers. Ce que je recherche, c'est comment nous pouvons vivre en paix et que chacun se respecte ; que chacun vive en harmonie avec ses frères sans être inquiété. Raison pour laquelle j'ai créé mon parti. D'ailleurs, pourquoi je renverserai les institutions de la République ?".
Pour IB, les audiences foraines qui ont commencé sous le Premier ministre Charles Konan Banny jusqu'à Soro n'ont pas encore connu un véritable dénouement : "Les Ivoiriens ont besoin de papiers (Ndlr les cartes d'identité pour aller aux élections). Ecoutez, qu'on arrête de se foutre d'eux. Soyons sérieux ! Je veux l'amour pour mes frères Ivoiriens. Je ne recherche rien d'autre", a-il ajouté. Depuis le Bénin, le conférencier s'est également prononcé sur son rôle dans le processus de paix en cours et ses rapports avec le facilitateur du dialogue inter-ivoirien. "Ce n'est pas à moi de chercher à rencontrer le facilitateur, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso pour m'introduire dans cette réconciliation, si réellement ils veulent la paix. Dois-je lui demander pardon pour que la paix revienne dans notre pays ?". Il conclut sur la crise en ces termes : "Si on doit se rencontrer un jour, ce sera à Abidjan. Je l'ai déjà dit à Paris. La crise ivoirienne est une crise entre nous. Son Excellence Monsieur Gbagbo n'est pas mon ennemi, c'est mon adversaire. On nous a dit que l'Accord politique allait apporter la joie dans le cœur des Ivoiriens et depuis quelques mois, rien ne bouge." Pour son éventuel retour au bercail, IB a répondu sans ambages. "Si je dois rentrer, je n'ai pas besoin de le dire. Je serai bientôt dans mon pays, et cela ne dépend de personne." Les élections pour IB, demeurent une priorité. Car, dira-t-il, "ce pourquoi nous sommes divisés n'a pas encore trouvé solutions. Ce n'est pas en allant aux élections rapides que nous aurons la paix. Le fichier électoral est détruit et les Ivoiriens n'ont pas encore les cartes d'électeurs."
Le sergent-chef Ibrahim Coulibaly est revenu sur le vieux débat relatif à l'expiration du mandat présidentiel. En effet, IB estime qu'à la fin du mois d'octobre, le Président de la République est au terme de son mandat. Par conséquent, le président de l'Assemblée nationale, selon la Constitution, devrait assurer son intérim. Ce débat qui a prospéré avec les différentes résolutions de l'ONU a pris fin avec l'Accord de Ouaga, signé le 4 mars dernier.

Paulin N. Zobo et
Magloire Madjessou (stagiaire)

 

© Copyright Fraternite-Matin

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Tag(s) : #Politique Africaine
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