Pas de dévaluation à l’horizon
(Photo : AFP)
Non seulement la question de la dévaluation du franc CFA n'était pas à l'ordre du jour, mais tous les participants à la réunion s''y opposent farouchement, en tous cas officiellement.
Pour le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, il ne faut pas, « s'obnubiler sur l'idée que l'euro flamberait face au dollar ».
Pourtant, de nombreux économistes affirment que le niveau trop élevé de l'euro par rapport à la monnaie américaine nuit à la compétitivité de la zone CFA sur les marchés internationaux. En octobre, l'euro a en effet dépassé 1,42 dollar.
Premières victimes de ce contexte, les producteurs de coton. La baisse du dollar face à l'euro a fait chuter de plus de 25% la valeur de leurs récoltes.
En 1994, la surévaluation de la monnaie française avait entraîné une dévaluation de 50% du franc CFA. Mais aujourd'hui, c'est le statu quo qui domine sur la continuité de la parité entre les deux monnaies. « A aucun moment je n'ai entendu parler de dévaluation», assure Damo Justin Baro, le gouverneur de la Banque centrale d'Afrique de l'Ouest. Pour Xavier Musca, directeur général du Trésor, la parité assure même « la crédibilité de la monnaie ».
Même s'il précise que « le choix final du régime de change est entre les mains des Africains ».
par RFI
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