Communautaires qui stipulent une présidence par rotation. A cet effet, plusieurs candidatures avaient été agitées en 2005, notamment celles de Abdoulaye Bio-Tchané, (ancien ministre des Finances et de l’Economie du Bénin, et actuel directeur du département Afrique du FMI), et Ali Badjo Gamatié (ancien ministre de l’Economie et des Finances du Niger, par ailleurs vice-gouverneur de la Bceao depuis octobre 2003). Le Sénégal quant à lui avait lorgné du côté de Boad en évoquant une probable candidature de Amadou Kane, Directeur général de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Sénégal (Bicis), une filiale de BNP Paribas. La remise en cause de l’accord tacite a tellement irrité la Côte d’Ivoire au point que ce pays, qui représente 40% du PIB de l’Uemoa a menacé de quitter l’Union au risque de mettre fin à une quarantaine d’années de solidarité agissante et une expérience de gestion partagée d’un destin monétaire commun.
Lors du sommet ordinaire des Chefs d’Etat tenu le 27 mars 2006 à Niamey, les pays n’ont pas pu s’entendre sur les postes en compétition. Depuis, c'est le blackout total, les deux institutions à savoir la BCEAO et la BOAD font encore l’objet d’une gestion intérimaire. Le sommet des Chefs d’Etat de décembre 2007 semble vouloir recoller les morceaux de la division. Aussi, a-t-il été confié à Blaise Compaoré, crédité d’une médiation réussie en Côte d’Ivoire, de faire l’arbitrage nécessaire afin que la prochaine rencontre soit la bonne. Visiblement, le schéma qui se dessine serait celui du maintien de la tradition. Dans ce cas, le Bénin pourrait se réjouir de disposer des cartes pour nommer le remplaçant du Président Boni Yayi à la tête de la Boad. Qui sera l’heureux élu ?