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30 novembre 2007

Le président Bush annonce son voyage prochain en Afrique

Son allocution devant une congrégation du Maryland à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Un immense ruban orne la façade nord de la Maison-Blanche à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. (© AP Images)

On trouvera ci-après le texte du discours qu'a prononcé le président Bush le 30 novembre en l'église méthodiste Calvary United Methodist Church à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, au cours duquel il a dévoilé son intention de se rendre en Afrique au début de l'année prochaine accompagné de son épouse.

(Début du texte)

La Maison-Blanche

Bureau du secrétaire de presse

Mount Airy (Maryland)

Le 30 novembre 2007

Allocution du président Bush à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida

Ce sera demain la Journée mondiale de lutte contre le sida, et Laura et moi sommes honorés d'observer cette occasion avec vous en cette Église Calvary United Methodist. C'est pour nous un véritable honneur, en effet, d'observer cette journée en compagnie de gens qui ont consacré leur propre vie à sauver celle d'autrui.

Je voudrais commencer par remercier l'ambassadeur Mark Dybul, notre coordinateur mondial pour le sida. Il veille à ce que la grande compassion de notre pays s'applique largement et efficacement et à ce que les objectifs que nous nous sommes fixés soient atteints. Vous faites un travail remarquable, Monsieur l'Ambassadeur, et je vous remercie vivement pour votre service. Je voudrais aussi remercier le pasteur Dennis Yocum, le pasteur de ce temple. Dennis, je voudrais vous remercier de votre hospitalité : il n'est pas facile de recevoir le président avec toute sa suite. Je tiens à remercier les membres de votre communauté qui ont si gracieusement travaillé à rendre notre passage ici agréable.

Je veux aussi remercier tous ceux qui se tiennent debout derrière moi, non seulement pour s'être joints à Laura et à moi dans des discussions, mais aussi pour avoir été de si puissants exemples de l'esprit humain. Ce sont des personnes qui comprennent que le fléau du sida peut être combattu et qu'il est possible d'améliorer la vie des gens ; ce sont des personnes qui ont connu le désespoir et vu percer l'espoir ; des personnes résolues à répondre à l'appel universel à aimer son prochain. Ces personnes sont d'origines manifestement différentes et elles appartiennent à des dénominations différentes, mais elles partagent cette vocation universelle à soigner les malades et à réconforter les affligés. Et leurs récits sont incroyablement émouvants et touchants.

J'apprécie le fait qu'ils vivent réellement selon leur foi, tout comme des centaines de milliers d'autres personnes qui ont à cœur de combattre la crise du sida et qui, ce faisant, améliorent notre monde.

La Journée mondiale du sida est un jour empreint à la fois de tristesse et d'espoir. Nous nous souvenons avec émotion de ceux que le sida a emportés. Nous pleurons leur vie écourtée, leurs rêves brisés. Nous implorons la bénédiction de Dieu sur les êtres chers qu'ils ont laissés. Nous marquons aussi ce jour au sceau de l'espoir, de meilleures perspectives de vie pour ceux qui portent ce virus, du nombre sans précédent d'infections qui ont été prévenues, et des nouveaux progrès qui se réalisent en vue de l'éradication de ce fléau. Par-dessus tout, nous renouvelons notre engagement en faveur d'une grande cause. Oui, nous inverserons le cours du sida, une fois pour toutes.

Selon les dernières estimations des Nations unies, le monde héberge plus de 33 millions de séropositifs. Il s'agit de mères et de pères de famille, de frères et de sœurs, d'amis, d'enseignants. Chaque jour, nous en perdons environ 7.500.

Face à de telles souffrances, le peuple américain ressent le devoir de réagir. Certains concitoyens sont mus par leur conscience, par la conviction qu'ils doivent user de leur influence afin d'être une force pour le bien. Beaucoup d'autres sont poussés par la foi, par leur vocation à aimer leur prochain comme eux-mêmes, quand bien même ce prochain se situerait à l'autre bout de la terre. Ces esprit de fraternité et de générosité a toujours défini notre nation. Au cours des six dernières années, nous avons rassemblé toutes ces forces vives pour lutter contre le sida.

Ici, aux États-Unis, nous avons pris de nouvelles mesures en vue d'intensifier le dépistage, d'élargir le traitement et d'améliorer les soins. Nous avons aidé le personnel soignant à faire en sorte que les tests de dépistage deviennent un élément de routine du suivi médical, de façon à ce que tous les Américains puissent être informés de leur situation. Nous avons collaboré avec le Congrès afin de proroger la loi Ryan White qui aide les séropositifs à obtenir leurs médicaments vitaux.

À l'étranger, le défi est beaucoup plus étendu, et notre pays est résolu à le relever. En 2003, j'ai proposé le Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida, une initiative étalée sur cinq ans, dotée de 15 milliards de dollars et visant à promouvoir la prévention, le traitement et les soins dans les pays les plus durement touchés. Le Congrès a approuvé ce plan avec l'aval des deux partis. Je voudrais que nos concitoyens pensent à ce que cela représente : chaque année, les contribuables américains envoient des milliards de leurs dollars durement gagnés pour sauver la vie de gens qu'ils n'ont jamais vus.

En échange de cette générosité extraordinaire, les Américains s'attendent à des résultats. Aussi le Plan d'aide d'urgence contient-il des cibles précises et mesurables de progrès. Il exige l'honnêteté et la transparence de la part de tous ceux qui y participent. Il confie aux partenaires locaux un rôle directeur du fait qu'ils connaissent mieux que quiconque les besoins de la population. Forts de cette stratégie, nous avons élaboré un nouveau modèle de santé publique. Jusqu'ici, les résultats ont été frappants.

Il y a cinq ans, 50.000 séropositifs seulement en Afrique subsaharienne recevaient des médicaments antirétroviraux. Aujourd'hui, grâce au plan d'urgence et à la générosité du contribuable américain, ce nombre est passé à près de 1,4 million. Pensez-y : en cinq ans, le nombre de bénéficiaires en Afrique est passé de 50.000 à 1,4 million grâce aux contribuables américains. Ailleurs dans le monde, encore 6,7 millions de séropositifs ont reçu des soins généreux, dont 2,7 millions d'orphelins et d'enfants fragilisés. Des dizaines de millions d'êtres humains ont entendu des messages sur l'importance de la prévention fondée sur les principes éprouvés de l'abstinence, de la fidélité et de l'usage de préservatifs.

Tous ces fonds sont dépensés sagement et servent à sauver des vies. Certains qualifient ces résultats de remarquables. Moi, j'appelle cela un bon début. Nous avons donc travaillé de concert avec le secteur privé et avec les États du G8 en vue d'accroître leurs engagements. En mai dernier, j'ai proposé de doubler notre engagement initial pour le faire passer à 30 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Ces fonds nous aideront à appuyer le traitement de près de 2,5 millions de personnes, à prévenir plus de 12 millions d'infections et à contribuer à la prise en charge de 12 millions de personnes, dont plus de 5 millions d'orphelins et d'enfants vulnérables. Maintenant le temps est venu, pour le Congrès, de passer de nouveau à l'action. Je suis certain qu'il le fera, et je l'invite à donner au monde la preuve de la position prééminente qu'occupe une Amérique compatissante dans cette initiative en prorogeant le plan d'aide et en doublant notre engagement en faveur de cette cause urgente.

L'une des raisons de l'efficacité de nos efforts est le rôle de premier plan que jouent les organisations confessionnelles. L'été dernier, des bénévoles de cette église se sont rendus en Namibie pour travailler dans un foyer pour orphelins du sida. Pensez à cela : des habitants de cette partie du Maryland ont décidé d'eux-mêmes de s'en aller dans une terre lointaine pour aider des orphelins, pour leur témoigner leur affection et pour les inspirer par leur compassion. Nous avons parmi nous aujourd'hui un homme qui s'appelle Chris Dominick, qui vient de la McLean Bible Church. Il nous a décrit, à Laura et à moi, ainsi qu'aux autres, la formation qu'il avait reçue de manière à pouvoir partir pour la Zambie demain. Les groupes confessionnels tels que ceux-là sont les fantassins des armées de la compassion. Ils parviennent à modifier les comportements en changeant les cœurs, et ils contribuent à vaincre cette épidémie, une âme à la fois.

Ce matin, j'ai également rencontré une femme qui s'appelle Martha Chilufya. Il y a huit ans, elle a fondé en Zambie le Centre Mututa, pour honorer son mari qui était mort du sida. Aujourd'hui, ce centre s'est associé au plan d'aide d'urgence et à des membres d'associations confessionnelles de soins pour prendre en charge plus de 150 patients. Martha a accueilli Laura et notre fille Jenna lors de leur récent voyage en Afrique. Elles ont écouté un chœur composé d'orphelins qui avaient reçu des soins affectueux dans ce centre. Les enfants ont chanté ces paroles touchantes : « Dieu, tu es vraiment là, quand je prie, quand je pleure, quand je suis malade, tu es là. »

Des témoignages tels que ceux-là remplissent notre pays de fierté. Ils devraient également nous apporter autre chose : lorsque nous soutenons les pays qui cherchent à remplacer le chaos et le désespoir par le progrès et l'espoir, nous rabaissons le pouvoir d'attraction de l'extrémisme. Lorsqu'au désespoir nous substituons le progrès et l'espoir, nous renforçons la sécurité de notre pays. De plus, nous nous faisons des amis, qui se souviendront toujours que l'Amérique a été à leurs côtés dans les moments difficiles.

Les nouvelles relations que les États-Unis ont établies en Afrique revêtent un haut niveau de priorité pour notre pays. Ainsi, j'ai le plaisir de vous annoncer que Laura et moi-même allons nous rendre en Afrique subsaharienne au début de l'année prochaine. J'ai hâte d'observer les résultats de la générosité des États-Unis et d'assurer nos amis qu'ils trouveront un partenaire fidèle en les États-Unis d'Amérique.

Les Écritures nous enseignent qu'entre la vie et la mort, il faut choisir la vie. Tous ceux qui combattent le sida ont fait le choix de la vie. Grâce à leur compassion et à leur courage, des millions de personnes qui voyaient cette maladie comme une sentence de mort envisagent à présent l'avenir avec espoir. Cette Journée mondiale est donc un jour important car c'est en ce jour que nous prenons la résolution de poursuivre notre travail de guérison et de rédemption. C'est un jour qui nous fait tendre vers le moment où le fléau du sida ne sera plus qu'une page d'histoire.

Laura et moi sommes honorés d'être des vôtres ici. Que Dieu bénisse votre travail, que Dieu bénisse ceux qui souffrent du sida, que Dieu continue de bénir notre pays. Je vous remercie.

(Fin du texte)

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Tag(s) : #Politique Internationale
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