INSÉCURITÉ : BAHJAT IBRAHIM TUÉ PAR BALLES
Les Libanais sont fâchés
11 janvier 2008 - FRATERNITE
par Charles YANSUNNU
Annoncée, la marche pacifique que voulaient faire les importateurs de véhicules du parc d’Ekpè n’a plus eu lieu. Et pour cause, le maire n’a pas donné son autorisation. Mais une grande psychose se note au sein de ces opérateurs économiques ou précisément les Libanais importateurs de véhicules. Ceci face à la recrudescence de la criminalité dont les libanais et leurs employés sont victimes. Ces derniers maugréent de retourner dans leur pays d’origine : le Liban. Consternation, désolation, tristesse se lisaient sur le visage des opérateurs économiques qui se sont retrouvés le mercredi dernier dans la maison d’un des leurs. Le dernier crime en date a pour victime Bahjat Ibrahim surnommé Al Hadj criblé de trois balles le mardi dernier à la hauteur de Dédokpo. Les quatre hommes sans foi, ni loi, arrivés avec deux motos ont dicté leur loi à ce Libanais qui venait de vendre trois véhicules d’occasion et parce que la caisse était fermée ramenait l’argent à la maison pour le reverser à la banque le lendemain. Même si le butin emporté par les assassins n’est pas moindre, la décès de Al Hadj âgé de 49 ans préoccupe plus ses proches. « Nous ne sommes plus en sécurité » a indiqué le Pdg d’un groupe qui a lui seul utilise plus de 400 employés. A l’en croire, il y a 2000 importateurs de véhicules au Bénin sans compter les différents employés que sont : les chauffeurs, les transitaires, les démarcheurs et le personnel technique et administratif. Il faut souligner que le corps de Bahjat Ibrahim a été rapatrié au Liban mercredi dernier aux environs de seize heures. Mais à l’ère du changement où ciel, terre, mer et frontières sont ouverts aux investisseurs étrangers, selon les Libanais, leur sécurité est primordiale pour mener à bien leurs opérations.
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